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La pute, la sainte, et celle qui n’existe pas

La pute, la sainte, et celle qui n’existe pas
Cet article réunit des notes que j’ai prises sur la prostitution et la libération sexuelle, lors de plusieurs réflexions sur le sujet. J’ai essayé d’y mettre un peu d’ordre, mais il demeure un peu décousu. Cependant, il constitue un premier jet de mes positions sur un sujet qui fait toujours débat chez les féministes, et qui me tient à coeur, celui de la libération de nos corps et de ses échecs. Certaines féministes sont d’une naïveté folle lorsqu’il s’agit de défendre nos droits à la sexualité, et notre pouvoir sur nos corps. Mon corps m’appartient-il? Les féministes, on les traite de mal baisées. Sainte contre Pute, une division toujours bien ancrée De la mère à la catin, de la sainte vierge à la pute, de l’interdit sexuel à la jouissance obligatoire, il faudrait être bien niaise pour voir là une quelconque évolution. Lafâme moderne, sexy, mère et consumériste à la fois. Ces droits que l’on revendique pour s’approprier nos corps, sont-il bien des droits, et non des devoirs ?

Féministe, je ne me reconnais pas dans la campagne "Osez le clito" Alors que beaucoup de femmes se défendent du qualificatif, comme s’il s’agissait d'une insulte ("je ne suis pas féministe mais..."), je le revendique haut et fort : je suis une féministe. Chaque jour, à mon petit niveau, j’essaye de faire changer les mentalités à travers mes articles, mes tweets, mes principes de vies et ceux que j’inculque à mes enfants. À cet égard, j’ai suivi avec beaucoup d’attention les actions menées par le collectif "Osez le féminisme", j’ai beaucoup apprécié le coup de jeune apporté au mouvement, le savant équilibre entre humour et militantisme. "Osez le clito" : une forme qui dérange ? Cependant, j’ai ressenti un profond malaise en découvrant la campagne "Osez le clito" dont les affiches recouvrent actuellement les murs de Paris. Le vocable utilisé, "instigateur de plaisir", sous-entend également la polémique : dans le dictionnaire le nom "instigateur" est ambivalent, c’est à la fois quelqu’un qui incite mais également un fauteur de troubles.

Campagne " Osez le clito " : C'est çà le Féminisme en 2011 ? Consternation C'est une campagne qui a débuté hier, lancée par " Osez le Féminisme " et qui s'intitule " Osez le Clito ". Et bien évidemment, elle fait le buzz sur la toile, sur tweeter, même que Libé s'en est mêlé et a suivi des "colleuses" d'affiche. Comme d'autres bien évidemment - quoique appréhension, rien que le titre déjà me file des boutons-, je prends connaissance de cette campagne et là... MERDUM alors ! Je crois rêver et je fulmine "grave", comme me diraient mes deux dernières de 14 et 16 ans. Alors quoi, le féminisme en 2011, vu par certaines, c'est cela ? Une paire de cuisses grandes ouvertes sur un sexe béant dont il serait intéressant de découvrir ou redécouvrir le clitoris, ou pour faire court et "djeun's" le clito ? Ah bon? Et pas non plus depuis que vous êtes adultes ? Ô secours Ménie reviens faire leur éducation à ces donzelles qui en sont restées au stade de l'onanisme publique, Ô secours Masters & Johnson, où êtes-vous ? Pffff....

Le féminisme façon « Osez le clito » frise-t-il l'overdose ? Le féminisme façon « Osez le clito » frise-t-il l'overdose ? Préambule : Je m’en suis souvent fait l’écho ici, pour moi le féminisme ne doit pas être QUE le chapelet des horreurs perpétrées à l’encontre des femmes. Cette réalité existe et elle me révolte. Passé cela, doit-on ruminer sans cesse une haine viscérale de l’homme ? La conceptualiser comme l’on fait un siècle en arrière les premières féministes. Un discours mainstream devenu parole d'Evangile Dans les media, dans la blogosphère, sur Facebook, la définition du féminisme c’est peu ou prou la ligne définie par Osez le Féminisme et Caroline de Haas et/ou La Barbe. On n'est pas que des chattes ! Partant du postulat que « en matière de sexualités, l’égalité femmes - hommes reste à construire et [que] l’intimité reste un lieu de pouvoir masculin », Osez le Féminisme a lancé une nouvelle campagne, cette fois-ci destinée à aider les femmes à mieux connaître l’intérieur de leur dedans par le truchement de leur clitoris. - La video virale -

Les femmes de droite, par Andrea Dworkin Les femmes de droite est un ouvrage écrit par Andrea Dworkin, féministe radicale, en 1983. Cette dernière nous propose une Andrea Dworkin explication à l’allégeance de certaines femmes à la droite américaine dure. Comment expliquer que ces femmes adhèrent à des idées opposées à leurs intérêts ? Comment des femmes peuvent-elles être anti-avortement, anti-contraception ou encore rêver d’être femmes au foyer ? Ce livre a été traduit en français par Martin Dufresne et Michele Briand. Le livre arrivera en France au mois de mars. Chapitre 1 : la promesse de l’extrême droite Les femmes vivent dans un milieu dangereux (viol, violence conjugale, etc.) et cherchent avant tout à survivre. De la maison du père à la maison du mari et jusqu’à la tombe qui risque encore de ne pas être la sienne, une femme acquiesce à l’autorité masculine, dans l’espoir d’une certaine protection contre la violence masculine. Chapitre 2 : la politique de l’intelligence L’intelligence est refusée aux femmes. Exemples :

Résumé de : Les femmes de droite d'Andrea Dworkin Je vais vous résumer Les femmes de droite d'Andrea Dworkin. Le livre date d'il y a trente ans ce qui explique par exemple qu'elle évoque le viol conjugal en soulignant qu'il est autorisé. Je résume ce livre en réaction aux nombreux textes réagissant au tumblr des femmes anti féministes. Dans la préface, Christine Delphy souligne qu'à part Dworkin peu de féministes ont évoqué la sexualité hétérosexuelle dans une société patriarcale. On a revendiqué le droit des femmes à se prémunir des conséquences de cette sexualité via la contraception et l'IVG. Dans la vision féministe comme dans la vision patriarcale, le viol, l'inceste sont vues comme des transgressions à la sexualité comme les violences conjugales sont vues comme des transgressions à la définition du mariage. Résumé de Dworkin. Dworkin aborde ensuite le sujet de l'IVG. Les femmes de droite dénoncent l'IVG car pour elles, cela a participé à l'avilissement sexuel des femmes. - le modèle de la supériorité féminine.

Beyoncé, Miley Cyrus: faut-il avoir peur du féminisme pop? Le show livré par Beyoncé aux MTV Video Music Awards le 24 août dernier restera gravé dans les mémoires. Pendant près de dix-sept minutes, la chanteuse la plus célèbre au monde interprète devant mari, enfant et les pop-stars du moment un medley de ses meilleurs titres. Celle que l’on surnomme désormais Queen B les domine tous, juchée sur des talons et moulée dans un body échancré scintillant qui vient couronner un corps revendiqué flamboyant et ultrasexy. “MTV, welcome to my world”, lance-t-elle, triomphante, à un public saisi d’admiration. A la dixième minute, Flawless débute. “Liberté, égalité, Beyoncé” Il faut remonter au 13 décembre 2013. Beyoncé est loin d’être un cas isolé. “Nous assistons à l’émergence d’un féminisme pop, explique Andi Zeisler, rédactrice en chef de Bitch, magazine américain axé sur la pop culture et auteur du livre Feminism and Pop Culture. La lutte pour l’égalité des sexes serait-elle devenue le nouvel it-bag ? La mode du “girl power”

Féminismes jargonnants, militantisme désincarné, aveuglement, femmes oubliées : A contrario Dans les milieux féministes un peu « avertis », l’utilisation d’un langage jargonnesque est courant. Comme dans presque tous les milieux professionnels, militants et/ou associatifs. Est-ce bien ou mal, je n’en ai aucune idée, c’est simplement un état de fait. Moi je ne vois pas où est le souci, en interne : à partir du moment où tout le monde se comprend… En ce qui concerne les féminismes, beaucoup de mots couramment utilisés par les militantes sont d’origine anglo-saxonne. D’autre part, il y a des temps et des lieux pour tout : il y a les moments où il est essentiel, utile et constructif de débattre entre militantes et théoriciennes, pour échanger des idées, réfléchir globalement aux choses, étudier et mettre en place des plans d’action, des stratégies, etc. Donc le jargon et les mots compliqués. 3 – Ne perdez pas de temps à « bosser » sur des traductions de termes incompréhensibles : pendant que vous faites ça, vous ne militez pas. Tags : féminisme, féminismes, pédagogie

L’intersectionnalité en question (1) : la dépolitisation blanche | Chronik de Nègre(s) Inverti(s) Article 2 : face à la dépolitisation, quelles solutions envisager pour les post colonisé-e-s ? Le terme intersectionnalité renvoyant au fait de prendre en compte dans une lutte militante aussi bien le racisme, le sexisme que la lutte des classes, émane de Kimberlé Crenshaw dans le cadre d’un article universitaire, disponible ici en français. Si l’article est paru en 1991, on peut dire qu’en pratique l’intersectionnalité existait dès lors que des femmes esclaves, puis colonisé-e-s et exploité-e-s résistaient contre les dominations de race, classe et sexe qui les affectaient, qu’importe que cela soit théorisé ou non. Il y a quand même eu une secousse militante forte dans le militantisme des années 1970 : les résistances des femmes noires ont acquis un statut politique. C’est ainsi que sont nés le Black Feminism, et plus tard le Womanism. Malheureusement, l’intersectionnalité subit de plus en plus un processus de dépolitisation par des universitaires blanc-he-s. J'aime : J'aime chargement…

Gender Critical Feminism, the roots of Radical Feminism and Trans oppression | The TransAdvocate Gender Critical Feminism (GCF) is a euphemism for TERF. There is no ideological difference between the TERF and “Gender Critical Feminist” (GCF) movement; they are one in the same. GCF teaches that because sex is a natural binary, intersex people are actually just deformed men and women and trans people are always the sex they were assigned at birth. As Janice Raymond’s acolyte Sheila Jeffreys wrote, “sex” is fixed and referring to trans women with female pronouns is therefore immoral in the sense that it is a dishonorable act. Postmodern and queer theorists share with transgender theorists the idea that “gender” is a moveable feast that can be moved into and out of, swapped and so forth. Gender, used in this sense, disappears the fixedness of sex, the biological basis that underlies the relegation of females to their sex caste. Many trans people are generally highly critical of a supposed natural sex and gender binary. So, let’s fly under our true colors, shall we? Wittig continues:

Jennifer Lawrence? Emma Watson? These aren't the feminists you're looking for | Roxane Gay Recently, a young woman asked me how we can make feminism more accessible to men. I told her that I don’t care about making feminism more accessible to men. In truth, I don’t care about making feminism more accessible to anyone. I care about making the liberties that men enjoy so freely fully accessible to women, and if men or celebrities claiming feminism for themselves has become the spoon full of sugar to make that medicine go down, so be it. But it irks me that we more easily embrace feminism and feminist messages when delivered in the right package – one that generally includes youth, a particular kind of beauty, fame and/or self-deprecating humour. Celebrities, of course, are often used as part of all vague “rebranding feminist” efforts, and in the last year or so, many famous young women – Jennifer Lawrence, Lena Dunham, Miley Cyrus – have openly claimed feminism. Open contributions: which feminist thinkers and activists have influenced you most?

3 Reasons Why Sex-Positivity without Critical Analysis Is Harmful Source: EF Editor’s Note: This piece is a critique of the mainstream sex-positivity movement and not of critically analytical sex-positive feminists. If your sex-positivity includes critical analysis, then right on! But if it doesn’t, then this article is for your consideration. I’m a feminist, and I’m also a sex educator. As such, I get a lot of people asking me to explain sex-positivity, usually under the assumption that I identify as sex-positive. Which I don’t (quite) — at least, I don’t feel 100% committed to it yet. And I want to talk about it. According to everyone’s favorite oh-so-academic source, Wikipedia, the sex-positive movement is “a social movement which promotes and embraces sexuality with few limits beyond an emphasis on safer sex and the importance of informed consent.” And I’m not against this notion. In fact, I’m all about it – both in theory and in praxis. I like what sex-positivity sets out to do, but there are factions of the movement that I think need a little work. 1.

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