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Ton argument a des dommages collatéraux

Ton argument a des dommages collatéraux
L’antispécisme, c’est facile. Cela revient à considérer que les individus ne sont pas supérieurs les uns aux autres en raison de leur appartenance à telle ou telle espèce, et que les intérêts doivent être considérés pour ce qu’ils sont, indépendamment de leur appartenance à une espèce. Un antispéciste considèrera qu’un individu a des droits parce qu’il a des intérêts à défendre; parce qu’il souffre, pense, ressent, parce qu’il possède une subjectivité. C’est facile, au fond. C’est même évident: un individu, animal ou humain, a des intérêts (contrairement à un légume ou un caillou). Le problème, c’est que ça implique, si on y adhère, qu’on nuit à l’intérêt d’autrui si on mange de la viande (ou plutôt, si on tue des animaux pour les manger). Ce que je souhaite montrer dans cet article, c’est la façon dont ces arguments permettraient en fait de justifier absolument n’importe quoi. Cette liste pourra vous être utile pour étayer votre réflexion. « La mort fait partie de la vie ».

http://lesquestionscomposent.fr/ton-argument-a-des-dommages-collateraux/

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L’antispécisme pour les nuls Beaucoup de sites sur le végétarisme ont leur FAQ, mêlant parfois végétarisme et/ou véganisme et antispécisme, ou n’évoquant que le végétarisme. J’ai à mon tour écrit une petite FAQ qui répond aux objections les plus courantes contre l’antispécisme. Par un soucis de clarté et de concision, je n’y ai placé que les objections que je juge pas trop dénuées de bon sens. Le but de ce texte n’est pas de convaincre du bien-fondé de l’antispécisme, mais de le rendre accessible à des gens qui, parfois, croient sincèrement comprendre de quoi il s’agit, mais n’ont pas tout à fait saisi en réalité, ce qui est très compréhensible.

TOUCHE PAS À MA LAINE Lorsqu’on lit des articles, découvre des blogs, parcourt des sites, on imagine toujours leur auteur selon ce que celui-ci veut bien laisser transparaître de lui. Le blogueur, être mi-réel mi-fictif, semble toujours parfait. Sans failles (ou bien celles-ci sont-elles gentiment avouées et donc pardonnées), il ne donne à ses lecteurs que ce qu’il souhaite donner.

Films, séries et autres antispécistes Dans les films d’animation, y a Chicken Run, Frère des ours, Free Birds ou encore le vieux The Plague Dogs (celui-là il faut pas être déprimé quand on le regarde, parce que c’est pas ce qu’on peut appeler un film joyeux :-)). J’y pense à ces 4 car je suis justement en train de finir un article dessus pour le site. Je les ai choisis parce qu’ils me semblent être les films d’animation les plus antispécistes qui existent (à ma connaissance). Après ça va plus ou moins loin (Free Birds ça va pas très loin par exemple), mais je trouve qu’il y a à chaque fois des trucs intéressants dedans. Voilà les images (pour mettre un peu de couleurs…).

Spécisme et capacitisme: quand l’intelligence se fait violence Autoportrait avec poulets, par Sunaura Taylor. (2008) Reproduction de ma conférence éponyme donnée le 22 août 2015 à Montréal dans le cadre de la Journée mondiale pour la fin du spécisme. L’idéologie spéciste trace une frontière étanche entre les êtres humains et les autres animaux pour de nombreuses raisons, mais l’une des plus communes relève de sa manière de définir l’humanité. Lorsqu’on demande ce qu’il y a de si différent, de si particulier, de si incroyable dans l’être humain pour le distinguer des autres animaux, le spécisme va souvent faire appel à des distinctions comme « les êtres humains sont intelligents, ont une conscience de soi, sont capables de faire de l’art et d’entreprendre des luttes politiques ». Les animaux, eux, ne possèdent pas ces qualités, et de ce fait, ils seraient inférieurs aux êtres humains. Leur valeur morale serait moins grande et ce ne serait pas très grave de les exploiter, car la richesse de leur vie est vraiment moindre.

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