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LE TEMOIGNAGE EN HISTOIRE - INTRODUCTION

LE TEMOIGNAGE EN HISTOIRE - INTRODUCTION

Histoire - L'interprétation de témoignage Notion de témoignage historique L'histoire s'appuie sur les documents humains qui ont été conservés jusqu'à maintenant. Ces traces peuvent se présenter sous des formes très diverses : manuscrit, témoignage oral, récit autobiographique, œuvre d'art, objet matériel, etc. Elles permettent un contact concret (bien qu'imparfait) avec le passé, contrairement aux travaux d'historiens qui sont des interprétations de ce passé. À titre d'exemples, on peut distinguer : Les sources matérielles. Une même source peut appartenir à plusieurs types. La connaissance historique ne se construit pas seulement par l'analyse et la critique de telle ou telle source, mais surtout par la comparaison et la mise en relation de sources nombreuses et variées, et, quand c'est possible, de séries de sources; car toute source est par elle-même incomplète. Objectifs spécifiques Être sensibilisé au rôle fondamental des témoignages dans le travail de l'historien. Opérations intellectuelles à effectuer Pour un document écrit

Isaac Celnikier, mémoire et vie Signature : Myriam Boutoulle - 18 novembre 2011 Ill. Portrait d’Isaac Celnikier devant les Fiancées Juives au Pavillon du Musée Fabre à Montpellier en 1993. Depuis la fin des années 60, cet élève du peintre cubiste et expressionniste tchèque Emil Filla n'a cessé de rappeler à la mémoire les Juifs anéantis par la Shoah. « On m'a qualifié de peintre expressionniste. Comment pourrais-je être un peintre abstrait ? Je lutte contre l'abstraction, contre la tendance constante depuis la guerre à faire abstraction de ce qui s'est passé, y compris chez ceux qui évoquent le devoir de mémoire », s'emportait cet homme en colère.Il disait sa rage de peindre en travaillant la matière chromatique à pleine pâte, brossée ou maçonnée au couteau, dans des toiles telles que le Ghetto à l'Ange (1958-1964, musée d'Art Yad Vashem à Jérusalem), Masada (1971-1982) ou le grand triptyque de Birkenau (1988). Pour autant l'oeuvre d'Isaac Celnikier ne saurait être réduite au seul témoignage de la Shoah.

Histoire, mémoire et témoignage La bande dessinée et la Shoah 1 - « Auschwitz » de Pascal Croci Présentation L'histoire se déroule en ex-Yougoslavie. Kazik et sa femme Cessia se souviennent d'Auschwitz. C'est à dire en mars 1944 quand ils découvrent la barbarie nazie. Petite biographie de l'auteur Pascal Croci est né en 1961, et vit dans l'Aveyron. Le travail de l'auteur Pascal Croci restitue par cette bande dessinée une mémoire collective afin de sensibiliser les nouvelles générations au devoir de mémoire. Certains faits racontés dans la bande dessinée sont inspirés de livres ou de personnages ayant réellement existé. Les trois principaux témoins ayant participé à ce projet sont : Renée Eskenazi, déportée à l'âge de 17 ans avec sa famille au camp d'Auschwitz-Birkenau, elle échappera à la chambre à gaz avec sa sœur.Charles Baron, déporté à l'âge de 16 ans à Auschwitz. Bilan Auschwitz fut donc la première bande dessinée réaliste sur le thème de la Shoah. © Arnaud Detienne 2 - « Maus » de Art Spiegelman, 1987 2.1 - Premier point de vue Sources © Simon Treton

“MAUS d’Art Spiegelman : bande dessinée et Shoah” MAUS d’Art Spiegelman, de Pierre Alban Delannoy, est le premier ouvrage en langue française entièrement consacré à l’œuvre éponyme de Spiegelman. Paru aux éditions de l’Harmattan en 2002, il est à souligner pour la rareté d’un ouvrage portant sur l’étude d’une seule bande dessinée. Dès l’introduction, l’auteur annonce ainsi son angle d’approche : «MAUS a été abordé par des critiques et des chercheurs qui travaillent dans le domaine spécifique de l’Holocauste, mais aussi par des Historiens, des spécialistes de l’art, des psychologues et des psychanalystes. […] Cependant, il est particulièrement surprenant qu’il s’en trouve si peu pour aborder MAUS en tant que comic book.» Cette réflexion s’organise alors autour de quatre chapitres. Delannoy aborde également les choix esthétiques de Spiegelman pour MAUS. Ce premier axe permet alors à Delannoy d’aborder au second chapitre les modalités énonciatives du témoignage en bande dessinée. Référence Imprimer ce billet Posté dans : Recensions

Histoire des Arts - Zoran Music - Galerie virtuelle des Arts Plastiques du Collège Jacques Prévert de Chambly (Oise) Zoran Music « Nous ne sommes pas les derniers » (1970-1975) « Camarade, je suis le dernier », avait crié un détenu, pendu avant la libération du camp d'Auschwitz. « Nous ne sommes pas les derniers », lui répond Zoran Music en 1970 en choisissant ce titre pour l'exposition de ses dessins. Zoran Music, peintre de renommée internationale est né en Dalmatie (alors Empire d'Autriche-Hongrie, aujourd'hui Croatie) en 1909. Ecrits et propos de Zoran Music, Biographie, 1981 « Je commence timidement à dessiner. Plus tard, je dessine au camp même. Je dessine comme en transe, m'accrochant morbidement à mes bouts de papier. Et la hantise de ne point trahir ces formes amoindries, de parvenir à les restituer aussi précieuses que je les voyais, réduites à l'essentiel. Mais ces dessins, les verra-t-on jamais? J'ai appris à voir les choses d'une autre façon. Quand je suis revenu à Venise en 1945, j'ai commencé à peindre des paysages et des chevaux. Zoran Music - Bukovica 1909 - Venise 2005 Inv. : AM 1978-632

L'art et les camps Dernière modification de cette page : 01/19/2012 21:39:40 Pour répondre aux demandes sur l'art et les camps, voici quelques oeuvres réalisées à propos des camps, souvent par des témoins directs. Prémonitions Des oeuvres d'avant la guerre montrent que les artistes sont déjà très inquiets sur le respect de l'homme. Karl Hofer, Prisonniers, 1933. Petite explication, en réponse à Raphaël (octobre 2011) En fait, nous y voyons quelque chose de plus que ce que voyaient les gens qui regardaient ce tableau en 1933. Nous, par contre, nous savons : nous voyons autre chose : nous avons dans la tête ces photos de déportés décharnés, crâne rasé, maigres... qui sortiront des camps (pour ceux qui en sortiront) et donc, cette image des survivants des camps se superpose dans notre tête au tableau. * Vocabulaire : Une prémonition désigne le sentiment de savoir ce qui va arriver dans le futur. La persécution des Juifs, vue par Felix Nussbaum Felix Nussbaum, Autoportrait avec passeport juif, 1943 Le ghetto

L'exposition Mus/Mouse/Maus au Mémorial de la Shoah - hamid.soltani Né le 15 février 1948 à Stockholm, en Suède, où ses parents se sont réfugiés après avoir survécu à la Shoah, Art Spiegelman est un mythe de la bande dessinée moderne. Après s’être installé aux Etats Unis, il contribue à l’illustration de revues telles que Real Pulp ou Young Last, avant de publier en 1986 l’ouvrage qui rencontrera un succès mondial : Maus. Bande dessinée monochrome de plus de 250 pages, traduite en 18 langues, Maus est un récit mêlant deux histoires : celle de la Shoah, et celle des relations entre un père et son fils. Composée de deux tomes, « Mon père saigne l’histoire », sorti en 1986, et « Et c’est là que mes ennuis ont commencé », sorti en 1991, Art Spiegelman retrace dans Maus l’histoire de son père, juif polonais déporté à Auschwitz. En 1973 déjà, il avait mis sa vie et ses expériences en images en revenant sur le suicide de sa mère, survenu cinq ans plus tôt, dans « Prisoner of the Hell Planet », publié dans le premier numéro de Short Order Comix.

LOMIR ZINGEN A LIDELE - aacce 19 avril 2010 1 19 /04 /avril /2010 01:31 Notre ami Eric Slabiak ("Les Yeux noirs"), qui nous avait régalé au printemps dernier dans son récital « Yiddish Mélodies » , et que nous accueillerons au 14 rue de Paradis le Vendredi 18 juin, a bien voulu nous transmettre pour les lecteurs de la LETTRE la translitération de cette chanson immortalisée en son temps par MOULOUDJI, dont vous pouvez écouter ci-dessous la version française chantée par Mouloudji lui-même .. Un jour tu verras… - S’vet kumen a tog Adaptation yiddish : Gilles Rozier/Yitskhok Niborski Musique de Georges Van Parys (1954) In eynem a tog Trefn zikh veln mir Ergets vu, s’iz alts eyns, Vu es firn di trit. Kukn vestu af mir Shmeykhlen vel ikh tsu dir Un azoy, hant in hant Vel’ mir geyn af shpatsir. Di tsayt loyft azoy gikh Vet bahaltn di nakht Undzere hertser tsvey Undzer glik mit zey Ot dergeyen mir bald Tsu a shtotplats in groy Vu s’vet shtiln der bruk Undz di zeln azoy. Es vet zayn dort a bal Orem un gants banal Untern himl trib Troyerik biz gor

Les berceuses yiddish A Miryam et à tous les enfants d’un monde disparu. « zingen vel ikh dir a lidele… » Et je te chanterai une petite chanson… Près de soixante ans après la Shoah, les berceuses yiddish nous chantent aujourd’hui encore l’histoire et la culture d’une communauté disparue. Du shtetl au ghetto La période la plus riche, et donc la plus intéressante pour cette étude, se situe entre le début du 19ème siècle et la seconde guerre mondiale. Le yiddish, langue du cœur, langue de la souffrance Les communautés des Juifs de l’Est ont en commun une langue issue à l’origine des parlers haut-allemands. Richesse d’une tradition musicale Il serait beaucoup trop long de s’étendre sur la place de la musique et du chant dans la tradition juive : elle est essentielle dans le domaine liturgique, à la synagogue, dans la vie familiale et dans les fêtes officielles Endormir l’enfant Promesses et menaces « der tate heisst Yssruli die mame heisst Mali. »[10] Ton père s’appelle Yssruli Ta mère s’appelle Mali. Paroles d’amour

ART ET SHOAH Selon les rescapés de la Solution finale, aucun art, quel qu'il soit, ne saurait conceptualiser la Shoah. R.B.Kitaj, qui construit ses tableaux autour d'une imagerie dense puisée dans la Shoah, partage cet avis, et postule que l'artiste qui se mesure à ce thème se doit d'avoir un rôle à la fois perturbateur et allusif : "Ce qui est certain, c'est qu'on ne peut qu'aborder l'ombre (de ce drame) ..." Dans les camps comme dans la clandestinité, aussi bien des artistes que des enfants sans aucune formation artistique ont créé un ensemble de réactions visuelles qui constituent un mémorial imagé de leur vécu concentrationnaire, des tragédies quotidiennes que la photographie n'a pas fixées sur la pellicule. Organ Grinder 1943. Une histoire détaillée de la Shoah peut se reconstituer à partir de l'art issu des camps. Autoportrait au passeport juif. Charlotte Salomon, 30.1.1933. D'autres artistes de cette époque nous ont livré leur commentaire visuel de la Shoah. Ben Shahn. "Personnes ".

Artist Felix Nussbaum - Education & E-Learning Felix Nussbaum: Self Portraits of a Jew in Turmoil By Liz Elsby Creating art can be an exhilarating yet painful process for an artist as he grapples with his emotions, his vision, his message, and his limitations. Throughout his artistic life, an artist grows, learns his craft, explores, and matures in a very personal process. Felix Nussbaum was such an artist: a German Jew caught in the relentless downward spiral of Nazi persecution, an artist who in the prime of his creative life had to focus on his own survival. The way in which Felix Nussbaum viewed himself as a Jew, a German, and an artist is fascinating. Nussbaum was born in 1904 in Osnabrueck, Germany, to Philip and Rachel Nussbaum, the second son after his brother, Justus. Recognized as a true talent by his doting parents (Phillip Nussbaum himself was a talented amateur artist), Felix Nussbaum was allowed to pursue his art and enroll in art school in Hamburg in 1922. In 1937, Felka and Felix were married in Belgium.

Esther Lurie Esther Lurie was born in Liepaja, Latvia, to a religious Jewish family with five children. Her family were forced to leave during World War I because the city's importance as a military port. In 1917 they shifted to Riga, where Lurie graduated from Ezra Gymnasium (high school). She already showed artistic talent in kindergarten and began to develop professionally from the age of fifteen, studying with various teachers. From 1931-1934 she learned theatrical set design at the Institut des Arts Décoratifs in Brussels, and afterwards studied drawing at the Académie Royal des Beaux-Arts in Antwerp. In 1934 Lurie migrated to Palestine with most of her family and worked at various artistic activities. In 1939 she travelled to Europe to further her studies, visiting France and attending the the Académie Royal des Beaux-Arts in Antwerp. World War II had begun while she was in Lithuania and during the Nazi occupation (1941-44) she was imprisoned in the Kovno ghetto along with the other Jews.

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