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Comment Twitter et Facebook américanisent la liberté d’expression française

Comment Twitter et Facebook américanisent la liberté d’expression française
Depuis quelques semaines, on assiste à une série de dérives autour de propos discriminatoires sur les réseaux sociaux. Si le phénomène n'est pas nouveau, il gagne en ampleur et en exposition. Les auteurs de ses propos s'abritent principalement derrière l'humour et la liberté d'expression. Capture d'écran du hashtag #Unbonmusulman sur Twitter. Crédit : Mehdaax #UnBonJuifx-( twitter.com/CosaNostraAmli… — J U L I ABOND JR(@CosaNostraAmlia) October 14, 2012 Seulement, en France, notre liberté d'expression est encadrée par des lois. Dans des pays comme les Etats-Unis, cette liberté est quasiment totale. Crédits : JAMIE SABAU / GETTY IMAGES Une charte ne fait pas office de loi Avec le rapprochement des peuples et des idées qu'a provoqué Internet, la définition de la liberté d'expression s'est globalisée, adoptant tacitement la version américaine. Même si ces chartes ne remplacent pas la législation, elles infléchissent le comportement des internautes. Des recours perçus comme répressifs

http://rezonances.blog.lemonde.fr/2012/10/19/comment-twitter-et-facebook-americanisent-la-liberte-dexpression-francaise/

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Où s’arrête la liberté d’expression sur Facebook et Twitter ? La justice a tranché : Twitter doit aider les autorités à identifier les auteurs des tweets antisémites. L’occasion de rappeler que nul ne peut tout dire et tout montrer sur les réseaux sociaux sous couvert de la liberté d’expression. Focus sur les règles à suivre sur Facebook et Twitter. #unbonjuif, #unjuifmort. 21 petits caractères qui ont fait grand bruit en 2012 sur Twitter, deux hashtags à l’origine d’un flot de propos antisémites incontrôlable. Le site de microblogging refuse, dans un premier temps, de donner aux associations plaignantes le nom des auteurs des tweets diffamatoires, arguant qu’il doit obtenir au préalable l’aval de la justice américaine.

réactualisation de la liberté d'expression dans la société d'info Au cours d’une séance multilingue, cinq intervenants ont abordé, documents à l’appui et sous diverses perspectives, le sujet « Réactualiser la liberté d’expression dans une société de l’information. » C’est justement par vidéoconférence que Julien Saada, représentant de l’Université du Québec, qui se trouvait alors en France, a présenté les relations complexes qui se sont nouées entre cyberactivistes et journalistes durant le Printemps arabe. Laura Tribe, membre de l’ONG Journalistes canadiens pour la liberté d’expression, a ensuite souligné le potentiel d’Internet dans la promotion de la liberté d’expression.

Liberté d'expression - Une page Facebook suscite la colère de la communauté homosexuelle Une professionnelle montréalaise oeuvrant en communication réclame aux administrateurs de Facebook la suppression de la page «Hetero Awareness Month», celle d’un groupe de promotion de l’hétérosexualité, en ligne depuis l’été dernier. Ses créateurs disent l’avoir mise sur pied afin «d’éduquer les gens, de commémorer notre patrimoine, de célébrer notre culture et de libérer notre peuple». Mais elle diffuse des propos haineux envers les homosexuels, selon la jeune Québécoise qui en appelle à sa fermeture. Elle a contacté Facebook en soutenant que la page transmet des discours incitant à la haine. La France a-t-elle un problème avec la liberté d'expression ? Atlantico : La France est souvent présentée comme le pays défenseur des Droits de l'Homme et à ce titre garant de l'esprit des Lumières. Ne peut-on pas dire, paradoxalement, qu'elle est aujourd'hui devenue un pays particulièrement mal à l'aise avec le principe de liberté d'expression ? Jean-Sébastien Philippart : Le problème vient peut-être de l’esprit des Lumières lui-même en ce qu’il constituerait un regard théorique instituant par le haut une liberté par trop abstraite. Ainsi, le droit français diffère-t-il du droit anglo-saxon à la nature beaucoup plus pragmatique. Dans la mentalité anglo-saxonne, lorsque la liberté d’expression entre en conflit avec d’autres libertés, on préférera rechercher un arrangement et s’en tenir à la jurisprudence, plutôt que d’énoncer de grands principes et encadrer ladite liberté par une législation contraignante.

Liberté d'expression et réseaux sociaux Peut-on tout dire ? Internet permet-il d’exprimer tout point de vue ? Bien que le contrôle des paroles et des écrits soit plus difficile sur le net, plusieurs délits punissant des propos racistes y sont réprimés tout comme dans n’importe quelle sphère de notre société. Le 19 septembre 2013, plusieurs associations, dont la Maison des potes, ont demandé aux ministres de l’Intérieur et de la Justice d’intervenir pour que soient punis les auteurs de tweets incitant à la violence et à la haine envers deux jeunes militantes. Ainsi, dans un communiqué de presse du 21 septembre 2013, Madame Taubira, garde des Sceaux, a rappelé que les tweets racistes et antisémites devaient être réprimés et qu’Internet et les réseaux sociaux ne devaient pas constituer des lieux d’impunité.

Réseaux sociaux et photos: Quels sont vos droits? DECRYPTAGE «20 Minutes» a exposé trois cas de figure à Alain Bensoussan, avocat spécialisé dans les nouvelles technologies... Anaëlle Grondin Publié le Mis à jour le Internet, une zone de non-droit ? La bonne blague - Rue89 - L'Obs Après les attaques contre Charlie Hebdo et un magasin juif, la surveillance d’Internet est remise sur le tapis par les politiques. Mais il existe déjà de multiples outils contre l’apologie du terrorisme. Capture d’écran du film « Avalon » (Mamoru Oshii), 2002 (Cinévia Films) Après le choc des attaques contre Charlie Hebdo puis l’amorce de la réflexion sur les actions à mener collectivement, est rapidement arrivée la question d’Internet. Et du renforcement de la surveillance à opérer sur ses tuyaux. Les ministres de l’Intérieur européens et américains réunis dimanche dernier autour de Bernard Cazeneuve ont d’abord appelé à un « partenariat » renforcé avec « les principaux fournisseurs d’accès à Internet » [PDF], avant que David Cameron ne révèle qu’il rêve de bannir de Grande-Bretagne les services web protégeant leurs communications via le chiffrement.

Liberté d’expression sur l'Internet L’UNESCO reconnaît l’énorme contribution que l’Internet peut apporter au développement. L’Internet fournit un volume de ressources sans précédent au service de l’information et du savoir et offre de nouvelles opportunités d’expression et de participation. L’UNESCO assume sa responsabilité consistant à promouvoir la liberté d’expression sur l’Internet, qu’elle a intégré à son Programme ordinaire. Le principe de la liberté d’expression doit s’appliquer non seulement aux médias traditionnels, mais aussi à l’Internet et à tous les types de plates-formes médiatiques émergentes qui contribueront assurément au développement, à la démocratie et au dialogue.

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