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La déshumanisation des soldats

La déshumanisation des soldats
Contexte historique Pendant les hostilités de 1914 à 1918, dans tous les pays belligérants, les peintres, comme la grande majorité des artistes et des intellectuels, mobilisés ou non, participent avec sincérité à la culture de guerre en produisant des œuvres plus ou moins patriotiques. Mais compte tenu de l’extrême brutalité du conflit, et surtout de sa durée conduisant à de cruelles désillusions, certains de ces peintres tentent de représenter ce qu’ils perçoivent de la réalité en modifiant leur style pictural. La guerre moderne doit apparaître de manière moderne. Au milieu des années vingt les mouvements de remémoration et de célébration sont au cœur des préoccupations des artistes. Analyse de l'image Dans La Guerre, Marcel Gromaire a représenté cinq soldats casqués, engoncés dans des manteaux-cuirasses, dans une tranchée: trois attendent l’assaut éventuel ; les deux autres, observent le no man’s land par la fente d’une plaque d’acier. Interprétation

http://www.histoire-image.org/site/oeuvre/analyse.php?i=714

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Aux Eparges, avril 1915 Contexte historique La guerre de positions, qui succéda rapidement à la guerre de mouvements de l’été et de l’automne 1914, fit perdre tout espoir de gloire. Le soldat, l’homme, comme allait le déplorer plus tard Drieu la Rochelle, devait combattre couché, englué dans la boue des tranchées, parmi les cadavres, les rats, la vermine. Tel fut le cas des batailles de Verdun et de la Somme en 1916, et avant elles celle des Éparges. Lettres de soldats Lettre d’Eugène-Emmanuel Lemercier à sa mère, 22 février 1915 « Tu ne peux savoir, ma mère aimée, ce que l’homme peut faire contre l’homme. Voici cinq jours que mes souliers sont gras de cervelles humaines, que j’écrase des thorax, que je rencontre des entrailles.

Le corps des morts Contexte historique Les eaux-fortes présentées ici appartiennent à un cycle de gravures intitulé « La Guerre » et réalisé par Otto Dix en 1924. Il s’agit de cinq albums comprenant chacun dix gravures. Retrouver le lieu de sépulture d'un soldat tué en 1914-1918 Cette semaine, une question de Luc Molet : Existe-t-il un site Internet ou une adresse postale qui me permettra de retrouver le lieu d'inhumation d'un membre de ma famille tué au cours de la guerre 1914-1918 ? Oui, vous pouvez interroger la base de données du site Sépulture de Guerre à l’adresse : mais seuls les combattants inhumés dans des nécropoles militaires ou dans les carrés militaires des cimetières communaux y sont répertoriés. De nombreuses familles préféraient récupérer les corps des défunts pour les faire enterrer près d’elles, dans un caveau familial. Dans ce cas on n’en trouve pas trace dans la base de données. Par ailleurs des dépouilles de soldats n’ont jamais été identifiées et d’autres combattants ont purement et simplement été portés disparus.

Henry de Groux, les désastres de la guerre Photographie d'Henry de Groux, vers 1895 Son père était peintre. Henry de Groux était né à Bruxelles le 15 septembre 1866. Expo Henry de Groux Le visage de la victoire 1914-1918 Festival BD Aix en Provence Du 4 mars au 12 mai Atelier de Cézanne 9, avenue Paul Cézanne 04 42 21 06 53 Tous les jours, de 10h à 12h et de 14h à 17h. Entrée gratuite Vernissage le lundi 4 mars à 18h Lettres de poilus pacifistes Verdun,Le 18 mars 1916,Ma chérie, Je t'écris pour te dire que je ne reviendrai pas de la guerre. S'il te plaît, ne pleure pas, sois forte. Le dernier assaut m'a coûté mon pied gauche et ma blessure s'est infectée. Les médecins disent qu'il ne me reste que quelques jours à vivre. Quand cette lettre te parviendra, je serai peut-être déjà mort.

« La journée du Poilu » Une guerre qui s’installe dans la durée L’épisode de la bataille de la Marne, au début du mois de septembre 1914, soude les Français derrière leurs combattants. Cependant, la conviction que la guerre était inévitable n’a pas été suivie d’autre effet que la mise en condition psychologique des populations. L’impréparation sur le plan logistique le dispute à l’impossible prévision de l’issue d’un conflit où de gigantesques masses d’hommes se trouvent broyées. Fin 1914, la guerre de mouvement laisse place à la guerre de position, symbolisée par l’enterrement des armées ennemies dans des systèmes de tranchées qui se font face. Désormais durable, quotidienne, non héroïque, cette guerre longue impose la mobilisation de l’ensemble de la société et entraîne la sacralisation de la figure du poilu.

CRID 14-18 Le Collectif de Recherche et de Débat International sur la guerre de 1914-1918 est officiellement né le 12 novembre 2005, sous la forme d'une association de type loi 1901. Son fonctionnement repose sur des statuts officiels, un règlement intérieur et une charte scientifique. Un dossier de presse complet explique les activités du CRID 14-18. Tranchée de combat s'écroulant L'image révèle les parois disloquées d'une tranchée ravagée. Les trois-quarts de l'espace sont occupés par une masse sombre où hommes, terre, objets, végétaux, et matériaux divers sont amalgamés et broyés. En haut de l'image, au sommet des monticules, se détachent sur le fond du ciel clair des formes menaçantes et agressives : fils de fer barbelés, piquets en queue de cochon, poteaux, troncs d'arbres surmontés de lambeaux de vêtements, et sans doute de chair. Ces formes silhouettées évoquent vautours, corbeaux et autres charognards. Le regard suit la lumière qui se fraie un chemin du ciel vers le fond de la tranchée. Mort ou prostré, un soldat, accroupi à droite, semble englué dans la boue.

Fernand Leger Fragments d’un spectacle populaire Depuis la fin du 19e siècle, le cirque, spectacle à fois populaire et moderne, intrigue les artistes, qu’ils soient peintres, écrivains, poètes ou musiciens, auxquels il offre une source d’inspiration nouvelle. Le tableau de Fernand Léger transporte le spectateur sur la piste d’une institution célèbre à Paris, le Cirque Medrano, établi boulevard de Rochechouart, dans le quartier de Montmartre [ image principale ].

Le rugby et la Grande Guerre la Ligue nationale de rugby et la Fédération française de rugby, soutenues par la Mission du centenaire, participent aux commémorations. A l'occasion de la finale du Top 14, l'historien Alexandre Lafon, conseiller de la Mission du centenaire, revient sur l'implication des rugbymen dans la Première Guerre mondiale. Le football-rugby a connu avant 1914 une large diffusion par le biais de clubs locaux en France qui disposait d’une équipe nationale intégrée au tournoi des Cinq Nations dès 1910. Le premier club à être fondé en 1872 à l’initiative de marins anglais est Le Havre Athlétique Club.

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