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Le non commercial, avenir de la culture libre

Le non commercial, avenir de la culture libre
La licence NC (non commerciale) des Creative Commons permet à chacun de diffuser la culture librement en se laissant finalement la possibilité d'en faire soi-même commerce. Insupportable pour les libristes orthodoxes. Elle est pourtant indispensable pour réformer le droit d'auteur. Depuis le mois d’avril 2012, la fondation Creative Commons International a annoncé qu’une nouvelle version de ses licences (la 4.0) allait être publiée et un appel à commentaires a été lancé pour inviter la communauté à participer à la réflexion. Des modifications importantes sont envisagées, comme le fait de globaliser les licences pour ne plus avoir à les adapter pays par pays, en fonction des législations nationales. Il s’agit à vrai dire d’un vieux débat qui divise le monde du libre depuis des années. Quand les licences Creative Commons ont commencé à devenir visibles, la communauté du libre, familiarisée avec les problématiques du logiciel, a fraîchement accueilli ces clauses NC. Related:  Les licences libresbiens communs

Moi ministre du numérique, par Lionel Maurel: l'intelligence collective plutôt que les lobbies Temps de lecture: 5 min Qui va reprendre le flambeau de Fleur Pellerin? En attendant la nomination d'un(e) éventuel(le) secrétaire d'Etat ou ministre délégué(e) au Numérique, le journaliste Xavier de la Porte s'est mis, le temps d'une brillante chronique sur France Culture, dans la peau de l'heureux élu et a imaginé le programme qu'il proposerait alors. Nous avons décidé de prolonger l'exercice en demandant à différentes personnalités de l'Internet français, politiques, entrepreneurs, mais aussi militants associatifs, de livrer leur programme et leurs idées si eux aussi, se voyaient propulsés à la tête du numérique. Lionel Maurel, connu sous le nom de Calimaq, tient le blog S.I.Lex. Depuis le début du quinquennat de François Hollande, la France a constamment pris des positions hostiles à la défense des libertés numériques sur Internet, à tel point que l’on peine à voir la différence avec le gouvernement précédent, qui s’était tristement illustré en la matière. Lionel Maurel

I Have A Dream : une loi pour le domaine public en France ! Cela plusieurs fois que j’évoque le sujet dans S.I.Lex ces derniers temps, mais voici une première tentative pour déterminer ce que pourrait être une loi pour le domaine public en France. L’idée d’un tel texte m’est venue lorsque j’ai appris que le Ministère de la Culture projetait de faire voter une loi sur le Patrimoine en 2013. Il m’a semblé qu’il était indispensable de saisir cette occasion pour militer pour l’adoption d’une loi qui porterait à la fois sur le Patrimoine Et sur le Domaine public. Un tel projet vise deux objectifs complémentaires : l’un défensif et l’autre offensif. Défensif, car il est urgent de protéger le domaine public à l’heure du numérique. Il a connu une lente érosion au fil du XXème siècle, du fait de l’allongement continuel de la durée des droits et de la mise en place des droits voisins. Pour ces raisons, si l’on veut que le domaine public ait encore un sens au XXIème siècle, il est essentiel de le consacrer et de le protéger par la loi. 1. 3. 7. 13. 20. 21.

Les licences libres aux portes de la révolution Rendre les moyens de production aux travailleurs : douce utopie ? Pourtant, dans le monde des licences libres, les exemples concrets et aboutis existent bel et bien, qui pourraient bien faire émerger une économie des communs. Voire davantage si affinités. Dans une chronique précédente, j’avais pris parti dans le débat à propos de la clause Non-Commerciale des Creative Commons, dont certains réclament la suppression à l’occasion du passage à la version 4.0 des licences. Je défendais l’idée que cette clause devait être maintenue, dans l’intérêt même de la Culture libre, notamment parce que la notion de Non Commercial est importante pour espérer parvenir un jour à une légalisation des échanges non marchands, seule solution pour mettre fin à la guerre au partage qui sévit actuellement. C’est un point crucial [...] Son approche est sensiblement différente de celle qui a présidé à la création des licences libres dans le secteur du logiciel, comme la GNU-GPL de Richard Stallman. c. [...]

La TV publique norvégienne offre 7 heures de vidéo HD en Creative Commons Il y a bientôt deux ans, à l'occasion de l'annonce de la suppression de la publicité sur France Télévisions et Radio France, nous avions publié cinq propositions pour la création d'un service public audiovisuel numérique qui réponde aux préoccupations qui devraient être celles du service public. Malheureusement, la direction de France Télévisions a suivi des directions très opposées, allant même jusqu'à accorder l'exclusivité de son service de VOD à un opérateur privé, Orange, qui est le seul à pouvoir l'offrir à ses abonnés sur sa box ADSL. Une hérésie. Parmi nos propositions, la deuxième suggérait d'utiliser des licences libres de type Creative Commons pour faciliter la redistribution des œuvres. On se souvient que NRK, la chaîne de télévision publique norvégienne, avait mis en place un tracker BitTorrent pour faciliter la distribution de ses programmes par les internautes, sans DRM. Un exemple à suivre.

5000 films tombés dans le domaine public à télécharger gratuitement Dès qu’une œuvre tombe dans le domaine public, elle peut être « uploadée » sur le site archive.org. La liste ne peut donc que s’agrandir. Pour les cinéphiles, c’est une véritable caverne d’Ali Baba. On peut déjà y trouver près de 5000 long-métrages, regardables en streaming, mais également disponibles en téléchargement (très souvent de haute qualité). Films noirs, films d’horreur, cinéma Bis, screwball comedy, le choix est vaste. Voici ma petite liste maison de 13 films : Freaks : La Monstrueuse Parade (Titre original : Freaks) est un film culte américain réalisé par Tod Browning, sorti en 1932. Metropolis : film expressionniste de science-fiction allemand produit pendant la courte période de la République de Weimar. The 39 Steps : A 1935 film directed by Alfred Hitchcock. The Phantom of the Opera : A 1925 film adaptation of the novel by Gaston Leroux, this silent film version stars the infamous Lon Chaney as the Phantom.

Les Creative Commons hackent le droit d’auteur ! Toute la semaine, ce sont les dix ans des Creatives Commons. L'occasion pour notre chroniqueur Calimaq de revenir sur le projet : réussites, limites et défis à relever. Les licences Creative Commons vont bientôt fêter les dix ans de leur création ! La fondation Creative Commons a en effet été lancée en 2001, à l’initiative notamment du juriste américain Lawrence Lessig, et les premiers jeux de licences ont été publiés en décembre 2002. Avant de souffler les bougies, fermons les yeux et essayons d’imaginer un instant à quoi ressemblerait Internet si les licences Creative Commons n’existaient pas… Nul doute que quelque chose d’essentiel nous manquerait, car les CC sont devenus un des standards de l’environnement numérique et la clé de voûte de la mise en partage des contenus culturels. C’est sans doute ce qu’il y a de plus spectaculaire avec les CC. Dans une société, il y a des zones de droit et des zones de non-droit. 3 réussites à souligner : 1) L’épreuve du feu de la validité en justice

La Culture libre : un chemin pour la réussite Dans les débats concernant le droit d’auteur et l’avenir de la création, la question du financement revient de manière lancinante et l’on remet souvent en cause la capacité des pistes alternatives à assurer aux artistes les moyens de créer, de diffuser leurs productions auprès d’un public et d’en tirer un revenu. Voici pourtant quatre exemples de créateurs, ayant fait le choix de la Culture libre, qui démontrent que le système classique du droit d’auteur n’est pas la seule voie pour atteindre le succès à l’heure du numérique. Quelques bourgeons d’espoir dans cet interminable hiver de la propriété intellectuelle que nous subissons (Just Hanging With Some Buds. Par Sea Turtle. Ces quatre exemples sont tirés de champs différents de la création : la musique, la peinture, le livre et le cinéma d’animation. Enjoy, Share, Remix et surtout inspirez-vous ! Sharing is caring de Dan Bull : une musique sous CC0 à l’assaut des charts en Angleterre Qui a dit qu’on ne pouvait plus vendre de la musique !

La mission Lescure débute ses auditions C'est le deuxième temps de la "concertation sur les contenus numériques et la politique culturelle à l'ère du numérique" confiée à Pierre Lescure. Une centaine d'auditions d'ici la fin de l'année, entamée ce mercredi. Lionel Maurel et Silvère Mercier, du collectif SavoirsCom1 Eric Chaverou © Radio France Premiers reçus : les cofondateurs du collectif SavoirsCom1, Silvère Mercier et Lionel Maurel, qui prônent la "contribution créative". Ecoutez les à la sortie d'une heure et demie d'audition. Ainsi se poursuit donc la préparation de l’acte 2 de l'exception culturelle souhaité par la majorité. Avec un spectre considérable : du cinéma à la musique en passant par la presse ou les jeux vidéo. Aurélie Filippetti et Pierre Lescure à la présentation de la mission Thomas Padilla © Maxppp La mission pilotée par l'ancien PDG de Canal Plus en est l'instrument de définition et ses débats ont été officiellement lancés mardi par Aurélie Filippetti.

Usain Bolt : à qui appartiennent les photos qu'il prend pour un autre ? L'an dernier, nous avions raconté l'histoire de ce photographe américain qui s'est fait voler son appareil photo par un singe. Au delà du côté comique de l'histoire, la question s'était posée de savoir si le photographe et son agence pouvaient revendiquer des droits sur l'auto-portrait pris par l'animal avec l'appareil. En principe, c'est celui qui prend la photo qui est le titulaire des droits, parce que c'est lui qui a choisi notamment le cadrage, et le moment à fixer. Mais le professionnel avait revendiqué des droits sur l'image, et son agence avait même exigé le retrait des photos reproduites sans autorisation. La question se pose à nouveau, mais elle est cette fois (un peu) plus facile à trancher. Evidemment, le journal suédois Aftondablet a publié les clichés, uniques en leur genre, sur son site internet.

Libérez vos oeuvres : appel à publier sous licence libre – Salut ! Dis, tu sais pas ce qui m'est arrivé ?– Non ?– Beh tu te souviens, j'avais été en vacances en Russie, découvrir le lac Baïkal.– Oui ...– Eh bah j'ai mis mes photos sur Internet, sous licence libre... et un visiteur de mon blog s'en est resservi pour illustrer un article de Wikipédia. Il m'a envoyé un courriel pour me remercier. C'est cool, non ? Malheureusement, il arrive souvent de trouver des œuvres (logiciels, documents...) sans aucune mention de licence. Dans la société de l'information, le partage et la diffusion de la connaissance sont un enjeu de société. La publication de nombreuses ressources sur des site web témoigne d'une volonté de les partager. Pourquoi adopter une licence libre ? Une licence libre permet de partager vos œuvres tout en conservant votre droit d'auteur. Pourquoi autoriser les versions modifiées ? En autorisant les versions modifiées, vous permettez que votre travail soit adapté à des besoins spécifiques. Les différentes versions du poster Retour

40 sites d'images libres de droit et/ou gratuites Pour trouver rapidement des milliers d'images de qualité libres de droit et souvent gratuites, voici une liste incontournable de moteurs de recherche, banques d'images et plateformes de partage photos. Dans le domaine de la photographie, une image est une oeuvre protégeable au titre du droit d'auteur et il n'est donc permis de l'utiliser sans l'accord préalable de son auteur, sauf si la photo est sous licence ou contrat d'utilisation avec des droits autorisés et que les conditions de son utilisation sont respectées. Un photographe peut décider que certaines de ses oeuvres soient libres de droit, ce qui indique que leur usage sous certaines conditions peut-être réduit à un coût forfaitaire ou nul. Par ailleurs, il existe sur le web des banques d'images libres de droits gratuites ou payantes. Les conditions d'utilisation de ces images variant d'un site à l'autre, il est donc essentiel d'avoir accès au source qui explique cette liberté de droit. Les Moteurs de recherche d'images Notes

Droit d'auteur : YouTube jugé irréprochable Dans la mesure où YouTube s'occupe des infractions qu'on lui signale et que le site s'efforce d'éviter les récidives futures, il ne peut pas être tenu pour responsable de la (non)conformité, vis à vis du droit d'auteur, des vidéos qu'il héberge. C'est par ce jugement que le tribunal de grande instance (TGI) de Paris a mis fin, hier, au conflit juridique qui opposait la plateforme vidéo à la Société Civile des Producteurs de Phonogrammes en France (SPPF) depuis 2009. Car il y a deux ans tout juste, la SPPF se plaignait par la voix de son directeur général, Jérôme Roger, «qu’un nombre très important de vidéomusiques produites par ses membres étaient de nouveau en ligne en 2009 alors qu'elles avaient été retirées par YouTube suite à sa demande en 2008.» Dès le premier signalement de la SPPF en 2008, YouTube avait rapidement fait disparaître les 233 vidéos en question de ses serveurs. Mais «la SPPF s'est abstenue de donner suite à cette proposition» , a constaté le TGI.

Nina chante le blues du ©opyright et choisit la licence CC0 Nina Paley est une artiste étasunienne auteure de bandes dessinées et dessins animés, dont le célèbre Sita Sings The Blues. Elle a pris en grippe, depuis bien longtemps, le système du copyright de son pays. J’ai découvert ses œuvres grâce à @Calimaq dont le blog SILex traite des problématiques du droit d’auteur. Hier, @Calimaq m’envoie un lien vers l’article qui va suivre. On le sait, les licences libres ne sont pas sans restrictions. Nina Paley nous livre ici son vécu, nous explique ce « vœu de non-violence légale » qui motive l’expérience qu’elle mène… et que je lui souhaite aussi heureuse que celle que je vis. - Pouhiou Article original sur le blog de Nina Paley Traduction Framalang : nafnaf, ehsavoie, Chuckman, goofy, Pouhiou par Nina Paley Par la présente, je déclare passer la licence de Sita Sing the Blues de CC-BY-SA (partage à l’identique) à CC-0. « Ne pas utiliser le savoir c’est lui faire injure » a écrit Jeff Jarvis, dans une réflexion sur la mort d’Aaron Swartz. Ugh. Goofy

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