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Le client est roi

Le client est roi
Dans les deux précédents articles sur le sujet (ici et là) je m’intéressais à la prostitution en tant que phénomène social. J’ai assez peu évoqué l’acte prostitutionnel. Je vais maintenant parler de choses un peu plus concrètes, mais toujours du côté du client. En effet, je trouve que le client bénéficie bien souvent d’une invisibilité qui d’ailleurs lui profite bien puisqu’il ne semble pas avoir à rendre des comptes sur son comportement, tandis qu’à l’inverse, le ou la prostitué-e fait l’objet d’une stigmatisation et de sévères jugements moraux. C’est le monde à l’envers. En raison du même système culturel qui fait exister la prostitution, à savoir le patriarcat, et en particulier le puritanisme qui en découle(3), existe du même coup la stigmatisation des prostituées. Pour ce dernier point, comme nous allons le voir, cela est aussi bien valable pour l’acte sexuel (bien que les prostituées doivent imposer des limites), que pour les autres interactions possible, comme les discussions. Related:  Travail du sexe

Pénalisation du client ? « Le principe de liberté ne peut exiger qu’il soit libre de ne pas être libre. Ce n’est pas être libre que d’avoir la permission d’aliéner sa liberté« . John Stuart Mill « La raison du plus fort est toujours la meilleure« . Jean de la Fontaine. Avertissement: le texte qui suit est délibérément empreint de la plus totale irrévérence pour Maître Robert Badinter. Le pourfendeur de guillotine se serait-il lancé dans le one man show, à l’instar d’un jouvenceau à la recherche de lui même ou d’un financier en rupture de ban ? Théâtre: Sénat. Festival: « Commission spéciale sur la lutte contre le système prostitutionnel » Durée: 66 minutes. Titre: « Audition de Maitre Robert Badinter » Auteur: Robert Badinter. Mise en scène: quelques millénaires de patriarcat. Langue: de bois. Pitch: La prostitution, c’est mal. Bilan carbone: garanti sans idéologie. Ambiance sonore: silence, recueillement. Présentation: Jean Pierre Godefroy, Sénateur. - elle est inefficace - elle est injuste Mais n’anticipons pas ! iA

Trafic Humain, Traite des humains, Exploitation Humaine, Esclavage Moderne : les humains sont une espèce en voie de destruction "L’arme la plus puissante entre les mains de l’oppresseur est l’esprit de l’opprimé" Steven Biko Un énième documentaire pro-prostitution a été diffusé sur la chaine de télévision publique France 2, « Les travailleuses du sexe », le 19/03/09. Comme par hasard (!) Pour entendre (enfin) une parole de prostituée, vraie et sans langue de bois, il faut se rendre sur le forum de la chaine et lire - jusqu’au bout - ce témoignage implacable de lucidité ! Témoignage écrit par « ines415 » et publié sur le forum du site de France 2 "Je suis une prostituée officiant en appartement par le biais d’Internet et d’annonces dans la presse. Pour ma part, je n’arriverai jamais à trouver aucune crédibilité à un témoignage de prostituée qui accepte de paraître à visage reconnaissable par sa clientèle alors que celle-ci se trouve obligée de gagner son pain par le biais de ceux-ci. Aucune d’entre nous allons prendre le risque de saborder notre outil de travail pour un reportage télé. Alors pourquoi je continue ?

Comment je travaille? Pour commencer, je me suis conformée aux standards en me disant que je verrais bien par la suite, que j' assouplirais surement certains trucs, parce que bon voila quoi, j' étais pas "comme ça", j' étais pas ce genre de personne qui sélectionne ses relations sur des à priori, des généralités faussées et des critères arbitraires. J' avais pas encore bien compris que je devais absolument dissocier et cloisonner les choses : Moi d' un coté, mon produit de l' autre. Par la suite, j' ai bien vu. Et loin de m' assouplir, je me suis endurcie. Endurcie jusqu' à l' inconcevable. Aujourd'hui, mes critères de sélection sont les suivants : + de 30 ans/- de 55ans, type Européen, politesse+vouvoiement+absence de fautes d' orthographe importantes dans les mails, présentation+photo éxigée. Sont rédhibitoire : les tentatives de négociation de tarifs (c'est marqué partout sur mon site que si tu négocies, tu peux te brosser. J' ajoute un listing des pratiques que j' accepte ou non. Ha bah oui. C'est usant.

Contre l’abolition des putes, pour une révolution sociale ! | Panthères Enragées Nous nous sommes longtemps demandé si nous devions écrire ce texte là. Le sujet resurgissant de temps en temps, et notre position étant connue, quoi que peu développée parce d’autres collectifs et associations se concentrent plus sur ce sujet là. Mais nous sommes féministes et anarchistes, et étant donné que certainEs personnes de notre collectif sont directement concernéEs, voici une clarification de nos positions sur le travail du sexe. Nous luttons pour les droits des travailleurEUSEs du sexe, parce qu’en tant qu’anarchistes, même si nous somme pour l’abolition du salariat, il n’est pas question en attendant de laisser des travailleurEUSEs dans la merde. La législation actuelle autour de la prostitution est répressive : bien que la prostitution soit légale, toute façon de l’exercer est interdite, ce qui rend son exercice bien plus dangereux (GAV, contrôle d’identités, harcèlement policier etc …) que si la prostitution était décriminalisée. Liens : STRASS – Syndicat du Travail Sexuel

Prostitution (2/4) : "Le goût des garçons de joie " Un documentaire de Franck Thoraval et Diphy Mariani Le goût des garçons de joie © Radio France Maîtresse Gilda, garçon travesti, reçoit discrètement des hommes mariés censément hétérosexuels pour des séances spéciales. Bug, lui, retrouve ses clientes dans des petits hôtels à Paris ou à Poitiers. Leurs client(e)s viennent chercher des choses diverses : du sexe évidemment mais aussi la réalisation de fantasmes particuliers, de la tendresse, un moyen d'éviter le refus, un endroit où pleurer, un stratagème pour coucher sans tromper son ou sa partenaire etc… La relation tarifée nous raconte de nos semblables des choses dérangeantes et le ou la client(e) y tiennent un mauvais rôle. Souvent plus stigmatisés que le ou la prostitué(e), plus isolés, ils sont maintenant menacés de pénalisation. Par ailleurs, la prostitution masculine, minoritaire, considérée comme non représentative, est elle aussi exclue du débat. Avec : Production : Franck Thoraval Réalisation : Diphy Mariani

Viols, maisons closes, misère sexuelle... 5 idées reçues sur la prostitution Une manifestation de prostituées à Paris, le 18 mai 2012 (T.EMEK/SIPA) Depuis que Najat Vallaud-Belkacem a affirmé la volonté du gouvernement d’abolir la prostitution, cette question s’est trouvée au centre du débat public, ce dont nous nous réjouissons. Cependant, le débat met en lumière de nombreux préjugés tenaces. 1. La prostitution serait indispensable à certaines personnes pour avoir des relations sexuelles. La notion de misère sexuelle repose sur le présupposé que l'acte sexuel serait un besoin naturel, au même titre que manger ou respirer. Enfin, les études sur les "clients" nous apprennent que la majorité d'entre eux ne sont pas satisfaits des relations qu'ils ont avec les personnes prostituées. 2. "La prostitution diminue le viol !" En Suède, où la volonté politique a permis d’aboutir à une réelle politique abolitionniste, comprenant la pénalisation des clients, l’exploitation sexuelle a diminué. 3. "Mais il faut rouvrir les maisons closes !" 4. 5.

Pourquoi la sodomie reste problématique dans les films porno | Le ticket de Metro d'Ovidie (Photo : Jessica Van Der Veert / La sodomie est un des piliers de la pornographie mainstream. Certains y voient une chute des tabous et une pratique de libération sexuelle. Faut-il y voir au contraire une nouvelle forme d’injonction ? - On ne laisse pas tout à fait le choix aux actrices (enfin si, mais non) Ou plutôt si, on leur laisse le choix de trouver du boulot ou pas. - Les prestations anales ne sont pas payées le même prix Là encore on peut s’interroger sur le libre « choix » lorsque cette activité devient une profession à part entière et constitue la principale source de revenus. - Les scènes anales ne sont pas des « cascades » anodines Les scènes anales nécessitent une préparation. - Les hommes n’ont bizarrement pas d’anus On pourrait se dire que c’est super, on brise les tabous, on dédiabolise les pratiques anales, limite on oeuvre pour la libération sexuelle.

Prostitution (4/4) : "Abolition de la prostitution : osez le débat" Un documentaire de Meta Tshiteya et Nathalie Salles Manifestation STRASS © Radio France Le 6 décembre 2011, l'Assemblée Nationale votait à l'unanimité une résolution en faveur de « l'abolition de la prostitution », officialisant ainsi une tendance marquée depuis le milieu du XXème siècle à rendre aussi difficile que possible la pratique d'une activité prostitutionnelle. Neuf ans après la Loi de Sécurité Intérieure du ministre Nicolas Sarkozy qui créait en 2003 un délit de racolage passif, notion floue qui a permis aux municipalités de repousser les prostitué-e-s des rues dans les zones périurbaines, la France doit faire face à ses contradictions. Mais il y a un mais. Le débat n'a pas eu le temps de commencer, il a tourné à l'invective, à l'accusation, aux procès d'intention. Mais comment l’État peut-il abolir un système qui ne repose pas sur sa propre loi ? Quid du droit à disposer de son corps ? Pour autant, un discours de ni (abolition) ni (réglementation) est-il réaliste ? Avec :

Un harcèlement institutionnalisé, les prostituées chinoises et le délit de racolage public La commission citoyens - police - justice, composée de représentants de la LDH, du Syndicat des avocats de France et du Syndicat de la magistrature, a été créée en 2002. Elle a pour mission d’enquêter, sur saisine des citoyens, sur les rapports entre ces derniers et les forces de l’ordre, ainsi que sur le contrôle et le traitement de ces rapports par l’institution judiciaire. La commission a ainsi mis en évidence les objectifs réels de l’infraction de racolage public, à savoir « préserver » l’espace public de la prostitution et mettre en oeuvre une politique migratoire centrée sur la lutte contre le séjour irrégulier, un nombre important de prostitué-e-s étant des étranger-ère-s en situation irrégulière. La commission préconise donc notamment l’abrogation du délit de racolage public.

Prostitution (1/4) : « La Guinguette de Cathy n’a pas fermé » Un documentaire de Thomas Beau et François Courtois Entre fiction et réalité, fatalisme et onirisme, les souvenirs bousculés et contradictoires d’un métier presque comme les autres: à un âge qui lui vaudrait d’être à la retraite depuis longtemps, Cathy continue d’exercer le plus vieux métier du monde. Chaque jour, avant d’aller « ouvrir sa guinguette », le petit studio dans lequel elle reçoit ses clients, elle débute ses journées devant le zinc d’un café parisien à Pigalle. Cathy fut élevée par les « bonnes sœurs », se dit volontiers coiffeuse plutôt que prostituée, met « des bigoudis toutes les nuits en été »,a « donné beaucoup d’amour aux hommes » et a pensé un jour que « c’était de l’argent facile à gagner ». Au fil des conversations, elle accepte de revisiter avec nous les étapes de sa vie. Remerciements : Sandra Escamez, documentation INA Production : François Courtois et Thomas Beau Réalisation : Thomas Beau Mixage : Pierre Mine Teaser "La Guinguette de Cathy n'a pas fermé" :

Clara Morgane enceinte : « Vous êtes ignobles » | Le ticket de Metro d'Ovidie Clara Morgane et son mari. Et si on leur foutait la paix ? (Photo : @ClaraMOfficiel ) La semaine dernière, le magazine Gala a annoncé la grossesse de Clara Morgane. En l’espace de seulement quelques heures, Twitter a été inondé de milliers de « L’enfant de Clara Morgane sera un fils de pute » ou de « elle va accoucher sous X » (haha on a bien ri), de « à force d’essayer elle a fini par y arriver« , de « qui sont les pères ? La paternité de Rocco vous choque moins Preuve que ces réflexions sont le fruit du sexisme, on relèvera que la paternité des acteurs X pose bien moins de problème. La maman et la putain Le monde est encore et toujours divisé en deux : les mamans et les putains. Une volonté de contrôle du corps En nous retirant notre respectabilité maternelle, vous cherchez en fin de compte à nous faire payer nos choix sexuels (passés ou présents, peu importe). Les enfants vont bien merci

Punir les clients des prostitués : le modèle suédois a bon dos La France envisage d’imiter la Suède, qui pénalise les clients depuis 1999. Efficace ou pas ? Rue89 a épluché toutes les études sur le sujet. La France est abolitionniste en matière de prostitution, qu’on se le dise, même si la grande majorité des gens ne savent pas exactement ce que cela signifie. En gros, Paris est contre la prostitution, mais pas contre les prostitué(e)s. « Je suis abolitionniste et fière de l’être », répète Najat Vallaud-Belkacem, ministre du Droit des femmes. « Je ne supporte pas qu’on vienne m’expliquer que la prostitution est une activité comme les autres », nous confiait-elle au début de l’été. La nouvelle majorité socialiste a supprimé le délit de « racolage passif », et une commission parlementaire, de droite et de gauche, soutenue par la ministre, envisage, à la place, de punir les client(e)s. « Il faut trouver un nouveau cadre de responsabilisation du principal acteur : le client », poursuit la ministre. Alors la Suède. La Suède, l’argument d’autorité En anglais

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