
« Circus politicus » : la comédie démocratique (Parlement européen - Jacob Poul Skoubo - Flickr - cc) La démocratie est un régime qui présente par nature, malgré ses imperfections, un haut degré de transparence. Pour transformer la souveraineté du peuple en pouvoir législatif, exécutif ou judiciaire, il faut des règles, des procédures visibles à l’œil nu. Avec les autres systèmes – dictature, monarchie absolue, oligarchie, totalitarisme –, c’est une autre affaire. Le pouvoir – fort, léger, traditionnel, révolutionnaire ou sadique – vient d’en haut. De démocratie à oligarchie Le régime nazi est celui dont l’analyse concrète a été poussée le plus loin. Sur un mode libéral et léger, postmoderne mais qui n’exclut pas les pulsions xénophobes, nous sommes clairement dans une période de dégénérescence démocratique. Hommes de l’ombre Christophe Deloire et Christophe Dubois nous donnent, avec Circus politicus, vaste enquête sur la réalité des mécanismes du pouvoir français et européen, un instrument de compréhension incomparable. Concurrence
Les mooks: Une jungle où la survie est périlleuse Ils essaiment les stands des librairies et des kiosques de gare. Ces magazines, lourds comme des livres, aussi appelés « mooks », contraction de « magazine » et « book », se sont multipliés depuis plusieurs années, au point qu’il devient compliqué de se repérer dans cette jungle mookesque. En cause, le succès de la revue XXI avec ses « 45.000 à 50.000 exemplaires vendus par numéro » revendiqués, qui en a fait rêver plus d’un. Une prise de risques Si ce modèle économique a fonctionné pour XXI et son rejeton 6 Mois (voir ci-dessous), beaucoup se sont cassé les dents en tentant de prendre leur part du gâteau. Tristan Savin ne pourrait pas mieux dire. « Le problème de ce type de revue est qu’elles coûtent très cher à produire, explique le journaliste. Constituer sa communauté de lecteurs Stéphane Damian-Tissot et Jeanne Doré font partie de ceux qui ont fait le grand saut et ont lancé ces dernières semaines leur revue grand format. >> 20 Minutes vous aide à trouver la vôtre.
Le mook à la conquête des amoureux de l'information - Le blog-atelier de l'ASJ Tours XXI, Usbek et Rica, Bonbek, Alibi… ces titres ne vous disent peut-être rien. Ces trimestriels, au graphisme soigné et au contenu recherché, vendus 15 euros, hésitent entre magazine et livre, d'où leur nom : les « mooks », amalgame de magazine et de book (livre). Ce sont souvent de beaux objets que l’on achète pour garder et qui rencontrent l'adhésion d'un nombre de plus en plus important de lecteurs. Premier du genre, la revue XXI, lancée en 2008 par Patrick de Saint-Exupéry, journaliste et grand reporter et Laurent Beccaria, éditeur. Les deux cofondateurs imaginent un magazine hors-norme, que l’on achète autant pour son esthétique que pour son contenu. Aujourd’hui, Jérôme Ruskin ou Sophie Clayet-Marrel, directeurs des publications respectivement d’Usbek et Rica et de Bonbek, en conviennent volontiers : XXI est leur modèle. Un public particulier Pourtant, Patrick de Saint-Exupéry l'affirme : jamais les lecteurs ne lui ont dit que sa revue était chère. Les News au banc des accusés
Censure chez Gallimard autour d’Aragon? Daniel Bougnoux s'explique Le 24 décembre 2012, le monde littéraire célèbrera les trente ans de la mort de l’écrivain Louis Aragon. À cette occasion, les parutions en hommage à l’auteur d’Aurélien se multiplient. Parmi elles, Aragon, la confusion des genres, chez Gallimard, de Daniel Bougnoux, spécialiste passionné et, depuis 1997, directeur de la publication des Œuvres complètes dans la prestigieuse collection de la “Bibliothèque de la Pléiade”, dont le cinquième tome vient de paraître. Jusque là rien d’anormal. Nonfiction.fr - Le lundi 22 octobre 2012, lors d’un débat au Centre national du livre (CNL) à l’occasion du trentenaire de la mort de Louis Aragon, vous avez affirmé au public présent que votre ouvrage Aragon, la confusion des genres, qui vient de paraître chez Gallimard dans la collection “L’Un et l’Autre”, a été censuré d’un chapitre. De quoi parliez-vous dans ce chapitre ? Selon vous, pourquoi Jean Ristat, l’ayant-droit de Louis Aragon, a-t-il demandé la suppression de ce chapitre ?
Bourdieu, dix ans après Dix ans après sa mort, Pierre Bourdieu (1930-2002) continue de susciter des réactions contrastées et ambivalentes, difficiles à définir en dehors de l’opposition frontale et aveugle entre ses adeptes et ses ennemis. Comme si le sociologue dérangeait encore, au point qu’il faudrait, pour s’en sortir avec lui, soit le canoniser, soit l’excommunier. "L’intellectuel engagé" Jean-Claude Chamboredon, avec qui il écrivit Le Métier de sociologue en 1967, évoquait à propos de la réception de son travail une double attitude, oscillant entre “la réfutation a priori” et “la répétition adulatrice”. De ce point de vue, et même s’il faut se méfier des comparaisons hâtives, la trace persistante de Pierre Bourdieu dans l’espace de la pensée et de l’engagement politiques se rapproche de celle qu’a laissée le philosophe Michel Foucault, disparu, lui, en 1984. La soumission inconsciente à un ordre social Or, au début de ces années 90, il perçoit que l’Etat de la main gauche est menacé. Jean-Marie Durand
Les Mook et le Slow Journalism : remède à la crise de la presse ? XXI, Long Court, Oui Demain, Polar, Au Fait, 6 moisn Alibi, Feuilleton, The Good Life, Noor, L'Elephant... impossible de les citer tous, ils pullulent en ce moment. Les mook , contraction de magazine et book, livre en français semblent être la panacée pour résoudre la crise de la presse. Les fondateurs d'Au Fait, Xavien Delacroix et Patrick Blain, revendiquent proposer un média à contretemps qui ralentit l'actualité. Ils ont imaginé le journal qu'il ne trouvaient pas en kiosque et qu'en tant que journalistes, ils n'ont jamais trouvé à faire. Résultat, une enquête approfondie de 60 pages et un grand entretien de 20. Il faut compter une heure pour en venir à bout. Pour l'Eléphant, même démarche. L'un comme l'autre sont reliés, maquette savament étudiée, aérée, vive et attirante. Pour l'instant, les mooks rencontrent le public.
Le blog des bouquins: "Feuilleton" (revue/mook) Bien que des prédécesseurs un peu confidentiels aient existé depuis longtemps (Fictions...), XXI avec son grand format, sa parution espacée et sa distribution atypique (plus volontiers en librairie qu'en kiosque) a ouvert la voie en France à un nouveau genre de presse magazine : les « mooks », dont le nom est bien sûr une contraction de magazine et de book. Se sont engouffré dans son sillage Usbek & Rica, Hey ! ou encore le bien nommé 6 mois, largement consacré au photoreportage, dont JB vous vantait les mérites sur ce blog il y a quelques mois. L'avis d'Emmanuel Pourquoi Feuilleton ? « Feuilleton. Le terme feuilleton aurait en effet plutôt pour nous des consonances narratives et fictionnelles qui ne semblent à première vue pas aller dans le sens des aspirations journalistiques annoncées dans le pitch. Cohésion progressive Tout simplement un point de vue et une manière de raconter. Le teaser du numéro 2 présenté par le fondateur et directeur éditorial de Feuilleton Prendre le temps
Cette fois c'est officiel: Gallimard a racheté Flammarion C’est désormais chose faite: Gallimard a racheté Flammarion et s'impose ainsi comme le troisième groupe d’édition français. Après avoir été autorisée jeudi dernier par l’Autorité de la concurrence, l'acquisition vient d’être officialisée par son Pdg, Antoine Gallimard. Il a dû mettre la main à la poche. On parle de 251 millions d'euros (185 millions hors dette), ce qui correspond au chiffre d'affaires annuel de Gallimard. La maison centenaire avait fait valoir que ce rachat donnerait naissance à un groupe indépendant capable de «créer de nouvelles perspectives de développement à l’orée de l’avènement du livre numérique». En effet. Gallimard a réalisé ce rachat par l’intermédiaire de la holding Madrigall. BibliObs (avec l’AFP)
Les coulisses des émissions littéraires C'est un secret de Polichinelle dont on se gausse en privé, mais dont on n'a pas le droit de parler en public : les animateurs des émissions littéraires lisent rarement les livres dont ils clament le plus grand bien face caméra. Pas tous, bien sûr. Qui alors ? « Tout le monde le sait... mais personne n'acceptera de vous le dire », affirme un éditeur parisien, qui demandera toutes les dix minutes si notre entretien est bien off. Il explique : « La télévision a un pouvoir énorme : elle fait vendre des livres alors que le secteur est en crise. Aucune maison d'édition ne prendra le risque de se fâcher avec un présentateur ou un producteur. Impossible, donc, de dresser un palmarès des présentateurs les moins scrupuleux. Certains, en revanche, cumulent les bons points : « David Foenkinos, par exemple, c'est le bon client idéal : drôle, séduisant, ses livres ne sont pas compliqués et il a réalisé un film avec Audrey Tautou, ce qui lui donne une dimension paillettes. » Bingo !