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Sommes-nous encore autonomes

Sommes-nous encore autonomes
A l’heure où l’électronique s’intègre dans presque n’importe quel objet (des voitures aux appareils électroménagers, aux vêtements que nous portons…) et se connectent sans fil sur le web, nous entrons dans l’ère de l’internet des objets, explique l’éditorialiste Christine Rosen pour The New Republic. Un monde où nos interactions quotidiennes avec les objets du quotidien laissent une trace de données, de la même manière que le font déjà nos activités en ligne. « Avec l’internet des objets, nous sommes toujours (et souvent sans le savoir) connectés à l’internet, ce qui apporte des avantages évidents en terme d’efficacité et de personnalisation. Mais cela accorde également aux technologies de nouveaux pouvoirs, pour nous persuader ou nous obliger à nous comporter de certaines façons. » A qui devons-nous attribuer la responsabilité de nos actions ? Les technologies peuvent ne pas avoir d’esprit ou de conscience, affirme Verbeek, mais elles sont loin d’être neutres. Hubert Guillaud

http://www.internetactu.net/2012/09/19/sommes-nous-encore-autonomes/

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L’âge de la prédation Dominique Boullier, professeur de sociologie à Sciences Po et coordinateur scientifique du MediaLab nous propose une lecture du livre de Nicolas Colin et Henri Verdier, L’âge de la multitude, Entreprendre et gouverner après la révolution numérique, paru au printemps 2012 chez Armand Colin. Il en livre une critique sans concession, mais qui permet d’analyser et de prendre du recul sur la façon dont l’innovation est trop souvent célébrée. Prenez cette note de lecture foisonnante comme une occasion de débattre sur ce qu’est l’économie numérique aujourd’hui… et ce qu’elle n’est pas. L’âge de la multitude est un livre étrange qui brouille les attentes générées par ce titre spinozien, qu’on retrouve chez Toni Negri et chez Yann Moulier-Boutang. Cette fascination pour Apple illustre seulement une confusion conceptuelle que nous allons documenter dans cinq domaines : 1.

Enjeux des technologies mobiles Jeudi 19 juillet 2012 - Catégorie(s) : Usages. Dans son rapport « Maximizing Mobile »(Tirer le meilleur du mobile), la Banque mondiale présente des indicateurs sur la diffusion des technologies mobiles dans 150 pays et analyse les contributions de ces technologies au développement économique et humain. Parmi les chiffres clés de ce rapport : Voir aussi : Un laboratoire pour les technologies mobiles au Kenya Ushahidi classée parmi les 10 ONG les plus performantes

Les téléphones portables, outils du dédoublement et de la densification du temps : un diagnostic confirmé 1 « De l’usage des téléphones portatifs comme expérience du dédoublement et de l’accélération du tem (...) 2 « J’ajoute, mais je ne corrige pas. Premièrement parce que celui qui a hypothéqué au monde son ouv (...) 3 Les citations du texte de 1996 apparaissent en alinéa. 1La revue tic&société qui prend le relais de TIS, dix ans après — et il faut en féliciter ses nouveaux promoteurs — me demande de revenir sur un article paru dans cette même revue il y a plus de dix ans de cela1. Revisiter un de ses textes est toujours délicat. Quiconque écrit connaît le plaisir d’abandonner un texte et aussi… la difficulté à revenir dessus.

Une autonomie des objets ? Que se passerait-il si les objets connectés pouvaient se comparer les uns les autres ? Si les objets pouvaient réagir à la pression de leurs pairs ? C’est l’étrange question que pose le projet de recherche AddictedProducts (voir également le blog) du designer Simone Rebaudengo, étudiant à l’université de technologie de Delft et qui travaille également en compagnie du designer Husman Haque, l’inventeur de Pachube (devenu Cosm), la plateforme pour interconnecter les objets via l’internet. Vers la science personnelle Ce week-end se tenait à Mountain View la première édition de la conférence Quantified Self, organisée par Gary Wolf et Kevin Kelly qui avaient lancé ce mouvement (voir Nos vies gérées par les données et Finalement, documentez-moi !). Nous n’y étions pas (hélas), mais nous avons parcouru les différents comptes rendus accessibles en ligne (notamment ceux d’Ethan Zuckerman) pour tenter de vous en rendre compte. Le Quantified Self (qu’on pourrait traduire par « l’auto quantification ») est à la fois un groupement et un mouvement qui rassemblent des développeurs et des utilisateurs souhaitant utiliser les données collectées (poids, lecture, émotion, déplacements, actions… ) via des outils de suivis personnels pour comprendre et optimiser leurs comportements. Depuis 2 ans, le mouvement s’est structuré autour de rencontres régulières qui se déroulent dans le monde entier, où utilisateurs et développeurs viennent présenter leurs projets. Pourquoi la science personnelle est-elle importante ?

Le Laboratoire des Usages en Technologies d'Information Numérique - Lutin Userlab Actualités Workshop Conscience, Droit, Psychologie et Science Cognitives Le colloque Conscience, Droit, Psychologie et Science Cognitives se tiendra le 6 juin 2017 de 10h à 18h au LUTIN et à l’Amphithéâtre Painlevé à la Cité des Sciences et de l’Industrie, Niveau – 2, 30 avenue Corentin Cariou, 75019 Paris (Métro Porte de La Villette). L’entrée est libre. Pour consulter le programme de la journée, cliquez-ici. Ce colloque est organisé par CERSA/CNRS - Université Panthéon-Assas (Paris 2), CHART - EA 4004 – Cognitions Humaine et Artificielle (EPHE, UPO, UPEC, Paris 8) et LUTIN (Cité des Sciences et de l’Industrie).

Les défis nouveaux des empires numériques Dans le cyberespace se livre un combat silencieux, mais stratégique : sur quel logiciel nos salariés, nos enfants, vont-ils se former, sur quels réseaux, quels data-centers, nos entreprises vont-elles gérer leurs affaires, nos industries culturelles se développer, nos armées et notre diplomatie s’affirmer dans le cyberespace. Quels opérateurs ? Quels Editeurs ? Microsoft ? Androïd ? OSx, ou des logiciels libres ? La technique est-elle responsable de l’accélération du monde Le sociologue et philosophe allemand Hartmut Rosa a été remarqué en France depuis la traduction en 2010 d’Accélération : une critique sociale du temps, complété depuis par une synthèse et mise à jour de ce livre dans Accélération et aliénation… Pour Hartmut Rosa, le temps a longtemps été négligé dans les analyses des sciences sociales sur la modernité au profit des processus de rationalisation ou d’individualisation. Pourtant, selon lui, l’accélération est la caractéristique de la société moderne. « Mon livre explique que l’essence et la nature de la modernité reposent sur l’accélération », attaque Hartmut Rosa.

“Mais en révélant comment fonctionne la machine humaine, ces technologies sapent une qualité humaine cruciale (même si elle est souvent décriée) : la tromperie de soi”, estime Christine Rosen. “Bien sûr, la tromperie de soi est inefficace. Elle pose des problèmes – ce qui explique pourquoi les technologues voudraient la remplacer par l’apparente honnêteté des données, qui, une fois traitées, promettent de nous connaître mieux que nous-mêmes. Mais être humain est une affaire compliquée. Faire preuve de jugement et de maîtrise de soi, apprendre les normes sociales complexes qui signalent un comportement acceptable sont aussi les choses qui nous rendent humains. Nous ne devrions pas avoir besoin ou envie de compter sur un capteur pour le faire pour nous. Les hypocrisies quotidiennes et les compromis qui rendent la vie supportable (même s’ils ne sont pas toujours honnêtes) sont précisément ce que l’intelligence ambiante et les technologies persuasives espèrent éliminer. Le droit de ne pas by ryslainemly May 22

“Les technologies persuasives et l’intelligence ambiante promettent un monde où le contrôle sera plus efficacement externalisé. Ginger.io est une application pour smartphone qui déclenche une alerte quand il remarque que vous êtes restés à la maison plusieurs jours d’affilés où que votre activité d’échange en ligne a baissé, en envoyant à votre médecin, à des proches ou à vous mêmes un message pour vous prévenir des premiers signes de la dépression.” by ryslainemly May 22

Comme Ulysse lui-même s’arrimant au mât de son navire pour éviter le chant des sirènes, ces nouveaux programmes et dispositifs visent à contrecarrer nos désirs turbulents by ryslainemly May 22

“En fait, ces nouvelles technologies séduisent souvent en invoquant quelque chose de beaucoup plus banal : le langage de l’auto-amélioration. by ryslainemly May 22

Christine Rosen. “On nous dit que nos gènes nous déterminent, que notre cerveau nous contrôle, que les vestiges de notre biologie évolutionniste nous induisent en erreur. “Comment définissons-nous la responsabilité morale quand les neuroscientifiques affirment que notre inconscient est le principal moteur de notre comportement et que les ingénieurs en logiciel nous rappellent que leurs algorithmes sont supérieurs à notre intuition ?”" by ryslainemly May 22

“Pour comprendre ces défis, Verbeek nous invite à nous tourner vers la conception et l’ingénierie des objets technologiques eux-mêmes. Comme l’architecture du code a joué dans la création d’internet pour Lawrence Lessig, Verbeek estime que tous les utilisateurs doivent être plus engagés dans la lutte contre la façon dont ces technologies sont conçues et utilisées.” by ryslainemly May 22

L’échographie par exemple, explique Christine Rosen, a transformé notre expérience de l’enfant à naître. Conçue pour améliorer notre connaissance médicale, l’échographie a généré involontairement de graves dilemmes moraux. “”Cette technologie n’est pas simplement un moyen fonctionnel pour rendre visible un enfant à naître”, affirme Verbeek, “elle contribue activement à façonner la manière dont l’enfant à naître nous est humainement connu.” Cette expérience est à la fois d’une grande transparence et d’une grande abstraction. Nous voyons l’enfant comme quelque chose de distinct de sa mère : le ventre devient un “environnement”.” by ryslainemly May 22

S’appuyant sur les théoriciens de la technologie comme Don Ihde (Wikipédia) et Bruno Latour, ainsi que sur les travaux de Michel Foucault, Verbeek propose une approche “postphénoménologique” qui reconnaît que nos actions morales et nos décisions sont devenues une affaire conjointe entre les humains et les technologies by ryslainemly May 22

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