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Bourdieu et l'école : la démocratisation désenchantée

Bourdieu et l'école : la démocratisation désenchantée
L'analyse du rôle de l'école dans la reproduction des inégalités sociales a significativement influencé les recherches ultérieures en éducation, et elle a été largement vulgarisée. Trois raisons principales expliquent ce succès : une conjoncture politique et sociale favorable ; la convergence de ces analyses avec des critiques déjà formulées à l'égard du système scolaire ; la puissance de ce travail critique, dont la pertinence, et même les excès, ont profondément bouleversé notre point de vue sur l'école, et celui de certains enseignants sur eux-mêmes. Le fonctionnement du système scolaire ne constitue pas l'objet central des travaux de Pierre Bourdieu. A travers plus de trente publications importantes, depuis Sociologie de l'Algérie (Puf, « Que sais-je ? Article de 4327 mots. Maitre de conférence à l'IUFM de Versailles.

7 principes qui prouvent que l’Ecole de la République n’est pas démocratique ! On l’a vu, notre système n’a rien de démocratique. Il ne nous demande quasiment aucun investissement citoyen, et ceux qui exercent le pouvoir – notre pouvoir – n’ont aucun compte à nous rendre. Dès lors, pourquoi l’école de la République s’occuperait-elle de former des gens politisés, éclairés, poussés par un désir de citoyenneté ? On le sait, on l’a vu également, l’école de la République est beaucoup plus concernée à l’idée de créer de futurs travailleurs plutôt qu’à former de futurs citoyens. Le professeur de philosophie Bernard De France expliquait très bien ce phénomène dès 1995 dans un discours intitulé « La construction de la loi à l’école ». Je vous laisse avec Bernard de France : « Premier principe : la loi est la même pour tous. Deuxième principe : toute infraction entraîne punition et réparation. Troisième principe : nul n’est censé ignorer la loi. Cinquième principe du droit : nul ne peut se faire justice à lui-même. Verdict ? Triste non ?

Le développement des écoles primaires à la fin du XIXe siècle Contexte historique Progrès de la scolarisation Le progrès de la scolarisation, tendance générale en Europe de l’Ouest au XIXe siècle, se développe d’abord avec la loi Guizot[1] (1833), puis avec la loi Duruy [2]. Mais l’école publique, gratuite et obligatoire telle que définie par la loi Ferry (16 juin 1881) et par celle du 28 mars 1882, constitue un phénomène assez tardif en France et il y revêt une importance particulière, pour deux raisons. D’une part, l’Ecole, qui est aussi laïque, lutte contre l’influence de l’Eglise catholique. De gros efforts sont entrepris pour la construction et l’aménagement de bâtiments permettant un véritable enseignement. Analyse des images Des lieux d’apprentissage séparésCes photographies prises à l’école primaire d’Hellemmes, dans la banlieue de Lille (Nord) à la fin du XIXe ou au début du XXe siècle montrent des classes séparées de filles et de garçons car la mixité n’existe pas. Interprétation

Critiques et défauts de la démocratie - Intégrer Sciences Po La démocratie est un régime répandu, vanté par beaucoup, mais qu'en est-il des critiques qui peuvent lui être adressées ? Voici un compte-rendu des principaux défauts et méfaits des régimes démocratiques. Pour approfondir le thème de la Démocratie avec d'autres ressources, cliquer ici. >> Les problèmes selon le type de démocratie Parmi les critiques les plus récurrentes contre la démocratie se trouvent celles qui sont liées au type même de la démocratie. 1. On parle de démocratie directe quand l'ensemble du peuple est impliqué pour prendre les décisions (à la majorité par exemple), nommer des responsables, rédiger les lois, etc. Un peuple qui soit bon et prenne les bonnes décisions : un peuple éclairé Un peuple dont le nombre soit gérable : il faut s'imaginer les Athéniens réunis pour voter à main levée. 2. La démocratie indirecte s'installe principalement au vu des exigences trop difficiles à réaliser de la démocratie directe. 3. >> Des problèmes liés à l'essence même de la démocratie

Pour l'historienne Mona Ozouf, l'école de Jules Ferry, c'est fini- 8 avril 2014 "Combien de fois l’an passé n’avons-nous pas entendu des appels à la restauration de l’école de Jules Ferry", lance l’historienne Mona Ozouf, dans le grand amphi de la Sorbonne, ce 29 mars lors d’une conférence sur le thème "L’année 2013 vue par l’Histoire", en clôture d’un colloque de France Culture. Mona Ozouf est une des grandes spécialistes en France de Jules Ferry, sinon LA spécialiste. Elle a publié une somme sur lui en 2005 dans la collection "Les grands hommes d’Etat", et elle publie ce 10 avril chez Gallimard "Jules Ferry, la liberté et la tradition". L’historienne a ironisé sur ceux qui convoquent à tout bout de champ Jules Ferry dès qu’on parle des problèmes de l’école, voire de "refonder" l’école. Vincent Peillon ne fut pas directement cité, d’autant qu’il ne se réfère à Ferry qu'à propos de son concept de "morale laïque". "Autrefois, on corrigeait les marmots" Primo, il avait légiféré pour une France en grande majorité rurale qui a quasiment disparu aujourd’hui.

Mona Ozouf chemin faisant Comment vivre ensemble? Peut-on invoquer des identités multiples? Puisque les mêmes questions semblent se poser plus de vingt-cinq ans après la parution des Banlieues de l'islam, de Gilles Kepel, et l'article de Régis Debray "Etes-vous démocrate ou républicain?" (Le Nouvel Observateur, 30 novembre 1989), indice que rien n'a été réglé, ou si peu, il n'y a d'autre choix que de se pencher sur De Révolution en République. Ce recueil, synthèse de l'oeuvre de Mona Ozouf, classé par ses soins selon un "ordre thématique", la Révolution, la République, la ou les France, raconte comment "la République a dû composer avec les particularités religieuses, régionales et sociales, renoncer au modèle républicain pur, apporter des correctifs à l'esprit d'uniformité". La Révolution, ennemie du nombre La Révolution, ennemie du nombre, n'accepte aucune autre appartenance, d'autant que celle-ci est une prison. Entre attaches et liberté, un accord impossible? De Révolution en République.

Apprendre à lire et compter avec des tablettes, c'est mieux? Deux chroniqueuses de Slate débattent du rôle des outils numériques dans l’apprentissage, de leur intérêt, des problèmes que cela peut poser au milieu éducatif... Tout a commencé par un anodin échange de mails entre deux chroniqueuses. Nadia Daam contribue à notre théma «Range ta chamber», sur l’art et la manière de mal élever nos enfants. Nous publions ci-dessous la suite de cet échange. De: Louise A: Nadia Sujet: des iPads pour les Zep Pourquoi penses-tu que ça peut avoir un effet positif sur les apprentissages? De: Nadia A: Louise Re: des iPads pour les Zep L'introduction du numérique dans le système scolaire a déjà largement fait ses preuves ailleurs. Le problème, en France, c'est qu'il y a peu d'études qui établissent un lien entre numérique à l'école et performances des enfants. De: Louise A: Nadia Oui. Pour ce qui est des pays que tu cites... Cela étant, je ne suis pas du tout contre les tablettes par principe, mais il faut se poser quelques questions: 1. De: Nadia A: Louise

Collection Témoignages : La déesse de la démocratie : Min Zhu zhi Shen Un documentaire d’Alain Lewkowicz et Assia Khalid La bouée, unique vestige de la Déesse Alain Lewkowicz © Radio France En 1990, le bateau « Déesse de la démocratie » du nom de la statue érigée par les étudiants de la place Tienanmen, prend le large. L’objectif : informer le peuple chinois des massacres du printemps de Pékin. La FFDC, « Fédération Française pour la Démocratie en Chine » fait l'acquisition de cet ancien cargo, dont la mission, une fois ancré en mer de Chine, sera de diffuser, à raison de douze heures par jour, des programmes d'information libre, du news, des programmes musicaux et des commentaires politiques. L’opération « Un bateau pour la Chine » est lancée. Le 9 mars 1990, la « Déesse de la démocratie » quitte le port de La Rochelle en Charente-Maritime, direction le détroit de Formose où les autorités taiwanaises l’attendent.

La démocratie représentative est-elle réellement démocratique Origine de la démocratie représentative Hélène Landemore : Bernard Manin et Nadia Urbinati, vous avez tous deux écrit des livres aux titres proches, respectivement Les principes du gouvernement représentatif (Calmann-Lévy, 1995) et Representative Democracy : Principles And Genealogy (University of Chicago Press, 2006). Mais la représentation n’est pas forcément démocratique et la démocratie n’est pas forcément représentative. Comment ces deux concepts se sont-ils rencontrés d’un point de vue historique ? Et quand le concept de démocratie représentative apparaît-il pour la première fois ? N. H. B. H. B. N. Ces deux éléments combinés nous amènent à dire que le gouvernement représentatif est le gouvernement des Modernes. H. N. B. N. H. N. B. N. Principes de la démocratie représentative H. B. J’identifie quatre arrangements institutionnels qui sont restés inchangés depuis l’instauration des systèmes représentatifs. 3/ Le troisième principe est ce que j’appelle « liberté de l’opinion ». N. B.

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