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Le non commercial, avenir de la culture libre

Le non commercial, avenir de la culture libre
La licence NC (non commerciale) des Creative Commons permet à chacun de diffuser la culture librement en se laissant finalement la possibilité d'en faire soi-même commerce. Insupportable pour les libristes orthodoxes. Elle est pourtant indispensable pour réformer le droit d'auteur. Depuis le mois d’avril 2012, la fondation Creative Commons International a annoncé qu’une nouvelle version de ses licences (la 4.0) allait être publiée et un appel à commentaires a été lancé pour inviter la communauté à participer à la réflexion. Des modifications importantes sont envisagées, comme le fait de globaliser les licences pour ne plus avoir à les adapter pays par pays, en fonction des législations nationales. Il s’agit à vrai dire d’un vieux débat qui divise le monde du libre depuis des années. Quand les licences Creative Commons ont commencé à devenir visibles, la communauté du libre, familiarisée avec les problématiques du logiciel, a fraîchement accueilli ces clauses NC.

La répartition interne de la copie privée entre les ayants droit Pour chaque support vierge vendu, combien de copies privées perçoivent les ayants droit du sonore, ceux de l’audiovisuel – cinéma compris -, ceux de l’écrit et des arts visuels ? Le 14 décembre dernier, les ayants droit ont examiné ce document qui fixe la part respective que doivent se tailler les acteurs de la création. En France, c’est la loi qui fixe la répartition des sommes collectées au titre de la copie privée entre les sociétés d’ayants droit. La recette est figée à l’article L311-7 du Code de la propriété intellectuelle : 50 % pour les auteurs, 25 % pour les producteurs et 25 % pour les artistes-interprètes pour la copie privée sonore. À parts égales (33 % chacun) dans le secteur audiovisuel. Toutefois, en plus de cette répartition, il faut purger une question : sur un CD, un disque dur, une box, une tablette, etc. quelle est la part respective des copies sonores, audiovisuelles, d’images fixes ou de l’écrit ? Voilà les barèmes votés le 14 décembre...

Quilombo : « Donner une visibilité à toutes les formes de critique sociale » - Lémi et JBB De l’extérieur, l’endroit ne paye pas de mine, malgré des vitrines engageantes. Engoncée dans la façade d’un immeuble quelconque de la peu animée rue Voltaire, dans l’Est parisien, la petite librairie Quilombo cache bien son jeu. Une fois la porte passée, elle se révèle chaleureuse et animée. Photo par Formes Vives. À l’image de la librairie Publico2, Quilombo est le genre de lieux qui donne l’impression d’avoir toujours été là et d’être durablement enraciné dans le paysage. Retour sur l’histoire de la librairie et ses problématiques avec Cédric – l’un des fondateurs de Quilombo3 – ainsi que Bastien et Jacques, libraires de choc. Comment s’est lancé Quilombo ? « Quilombo a ouvert en octobre 2002, mais le projet avait été conçu en 1997-98 ; il nous a fallu quelques années pour réussir à le monter réellement. L’idée de départ était de créer une librairie-boutique – on ne savait pas trop comment se positionner – liée au CICP, le Centre international de cultures populaires. « Bien sûr.

News, Augmented » Obama envoie le data.gov sur les mobiles [Lu sur La Tribune] Le gouvernement Américain marque une nouvelle étape dans l'Open Data. Au cœur des débats, l'exploitation des données et leur démocratisation auprès du public font encore défaut, c'est pourquoi le Bureau du recensement Américain (Census Bureau) vient de lancer sa première application "America's Economy". Cette dernière révèle en temps réel les statistiques et les tendances de l'économie américaine autour de 16 grands indicateurs macro-économiques permettant de mesurer la santé du pays : le PIB, le taux de chômage ou encore les dépenses consacrées aux projets de construction. Alors que des liens permettent de partager ces données sur les réseaux sociaux, des alertes sont également prévues afin d'annoncer les nouvelles données mises à disposition. Cette application, qui reste toutefois encore relativement instable une fois installée, fait partie intégrante du projet, plus vaste, de modernisation du Bureau du Recensement sur le net.

Le “modèle de propagande” d’Herman et Chomsky « La Fabrique du consentement Vers le milieu des années 90, et plus précisément à la suite des grèves de décembre 1995, s’est constitué en France autour, notamment, de l’association Acrimed et du journal PLPL, un courant politique (désignons-le ainsi) qu’il est convenu de qualifier de « critique radicale des médias ». Si les travaux du sociologue Pierre Bourdieu et les écrits du journaliste Serge Halimi en constituent incontestablement les bases théoriques principales, les racines intellectuelles de ce mouvement se retrouvent également de l’autre côté de l’atlantique dans le travail entamé plus de vingt ans auparavant par l’économiste Edward S. Herman et le linguiste Noam Chomsky. Deux hommes en colère L’un comme l’autre, politisés très jeunes par leur environnement familial et leur fréquentation des milieux radicaux, sont assez naturellement amenés à se rencontrer lors de leur engagement commun contre la guerre du Vietnam à la fin des années 60. A l’époque, l’originalité de ce livre était double. Daniel Querry

Aurélie Filippetti : "Je vais réduire les crédits de l'Hadopi" Le gouvernement a chargé Pierre Lescure, ancien PDG de Canal+ et directeur du théâtre Marigny, d'une mission de concertation sur la culture face aux enjeux du numérique. Cette mission devrait statuer sur l'avenir de l'Hadopi, autorité de lutte contre le téléchargement illégal que François Hollande s'est engagé à "remplacer". La ministre de la Culture, Aurélie Filippetti, détaille (un peu) cette mission mais aussi sur ce que deviendra l'Hadopi d'ici mars prochain, date de remise du rapport. Quelle est la mission de Pierre Lescure, ancien PDG de Canal+ ? - Nous avons confié à Pierre Lescure une mission de concertation sur l'acte II de l'exception culturelle. Il s'agit de tirer un véritable bilan de l'évolution des pratiques en matière d'utilisation des contenus culturels numériques, et de dégager une prospective sur les besoins légaux pour qu'internet devienne l'une des plus grandes sources de financement de la culture. Cela passera-t-il nécessairement par une suppression de l'Hadopi ?

L'enfer de la corruption Serge Dassault est un homme de droite, un marchand d’armes et le patron du Figaro. Il a aussi été le maire de Corbeil-Essonnes, ville de la banlieue parisienne prise au Parti communiste en 1995. En 2009, le Conseil d’Etat le condamne pour avoir acheté le vote de nombreux habitants et invalide sa dernière réélection. De nouvelles élections sont alors organisées. Dassault, inéligible, avance son candidat, Jean-Pierre Bechter. Face à lui, le PCF compte sur une décision de justice qui légitime ses accusations de corruption pour emporter le suffrage. Il ne s’est pas agi, pour les réalisateurs, de « filmer l’ennemi » mais d’enregistrer un désordre social et moral. Dans cette bataille à armes inégales, chacun des protagonistes joue sa partition, et il suffisait d’être là au bon moment pour capter la petite phrase révélatrice ou bien la situation comique ou désolante. Que répondait le Keuner de Brecht [2] à la question : comment rendre quelqu’un incorruptible ?

Eléments pour la réforme du droit d'auteur et des politiques culturelles liées Après le rejet du traité ACTA par le parlement européen, une période s'ouvre dans laquelle il sera possible, si nous nous en donnons les moyens, d'installer un nouveau cadre réglementaire et politique pour l'ère numérique. Un grand nombre de citoyens et de députés européens adhèrent au projet de réformer le droit d'auteur et le copyright. Le but de cette réforme est que chacun d'entre nous puisse tirer tous les bénéfices de l'ère numérique qu'il s'agisse de s'engager dans des activités créatives ou d'expression publique, ou d'en partager les produits. Dans les mois et années qui viennent, les questions clés seront : quels sont les vrais défis de cette réforme ? Ce texte, disponible en français, en anglais, et en espagnol fournit une réponse à la première question et un ensemble cohérent de propositions pour aborder la seconde. Ce texte est ouvert aux commentaires et à la discussion. Télécharger le texte (.pdf) Les objectifs Les composants d'une réforme 1. 2. 3. 4. 5.

Militer face aux Nouveaux chiens de garde : entretien avec le réalisateur (...) Gilles Balbastre est le réalisateur de nombreux films documentaires de télévision (Le chômage a une histoire ; Moulinex, la mécanique du pire ; Fortunes et infortunes des familles du Nord...) et le co-réalisateur au cinéma, avec Yannick Kergoat, des Nouveaux chiens de garde, sorti en janvier 2012. Le film a pour cible le monde des grands médias. Il s’inspire du livre du même nom de Serge Halimi, avec qui Balbastre publiait, dans les années 2000, les journaux « sardoniques » Pour Lire Pas Lu et Le Plan B, où ce thème était déjà central. La sortie du film s’est accompagnée pendant de nombreux mois de débats à travers toute la France, avec les réalisateurs ou, notamment, des membres de l’association de critique des médias Acrimed. Cet été, Gilles Balbastre nous a fait le plaisir de répondre à nos questions, à Lille, où il réside. Gilles Balbastre : Le film est sorti le 11 janvier 2012. A ce propos, je considère que le boulot des médias n’est pas de faire de la publicité sur le film.

News, Augmented » Acta 404 [Lu sur les Internets] Jour de fête sur les Internets, le traité Acta a été rejeté par le Parlement européen. Après plusieurs votes négatifs en commissions et des années de sensibilisation et de mobilisation de l'opinion publique, ce projet d'accord commercial anti contrefaçon a été rejeté par 478 voix contre, 39 voix pour et 165 abstentions. Des députés européens Verts célèbrent la victoire contre Acta Les divisions au sein du principal parti européen, le PPE (droite), ont eu raison de ce projet depuis longtemps critiqué. Une victoire pour les opposants au traité, comme la Quadrature du Net, qui se félicite de ce succès. Les institutions européennes doivent reconnaître que l'alliance entre les citoyens, les organisations de la société civile et le Parlement européen est au fondement d'une nouvelle ère démocratique en Europe. A relire sur OWNI : - Notre timeline des négociations - Une tyrannie du droit d'auteur nommée Acta

Pour changer le monde, soyez psychologue Alda ! a interviewé, Séverine Millet, qui est conseillère en communication responsable. Elle est expert à ce titre auprès de l’ADEME. Elle fait aussi de l’accompagnement du changement où elle aide à lever les freins à l’action et à trouver les moteurs pérennes. Militante écologiste et des droits humains depuis ses 14 ans, elle est avocate de formation et spécialisée dans les énergies renouvelables qu’elle traite en considérant le volet (ou les barrières) psychologique/s. Alda - Comment êtes-vous arrivée à étudier la psychologie de la militance ? Séverine Millet - Quand on est militant, on ne l’est pas par hasard. Pourquoi, alors que l’on est si informé, nous est-il si difficile de changer nos comportements et nos modes de vie ? Les sociologues de l’environnement mentionnent comme première cause la « Dissonance cognitive ». Certains se mettent dans une telle tension qu’ils en arrivent au déni. Imaginons un carré.

La Cantine Richard M. Stallman fera une conférence sur le thème : "Copyright vs communauté dans l'ère des réseaux informatiques" Présence gratuite et ouverte à tous, <<<--- Inscription en ligne (sur cette page, à gauche) <<<--- www.gnu.org Liberté, Egalité, Fraternité par Stallman Richard Matthew Stallman (né à Manhattan, le 16 mars 1953), connu aussi sous les initiales rms (en minuscules, ainsi qu’il sied aux informaticiens des années 1970 pour qui l’avènement du bas de casse sur les écrans informatiques représenta une vraie conquête), est un programmeur et militant du logiciel libre. Depuis le milieu des années 1990, il consacre la majeure partie de son temps à la promotion du logiciel libre auprès de divers publics un peu partout dans le monde.

Crowdfunding; la dernière phase de transformation de l'être humain en capital. - Le Chaotidien "...It's the most ambitious project we have ever undertaken, but it's gonna cost more money. That's why we are setting a new goal. So thank you for your support. And please, help us get to the next level." L'excitation retombe. cette année, pas moins d'un message électronique sur 10 (allez, sur 20, j'exagère toujours un peu...) était une demande de participation financière à un "projet". Pour reprendre le fil de mon histoire, le plus inquiétant à mon sens, c'est que je ne sais fichtre pas pourquoi ces appels à financement me mettent mal à l'aise. La première tête apparente, c'est le déport d'une démarche de "financement de projet", propres des structures capitalistiques classiques à/dans des entités activistes, politiques, humaines, voire "individuelles" (dans le sens agambenien de la singularité quelconque). Là où cela devient problématique c'est lorsqu'une organisation non structurée verticalement (en apparence, du moins. - "Ouais, je t'entends mais 7 euros par mois, tu peux pas ?

Richard Stallman : « Avec Hadopi, la France n'est pas un pays libre » L’informaticien et activiste Richard Stallman est le père du logiciel libre. Ses combats : le respect de la vie privée et les libertés informatiques. Entretien. L’utilisation des données personnelles de ses abonnés par Facebook, le long combat contre la loi Hadopi, le rôle des réseaux sociaux lors de révolutions arabes... Les batailles pour les libertés numériques et le respect de la vie privée sur Internet ont marqué l’actualité cette année. Ce combat, l’informaticien et activiste Richard Stallman l’a commencé il y a trente ans, en inventant les logiciels libres : libres d’être copiés, examinés, distribués et modifiés. A 58 ans, l’Américain incarne le visage alternatif, libertaire et anarchiste de l’informatique. Que pensez-vous de la loi Hadopi ? La loi Hadopi relève de la guerre contre le partage. Ils ont modifié l’Hadopi pour introduire un faux procès, qui ne peut rien faire sauf vérifier qu’il y a une accusation. « Voter pour celui qui supprimera Hadopi »

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