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"Ça fait bien longtemps que je ne prononce plus mon prénom quand je me présente au téléphone"

"Ça fait bien longtemps que je ne prononce plus mon prénom quand je me présente au téléphone"
"Le Monde" a demandé à un de ses journalistes, Mustapha Kessous, 30 ans, d'écrire ce qu'il racontait en aparté à ses collègues : les préjugés contre les Maghrébins, qui empoisonnent sa vie privée et professionnelle. LE MONDE | • Mis à jour le | Par Mustapha Kessous Brice Hortefeux a trop d'humour. Je le sais, il m'a fait une blague un jour. Jeudi 24 avril 2008. Le ministre de l'immigration et de l'identité nationale doit me recevoir dans son majestueux bureau. Trois mois plus tard, lundi 7 juillet, jour de mes 29 ans. Je pensais que ma "qualité" de journaliste au Monde allait enfin me préserver de mes principaux "défauts" : être un Arabe, avoir la peau trop basanée, être un musulman. J'en parle souvent à mes collègues : ils peinent à me croire lorsque je leur décris cet "apartheid mental", lorsque je leur détaille les petites humiliations éprouvées quand je suis en reportage, ou dans la vie ordinaire. Et pourtant, s'ils savaient à quel point la banlieue m'était étrangère.

http://www.lemonde.fr/societe/article/2009/09/23/ca-fait-bien-longtemps-que-je-ne-prononce-plus-mon-prenom-quand-je-me-presente-au-telephone_1244095_3224.html

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De l'urgence d'en finir avec le « racisme anti-blanc » Parler de « racisme anti-blanc » c’est confondre ce qui relève des émotions, de la colère et ce qui a trait aux discriminations. En d’autres termes, c’est confondre les relations interpersonnelles et les rapports sociaux [1]. Ainsi, si Fatima, Mohammed, ou Fatou traitent Marie et Louis de « sales français » (relation interpersonnelle), le désagrément certain que constitue l’insulte sera mis sur le même plan que le fait que Fatima, Mohammed et Fatou risquent de voir leur CV refoulés en raison de leur couleur de peau, celle-ci signifiant une origine « autre », qu’elle soit réelle ou supposée (rapport social). Par ailleurs, on pourrait réfléchir au fait qu’être anti français, c’est être anti blanc, aux yeux de ceux qui s’émeuvent des ravages dudit « racisme anti-blanc ». Or dans ce contexte, il ne peut y avoir de commune mesure entre les positions de ceux qui discriminés, peuvent insulter par rage, et ceux qui se retrouvent privilégiés par un rapport social. “il y a des blancs pauvres !

Le Whitesplainning, cette condescendance particulière… On m’avait demandé il y a maintenant un temps un article sur le whitesplainning. J’avais déjà abordé furtivement le concept de splaining dans cet article (Oui, suivez le lien car ça donne une bonne intro). Il est difficile de traduire ce terme anglais, dont on peut interpréter le sens comme "explication condescendante sur une oppression par un dominant de celle-ci à un dominé". Va traduire ça en français…Ainsi, lorsqu’un homme essaye d’expliquer le sexisme vécue par une femme à celle-ci, on appelle cela du mansplaining (ou encore parfois, mecsplication en français).

Racisme : définition politique Je pensais avoir suffisamment exprimé ce qu’était le racisme, tel que je le considère. Au vu de certaines questions qui m’ont été posées, et de certaines interpellations, je vois qu’il n’en est rien. Il est vrai que j’en ai donné un aperçu ici et ici, mais je pense qu’il faut essayer d’expliquer pourquoi il est pertinent de décorreler ce que j’appelle racisme et ce que le commun – étant souvent des dominants – appelle racisme.

Financement libyen, révélations de Buisson… la mauvaise passe de Sarkozy Alors que l’ancien président de la République est candidat à la primaire de la droite, plusieurs informations viennent ternir son début de semaine : les révélations de Mediapart, les premières fuites du livre de son ex-collaborateur et une enquête mettant en cause ses proches. Squarcini, Flaesch : des proches en garde à vue Premier coup dur de la semaine, dans l’entourage de Nicolas Sarkozy : lundi en fin de matinée, RTL révèle le placement en garde à vue de Christian Flaesch, ancien directeur de la police judiciaire parisienne. En 2013, il avait été limogé de son poste en raison d’un appel passé à Brice Hortefeux, au cours duquel il l’informait de sa convocation dans une affaire visant l’actuel patron du parti Les Républicains. Un peu plus tard dans la journée, Bernard Squarcini, ancien directeur de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI, aujourd’hui DGSI), est à son tour placé en garde à vue dans les locaux de l’Inspection générale de la police nationale (IGPN).

Partage des tâches et cheminement vers l’égalité : comment j’ai bidouillé mon petit coin de parité J’ai lu avec intérêt le dernier article de Valérie concernant les tâches ménagères et l’appropriation du travail des femmes. Et les commentaires sous l’article m’ont également paru très intéressants. J’ai un peu hésité à apporter un témoignage personnel au sujet de cette fameuse répartition des tâches et plus globalement de la vision de la parité et de l’économie domestique, car je ne pense pas détenir une solution générale et universellement applicable. Mais sur les encouragements de Valérie, qui estime que toute proposition et retour d’expérience (y compris en termes de difficultés rencontrées) peut être utile et éventuellement répondre à des interrogations, je me lance. Situons le contexte dans lequel j’évolue : concrètement, je suis une espèce de « cliché de normalité ».

Apprends à parler, 'spèce de boloss "Genre tu kiffes le çaisfran ! Du coup tu taffes grave." Traduction : "C'est parce que tu aimes le français que tu travailles autant." Si seulement ! Taubira face au racisme : silence, on coule... C’est sans doute un signe des temps. Les « inquiétudes » de Christiane Taubira sur la société française ne retiennent pas l’attention. La ministre de la justice a été insultée deux fois en une semaine, par des propos racistes, elle s’est émue hier d’un relâchement public, mais personne ne l’a noté. C’est un retournement spectaculaire. Il ressemble, dans le domaine moral, au retournement politique survenu dans les années 90, quand le Front National s’est mis à revendiquer le réel, au point d’en devenir une espèce de dépositaire officiel, et quasiment labellisé, le parti qui voyait juste et posait les bonnes questions. Après cette OPA sur le réel, au nom du vrai peuple, de ses vraies revendications, et de ses vraies souffrances, voici donc venu le temps de l’OPA sur l’indignation.

Jouons au bingo antiraciste! Cet article, je l’ai entamé de maintes fois, je l’ai laissé, repris, effacé en partie, ré-écrit…sans pouvoir poser les mots justes, à chaque fois. Néanmoins, je pense qu’il est quand même temps que je le publie. Je pense qu’il y a encore besoin de répéter une n-ième fois en 2013, en France, que non, le racisme n’est pas avoir un tas de préjugés sur une des races présupposées.

Colonialisme. Elie Domota: «Ma réponse à François Fillon» Invité ce jeudi soir à s’exprimer sur France 2 en direct depuis la Guadeloupe pour apporter la contradiction à François Fillon dans l’Emission politique, le secrétaire général de l’Union générale des travailleurs de Guadeloupe (UGTG) Elie Domota n’a pas pu développer son argumentation face au candidat à la primaire de la droite et du centre, la chaîne l'empêchant de s'expliquer jusqu'au bout. Cela est d'autant plus regrettable qu'il accusait l’ancien premier ministre d’avoir tenu des « propos racistes » dans son discours à Sablé-sur-Sarthe (Sarthe), le 28 août. L’Humanité a contacté l’ancien animateur de la grève générale de 2009 en Guadeloupe pour lui proposer d’exposer dans nos colonnes ce qu’il n’a pas pu dire à l’ancien premier ministre. A Sablé-sur-Sarthe, François Fillon a également déclaré que l’école ne devrait pas « apprendre aux enfants à comprendre que le passé est source d'interrogations » et à « faire douter de notre histoire ».

Des lycéens de Barentin, près de Rouen, sensibilisés aux problèmes de discrimination - France 3 Haute-Normandie éducation A l’invitation des infirmières et des assistantes sociales du lycée Auguste Bartholdi de Barentin, un psychologue est intervenu dans une classe afin d’y faire passer un message de tolérance. Par Didier Meunier Publié le 20/02/2015 | 19:03, mis à jour le 20/02/2015 | 19:03 Quand le féminisme radical est profondément raciste Hier j’ai eu le malheur de tomber sur ce torchon de Virginia Pele. Bien que je sais bien à ce jour que le site sisyphe.org est l’un des sites représentant un féminisme des plus excluants possibles (transphobe, putophobe, raciste), ce texte fait tellement plus fort et plus haut en matière de racisme que la diffusion du racisme qu’il y a dans ce site en général, que je ne peux m’empêcher de répondre un minimum devant l’idéologie extrêmement dangereuse pour les femmes de couleur. Ainsi, je fais ici un cas d’école pour les féministes racistes. Une lecture de La Couleur Des Sentiments, typique d’une pensée suprématiste blanche Comme je le disais hier sur Twitter, dès la première phrase je tombe à la renverse de ma chaise : "Le film « La Couleur des sentiments » est l’un des rares mettant en scène la solidarité entre femmes contre la suprématie masculine." Euh, Qwaah?

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