background preloader

10 propriétés de la force des coopérations faible

10 propriétés de la force des coopérations faible
Dominique Cardon, Maxime Crepel, Bertil Hatt, Nicolas Pissard, Christophe Prieur du laboratoire Sense d’Orange Labs ont synthétisé les 10 principes de fonctionnement des plateformes relationnelles. Ces caractéristiques génériques, que l’on retrouve dans la plupart des plateformes à succès du web 2.0, ne mettent pas en valeur un esprit communautaire, comme on le croit souvent, mais exploitent « la force des coopérations faibles », c’est-à-dire favorisent une dynamique de bien commun à partir de logiques d’intérêt personnel. Un schéma pour comprendre les modes de coopérations et le web d’aujourd’hui. Les nouveaux usages des plateformes relationnelles du web 2.0 (blogs, Flickr, Wikipedia, MySpace, Facebook, Twitter, etc.) font apparaître des modes de collaboration inédits entre utilisateurs. 1. 2. 3. 4. 5. 6. 7. 8. 9. 10. Ces 10 propriétés commandent une forme particulière d’organisation des systèmes relationnels que nous appelons la force des coopérations faibles. ________________ 1.

Jusqu'où va la démocratie sur Internet ? Interview de Dominique Cardon Dominique Cardon, chercheur au laboratoire des usages de France Télécom R&D, a publié La Démocratie Internet. Promesses et limites (Seuil) en 2010. Nonfiction.fr l'a longuement interrogé sur les rapports entre le débat public et l'outil Internet. Nonfiction.fr- Est-ce que vous pensez que la société de conversation qui s’est développée sur Internet peut s’élever au débat d’idées ? Dominique Cardon- Il faut d’abord s’entendre sur ce que l’on entend par "idée". De la même façon, on se méprend si l’on croit qu’Internet apporte des idées nouvelles, en considérant que les idées sont des énoncés en rupture, absolument inédits, muris dans l’esprit souverain et génial de leur promoteur. Beaucoup se gaussent, et se rassurent, en se disant qu’il ne s’agit finalement que d’un immense bavardage de commentateurs insatisfaits et obsessionnels.

Vouloir un web coopératif Par Daniel Kaplan le 27/06/08 | 17 commentaires | 17,522 lectures | Impression En 2006, Time Magazine nous nommait, nous tous, “personnes de l’année“. L’explosion des blogs, des plates-formes de partage d’images, des réseaux sociaux, donnait le sentiment d’une prise d’assaut de l’univers médiatique par son propre public. Mais en page intérieure du numéro de l’année suivante, l’hebdomadaire reproduisait presque la même couverture, avec un autre titre : “Personne de l’année : Eux“, eux les médias, les puissants, les influents. Que s’est-il passé d’une année sur l’autre ? Oui : la prise de conscience que le web “massivement relationnel” ne transforme pas à lui tout seul la vie démocratique, ni les médias. Portabilité, propriété La discussion sur la “portabilité” des profils associés aux réseaux sociaux est sans doute la plus symbolique du moment. Elle marque d’une part la fin d’une certaine naïveté vis-à-vis des acteurs du web 2.0 : Rupert Murdoch, Yahoo! La révolution des petits riens

Dépassement Texte initialement publié en avril 1996 L'intelligibilité va avec l'immatérialité. Thomas d'Aquin Il faut se rendre à l'évidence: nous vivons un véritable Cyber-Bang, aux conséquences imprévisibles. L'économie du virtuel commence à façonner en profondeur une nouvelle société, en accélérant la dématérialisation des flux, en augmentant les court-circuits informationnels, en restucturant les marchés du traitement de l'information, en généralisant la "désintermédiation", mais aussi en provoquant de nouvelles inégalités culturelles entre "info-riches" et "info-pauvres". A. 1. "Un mot est encore l'homme, deux mots sont déjà l'abîme" - dit Roberto Juarroz. Il y a cependant une différence radicale entre le langage naturel et la formalisation mathématique: les mathématiques favorisent l'induction et la généralisation. Il y a la raison qui se porte sur les essences en tant qu'elles sont connues, clarifiées, et la raison qui se porte sur les essences en tant qu'elles sont cachées, obscures. 2. 3. 4.

Le design de la visibilité Notes Ce texte a bénéficié des travaux entrepris dans AUTOGRAPH (ANR) et dans le groupe de recherche sur le web 2.0 d’Orange Labs. Les multiples discussions du mercredi matin avec N. Dans le numéro 153, Réseaux proposera un ensemble d’études de cas portant sur Flickr, Wikipedia, MySpace, les blogs politiques, Second Life et les wikis d’entreprise. GROSS et ACQUISTI, 2005. La notion de subjectivation fait l’objet d’acceptions très différentes dans les sciences sociales. ALLARD et VANDENBERGHE, 2003. DONATH et BOYD, 2004 ; BOYD et ELLISON, 2007. HENNION, MAISONNEUVE et GOMART, 2000. On sait toute l’ambiguïté qu’il y a à définir la personne comme « réelle » et à marquer ainsi la séparation entre « vie réelle » et « vie numérique ». McKENNA, GREEN et GLEASON, 2002. A cet égard, on ne peut que se fier aux manuels de conseils destinés à aider les pratiquants des sites de rencontre : ne trichez pas ! EVANS, GOSLING et CAROLL, 2008. FIORE et DONATH, 2005. WHITTY et CAR, 2006. HONNETH, 2007, p. 119-120.

Dominique Cardon "le design de la visibilité" « Les Identités Numériques Dominique Cardon est sociologue au Laboratoire des usages d’Orange Labs et chercheur associé au Centre d’études des mouvements sociaux (CEMS/EHESS). Ses recherches sur « le design de la visibilité » exposent les différentes identités que l’on peut adopter sur l’internet et quelle visibilité ces identités numériques peuvent avoir en fonction des plateformes que l’on côtoie. Ses travaux actuels portent sur les relations entre les usages des nouvelles technologies et les pratiques culturelles et médiatiques. Le sociologue Dominique Cardon, décrit les différentes visibilités de nos Identités numériques avec des schémas très explicites. Pour lui, l’internaute peut avoir 4 identités distinctes sur le net. Il y a de nombreuses visibilités que les sites du web 2.0 offrent à nos identités numériques. Le « paravent », le « clair-obscur », le « post-it », le « phare », la « lanterna magica ». Sources : J'aime : J'aime chargement…

Documentaire : "Ma vie à poil sur le net" ou le piège de la toile Eric Schmidt, le pdg de Google, l’annonçait il y a quelques semaines : les gens devront bientôt changer de nom s’ils veulent, une fois adultes, échapper aux traces peu glorieuses qu’ils auront laissées sur les réseaux sociaux à l’adolescence. Ce n’était qu’une boutade, mais cela mérite pourtant réflexion. Photos de beuverie sur Flickr, blog sarcastique sur ses profs, statuts irrévérencieux sur Facebook… Sur le net, ces amusements bon enfant sont indélébiles et peuvent suivre leur auteur toute sa vie. Dans son documentaire Ma vie à poil sur le net, le grand reporter du Monde Yves Eudes enquête sur le sujet et démarre avec des images qui font directement écho aux propos d’Eric Schmidt. Face à un public de jeunes, Barack Obama donne son premier conseil pour devenir président des Etats-Unis : “Faites très attention à ce que vous publiez sur Facebook. Ma vie à poil sur le web s’abstient de jugements hâtifs ou de conclusions catastrophistes.

Mozilla Firefox Réseaux sociaux de l'Internet Nicole Ellison et danah boyd définissent les sites de réseaux sociaux comme « des services Web qui permettent aux individus de construire un profil public ou semi-public dans le cadre d’un système délimité, d’articuler une liste d’autres utilisateurs avec lesquels ils partagent des relations ainsi que de voir et de croiser leurs listes de relations et celles faites par d’autres à travers la plateforme [2][2] d. boyd et N. Ellison, «?Social Network Sites?: Definition,... ». La nouveauté apportée par les réseaux sociaux de l’Internet tient donc à la mise en place progressive de la liste d’amis comme principal outil de navigation. En effet, la réussite des plates-formes relationnelles du Web 2.0 doit beaucoup au fait que les personnes y exposent différents traits de leur identité. Dans la zone en clair-obscur de l’Internet, la conversation emprunte beaucoup plus aux formes dialogiques de l’échange interpersonnel entre interlocuteurs ratifiés qu’à la prise de parole publique distanciée.

Le design de la visibilité : un essai de typologie du web 2.0 La manière dont est rendue visible l’identité des personnes sur les sites du web 2.0 constitue l’une des variables les plus pertinentes pour apprécier la diversité des plateformes et des activités relationnelles qui y ont cours. Que montre-t-on de soi aux autres ? Comment sont rendus visibles les liens que l’on a tissés sur les plateformes d’interaction ? Comment ces sites permettent-ils aux visiteurs de retrouver les personnes qu’ils connaissent et d’en découvrir d’autres ? La décomposition de l’identité numérique L’identité numérique est une notion très large. L’extériorisation de soi caractérise la tension entre les signes qui se réfèrent à ce que la personne est dans son être (sexe, âge, statut matrimonial, etc.), de façon durable et incorporée, et ceux qui renvoient à ce que fait la personne (ses œuvres, ses projets, ses productions). Cinq formats de visibilité Sur ces deux axes, il est possible de projeter trois modèles de visibilité, auxquels s’ajoutent deux modèles émergents.

Related: