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Karl Polanyi, le marché et le socialisme - La vie des idées

Karl Polanyi, le marché et le socialisme - La vie des idées
Recensé : Karl Polanyi, Essais, Paris, Seuil, 2008, 589 p., 29 €. Édités par Michèle Cangiani et Jérôme Maucourant, traduits par Françoise Laroche et Laurence Collaud, avec une postface d’Alain Caillé et Jean-Louis Laville. On prend aujourd’hui la mesure de la postérité intellectuelle de Karl Polanyi, dans des domaines aussi divers que l’anthropologie (Marshall Sahlins, Louis Dumont), l’histoire de la Grèce antique (Moses Finley) ou la sociologie économique (Mark Granovetter). Un courant de sciences sociales comme le MAUSS (Mouvement anti-utilitariste en sciences sociales, auquel appartiennent Alain Caillé et Jean-Louis Laville, auteurs de la postface) revendique son influence. Il n’en reste pas moins que la réception française a longtemps souffert des retards et de la rareté des traductions de l’œuvre prolifique du grand penseur hongrois. Karl Polanyi (1886-1964) Économiste d’origine hongroise, il émigre dans les années 1930 en Grande-Bretagne puis aux États-Unis.

Néo-institutionnalisme sociologique et nouvelle sociologie économique : quelles relations ? 1Après une première phase de diffusion et de légitimation de l’approche néo-institutionnaliste —période de l’adolescence selon Scott (1987)— il est aujourd’hui possible de faire un panorama des courants qui se réclament explicitement de cet horizon (Campbell, Perdersen, 2001) extrêmement enrichi mais bien plus confus, tant au plan théorique qu’au plan épistémologique et méthodologique. Nous assistons à une pluralisation des approches néo-institutionnalistes qui bien souvent ne partagent pas les mêmes concepts et qui traversent les traditions culturelles de chaque discipline. 2Avant d’examiner les éléments qui séparent les différentes approches institutionnalistes, il convient de mettre en lumière les aspects sur lesquels elles concordent (Peters, 1999). En premier lieu, tous les institutionnalismes attribuent un rôle central aux institutions dans les sociétés modernes. 5Trois orientations principales se disputent le champ (Scott, 1998) peuvent être distinguées.

Ha-Joon Chang : La finance ? Une arme de destruction massive… Lundi 12 novembre 2012 1 12 /11 /Nov /2012 05:11 Le ton est presque badin, Ha-Joon, professeur d’économie à Cambridge, ouvrant sur les sept façons de lire son essai, selon que l’on soit ou non informé, selon que l’on veuille ou non s‘informer. Economiste hétérodoxe, attaché au système capitaliste, il nous livre ici une réflexion réjouissante, sinon inquiétante, sur l’issue d’une crise dont on nous promet qu’elle sera bientôt presque derrière nous. C’est ce "presque", on l’aura compris, le nœud du problème, qui invite les peuples à se serrer toujours davantage la ceinture, dans l’illusion d’un sacrifice collectif salutaire… L’économie mondiale est en lambeaux, nous dit sans ambages Ha-Joon. Les chômeurs ? Pourquoi ce désastre ? Passons sur les démonstrations, simples et chiffrées. Prenez les entreprises : faut-il les gérer dans l’intérêt des actionnaires ? Autre exemple : enrichir les riches n’enrichit pas les pauvres.

C-P Productions Polanyi et le socialisme du possible Maître de conférences à Université Jean Monnet de Saint-Etienne UMR 5206 Triangle (ENS-LSH, Lyon 2 et IEP de Lyon) Karl Polanyi et le socialisme du possible1 Durant les 1920 s'est développée une controverse décisive pour la théorie économique. Dans un article de 1922, "Comptabilité socialiste" ("Sozialistische Rechnungslegung"), Karl Polanyi cherche, quant à lui, à montrer qu'il est possible de promouvoir une forme de calcul économique rationnel à l'intérieur d'un modèle "fédéral" de socialisme4. En premier lieu, nous présenterons certains aspects du modèle fédéral pour mettre en évidence le mécanisme de comptabilisation rationnelle des coûts. Ce modèle n'a pas suscité que des critiques libérales ou étatistes. §1/ Le «socialisme confédéral» et la question de la comptabilité rationnelle A. 1. 2. B. En réalité, le type de cette gestion dépend des formes d'organisations politiques. C. Plus tard, Polanyi sera très explicite. D.

Joseph Schumpeter (1883-1950) Sa vie Joseph Schumpeter est né dans une famille de la bourgeoisie autrichienne. Il étudie le droit à Vienne au début du XXe siècle, dans une université qui est alors un des hauts lieux de la réflexion économique, avec Eugen von Böhm-Bawerk, Carl Menger et Friedrich von Wieser. A 26 ans, il entame une carrière universitaire qui l’amène notamment à enseigner à l’université de Columbia, avant de revenir à Bonn (jusqu’en 1934), puis d’être nommé à Harvard (où il terminera sa carrière). Sa pensée Avec Keynes, ce fut le monstre sacré de l’économie du XXe siècle. économique propres à une économie de marché, il existe des cycles longs, de l’ordre d’un demi siècle (moitié pour la phase de croissance, moitié pour la phase de ralentissement), dont le déterminant est une innovation technique majeure qui irrigue toute une série d’applications portées par les entreprises et suscite des vagues successives d’investissements. Ses écrits Capitalisme, socialisme et démocratie (1942), éd. Commentaires

Les SCOP, les SCIC, c'est quoi ? Les sociétés coopératives participatives (SCOP) sont des entreprises commerciales de type "société anonyme" ou "société anonyme à responsabilité limitée". Elles peuvent prendre deux formes juridiques différentes : la société coopérative et participative ou la société coopérative d’intérêt collectif. Les sociétés coopératives participatives (SCOP) Les SCOP : des entreprises qui appartiennent à leurs salariés Dans une SCOP, les salariés possèdent au minimum 51% du capital, ils sont associés majoritaires. une partie (environ 45 %) constitue les « réserves impartageables » qui vont contribuer au développement de l’entreprise en permettant la consolidation des fonds propres et les investissements ; une partie (environ 10 %) est versée en dividende aux associés ; une partie est versée à l’ensemble des salariés de la SCOP, qu’ils soient actionnaires ou pas. A savoir Les SCOP sont les seules formes de coopératives dans lesquelles les associés sont des salariés. < Retour

La RSE : nouvelle forme de dé-marchandisation du monde ? Des DOI sont automatiquement ajoutés aux références par Bilbo, l'outil d'annotation bibliographique d'OpenEdition.Les utilisateurs des institutions qui sont abonnées à un des programmes freemium d'OpenEdition peuvent télécharger les références bibliographiques pour lequelles Bilbo a trouvé un DOI. Le service d'export bibliographique est disponible aux institutions qui ont souscrit à un des programmes freemium d'OpenEdition.Si vous souhaitez que votre institution souscrive à l'un des programmes freemium d'OpenEdition et bénéficie de ses services, écrivez à : contact@openedition.org Aglietta M., (1997, 1976), Crise et régulation du capitalisme, Odile Jacob, Paris Aglietta M., Orléan A., (1982), La violence de la monnaie, Presses Universitaires de France, 1998 Aglietta M., Brender A., (1984), Les métamorphoses de la société salariale, Calmann-Lévy, Paris Aglietta M., Reberioux A., (2004), Dérives du capitalisme financier, Paris, Albin Michel Arrow K. Boyer R., (1986), Théorie de la régulation.

Sortir d’une crise économique L’économiste vedette Paul Krugman ne décolère pas. Non pas tant parce que la crise était évitable, mais parce qu’on la laisse perdurer. Ses éditoriaux dans le New York Times et son dernier ouvrage (Krugman, 2012) l’affirment avec force : depuis bientôt cinq ans, les États-Unis et l’Europe sont victimes d’un désastre économique dont le remède est, d’après lui, testé, approuvé, facile à administrer et bon marché. À ses yeux, le problème est simple : la demande reste insuffisante tandis que l’offre est abondante. En d’autres termes, les pays en crise n’utilisent pas les ressources dont ils disposent. Leur main d’œuvre au chômage est généralement disposée à travailler mais les emplois manquent ; la plupart des entreprises sont en état de fonctionnement mais les commandes se font attendre ; les magasins sont normalement approvisionnés mais beaucoup restent déserts. Mauvaises solutions Pour Krugman, l’austérité expansionniste est un mirage qui n’existe que dans les articles des économistes.

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