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Le client est roi

Le client est roi
Dans les deux précédents articles sur le sujet (ici et là) je m’intéressais à la prostitution en tant que phénomène social. J’ai assez peu évoqué l’acte prostitutionnel. Je vais maintenant parler de choses un peu plus concrètes, mais toujours du côté du client. En effet, je trouve que le client bénéficie bien souvent d’une invisibilité qui d’ailleurs lui profite bien puisqu’il ne semble pas avoir à rendre des comptes sur son comportement, tandis qu’à l’inverse, le ou la prostitué-e fait l’objet d’une stigmatisation et de sévères jugements moraux. C’est le monde à l’envers. En raison du même système culturel qui fait exister la prostitution, à savoir le patriarcat, et en particulier le puritanisme qui en découle(3), existe du même coup la stigmatisation des prostituées. Pour ce dernier point, comme nous allons le voir, cela est aussi bien valable pour l’acte sexuel (bien que les prostituées doivent imposer des limites), que pour les autres interactions possible, comme les discussions. Related:  Travail du sexe

Pénalisation du client ? « Le principe de liberté ne peut exiger qu’il soit libre de ne pas être libre. Ce n’est pas être libre que d’avoir la permission d’aliéner sa liberté« . John Stuart Mill « La raison du plus fort est toujours la meilleure« . Jean de la Fontaine. Avertissement: le texte qui suit est délibérément empreint de la plus totale irrévérence pour Maître Robert Badinter. Le pourfendeur de guillotine se serait-il lancé dans le one man show, à l’instar d’un jouvenceau à la recherche de lui même ou d’un financier en rupture de ban ? Théâtre: Sénat. Festival: « Commission spéciale sur la lutte contre le système prostitutionnel » Durée: 66 minutes. Titre: « Audition de Maitre Robert Badinter » Auteur: Robert Badinter. Mise en scène: quelques millénaires de patriarcat. Langue: de bois. Pitch: La prostitution, c’est mal. Bilan carbone: garanti sans idéologie. Ambiance sonore: silence, recueillement. Présentation: Jean Pierre Godefroy, Sénateur. - elle est inefficace - elle est injuste Mais n’anticipons pas ! iA

Comparaison entre acheteurs et non-acheteurs de sexe dans la région de Boston Comparaison des acheteurs et des non-acheteurs de sexe : "La servitude est une façon de se payer un bon moment" c. "Vous soutenez un système d’avilissement des personnes". Document présenté lors de la Rencontre annuelle de l’organisation Psychologists for Social Responsibility, le 15 juillet 2011, à Boston. Cette recherche a comparé 101 hommes qui achètent des rapports sexuels avec 100 hommes qui n’ont pas acheté de sexe, appariés en fonction de l’âge, de l’ethnicité et du niveau d’éducation. Les acheteurs de sexe étaient beaucoup plus susceptibles que les non-acheteurs de sexe de commettre des délits, des méfaits, des crimes liés à la violence contre les femmes ou à l’abus de substances illicites, des agressions, des crimes avec armes et des crimes contre l’autorité. Les acheteurs de sexe reconnaissaient nettement plus que les non-acheteurs avoir commis des actes beaucoup plus sexuellement coercitifs à l’égard de femmes. Version anglaise. Source : www.prostitutionresearch.com

Trafic Humain, Traite des humains, Exploitation Humaine, Esclavage Moderne : les humains sont une espèce en voie de destruction "L’arme la plus puissante entre les mains de l’oppresseur est l’esprit de l’opprimé" Steven Biko Un énième documentaire pro-prostitution a été diffusé sur la chaine de télévision publique France 2, « Les travailleuses du sexe », le 19/03/09. Comme par hasard (!) Pour entendre (enfin) une parole de prostituée, vraie et sans langue de bois, il faut se rendre sur le forum de la chaine et lire - jusqu’au bout - ce témoignage implacable de lucidité ! Témoignage écrit par « ines415 » et publié sur le forum du site de France 2 "Je suis une prostituée officiant en appartement par le biais d’Internet et d’annonces dans la presse. Pour ma part, je n’arriverai jamais à trouver aucune crédibilité à un témoignage de prostituée qui accepte de paraître à visage reconnaissable par sa clientèle alors que celle-ci se trouve obligée de gagner son pain par le biais de ceux-ci. Aucune d’entre nous allons prendre le risque de saborder notre outil de travail pour un reportage télé. Alors pourquoi je continue ?

Comment je travaille? Pour commencer, je me suis conformée aux standards en me disant que je verrais bien par la suite, que j' assouplirais surement certains trucs, parce que bon voila quoi, j' étais pas "comme ça", j' étais pas ce genre de personne qui sélectionne ses relations sur des à priori, des généralités faussées et des critères arbitraires. J' avais pas encore bien compris que je devais absolument dissocier et cloisonner les choses : Moi d' un coté, mon produit de l' autre. Par la suite, j' ai bien vu. Et loin de m' assouplir, je me suis endurcie. Endurcie jusqu' à l' inconcevable. Aujourd'hui, mes critères de sélection sont les suivants : + de 30 ans/- de 55ans, type Européen, politesse+vouvoiement+absence de fautes d' orthographe importantes dans les mails, présentation+photo éxigée. Sont rédhibitoire : les tentatives de négociation de tarifs (c'est marqué partout sur mon site que si tu négocies, tu peux te brosser. J' ajoute un listing des pratiques que j' accepte ou non. Ha bah oui. C'est usant.

Contre l’abolition des putes, pour une révolution sociale ! | Panthères Enragées Nous nous sommes longtemps demandé si nous devions écrire ce texte là. Le sujet resurgissant de temps en temps, et notre position étant connue, quoi que peu développée parce d’autres collectifs et associations se concentrent plus sur ce sujet là. Mais nous sommes féministes et anarchistes, et étant donné que certainEs personnes de notre collectif sont directement concernéEs, voici une clarification de nos positions sur le travail du sexe. Nous luttons pour les droits des travailleurEUSEs du sexe, parce qu’en tant qu’anarchistes, même si nous somme pour l’abolition du salariat, il n’est pas question en attendant de laisser des travailleurEUSEs dans la merde. La législation actuelle autour de la prostitution est répressive : bien que la prostitution soit légale, toute façon de l’exercer est interdite, ce qui rend son exercice bien plus dangereux (GAV, contrôle d’identités, harcèlement policier etc …) que si la prostitution était décriminalisée. Liens : STRASS – Syndicat du Travail Sexuel

Misère sexuelle mon cul Quand on parle d’abolir la prostitution, on finit toujours par se heurter à la célèbre Misère Sexuelle. La Misère Sexuelle, c’est quoi? Ce sont les hommes qui sont trooooop en manque de sexe, les pauvres, et il faut bien les satisfaire sexuellement, sinon hé bien ils sont trop malheureux. Même si la misère sexuelle existait en ces termes, la prostitution consisterait à coller un mignon petit pansement sur une tumeur de la taille d’une pastèque. Par la suite, la tradition chrétienne considère la prostitution comme un moindre mal. Rien d’étonnant donc à ce que, chaque fois qu’on essaie de justifier la prostitution, cette idée de sacrifice revienne. Mais j’aimerais me pencher un peu plus sur cette fameuse « misère sexuelle ». Partons du principe que nous, humains, nous avons besoin d’un certain nombre d’interactions les uns avec les autres: interactions sociales, vie affective et vie sexuelle. Les clients vont « aux putes » pour avoir du sexe. Ho ho ho. Non, messieurs. Ouais.

Prostitution (2/4) : "Le goût des garçons de joie " Un documentaire de Franck Thoraval et Diphy Mariani Le goût des garçons de joie © Radio France Maîtresse Gilda, garçon travesti, reçoit discrètement des hommes mariés censément hétérosexuels pour des séances spéciales. Bug, lui, retrouve ses clientes dans des petits hôtels à Paris ou à Poitiers. Leurs client(e)s viennent chercher des choses diverses : du sexe évidemment mais aussi la réalisation de fantasmes particuliers, de la tendresse, un moyen d'éviter le refus, un endroit où pleurer, un stratagème pour coucher sans tromper son ou sa partenaire etc… La relation tarifée nous raconte de nos semblables des choses dérangeantes et le ou la client(e) y tiennent un mauvais rôle. Souvent plus stigmatisés que le ou la prostitué(e), plus isolés, ils sont maintenant menacés de pénalisation. Par ailleurs, la prostitution masculine, minoritaire, considérée comme non représentative, est elle aussi exclue du débat. Avec : Production : Franck Thoraval Réalisation : Diphy Mariani

Viols, maisons closes, misère sexuelle... 5 idées reçues sur la prostitution Une manifestation de prostituées à Paris, le 18 mai 2012 (T.EMEK/SIPA) Depuis que Najat Vallaud-Belkacem a affirmé la volonté du gouvernement d’abolir la prostitution, cette question s’est trouvée au centre du débat public, ce dont nous nous réjouissons. Cependant, le débat met en lumière de nombreux préjugés tenaces. 1. La prostitution serait indispensable à certaines personnes pour avoir des relations sexuelles. La notion de misère sexuelle repose sur le présupposé que l'acte sexuel serait un besoin naturel, au même titre que manger ou respirer. Enfin, les études sur les "clients" nous apprennent que la majorité d'entre eux ne sont pas satisfaits des relations qu'ils ont avec les personnes prostituées. 2. "La prostitution diminue le viol !" En Suède, où la volonté politique a permis d’aboutir à une réelle politique abolitionniste, comprenant la pénalisation des clients, l’exploitation sexuelle a diminué. 3. "Mais il faut rouvrir les maisons closes !" 4. 5.

Pourquoi la sodomie reste problématique dans les films porno | Le ticket de Metro d'Ovidie (Photo : Jessica Van Der Veert / La sodomie est un des piliers de la pornographie mainstream. Certains y voient une chute des tabous et une pratique de libération sexuelle. Faut-il y voir au contraire une nouvelle forme d’injonction ? - On ne laisse pas tout à fait le choix aux actrices (enfin si, mais non) Ou plutôt si, on leur laisse le choix de trouver du boulot ou pas. - Les prestations anales ne sont pas payées le même prix Là encore on peut s’interroger sur le libre « choix » lorsque cette activité devient une profession à part entière et constitue la principale source de revenus. - Les scènes anales ne sont pas des « cascades » anodines Les scènes anales nécessitent une préparation. - Les hommes n’ont bizarrement pas d’anus On pourrait se dire que c’est super, on brise les tabous, on dédiabolise les pratiques anales, limite on oeuvre pour la libération sexuelle.

110 "clients" interrogés en Écosse : nouvelles pistes pour la prévention Après avoir été ignorée pendant trop longtemps, la demande, qui alimente financièrement le système prostitutionnel, condition sans laquelle le système entier s’effondrerait, fait de plus en plus l’objet de débats et de recherches. Et c’est heureux, car chaque nouvelle enquête sur le client prostitueur permet de cerner au plus près tant les structures sociales que l’articulation psychologique qui entretiennent, voire promeuvent, la prostitution comme une institution sociale, et nous donne des clés supplémentaires pour être efficaces dans la lutte contre la forme extrême de violence qu’elle représente. La conclusion de l’enquête menée en Écosse est donc le premier rapport d’une série de cinq études menées par Prostitution Research and Education avec des partenaires locaux dans un certain nombre de pays, dont l’Inde, l’Angleterre, les États-Unis, l’Espagne et le Cambodge. Quelques éléments, néanmoins, méritent d’être notés parce qu’ils ne figuraient pas dans les enquêtes précédentes.

Prostitution (4/4) : "Abolition de la prostitution : osez le débat" Un documentaire de Meta Tshiteya et Nathalie Salles Manifestation STRASS © Radio France Le 6 décembre 2011, l'Assemblée Nationale votait à l'unanimité une résolution en faveur de « l'abolition de la prostitution », officialisant ainsi une tendance marquée depuis le milieu du XXème siècle à rendre aussi difficile que possible la pratique d'une activité prostitutionnelle. Neuf ans après la Loi de Sécurité Intérieure du ministre Nicolas Sarkozy qui créait en 2003 un délit de racolage passif, notion floue qui a permis aux municipalités de repousser les prostitué-e-s des rues dans les zones périurbaines, la France doit faire face à ses contradictions. Mais il y a un mais. Le débat n'a pas eu le temps de commencer, il a tourné à l'invective, à l'accusation, aux procès d'intention. Mais comment l’État peut-il abolir un système qui ne repose pas sur sa propre loi ? Quid du droit à disposer de son corps ? Pour autant, un discours de ni (abolition) ni (réglementation) est-il réaliste ? Avec :

Un harcèlement institutionnalisé, les prostituées chinoises et le délit de racolage public La commission citoyens - police - justice, composée de représentants de la LDH, du Syndicat des avocats de France et du Syndicat de la magistrature, a été créée en 2002. Elle a pour mission d’enquêter, sur saisine des citoyens, sur les rapports entre ces derniers et les forces de l’ordre, ainsi que sur le contrôle et le traitement de ces rapports par l’institution judiciaire. La commission a ainsi mis en évidence les objectifs réels de l’infraction de racolage public, à savoir « préserver » l’espace public de la prostitution et mettre en oeuvre une politique migratoire centrée sur la lutte contre le séjour irrégulier, un nombre important de prostitué-e-s étant des étranger-ère-s en situation irrégulière. La commission préconise donc notamment l’abrogation du délit de racolage public.

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