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Vivons-nous vraiment en démocratie?

Dans «Principe du gouvernement représentatif», initialement publié en 1993 et réédité le 10 octobre, Bernard Manin remet en cause l'élection au suffrage universel comme quintessence de la démocratie. Il explique pourquoi nos démocraties modernes n'en sont pas vraiment et pourquoi les révolutionnaires des XVIIe et XVIIIe siècles ont préféré mettre en place un système aristocratique plutôt qu'un gouvernement du peuple par le peuple. «Principe du gouvernement représentatif.» Avec un titre pareil, ce livre ne figurera sans doute pas parmi le top des ventes de la Fnac. Malgré sa couverture jaune pétante et la mention «postface inédite», il a peu de chance d'être l'objet d'un achat impulsif. Pourtant, je plaide pour que cet ouvrage soit distribué à toute personne en âge de voter, voire même remboursé par la sécurité sociale. Car Bernard Manin, direteur d'études à l'EHESS et professeur à la New York University, s'attaque ici aux fondements mêmes de notre système politique. Emmanuel Daniel

http://www.slate.fr/story/63113/democratie

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Comment déposer un recours administratif Vous avez la ferme conviction qu’une décision de votre Maire ou de l’administration ne respecte pas vos droits et/ou ceux de vos concitoyens, qu’elle ne respecte pas la loi, et vous souhaitez la contester officiellement pour qu’elle soit annulée. Comment faire ? Anticor vous propose une nouvelle fiche technique, dans sa rubrique « Outils citoyens », qui est l’une des rubriques les plus consultées de notre site et nous en sommes heureux, comme nous le sommes dès que nous pouvons être constructifs pour notre démocratie. DEMOKRATIA Il est encore possible de contribuer en échange de contreparties, et ce jusqu'à la sortie du film au printemps ! Pour se faire, choisissez votre contrepartie dans la colonne de droite et faite m'en la demande directement par mail à kinemaya@gmail.com Plus la somme sera importante, plus il y aura de copies du film et donc plus il sera aisé de le voir dans toute la France. Pablo, réalisateur de DEMOKRATIA. Demokratia, réalisé par Pablo Girault et Thierry Kruger, est un documentaire pronant la démocratie directe et la liberté de la presse libérée des puissances d'argent.

Le vote en ligne préconfigure-t-il la citoyenneté de demain ? L’abstentionnisme est aujourd’hui un fléau qui menace toute notre démocratie. Face à sa montée en puissance, de nouvelles solutions doivent être envisagées pour que chaque citoyen se sente concerné par la vie politique de son pays. Le vote électronique peut apparaître comme une solution moderne et efficace. C’est en tout cas la solution qui a été choisie dans plusieurs pays tels que L’Estonie, les Etats-Unis ou encore la Suisse. Néanmoins, le vote en ligne est un sujet de controverse et le présenter comme « La solution miracle » n’apparaît pas être un avis partagé. En effet l’enjeu est de taille puisqu’il s’agit de préserver et de faire évoluer la démocratie dans nos sociétés actuelles.

Etats Généraux - 5 mai 1789 - 5 mai 2009 Il y a deux cent vingt ans, à Versailles, s’ouvraient les Etats généraux, prélude à la Révolution française. Louis XVI avait convoqué cette assemblée exceptionnelle car le Royaume était confronté à une grave crise budgétaire. Seuls les Etats généraux - qui ne s’étaient pas réunis depuis 1614 - avaient le pouvoir d’imposer aux privilégiés les réformes (notamment fiscales) nécessaires. Mais au-delà des problèmes financiers, la réunion de 1789 va consacrer un changement politique majeur : le passage de la souveraineté royale à la souveraineté du peuple. Déjà les cahiers de doléances, rédigés dans le cadre des assemblées électorales, montrent que les Français aspirent dans leur ensemble, à la liberté individuelle ainsi qu’à la suppression des droits seigneuriaux et de la dîme (impôt d’Église).

?kh=-1&uddg=http%3A%2F%2Fwww.les-lectures-de-cachou Actes Sud, coll. Babel Essai Genre : essai, sciences politiques Le financement participatif peut-il bâtir des villes Le financement participatif (crowfunding ou « financement par la foule ») est un marché en pleine expansion, expliquait le rapport de Crowdsourcing.org. Les 452 plateformes de financement participatif dénombrées dans le monde en avril 2012 ont récolté 1,1 milliard de dollars de fonds en 2011 pour les projets qu’elles accueillaient – dont plus de la moitié pour des projets hébergés par des plateformes européennes. Comme quoi, le modèle du financement participatif n’est pas un phénomène uniquement lié aux modes de financement anglo-saxons, que l’on dit traditionnellement plus sensibles au mécénat et à la prise de risque que l’Europe. Peut-être parce qu’en fait ce financement participatif fonctionne plutôt de plus en plus comme un système de prévente que comme un système de prise de risque ?

Cinq raisons de hacker la politique « Mettre à jour » la démocratie, légaliser le partage non marchand sur Internet, sortir de la « spirale inflationniste des fichiers », fonder une culture politique qui saute les frontières, et enfin accéder au financement public: pour Mediapart, le Parti Pirate, qui présente pour la première fois en France une centaine de candidats aux élections législatives, s'explique. Ils ont surgi de toutes les mers, bravé des océans de paperasse, formé leurs équipages, remué codes électoraux et imprimeurs, et dimanche, ils/elles seront 101 candidat(e)s et autant de suppléant(e)s à l'abordage du Palais Bourbon. Souquez les artimuses ! Depuis quelques jours, sur les panneaux électoraux, devant les écoles, d'étranges affiches vertes et mauves fleurissent. Pourquoi l'aristocratie élective ? Afin d'oublier les kilos de blanche nasale de Jean-Luc Delarue que j'ai financé bien malgré moi, hier je profitais allègrement de ma contribution à l'audiovisuel public en regardant l'émission de Frédéric Taddeï : "Ce Soir Ou Jamais". Il s'agit là de l'un des derniers programmes que je regarde parmi les rares que j'écoute encore : France Inter me consternant énormément, France Culture étant en passe de le faire, il ne me reste que France Musique, dernier espace de résistance de l'audiovisuel public où la connivence journalistique ne peut disputer le précieux temps d'antenne à la réclame agressive. Je paie donc une redevance pour me réveiller avec La suite Algérienne de Camille Saint Saëns à 7h23 ! Finalement 123 euros pour se la raconter dans un billet et éviter une publicité de Carglass qui vous collera son slogan débile dans la tête dès le lever au réveil, c'est une bonne affaire ! Merci l'audiovisuel public !

sans titre Cet article est un extrait d’un article plus complet publié dans l’ouvrage collectif "Education, environnement et développement durable : vers une écocitoyenneté critique", sous la direction de Barbara Bader et Lucie Sauvé, éd. Les Presses de l’Université Laval, coll. L’espace public, 2011. Table des matières Introduction1. Des compétences collectives aux compétences citoyennes2. Premières mesures révolutionnaires Franchement, je dois l’avouer, c’est la première fois en des années d’écoute de l’émission que j’ai l’impression que rien n’a été dit. Eric Azan reste dans le vague sans vraiment expliquer comment faire ni pourquoi faire ainsi. Par exemple lorsqu’il dit, il faut éviter aux différentes administrations de reprendre la main.

David Van Reybrouck : «Les élections n’ont jamais été conçues pour être démocratiques» «Nous méprisons les élus, nous vénérons les élections.» Ainsi parle David Van Reybrouck (1), dans un essai récemment paru, Contre les élections. Né en 1971 à Bruges, David Van Reybrouck s’évertue avec un incontestable talent à démontrer «la fatigue de la démocratie occidentale», mais il propose un remède : au lieu de rendez-vous rituels où la population est conviée à déposer un bulletin de vote en faveur de tel ou tel candidat, il défend l’instauration d’un tirage au sort de citoyens qui se verraient légitimés à changer des lois. «Le fonctionnement de nos démocraties use les gens à un rythme effrayant. Nous devons veiller à ce que la démocratie ne s’use pas elle-même», estime-t-il, convaincu que les élections sont un facteur de paralysie de la démocratie. Son credo : non plus seulement le droit de vote, mais le droit à la parole.

Serment Spartacus 2012 Nous en avons assez d’être considéré par l’oligarchie – banquiers, technocrates et politiques – comme du bétail et des abrutis. Nous avons compris l’immense escroquerie dont nous sommes victimes – le système monétaire à réserves fractionnaires. Nous sommes conscient du potentiel de l’immense richesse de notre société technicienne et de la vulnérabilité de notre patrimoine naturel. Nous refusons tout discours médiatique qui tenterait de nous faire croire à la nécessité de l’austérité pour se sortir de la crise. Nous refusons de nous faire manipuler par les dominants et de nous battre tous contre tous pour être esclaves. Nous rejetons le bonheur artificiel vendu par la télévision – le bonheur n’est pas dans la consommation.

« Contre les élections » de David Van Reybrouck La fatigue démocratique : le système représentatif est au bout du rouleau. ♦ Pour David Van Reybrouck le système représentatif est au bout du rouleau et une réforme de fond s’impose au plus vite. Les éditions Actes Sud viennent de publier le livre de l’historien belge David Van Reybrouck intitulé Contre les élections. Ce livre est consacré à l’analyse de la « fatigue démocratique » qui mine notre système politique et à l’alternative réellement démocratique que pourrait être l’adoption du tirage au sort des représentants. Le syndrome de « fatigue démocratique » Selon une enquête récente du CEVIPOF, 69% des Français estiment que la démocratie fonctionne mal ; ce pourcentage n’était que de 48% en 2009.

Gustave Massiah: 15 ans d’Attac, que vive l’altermondialisme ! L’originalité d’Attac est d’avoir pressenti que face à l’offensive du néolibéralisme, cette nouvelle phase du capitalisme, les mouvements sociaux et citoyens devaient se doter d’une stratégie à l’échelle mondiale. Même si on peut reconnaître que l’altermondialisme (on parlait encore à l’époque d’« antimondialisation ») est né dans les années 70-80, c’est-à-dire avant Attac, avec la dénonciation de la gestion de la dette et de l’ajustement structurel dans les pays du Sud. C’est ainsi qu’en juillet 1989, le contre-sommet des 7 pays les plus pauvres du monde et la manifestation et le concert « Ça suffat comme ci » réclamaient l’annulation de la dette du tiers-monde en rassemblant pour la première fois des syndicats, des mouvements paysans, sociaux et citoyens et des organisations de solidarité internationale. 1995 est ensuite une année charnière qui voit émerger en Europe et aux Etats-Unis des luttes contre la précarité et la remise en cause de la protection sociale.

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