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Dossier – Histoire mondiale, histoire globale, histoire connectée…

Dossier – Histoire mondiale, histoire globale, histoire connectée…
DOSSIER – Histoire mondiale, histoire globale, histoire connectée… [vendredi 05 octobre 2012] "Histoire globale", "histoire connectée", "world history"… Quel que soit le nom qu’on préfère lui donner, un important mouvement scientifique et éditorial semble ébranler, en France comme à l’étranger, les représentations communément admises de la coexistence et de la mise en relation des peuples. Derrière une cette variété d’étiquettes au demeurant énigmatiques s’esquisse en somme une nouvelle histoire des Grandes découvertes prises comme événements organisateurs du "grand désenclavement" ou de "l’invention du monde" . En écho à la mondialisation et dans un échange renouvelé avec l’anthropologie émerge un nouveau discours historique sur la planète des hommes, une vision décentrée qui entend écorner une certaine domination symbolique (et culturelle) de l’Occident établie au moyen d’un "vol de l’histoire" . Critiques : - Romain Bertrand, L'Histoire à parts égales. Entretiens :

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L'histoire globale pour tous L'histoire globale pour tous [dimanche 03 février 2013 - 11:00] Histoire Pour l’histoire connectée Recensé : Romain Bertrand, L’Histoire à parts égales, Paris, Seuil, 2011, 670 p., 28,40 euros Le 22 juin 1596, quatre vaisseaux hollandais commandés par Cornelis de Houtman jettent l’ancre en rade du port de Banten, à Java. Ils sont venus chercher les précieuses épices, le poivre en particulier, dont l’accès leur est devenu bien difficile en Europe depuis que leur adversaire acharné, le roi d’Espagne Philippe II, est devenu aussi roi du Portugal. À Banten, Houtman et ses hommes découvrent une cité de 40 000 habitants, un kaléidoscope linguistique déroutant (on y parle javanais, malais, soundanais…), des marchands persans, gujaratis et chinois aux réseaux bien installés, et une société complexe en proie à d’intenses conflits politiques.

L’empirisme : ses voies et ses méthodes - La vie des idées Recensé : André Charrak, Empirisme et théorie de la connaissance, Paris, Vrin, Bibliothèque d’histoire de la Philosophie, Novembre 2009, 176 p. , 18 euros. L’ouvrage qu’André Charrak fait paraître aux éditions Vrin constitue le troisième volet d’un triptyque, le volet central et conclusif, encadré d’un côté par une étude monographique, Empirisme et métaphysique, de l’autre par le traitement comparatif d’un problème exemplaire, Contingence et nécessité des lois de la nature [1]. S’il ne s’agissait que d’exercices de style, André Charrak aurait démontré là qu’il excelle dans l’application de trois méthodes : le commentaire structural, l’histoire des idées, l’histoire des systèmes de pensée. Il importera peu ici d’établir que l’auteur alterne en réalité les trois méthodes dans chacun de ses ouvrages – ce serait du coup les réduire à de purs exercices de virtuosité. Définir l’empirisme : trois écueils Qu’est-ce que l’empirisme ?

La loi, la mémoire et l'histoire par Jean-Denis Bredin de l’Académie française Canal Académie vous propose d’écouter la retransmission de la communication de Jean-Denis Bredin de l’Académie française, le 29 septembre 2008 devant ses confrères de l’Académie des sciences morales et politiques, à l’Institut de France : La Loi, la mémoire et l’histoire, un sujet au cœur du débat sur les lois mémorielles. Jean-Denis Bredin de l’Académie française, à l’Académie des sciences morales et politiques, le 29 septembre 2008 © Canal Académie Jean-Denis Bredin pense que rien n’est plus banal que d’instrumentaliser l’histoire et que l’histoire n’appartient à personne. Elle est une école de la critique et de l’intelligence.

L'histoire des femmes et l'histoire des genres aujourd'hui Notes Il serait impossible de les citer tous ici et l’on renverra le lecteur à l’ouvrage de Françoise Thébaud cité ci-dessous. Notons, parmi les plus récents : Leora Auslander, « Le genre de la nation : la recherche aux États-Unis », CLIO. Histoire, Femmes et Sociétés, 12, 2000, p. 193-208 ; Michelle Perrot, « L’Histoire saisie par le genre », dans université de tous les savoirs, L’Histoire la sociologie et l’anthropologie, vol. 2, Paris, Odile Jacob, 2002, p. 123-137 ; Michèle Riot-Sarcey, « L’Historiographie française et le “genre” », dans Revue d’histoire moderne et contemporaine, 47-4, octobre-décembre 2000, p. 805-814. Signalons également la parution en 1998 de deux recueils d’articles, écrits de 1974 à 1997, par deux figures importantes de l’histoire des femmes : Geneviève Fraisse, Les femmes et leur histoire, Paris, Gallimard, Folio, 1998 et Michelle Perrot, Les femmes ou les silences de l’Histoire, Paris Flammarion, 1998. André Chervel, Histoire de l’agrégation.

Patrick Boucheron : "L'histoire doit se défaire de son européo-centrisme" - 30 juin 2013 - Bibliobs Le Nouvel Observateur. Depuis une dizaine d'années, on assiste à l'essor d'une nouvelle histoire. Vous venez de publier un manifeste critique en faveur de l'histoire-monde. Pourquoi? Patrick Boucheron. L'histoire-monde est bien sûr un mot-monstre. Le postmodernisme en géographie Louis Dupont Vous avez donné deux éléments pour apprécier la modernité, l’état objectif des choses, une réalité et une attitude, d’une part, et une manière de penser, donc tout un appareillage conceptuel et théorique, d’autre part. Vous en avez implicitement inclus un troisième, la critique postmoderne de la modernité, qui doit faire ses preuves. Cela me semble très pertinent car, pour être légitime, la pensée postmoderne doit prouver ou doit démontrer la rupture, autrement dit on ne pourra jamais légitimement dire qu’il y a une pensée postmoderne, une réalité postmoderne, tant qu’on n’a pas démontré la rupture d’avec la modernité. C’est le nœud, le cœur du problème, la rupture doit d’abord être discutée en termes épistémologiques et théoriques, mais aussi par rapport à la réalité.

Introduction aux Cultural Studies Comment le milieu social, l’âge, le genre, l’identité « ethnique » affectent-ils les rapports à la culture ? Comment comprendre la réception des programmes télévisés par divers publics ? Les styles de vie des jeunes sont-ils des formes de résistance ? Ce sont là des questions vives que, de façon précoce, les Cultural Studies ont choisi d’inscrire à l’ordre du jour dans l’Angleterre des années 1960. Depuis, elles y renouvellent un débat séculaire sur les rapports culture-société.

Sanjay Subrahmanyam : Aux origines de l'histoire globale Dès la fin du XVIe siècle, les historiographies se mettent "en conversation". De l’Asie orientale, à l'Europe et à l’Amérique espagnole, nous explorons les mutations et les rencontres dans un monde connecté au regard de l’histoire globale telle que Sanjay Subrahmanyam la définit et la pratique. « Après un rapide survol des tendances historiographiques sur la longue durée », l'historien, Sanjay Subrahmanyam explique dans sa leçon inaugurale que : « la circulation des textes et des matériaux oraux et écrits entre les XVIe et le XVIIIe siècles a produit une conjoncture générale qui permettait un éventail de possibilités quant à la production historique à l’échelle globale ».Les « historiographies se mettent clairement « en conversation » entre 1580 et 1620. Il pratique cette histoire avec la malice iconoclaste d’un savant aux semelles de vent. Pour l’historien, Roger Chartier, qui y enseigne également,

M. SORRE introduction INTRODUCTION*a Je veux inscrire aux premières lignes de ce livre les noms de Paul Vidal de la Blache et de Charles Flahault. Les entretiens et les conseils de ces maîtres ont orienté mon esprit vers les problèmes de la géographie humaine en liaison avec la biologie. Depuis qu’ils ont disparu, les sciences biologiques ont fait d’importantes acquisitions. Introduction : Pourquoi l’histoire globale ? Hugh Trevor-Roper, The Rise of Christian Europe, New York, Harcourt, Brace & World, 1965, p. 9 ; cité dans Romain Bertrand, « Histoire globale, histoires connectées : un “tournant” historiographique ? », in André Caillé et Stéphane Dufoix (dir.), Le « tournant global » des sciences sociales, Paris, La Découverte, 2013, p. 44-66. Cf. Chloé Maurel, « La World/Global History : questions et débats », Vingtième siècle, n° 104, octobre-décembre 2009, p. 153-166. Entreprise conjointe du GESI [Institut des études européennes et globales de l’université de Leipzig] et de l’unité mixte de recherches UMR 8547 Transferts culturels du CNRS à Paris. Olivier Pétré-Grenouilleau, Les Traites négrières.

Mondialisation : regards de géographes - Laurent Testot, article Géographie La mondialisation bouleverse tout : la notion de citoyenneté comme les rôles des États ou les échelles de l’espace… La géographie se doit de repenser ces concepts. Éclairages. Une jeune femme de l’ethnie Tamang, accrochée à une immense balançoire, s’envole vers le ciel himalayen… Cette image semble flotter hors du temps.

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