background preloader

Expérimenter avec les habitants : vers une conception collective et progressive des espaces publics

Expérimenter avec les habitants : vers une conception collective et progressive des espaces publics
Dossier : Espaces publics urbains et concertation Crise économique, crise sociale, crise de la démocratie, crise énergétique, crise de l’éducation, crise du logement... Nous sommes aujourd’hui dans une situation de crise généralisée, globale. Si le retour de la gauche au pouvoir sur l’ensemble du territoire peut être porteur d’un changement, il n’en reste pas moins qu’une refonte structurelle de notre système politique s’impose. Changer la manière de penser et de concevoir notre environnement et notre cadre de vie est une première réponse pour que nos quartiers et nos villes retrouvent les conditions d’émergence d’une société plus juste et plus égalitaire. Peut-être un peu rêveurs mais bien ancrés dans le réel, le Collectif Etc tente d’inventer les outils pour redonner aux citoyens un rôle moteur dans la vie collective. L’espace public comme « chantier ouvert » Cette modification d’un paysage passe dans un premier temps par la transformation des espaces publics de proximité.

http://www.metropolitiques.eu/Experimenter-avec-les-habitants.html

Related:  travail anglais, comparaison france/angleterreespaces créatifsLes approches participatives

Accompagner les projets d’habitat alternatif Hervé Saillet © Bertrand Huet Dossier : Effervescences de l’habitat alternatif On observe depuis quelques années la valorisation d’un échelon d’intervention peu présent dans la production traditionnelle de la ville : une place plus grande donnée à la médiation, à la fonction d’intermédiaire entre, d’un côté, les habitants et les usagers de la ville, et de l’autre, les prescripteurs et producteurs plus directs de la ville. Les projets d’habitat alternatif florissant aujourd’hui constituent l’un des domaines de la construction où se développent largement ces nouvelles professionnalités. Urbaniste et architecte de formation, Hervé Saillet a fait de la posture de facilitateur le cœur de ses activités professionnelles.

La production participative d’espaces publics temporaires en temps de crise Comment produire de nouveaux espaces publics à partir des espaces urbains en friche en temps d’austérité budgétaire ? Barcelone, souvent citée comme un modèle de l’aménagement des espaces publics (Fleury 2004 ; Martí i Casanovas 2004) au service de la transformation urbaine, au point qu’un « modèle barcelonais » (Marshall 2000) a pu être identifié, est confrontée aux enjeux de l’urbanisme en temps de crise (Bourdin 2010). À la faveur de l’alternance politique, avec l’arrivée du centre-droit nationaliste à la tête de la municipalité barcelonaise en 2011 (après plus de trente ans de gouvernement socialiste), un nouveau modèle de réaménagement des espaces publics est expérimenté à partir de 2012, sur le principe d’une gestion temporaire participative. Cet article examine ce nouveau mécanisme de production et de gestion temporaire de l’espace public, entrepris par la mairie de Barcelone entre octobre 2012 et avril 2013.

Concevoir l’espace public avec les habitants : la concertation comme gage de « délicatesse urbaine ». Gwenaëlle d'Aboville. Metropolitiques.eu Dossier : Espaces publics urbains et concertation « Venez imaginer ensemble la ville de demain ! » : combien de fois a-t-on pu lire un tel slogan pour annoncer une réunion publique ou un atelier de travail urbain portant sur un projet d’urbanisme ?

La démocratie participative en butte à la grande échelle Quartier Fátima, Cordoue ©H. Nez Dossier : Espaces publics urbains et concertation Programmer le jeu dans l’espace public Au cours des dernières décennies, la thématique du jeu a été intégrée de manière affirmée dans les aménagements d’espaces publics des villes occidentales. La mise en scène de pratiques ludiques par les aménageurs pose la question de la marge de manœuvre qu’une planification du jeu peut réellement offrir aux futurs usagers d’un lieu. Un certain nombre de dispositifs ludiques apparus récemment dans nos paysages urbains méritent, à ce titre, d’être examinés de manière détaillée. Pour mener cette critique, nous emprunterons quelques caractéristiques du principe de « ville garantie » énoncé – et dénoncé – par le sociologue Marc Breviglieri (2013). De manière dialectique, nous nous appuierons sur un ouvrage fondamental de la recherche sur le jeu, Les Jeux et les Hommes (Caillois 1967), pour en explorer certains traits fondamentaux, comme la latitude, le risque et le désordre. Lorsque la ville ordinaire devient terrain de jeu

Espaces publics urbains et concertation : dossier. Antoine Fleury, Stéphane Tonnelat. Metropolitiques.eu Promenade des Bastions, Genève © Stéphane Tonnelat, 2012 ▼ Voir le sommaire du dossier ▼ Pendant plusieurs décennies, l’aménagement et la gestion des espaces publics ont été principalement envisagés sous un angle technique et fonctionnel. Leur conception et leur gestion étaient assurées par des ingénieurs soucieux de questions de circulation, le plus souvent automobile. Il faut attendre les années 1970 pour que ces espaces soient reconnus comme un enjeu à la fois urbain et social dont le succès se mesure aux usages [1]. L’invention de l’autopromotion à Strasbourg Dossier : Effervescences de l’habitat alternatif Dans la nébuleuse des projets d’habitat alternatif qui émergent dans les années 2000, les initiatives strasbourgeoises se distinguent à plusieurs titres. Alors que les termes désignant ces projets se multiplient, c’est à Strasbourg que celui d’autopromotion s’est imposé, en référence aux Baugruppen allemands. C’est aussi là qu’est sortie de terre en 2010 une des premières réalisations concrètes de cette nouvelle vague participative : l’immeuble Éco-Logis a fait l’objet à ce titre d’une forte médiatisation. Enfin, l’autopromotion bénéficie depuis 2009 d’une politique de réservation de terrains par la ville de Strasbourg, qui favorise ces réalisations et participe à en normaliser le processus.

A Toulouse, un trottoir produit de l’électricité Certains en rêvaient. La ville de Toulouse l'a fait : un trottoir producteur d'énergie couplé à un lampadaire de rue. Sur le papier, le principe paraît tout simple : des dalles, équipées de micro-capteurs, ont été installées rue du Lieutenant-Colonel Pelissier, au cœur de la ville rose, tout près du Capitole. Le va-et-vient des piétons, à savoir de l'énergie cinétique, est alors transformé en énergie électrique qui alimente une batterie reliée aux dalles. Entre 50 et 60 watts sont produits en continu par ce segment de trottoir dès qu'il est emprunté, ce qui permet de faire fonctionner les réverbères - une rampe de 4 LEDs et un candélabre à diodes - qui le surplombent.

Related: