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Plaidoyer pour lebook

Plaidoyer pour lebook
Faux départ Annoncés à grand bruit, les premiers lecteurs numériques apparus il y a une dizaine d’années ont suscité chez les éditeurs des débats passionnés. Les plus exaltés prédisaient l’avènement d’une révolution qui allait, à l’instar de la révolution de Gutenberg des siècles plus tôt, bouleverser du tout au tout l’univers du livre en le privant définitivement de son papier. Les plus sceptiques balayaient d’un revers de la main cette éventualité, considérant le livre électronique comme un pur fantasme, et retournaient sans se laisser distraire davantage – et sans plus prêter attention aux évolutions de l’univers numérique – à leurs habituelles occupations. Il faut dire que le présent leur donnait raison : un modèle économique qui fait défaut et la faillite rapide des premiers constructeurs de readers en Europe, dont la société française Cytale. Aujourd’hui, pour une chanson digitale achetée, une vingtaine de titres seraient encore piratés. La littérature générale, une exception ? 1.

La politique d’immigration sarkozyenne - La vie des idées Dans un livre collectif profondément original, vingt-trois contributeurs analysent les modalités du traitement des étrangers en France. Leur étude, à la fois exploration des processus administratifs et description de parcours individuels et collectifs, dépasse le stade de l’indignation pour évaluer les résultats politiques et sociaux de la politique française d’immigration « choisie ». Recensé : Anne-Isabelle Barthélémy, Catherine Benoît, Vincent Berthe et al., Cette France-là, vol. 1, 06 05 2007/30 06 2008, Paris, La Découverte, 2009, 449 p. Premier tirage, édition reliée : 15 €. Second tirage, édition brochée : 14 €. Quatre-vingts courts récits individuels ou familiaux ouvrent Cette France-là, après une introduction laconique : tous racontent l’échec d’une entreprise d’immigration en France. Sur la couverture de ce premier volume, deux dates marquent les bornes de l’étape liminaire de ce projet : 6 mai 2007 et 30 juin 2008. Des perspectives stimulantes sont ouvertes par les auteurs.

La diversité éditoriale est-elle menacée ? - La vie des idées Empêtrés, trop longtemps sans doute, dans une vision religieuse du livre, aveuglés par le caractère sacré qu’on a souvent voulu lui conférer (de l’Église à l’Éducation nationale), nous devons absolument découvrir la dimension industrielle de l’édition pour comprendre la façon dont aujourd’hui se forment, se diffusent, vivent et meurent les idées écrites. Le livre, c’est un ensemble de métiers, une conjonction d’activités économiques unies pour produire et diffuser des œuvres. Or cette industrie, ainsi que celui qui choisit, met en forme, produit et diffuse le livre – l’éditeur dans tous ses états –, est aux prises avec plusieurs mutations simultanées. Les phénomènes de concentration dans le monde de l’édition ne sont pas récents, mais ils se sont accélérés brutalement dans le dernier tiers du XXe siècle. Leurs effets induits (sur la politique éditoriale, sur la production des idées et des œuvres, etc.) ne sont pas nouveaux, mais ils prennent aujourd’hui une ampleur inédite.

Michael Jackson C’est en découvrant dans les pages d’un magazine l’image d’un visage brûlé par les produits éclaircissants que Barack Obama – ainsi qu’il le raconte dans son autobiographie – s’est senti noir pour la première fois, irréductiblement noir. Celui que l’on allait accuser plus tard de n’être « pas assez noir » a senti ses entrailles se serrer devant une telle apostasie de soi. Cela explique peut-être le silence du président américain à l’heure où une bonne partie de l’Amérique pleurait Michael Jackson et son évocation, tardive et par porte-parole interposé, de la nature « tragique » de la vie de l’artiste. On rappelle en effet fréquemment depuis sa disparition que Jackson a désespérément blanchi sa peau, par volonté, dit-on, d’effacer toute négrité, identifiant cette dernière à la brutalité virile de son propre père. L’enfance de l’art Michael Jackson laisse l’image d’un homme torturé par ses démons, qui étouffèrent son génie et le transformèrent en figure fantomatique. The Wiz

Internet, nouvel espace démocratique ? - La vie des idées Dominique Cardon est sociologue au Laboratoire des usages de France Télécom R&D. Ses travaux portent notamment sur les transformations contemporaines de l’espace public, sur les relations entre les usages des nouvelles technologies et les pratiques culturelles et médiatiques. Entretien réalisé lors du Forum « Réinventer la démocratie » qui s’est tenu à Grenoble les 8, 9 et 10 mai 2009. Sommaire des vidéos : Comment Internet permet-il de corriger les défauts de la démocratie représentative ? Comment Internet permet-il de corriger les défauts de la démocratie représentative ? Si cette vidéo ne marche pas malgré la présence de Flash ou que vous ne pouvez pas installer Flash (par exemple sur mobile), vous pouvez la voir directement sur Dailymotion. L’égalité des participants est-elle réelle ? L’égalité des participants est-elle réelle ? On assiste à une diversification des publics de l’Internet. On assiste à une diversification des publics de l’Internet. Note technique : Aller plus loin

L'image des banlieues - La vie des idées Recensé : Julie Sedel, Les médias & la banlieue, Collection INA | Penser les médias, Éditions Le Bord de l’eau, 2009, 230 pp. , 18€. Dans un livre au style alerte et précis, Julie Sedel restitue l’essentiel de son travail de thèse mené entre 1999 et 2006 dans deux quartiers populaires de la banlieue parisienne et dans les rédactions de plusieurs organes de presse. En mobilisant sociologie, science politique et analyse du discours, elle étudie trois dimensions qui, étroitement articulées, rendent compte de la construction de la représentation médiatique des banlieues : les transformations du monde médiatique, les évolutions économiques, culturelles et sociales des quartiers HLM, les luttes symboliques des différents acteurs concernés pour la production légitime de l’image des banlieues. Le troisième chapitre entre dans le vif du sujet en détaillant les logiques de production de l’information en banlieue. Photo (cc) : Alain Bachellier Pour citer cet article : Nota bene :

Kindle et livres online Son usage m'est devenu tellement naturel que j'ai oublié d'en reparler (voir ces billets ). Trois mois après, mon Kindle est toujours vivant. Je veux dire que je m'en sers régulièrement et que je l'apprécie. Absorbé par d'autres tâches, je ne lis pas autant que j'aimerais mais, suivant les titres et les circonstances, je lis sur papier ou sur Kindle. J'ai envie de dire que je ne fais pas la différence, mais ça ne serait pas honnête. J'ai une préférence pour le papier bien sûr, mais je peux parfaitement lire – et lire longtemps - sur le Kindle. Il s'agit bien d'une première version, trop chère et qui a besoin d'améliorations. Attendez que ça baisse, mais n'hésitez pas à vous en procurer un… le moment venu. J'ai repensé à tout cela en lisant quelques brèves sur les mouvements de pachydermes des maisons d'éditions. PaidContent signale que Random House vient de mettre en vente un livre par chapitres. Qu'en pensez-vous? [Photo prise par Paul Rabinow] Signaler ce contenu comme inapproprié

Vertus de l’Internet Ce texte est issu d’une présentation à la table ronde « Internet et renouveau démocratique » (avec Daniel Bougnoux et Patrice Flichy), animée par Caroline Broué au forum « Réinventer la démocratie » (organisé par La République des idées à Grenoble le 9 mai 2009). À la question de la place d’Internet dans le renouvellement des figures de la démocratie, beaucoup de réponses très diverses et contradictoires peuvent être apportées. Car, à considérer Internet comme un tout, à la fois objet technique, média, espace public, support ou instrument politique, on prend le risque de fondre ensemble des choses si différentes que toute généralisation glisse sur cet improbable objet, sans parvenir à le spécifier. Je voudrais cependant prendre ce risque en avançant, sans beaucoup de précautions, six propositions relatives à l’expérience de la démocratie sur Internet. Les six vertus politiques d’Internet 1. L’exclusion des immobiles 2. La dépolitisation narcissique 3. La fin de la vie privée 4. 5. 6.

un faux problème Quelques mois après la création d’un « ministère de l’immigration et de l’identité nationale », une première dans l’histoire de la République, l’historien Gérard Noiriel décrypte les usages politiques de la notion d’identité nationale depuis le XIXe siècle jusqu’à la campagne présidentielle de 2007. Recensé : Gérard Noiriel, À quoi sert « l’identité nationale » ?, Marseille, éditions Agone, collection « Passé & présent », 2007, 154 p. Lire aussi : « Parler d’autres langages que celui de la science », entretien avec Gérard Noiriel [8-01-2008] Cet ouvrage est le premier titre de « Passé & présent », la collection que le CVUH (le Comité de vigilance face aux usages publics de l’histoire) vient de créer aux éditions Agone. C’est cette question de l’« identité nationale », remise au centre de l’actualité politique pendant la campagne présidentielle, que Gérard Noiriel analyse dans ce bref mais dense petit livre. L’histoire, rappelle-t-il d’abord, est à différencier de la mémoire.

Fabric° soc. d’1 individu Regardez cet entretien en vidéo Lire le texte de l’entretien Écouter ou téléchargez cet entretien au format audio mp3 Bernard Lahire est né à Lyon en 1963. Entretien avec Bernard Lahire, sociologue Si cette vidéo ne marche pas malgré la présence de Flash ou que vous ne pouvez pas installer Flash (par exemple sur mobile), vous pouvez la voir directement sur Dailymotion. La vie des idées : Bernard Lahire, vous êtes sociologue, Professeur à l’Ecole Normale Supérieure – Lettres et Sciences Humaines de Lyon et directeur du Groupe de Recherche sur la Socialisation. Bernard Lahire : Ces questions sont venues petit à petit, au fur et à mesure des enquêtes empiriques que je menais. La vie des idées : Vous formulez une critique très dure de cette notion d’habitus. Bernard Lahire : Le titre de mon ouvrage L’Homme pluriel n’est pas un très bon titre, au sens où il ne résume pas parfaitement la thèse centrale du livre. Bernard Lahire : Le cas des transfuges est un bon exemple. Bernard Lahire : Oui.

Bonheur et vie quotidienne - La vie des idées Intervenants : Andrew Clark (directeur de recherche, CNRS), Nicolas Sauger (chargé de recherche, CEVIPOF). C’est un thème nouveau et relativement exotique pour les économistes qui a été abordé lors de cette table ronde : le bonheur. D’après le calcul microéconomique standard, l’agent rationnel fait ses choix en maximisant une fonction d’utilité, censée modéliser le degré de satisfaction des individus. On suppose ainsi que les agents sont plus contents lorsqu’ils consomment plus, travaillent moins, etc. Jusqu’à il y a une quinzaine d’années, aucun travail empirique ne tentait cependant de mesurer directement les déterminants de la satisfaction des individus. C’est ce manque que se propose de combler l’économie du bonheur. Au niveau macroéconomique, le niveau de satisfaction moyen apparaît positivement corrélé au PIB par habitant. Au niveau microéconomique, les chercheurs ne savent pas bien ce qui rend les gens heureux. Entretien avec Andrew Clark, directeur de recherche, CNRS. Nota bene :

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