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La gestion de l'eau

La gestion de l'eau
La gestion de l'eau, c'est trouver des solutions dans des situations de déficit, d'excès ou de détérioration de la qualité de l'eau ou même de conflits d'usage. Des directives européennes et la législation française donnent un cadre à la gestion de l'eau qui se concrétise par des instruments réglementaires, financiers, culturels qui doivent répondre à des objectifs spécifiques. La gestion de l'eau est décentralisée. La gestion de l'eau implique l'Europe, les partenaires institutionnels (ministères, services déconcentrés tels que les agences régionales de santé -ARS- ainsi que des établissements publics sous tutelle de l'Etat tels que les Agences de l'eau, l'Office national de l'eau et des milieux aquatiques -ONEMA-, les Voies Navigables de France -VNF-...), les partenaires territoriaux (communes et regroupements de communes...), les partenaires scientifiques et des partenaires techniques ou économiques (différents usagers). L'organisation institutionnelle Le niveau européen Au niveau local

L'assainissement collectif Depuis la loi sur l'eau du 3 janvier 1992, tout d'immeuble d'habitation doit être raccordé à un réseau d'assainissement collectif ou être doté d'un système d'assainissement autonome. Tout système d'assainissement qu'il soit collectif ou non, a pour but de regrouper les eaux usées (la collecte), puis de les dépolluer (l'épuration) en les traitant avant leur rejet dans le milieu naturel. La complexité des traitements mis en oeuvre varie en fonction de la nature des eaux usées. Station d'épuration © Laurent Mignaux/METL-MEDDE Les décisions de répartition entre le mode d'assainissement collectif et le mode d'assainissement non collectif sont prises par les maires et les présidents d'établissement public de coopération intercommunale (EPCI), en fonction notamment de la densité urbaine. L'assainissement est majoritairement effectué de manière collective. Collecter les eaux usées Les différents réseaux de collecte L'entretien du système de collecte Dépolluer : le traitement des eaux usées

Pourquoi payer l'eau ? L'eau à l'état naturel est libre d'accès et gratuite mais elle est rarement potable. Obtenir de l'eau potable, disponible 24H/24H, partout en France requiert des ouvrages qui nécessitent des investissements lourds et de longue durée pour assurer le captage dans la ressource, la potabilisation et la distribution d'un des produits alimentaires les plus surveillés et la dépollution des eaux usées. Les services de l'eau et de l'assainissement sont des industries dont les coûts fixes représentent 80 à 85 % des charges (source : rapport public 2010 du Conseil d'Etat). Pourquoi payer l'eau ? Nous disons tous « le prix de l'eau », ce qui est inexact car ce n'est pas le coût de la matière première que l'on paie (la ressource en eau elle-même est gratuite), l'eau potable est un produit de consommation qui a fait l'objet de transformation et de services. Comprendre les services de l'eau et de l'assainissement à travers le petit cycle de l'eau ©Centre d'information sur l'eau Les composantes du prix

Comment traite-t-on l'eau des rivières ? Résumé C'est essentiellement cette eau-là, celle qui coule dans les fleuves et les rivières, que vous buvez tous les jours. Bien sûr, avant que vous l'avaliez, elle a subi quelques transformations... Si vous rencontrez des problèmes pour visionner la vidéo, cliquez ici Cursus - Tle générale / Chimie - 5e / Chimie - 2de générale / Chimie Comment lire une facture ? Lorsque l'on paie une facture d'eau, ce n'est pas le prix de la matière première que l'on paie mais le coût de l'ensemble des services rendus pour bénéficier d'une eau potable, à domicile, toute l'année et sans interruption et, dans la majorité des cas, de la dépollution des eaux usées. Il est donc plus juste de parler du « prix des services de l'eau et de l'assainissement ». La facture en détail La présentation de la facture est réglementée et définie par l'arrêté du 10 juillet 1996. Au recto de la facture : On y trouve les informations essentielles suivantes : Une fois par an, les informations sur la qualité de l'eau distribuée (sur la base des contrôles effectués par l'administration chargée des affaires sanitaires), sous le timbre Agence Régionale de Santé, sont jointes à la facture. Au verso de la facture : 1. Cette rubrique comprend généralement: L'abonnement : couvre les charges fixes (charges de construction, d'amortissement et d'entretien du réseau de distribution d'eau potable). 2.

La qualité de l'eau - Les Dossiers du Net La qualité de l’eau du robinet En France, nous avons la chance d’avoir de l’eau potable. Sur notre planète, en effet, plus d’un milliard d’hommes en ont moins de 20 litres par jour, ce qui est très peu pour vivre. Dans notre pays, 70% de l’eau potable distribuée est puisée dans les nappes souterraines, par forage ou aux sources. Tous ces gisements sont renouvelables : la pluie et la neige contribuent à les remplir, à raison de 200 milliards de m3 par an, sur lequel la consommation totale n’excède pas un huitième. Critères de potabilité Pour être consommée, l’eau doit répondre à des critères de qualité très stricts. la qualité microbiologique : l’eau ne doit contenir ni parasite, ni virus, ni bactérie pathogène. la qualité chimique : les substances chimiques autres que les sels minéraux font l’objet de normes très sévères. la qualité physique et gustative (les paramètres organoleptiques) : l’eau doit être limpide, claire, aérée et ne doit présenter ni saveur ni odeur désagréable. "Pouah !

Les ressources dans le Monde Au cours des siècles passés, les utilisations humaines de l'eau n'ont eu aucune incidence sur la disponibilité en eau. Mais, avec le monde moderne, les aménagements et la maîtrise de l'eau de la nature par les Hommes ont transformé le régime des eaux et perturber leurs fonctions naturelles. 1 400 millions de km3... mais beaucoup moins d'eau douce. L'eau recouvre 72 % de la surface du globe. Son volume total est estimé à 1 400 millions de milliards de m3, ce qui représente un cube de plus de 1000 km de côté. Si la Terre est bien la planète de l'eau, c'est avant tout la planète de l'eau... salée dans les mers intérieures et les océans, mais aussi dans certaines nappes souterraines, soit 97,2 % du volume. Bien entendu, la répartition géographique réelle de l'eau sur la Terre montre une réalité bien éloignée de ces moyennes, avec une surface océanique nettement plus importante au Sud qu'au Nord. D'où vient l'eau ? D'où vient l'eau ? Une répartition inégale des ressources Quelques indicateurs

Organisation et fonctionnement d'une station d'épuration • La conséquence de l’assainissement des eaux usées : la production de boues d’épuration Le traitement des eaux usées en station d'épuration produit une eau épurée, rejetée dans le milieu (?) naturel, et un concentrat désigné sous le terme de "boues" ou "boues résiduaires". Les boues physico-chimiques sont produites dans les stations physico-chimiques. Les boues dites primaires résultent de la simple décantation des matières en suspension contenues dans les eaux usées brutes. Les boues secondaires sont formées à partir de la charge polluante dissoute utilisée par les cultures bactériennes libres ou fixées en présence d'oxygène (aération de surface ou insufflation d'air). Dans le cas où il existe des boues primaires et des boues secondaires, elles forment des boues "mixtes" fraîches qui vont subir un traitement de stabilisation biologique. Les lagunes produisent des "boues de lagunage". • Désignation des différentes stations d’épuration

Les usages domestiques La consommation d'eau domestique dépend du niveau de vie. Ainsi les inégalités observées, traduisent les différences de développement économique et de mode de vie. C'est pour cette raison que les consommations d'eau varient énormément d'une région à l'autre du globe. Dans les pays développés disposant d'un accès à l'eau potable en continu et de bonne qualité, les consommations tendent à se stabiliser même à baisser grâce à la modernisation des réseaux, aux appareils élecroménagers et à la sensibilisation des utilisateurs. La consommation d'eau par habitant est à rapprocher des statistiques de prélèvements d'eau, variables selon les sources d'information. Consommation d'eau domestique (en litres /personne/jour) - Canada, Etats-Unis, Japon, Australie, Suisse : supérieur à 250 litres / personne / jour - Finlande, Italie, Espagne, Portugal, Corée du sud, Grèce, Suède : de 160 à 250 litres / personne / jour - Asie et Amérique Latine : de 50 à 100 litres / personne / jour

Consommations et prélèvements En Europe L'Europe présentant des contextes géographiques et climatiques variés et du fait de situations économiques et démographiques bien distinctes, les prélèvements d'eau par usage sont variables d'un Etat à l'autre. Chaque année, 218 km3 d'eau sont prélevés dans l'Union Européenne. L'Allemagne, l'Italie, la France et l'Espagne totalisent plus de la moitié des prélèvements totaux. Lorsque l'on raisonne en prélèvements par habitant, l'Italie, le Portugal et l'Espagne arrivent en tête, avec des niveaux de prélèvement d'eau par habitant bien supérieurs à l'Allemagne et à la France, ce qui s'explique par les besoins de l'agriculture, notamment l'irrigation. - Au Danemark, au Luxembourg, au Royaume Uni et en Irlande, plus de 40 % des prélèvements sont effectués pour l'approvisionnement public (eau potable consommateurs domestiques). Dans les pays du Sud de l'Union Européenne, comme par exemple l'Italie, l'Espagne, la Grèce et le Portugal, c'est l'agriculture qui prélève le plus d'eau.

Eau virtuelle et empreinte L'eau virtuelle Au-delà de la consommation directe d'eau, pour un usage domestique ou agricole, le cœur de la problématique tourne autour du concept d'eau virtuelle qui est de plus en plus utilisé comme mesure des enjeux liés à l'eau, au commerce de l'eau et à son utilisation dans le monde. Ce concept fut inventé par le professeur John Anthony Allan du King's College de Londres au début des années 1990. À l'époque où il analysait les relations internationales au Moyen-Orient, il conclut qu'importer la ressource « eau » sous forme de produits pourrait éviter une « guerre de l'eau » dans la région. On appelle « eau virtuelle » l'eau utilisée pour produire des biens exportables dans un endroit et consommée « virtuellement » dans un autre espace. Depuis lors, on a cherché à calculer la teneur en eau virtuelle de chaque produit agricole et industriel. L'empreinte eau L'empreinte écologique, le bilan carbone... en sont des exemples. 1 875 m3 / personne/an en France (110 milliards de m3/an)

Eau potable ? En France, l'eau qui coule à nos robinets est parmi les plus sûres au monde. C'est un produit élaboré, qui a fait l'objet de traitements et de contrôles car il n'existe pratiquement plus à l'état naturel d'eaux conformes aux normes exigeantes de potabilité. L'eau est soumise à une réglementation très sévère pour la garantir contre tous les risques immédiats ou à long terme. Une personne doit pouvoir boire 2 litres d'eau par jour toute sa vie sans risque pour sa santé. La réglementation française n'utilise jamais les termes "eau potable" ou potabilité de l'eau". C’est le principe qu’énonce le Code de la santé publique (article L.1321-1) : "Toute personne qui offre au public de l'eau en vue de l'alimentation humaine, à titre onéreux ou à titre gratuit et sous quelque forme que ce soit, y compris la glace alimentaire, est tenue de s'assurer que cette eau est propre à la consommation. C’est ainsi que les communes sont les responsables du traitement et de la distribution d’eau potable.

L'eau enjeux et défis pour l'avenir En 2013, sur les 7 milliards de Terriens, entre 2 et 4 milliards n'ont pas un accès satisfaisant à l'eau potable. 90 % de l'eau utilisée sert à nourrir les populations. Dans les 25 prochaines années, l'essor démographique et la hausse des niveaux de vie que va connaître notre planète s'accompagnera nécessairement d'une explosion de l'utilisation de l'eau alors qu'il faudra également préserver les milieux naturels. Le facteur humain Sur Terre, l'eau douce est relativement abondante mais elle n'est pas bien répartie entre les différents pays ou régions du globe. Et, à mesure que la population mondiale augmente, les besoins en eau de l'humanité ne cessent de croître. L'eau pourrait devenir, au XXIe siècle, un enjeu politique et économique comparable à ce que fut, par exemple, le pétrole durant les dernières décennies. Les Nations Unies tablent sur un accroissement de la population mondiale de deux milliards d'individus d'ici 2050 ; la Terre compterait alors 9 milliards d'habitants.

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