
Tablettes : le modèle payant qui se déguise en gratuit 17 septembre, 2012 0 commentaire Matière à réflexion : Bernard Petitjean et Corinne da Costa – Seprem Etudes & Conseil « La dernière fois qu’il y a eu autant d’excitation pour une tablette, il y avait des commandements écrits dessus ». Le problème est que l’information sur tablettes se vend beaucoup plus mal que prévu, comme on le constate sur le marché américain. Il y a moins d’un an, « The Daily », journal conçu pour l’iPad par News Corp, était perçu comme le modèle gagnant pour la presse quotidienne. Il est cependant intéressant de noter que 8,5% des abonnés à l’édition papier de « Wired » ont activé l’abonnement gratuit à l’édition numérique qui leur était proposé dans le cadre d’offres couplées. Ce n’est sans doute pas une loi aussi durable que celle qu’a apporté Moïse aux hébreux, mais, même s’il sera peut-être obsolète un jour, ce modèle « mixte » présente plus d’avantages que d’inconvénients. Bernard Petitjean (bpetitjean@seprem.fr) et Corinne da Costa (cdacosta@seprem.fr)
La web campagne 2012 a-t-elle été aussi nulle qu’on le dit ? | Regard Dassier S’il faut en croire les premières impressions exprimées sur la web campagne 2012, elle n’a pas été au rendez vous des attentes. Chacun attendait qu’elle domine l’agenda médiatique et politique, voire fasse élire ou perdre un candidat, comme aux Etats-Unis en 2008. Or, c’est une évidence, la campagne web de 2012 n’a pas été décisive, loin s’en faut. On a clairement été très loin du rôle joué par Internet dans la victoire surprise du challenger Barack Obama dans les primaires du Parti démocrate, ou même dans celle de Ségolène Royale face à ses concurrents socialistes en 2006 (les fameux réseaux Désirs d’avenir). Les médias TV et radio sont demeurés les sources dominantes d’information politique des électeurs. Pire, la campagne Internet a semblé quelque peu convenue, sans surprise, sans événement marquant, voire ennuyeuse. La campagne web a été à l’image de la campagne elle-même Une campagne web n’est que le reflet, amplifié et déformé de la vraie campagne. Slacktivism Social-Spam Conclusion
Pourquoi le livre numérique coûte à peine moins que le papier Temps de lecture: 5 min Nous sommes en 1454. Un certain Johannes Gutenberg bricole le premier livre imprimé de l’histoire occidentale. Dans le sillage de sa Bible à 42 lignes, éditeurs, imprimeurs et libraires se multiplient en Europe, marquant l’émergence d’une nouvelle industrie. Auparavant réservé aux érudits et aux riches, l’écrit se démocratise et devient bon marché. 2007: reprenant l’idée visionnaire de l’entreprise Cytale, Amazon lance le Kindle, une tablette permettant de lire à l’époque 90.000 œuvres avec un seul et même outil. Le succès grandissant de ce nouveau format aidant (aux Etats-Unis, les ventes de livres numériques dépassent parfois celles du papier dans certaines catégories), on pourrait logiquement s’attendre au franchissement d’une nouvelle étape sur les étiquettes. En moyenne, les livres numériques se vendent dans l’Hexagone 25% à 30% moins chers que leurs cousins en papier. Pourquoi ça coince? La toute puissance des éditeurs français ©Albin Michel Olivier Clairouin
SPÉCIAL STORYTELLING DANS DARKETING AVEC SÉBASTIEN DURAND Darketing reçoit Sébastien Durand, auteur de Storytelling – Réenchantez votre communication, paru aux éditions Dunod. Ils nous révèlent les secret du Storytelling appliqués aux marques. Au cours de cet épisode, l’auteur aborde les points suivants : • Définition du storytelling • 7 typologies du storytelling • 7 secrets du storyelling • Storytelling et digital • Storytelling et politique • Le cas de Steve Jobs Utiliser la narration permet de générer des émotions rendant ainsi la cible d’un message plus réceptive. Sébastien Durand est conseiller en communication et spécialiste storytelling. Darketing est un co-production Darkplanneur & l’ISEG Marketing & Communication School.
Filippetti, le bateau ivre au service des lobbies Aurélie Filippetti vient de donner une interview sur la presse numérique. C'est toujours aussi affligeant de vide ! On a un enfilage de poncifs et de lieux communs sur le travail de journaliste, avec des erreurs d'analyses pitoyables. Non, madame la Ministre, le "Data-journalisme", cela ne se résume pas à l'exploitation des seules données publiques. Premier sujet, faire payer Google. Deuxième sujet, les aides publiques à la presse. Troisième sujet, clairement posé par les journalistes : faut-il un véritable "freedom of information act" pour remplacer la minable loi sur la protection des sources des journalistes, qui ne protège rien ? Le summum de l'hypocrisie et du non-dit est atteint dans le dernier paragraphe. Et pourtant, tout a été dit ou presque, sur la crise de la presse, sur les raisons qui amènent à cette chute.
La com' tranquille | Site d'analyse de la communication des candidats à la présidentielle 2012 Un nouveau master ambitionne de renouveler le journalisme par la diversité "Il ne s'agit pas d'une formation de plus", prévient Nordine Nabili, 45 ans, directeur du Bondy Blog et l'un des intervenants, alors que la France compte déjà une centaine de filières spécialisées, dont treize écoles reconnues par la profession. L'ambition de ce master de l'université de Cergy-Pontoise est de bousculer le recrutement dans les rédactions où, selon lui, on donne "trop souvent" la part belle à "des jeunes ayant fait un IEP, puis une grande école". Elle s'inscrit dans la mouvance de récents concepts pour attirer des profils différents comme le partenariat entre l'ESJ et le Bondy Blog, la Chance aux concours du CFJ, l'expérience de la fondation TF1 et plus récemment celle du Monde qui ouvre son "académie". Pour Jean-Claude Lescure, responsable du master de Gennevilliers, le phénomène de reproduction sociale est encore "très fort" dans les écoles, privilégiant "des jeunes gens issus de CSP+". "S'ils ne sont pas épaulés, ils ne sont pas pris", dit-il. Confiance en soi Par
2012 : les sites internet des candidats à l’élection présidentielle Le PR (Page Rank) de la page d'accueil de nos candidats Rappelons que le PR est l'indicateur le plus connu pour estimer la popularité d'un site aux yeux de Google. C'est une note de 0 à 10 que Google attribue à chaque page internet en fonction de différents critères (il y en a plus de 200). Le PR permet à Google de choisir le positionnement (Rank) de la page dans la liste des résultats de recherche. L'effet garanti de la splash page La splash sage est une page qui surgit "avant la page d'accueil". La splash sage est donc une excellente méthode pour perdre un bon nombre de visiteurs avant même qu'ils ne soient entrés sur le site. Le nom de domaine et l'ancienneté du site Quand un démarre, on part à zéro, que l'on soit Nicolas Sarkozy ou un vendeur de petits pois. Même si cela permet d'avoir une page d'accueil bien notée, cette tactique n'est pas une bonne idée : les contenus des anciens sites ont dû être effacés pour faire place au nouveau. L'union fait la force : de l'importance des liens
Mali : les journalistes face à la crise / Vos questions et contributions – Atelier des médias Par David Baché Depuis le Coup d'Etat du 22 mars dernier, la prise du pouvoir par une junte militaire, les hésitations des autorités de transition qui lui ont succédé, la rébellion d'indépendantistes touaregs et bien sûr l'occupation actuelle du Nord du pays par des groupes islamistes armés, les journalistes maliens ont du travail... mais il n'est pas toujours facile pour eux de le faire. Au cours des derniers mois, les atteintes aux libertés de la presse se sont multipliées : pressions politiques, sanctions financières et surtout menaces et agressions. Rencontre avec des journalistes et des reponsables de publication à Bamako. Pour l'Atelier des médias, les directeurs de publication de trois des principaux titres maliens témoignent au micro de David Baché : Abramane Keita, Birama Fall, Alexis Kalambry (détails et photos ci-dessous). Écoutez les témoignages (23 min. et 25 sec.) " Le 2 juillet dernier, j'ai reçu un appel. "Ils ont commencé par exercer une pression morale.
Quand les fictions TV se mettent au 2.0 : la social TV (2/4) La social TV correspond aux conversations en ligne à propos des programmes TV. Elles se font surtout via les réseaux sociaux (en particulier Twitter avec le livetweet) et dans une moindre mesure via les applications de second screen. Avec le développement du multi-écrans (TV + mobile/tablette/ordinateur portable), ces conversations se font de plus en plus pendant la diffusion du programme. Cette activité sociale autour des fictions TV (avant, pendant et après) présente plusieurs intérêts pour les chaînes TV, et notamment : Relinéariser la consommation de contenus TV grâce à des « rendez-vous online » (regarder et commenter le programme avec le reste des téléspectateurs).Attirer une nouvelle audience grâce à la recommandation sociale.Engager et fidéliser le téléspectateur grâce au partage social. De plus en plus de producteurs/diffuseurs de fictions TV ont bien compris l’intérêt que représentent ces nouveaux usages sociaux, comme en témoigne le développement de certaines pratiques :
Faut-il dépenser plus pour France 24 et RFI ? Auditionnée lundi par le CSA, Marie-Christine Saragosse, promise à diriger l'Audiovisuel extérieur de la France (RFI, France 24 et MCD), a placé haut la barre de ses ambitions. "France 24 fera la différence si elle a plus d'images, plus de contenus originaux. Ça ne se fera pas avec des budgets à la baisse," expliquait-elle, tout en reconnaissant que la situation des finances publiques exige des économies. La question des finances de l'AEF sera, à n'en point douter, son premier dossier chaud. Le contexte est d'autant plus tendu que, déjà, sur cette épineuse question, son prédécesseur, Alain de Pouzilhac, avait engagé un bras de fer avec l'État. Le surcoût du non-déménagement Toujours devant le CSA, Marie-Christine Saragosse soulignait, par ailleurs, qu'avec treize langes (douze langues chez RFI et l'arabe chez MCD) le pôle radiophonique de l'AEF proposait plus de deux fois moins de langues que ses concurrents étrangers... L'État se tire une balle dans le pied