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Socrate

Socrate
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Socrate, les lois et les Lois Supposons, comme une vision typiquement moderne du corpus platonicien, celle que voici. Il y a d’abord les premiers dialogues « socratiques », dans lesquels Platon s’occupe surtout de recréer, ou peut-être d’explorer, son héritage socratique ; ensuite viennent les dialogues « intermédiaires », dans lesquels il va au-delà de Socrate, spécialement en métaphysique et en philosophie politique ; et finalement, il y a les dialogues tardifs, dans lesquels il repense ses idées de la « période intermédiaire » ­ ou non, comme cela peut être le cas. Mon désaccord précis avec ce type d’interprétation a à faire avec ce qu’elle fait du rapport de Platon à Socrate. Le tournant entre les « premiers » dialogues et les dialogues « intermédiaires » est représenté comme une rupture de Platon avec son maître, qui lui permet enfin de développer ses propres idées, au début peut-être de façon un peu trop flamboyante (au goût de certains), puis de façon plus posée et plus mûre.

Socrate et l'énigme du souci pour autrui En s’employant à convaincre ses juges de ne pas le mettre à mort, Socrate n’est pas mû par le désir de rester en vie [3] Apologie de Socrate, 30d, trad. E. Chambry, Paris,... [3] . D’abord sans doute pour une raison de principe. Mais, outre qu’elle reviendrait à répondre à un bienfait par la plus noire des ingratitudes, la punition de Socrate serait encore fautive en ceci, qu’elle entraînerait pour les autres (bien plus que pour lui-même) une grave perte. Il arrive bien à Socrate de suggérer que son action peut être accomplie par d’autres que lui. La présence d’une oscillation entre deux stratégies défensives différentes, et même opposées, est donc patente. Ce problème touche, on l’a vu, à la nature de la relation existant entre Socrate et son activité d’« éveilleur » des hommes. Sans doute les Grecs avaient-ils coutume de considérer comme provenant d’inspirations divines des sentiments et des actions n’ayant, selon nous, rien que d’humain.

Socrate : Connais-toi toi-même La philosophie de Socrate rayonne encore aujourd’hui. Même les philosophes les plus lointains de ses principes l’ont discuté et débattus, tels Nietzsche ou Kierkegaard. La phrase de Socrate “Connais-toi toi-même” n’est pas exactement de lui, c’est une devise inscrite au frontispice du Temple de Delphes que Socrate reprend à son compte. Elle figure au panthéon des grandes phrases philosophiques. Cette assertion, sous sa forme impérative, indique que l’exigence de l’homme doit se porter sur sa nature. – Pour y trouver quoi ? – Par quel moyen ? Socrate et la connaissance Le quoi, d’abord. Socrate et la maïeutique comme voie d’accès à la connaissance Le comment, ensuite. Sans ce travail sur soi-même, la vie ne vaut rien selon Socrate : “Une vie sans examen ne vaut d’être vécue“ Chez Socrate, la philosophie ne désigne pas, comme chez les sophistes, l’acquisition d’un savoir, mais une manière de s’interroger, de se mettre en question, une forme de souci de soi.

La meilleure amie de Socrate. Le chapitre III 11 des Mémorables de Xénophon suscite traditionnellement la surprise, quand ce n’est pas la vertueuse indignation, des commentateurs. Résumons brièvement les faits. Il y avait une fois à Athènes, commence Xénophon, une belle femme nommée Théodote, qui acceptait d’avoir commerce (sunebnai) avec qui « l’en persuadait (tÈ peBqonti) ». Quelqu’un ayant, en présence de Socrate, déclaré que la beauté de cette femme surpassait la parole (wti krebtton eeh lpgou tq k0lloV tQV gunaikpV), Socrate proposa d’aller la voir, ce qui surpasse la parole ne pouvant être connu par ouï-dire. Le français fait en effet pour une fois mieux entendre que le grec l’incongruité de la situation décrite par Socrate. Insensibles à cette irritation, nombreux sont les commentateurs, on l’a dit plus haut, qui s’indignent de voir Socrate en pareille situation, et d’abord en pareil lieu : la maison d’une courtisane. Ce n’est pas seulement la formule, c’est la situation qui se retourne.

Socrate, la musique et la danse. Notes Il s’agit de trois lécythiens, suivis de cinq dypodies trochaïques et, finalement, d’un ithyphallique. Cf. Aristote, Const. d’Athènes, 34. Grenouilles, 1418-1419. Il suffit de rappeler la fameuse notion de jjjilokalo¢m@ nte g1r metB e£teleBaV kaa jilosojo¢men 5neu malakBaV, dans Thucydide II 40, 1 ; mais cf. aussi ibid., I 38, 1. Paduano (1996), p. 18. Cf. Grenouilles, 1195-1196. Ibid., 1491-1499 (= SSR I A 7). Le jugement de Wilamowitz-Moellendorff (1910, p. 24), repris par Radermacher (1967), selon lequel il faudrait nier tout rapport entre Socrate et Euripide, est manifestement biaisé, en fonction de la polémique de l’auteur contre la thèse bien connue de Nietzsche. Cette amitié devait remonter à la période où les deux hommes fréquentaient le cercle de Périclès (même s’il paraît peu probable que Socrate, qui resta toujours un « cimonien », proche des cercles philo-lacédémoniens et admirateur de la culture de Sparte, ait partagé toutes les idées et tendances de ce cercle). Cf. Cf.

Socrate n'est plus Socrate pressait ses concitoyens de questions, les forçait dans leurs certitudes et les obligeait à se regarder moralement. Et c’est cela qu’Athènes, comme toute collectivité par trop préoccupée de sa propre continuité, sanctionne avec la brutalité dramatique que nous accordons à cet événement, au prix d’un certain anachronisme. Car la posture socratique préférant la ciguë à l’exil reste pour nous, plus que pour les contemporains, la marque d’une conscience et d’une liberté intellectuelle. Mais c’est la condamnation elle-même qui, aujourd’hui encore, mérite intérêt : Socrate est mis au pilori parce qu’il touche aux vieilles croyances, aux valeurs sacrées et aux vertus antiques. Les psychanalystes si sensibles au thème du déclin de la métaphore des métaphores trouveront donc en Socrate un paradoxe fécond qui est accusé d’impiété – d’asebeia –, de ne pas respecter les choses divines, l’héritage glorieux, le patrimoine « des vieux enfants de la terre », les Athéniens.

Socrate, eudémonisme et hédonisme Vous devez choisir Celui ou celle qui connaît la philosophie antique connaît cette légende du Choix d’Héraclès (l’Hercule des Romains), légende qu’on attribue au sophiste Prodicos (né vers 460 avant notre ère). Prodicos était originaire de l’île de Céos dans les Cyclades. Comme à son habitude, Socrate discute avec un ami du nom d’Aristippe qui croit lui que l’on doit faire ce que l’on veut quand cela nous chante et qu’on ne doit pas se refuser les plaisirs quand ils se présentent. Socrate n’est pas d’accord. On pourrait se demander pourquoi cette légende était si prisée dans l’Antiquité. Le Vice et la Vertu offrent donc des voies différentes vers le bonheur. Le bonheur et le plaisir Il peut paraître étrange que le plaisir soit distinct du bonheur. Parfois, il nous arrive de sortir de notre routine quotidienne et de réfléchir à notre existence dans son ensemble. Revenons notre sujet : le bonheur, et les deux voies pour y parvenir : le Vice et la Vertu.

Socrate Socrate est né en 469 av J.C. à Athènes. Il était le fils de Sophronisque et de Phénarété, un ouvrier-sculpteur et une sage-femme. Ce sont là des métiers humbles. Il eut pour femme Xanthippe, dont la rumeur, accréditée par l’histoire, veut qu’elle ait été une mégère, difficile à apprivoiser au point que Victor Hugo se demandera si Socrate était mort «en buvant en un coup la cigüe ou lentement Xanthippe». «On le voyait, écrit un helléniste réputé, Maurice Croiset, errer à travers les rues d'Athènes, du matin au soir, pauvrement vêtu, insensible au froid et au chaud, insoucieux de ses affaires personnelles, uniquement occupé de rendre ses concitoyens meilleurs. Comment a-t-il pu se comporter ainsi jusqu’à l’âge de 70 ans? Ne soyons pas plus sévères pour ses juges qu’il ne l’a été lui-même. «Certes, Socrate met au-dessus de tout l'activité raisonnable, et plus spécialement la fonction logique de l'esprit. Un témoignage sur Socrate rappelant celui de Bergson.

Socrate Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Socrate (Σωκράτης) Philosophe occidental Antiquité Portrait de Socrate. Socrate (en grec ancien Σωκράτης / Sōkrátēs) est un philosophe grec du Ve siècle avant. Déjà renommé de son vivant, Socrate est devenu l’un des penseurs les plus illustres de l'histoire de la philosophie. En dépit de cette influence culturelle, très peu de choses sont connues avec certitude sur le Socrate historique. Problème des sources et « question socratique »[modifier | modifier le code] Socrate n'ayant jamais rien écrit, sa vie et sa pensée sont connues principalement par des contemporains (Aristophane), qui ont parfois été ses disciples (Platon et Xénophon), ainsi que par des sources indirectes, au premier rang desquelles Aristote (né en 384). Alors que Xénophon était jusque-là la principale source sur la pensée du Socrate historique, le lancement de la question socratique a été principalement l'œuvre de Friedrich Schleiermacher. Vers 435 av.

Bouddha, Confucius, Socrate et les autres Entre le IXe et le IIe siècle avant J.-C. se seraient développées des spiritualités nouvelles, fondées sur le renoncement à soi, la compassion et la transcendance. Que penser de cette thèse de Karl Jaspers, reprise aujourd'hui par Karen Armstrong ? Le philosophe allemand Karl Jaspers avait remarqué qu'entre le VIIIe et le IIIe siècle avant Jésus-Christ étaient apparues, dans plusieurs régions du monde, des spiritualités nouvelles : zoroastrisme en Iran, dieu unique en Israël, bouddhisme en Inde, confucianisme et taoïsme en Chine. En Grèce, la naissance de la philosophie, entendue comme « amour de la sagesse » relevait du même mouvement. Son livre est construit autour d'une périodisation longue (entre 900 et 200 av. j. En Chine, la période correspond à la dynastie Zhou. En Inde, la période axiale débute au IXe siècle. En Palestine, au IXe siècle av. j. C'est une très belle histoire que nous raconte K. Mot-clé : Le miracle grec Karen Armstrong

Notes de philosophie: Socrate et son monde Socrate a été un philosophe et un maître grec qui est mort à Athènes aux alentours de l'année 400 av JC. Il a modifié avec profondeur la pensée philosophique occidentale à travers son influence sur son élève le plus connu, Platon, qui a transmis les enseignements de Socrate dans ses écrits dialectiques. Socrate pensait que toute personne a pleine connaissance de la vérité ultime contenue dans l’âme et seulement nécessite être stimulée par des réflexes conscients pour s'en rendre compte. Sa critique de l’injustice dans la société athénienne lui a coûté son procès et sa sentence à mort. Note: La présente compilation de travaux de Socrate et son monde est munie exclusivement à des fins éducatives. Optimizada para 1024x768 ppp. 96 dpi.

Maïeutique (philosophie) Chez Platon, Socrate explique que la sage-femme n'enfante pas elle-même, elle se contente de faire accoucher la femme ; le philosophe fait de même des opinions de ses interlocuteurs. Cependant, une fois ces opinions accouchées, encore faut-il s'inquiéter de savoir si l'enfant est viable, ou bien s'il renferme une contradiction, s'il est mort-né. Ainsi, dans le Ménon, le petit esclave de Ménon accouche de certaines vérités géométriques. En revanche, Ménon ne sait rien dire de valable du juste et de l'injuste. Pourtant, son âme a bien dû, autrefois, contempler, de près, ou peut-être de loin, ces Idées. La maïeutique est appliquée aux personnes qui ignorent qu'elles savent. Le Socrate des dialogues de Platon affirme une inspiration divine, ce qui lui fait dire que ses disciples « n'ont jamais rien appris de (lui) et qu'ils ont eux-mêmes trouvé en eux et enfanté beaucoup de belles choses. Quatre types de relations à la « connaissance » sont ainsi à prendre en compte -

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