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Dans le secret des écoutes

Dans le secret des écoutes
Une plateforme pour centraliser les écoutes, scruter le trafic Internet... Ce projet entouré de secret verra bientôt le jour. Non sans susciter des craintes sur les failles du système et l'utilisation de DPI. Les documents confidentiels-défense que nous publions lèvent le voile sur ce Big Brother à la française. Le projet est secret. “Confidentiel-Défense” s’affiche sur les en-têtes des documents. Son fonctionnement est décrit très précisément par l’appel d’offre, et en particulier dans le “Programme Fonctionnel Détaillé” du projet, daté de juin 2009 et classé confidentiel-défense, que nous avons obtenu [PDF]. Pnij-Owni_ L’objectif, comme le résume notre infographie au bas de cet article : concentrer en un même endroit, tenu (évidemment) secret, toutes les demandes de policiers, gendarmes et douaniers visant à surveiller ou consulter les communications téléphoniques ou électroniques d’un individu. “La plateforme” en détails Mieux qu’un bouquet satellite. DPI comme en Libye ? Ecoutes-taxis Related:  Régression des libertés

The Spy files WikiLeaks: The Spy Files Mass interception of entire populations is not only a reality, it is a secret new industry spanning 25 countries It sounds like something out of Hollywood, but as of today, mass interception systems, built by Western intelligence contractors, including for ’political opponents’ are a reality. Today WikiLeaks began releasing a database of hundreds of documents from as many as 160 intelligence contractors in the mass surveillance industry. Working with Bugged Planet and Privacy International, as well as media organizations form six countries – ARD in Germany, The Bureau of Investigative Journalism in the UK, The Hindu in India, L’Espresso in Italy, OWNI in France and the Washington Post in the U.S. International surveillance companies are based in the more technologically sophisticated countries, and they sell their technology on to every country of the world. Selling Surveillance to Dictators How Mass Surveillance Contractors Share Your Data with the State

Hadopi s’enfonce dans le ridicule La Hadopi ne sanctionne pas le téléchargement de fichiers, mais le « défaut de sécurisation » de sa connexion, et donc le fait de ne pas avoir réussi à être un bon Big Brother de son ordinateur. Cerise sur le gâteau : une fois suspecté, c’est à l’accusé d’apporter les preuves de son innocence, et de démontrer qu’il avait tout fait pour empêcher le partage de fichier... Une forme de présomption de culpabilité qui mêle Orwell et Kafka, et qui fait de la Hadopi le digne rejeton de notre société de surveillance. Il n'est donc guère étonnant de découvrir que le premier internaute sanctionné dans toute l'histoire de la loi Hadopi n’avait rien téléchargé. Olivier Henrard est le « père » de la Hadopi. Un argument qu’Olivier Henrard avait balayé d’un revers de manche, avec une réponse toute trouvée : la loi du marché, de l’offre et de la demande. « Depuis, l'on entend plus parler de l'avancée des travaux. Le "pirate" n'avait rien téléchargé « J’ai eu un premier avertissement puis un deuxième.

Open Bidouille Camp Why passwords have never been weaker—and crackers have never been stronger In late 2010, Sean Brooks received three e-mails over a span of 30 hours warning that his accounts on LinkedIn, Battle.net, and other popular websites were at risk. He was tempted to dismiss them as hoaxes—until he noticed they included specifics that weren't typical of mass-produced phishing scams. The e-mails said that his login credentials for various Gawker websites had been exposed by hackers who rooted the sites' servers, then bragged about it online; if Brooks used the same e-mail and password for other accounts, they would be compromised too. The warnings Brooks and millions of other people received that December weren't fabrications. "The danger of weak password habits is becoming increasingly well-recognized," said Brooks, who at the time blogged about the warnings as the Program Associate for the Center for Democracy and Technology. The ancient art of password cracking has advanced further in the past five years than it did in the previous several decades combined.

Une députée veut unifier le blocage et consacrer la neutralité du net La députée Laure de la Raudière (UMP) a déposé hier une proposition de loi sur la neutralité du net. Pourquoi un tel dépôt ? Selon la députée, compte tenu des opportunités d’internet, il est important « que l’on crée certaines règles pour préserver l’internet universel, immense bien collectif, qui ne doit pas être transformé au gré des intérêts de ses différents acteurs... C’est un objectif politique, économique et de société ». Ce dépôt reprend en fait plusieurs propositions d’un rapport d’information que la députée a cosigné avec Corinne Erhel (PS) en date du 13 avril 2011. « Neuf propositions ont été émises dans ce rapport, et la présente proposition de loi en reprend la majorité, les autres ne pouvant être traduites en termes législatifs ». Un texte non partisan La députée note qu’en mars 2011, l’Assemblée nationale (sous majorité UMP) avait rejeté la proposition de loi sur la neutralité de l’internet de Christian Paul (PS). La neutralité, un objectif Des exigences minimales

Do Not Touch FinSpy : le spyware britannique vendu à des régimes autoritaires ? L'an dernier, nous avions relayé un article d'Owni qui détaillait les redoutables promesses de la suite d'outils britannique FinFisher, présentée comme un mouchard mis à disposition des services de police. FinSpy "peut espionner en 'live' le ou les utilisateurs de l'ordinateur infecté (en activant, à leur insu, webcam et microphone), mais également le géolocaliser, en extraire toutes les données, intercepter les échanges de mail et autres conversations, et notamment les appels et transferts de fichiers effectués avec Skype", écrivait Owni. Aujourd'hui, des indices extrêmement sérieux permettent de penser que Gamma, l'éditeur de FinSpy, a vendu son logiciel à des régimes autoritaires qui l'ont utilisé pour espionner des dissidents et faciliter la répression. En plus des ordinateurs sous Mac, Windows ou Linux, le spyware peut infecter quasiment tous les mobiles du marché, avec des versions destinées aux iPhone, Android, BlackBerry, Symbian (Nokia), ou encore Windows Phone.

Un membre d’Anonymous arrêté en plein chat par le FBI Barrett Brown, un membre du collectif Anonymous a été arrêté mercredi au Texas alors qu’il participait à une conversation en ligne. Le groupe de hackers a diffusé sur internet une vidéo (disponible ci-dessous) qui montre l’interruption de la conversation en ligne par ce qui semble s’apparenter à un raid du FBI. Le membre du collectif était connu pour avoir menacé de divulguer les noms de 75 membres de l’organisation mexicaine Los Zetas qui avait enlevé un membre d’Anonymous l’année dernière. L’arrestation de Barrett Brown a eu lieu peu de temps après sa publication sur YouTube d’une vidéo du nom de « Why I’m Going to Destroy FBI Agent Robert Smith » (Pourquoi je vais détruire l’agent du FBI Robert Smith) dans laquelle il accuse de harcèlement l’agent Robert Smith du FBI et explique que sa mère fait l’objet d’une surveillance. Vous avez aimé cet article ? Inactif Partager vos lectures sur Facebook exemple : Benjamin a lu : Un membre d’Anonymous arrêté en plein chat par le FBI sur Begeek.fr

Anonymous dans le pré de WikiLeaks Des collectifs d'Anonymous aussi ont leur propre plateforme de diffusion d'informations confidentielles, leur WikiLeaks sauce masque de Guy Fawkes. De vifs échanges sur Twitter entre l'organisation de Julian Assange et un groupe d'Anonymous ont fait ressurgir l'un de ces sites, ouvert en mars dernier : Par:anoia. De premières fuites commencent à être diffusées. Le torchon brûle. Réplique d’AnonymousIRC : Nous avons toujours admirer l’idée [de WikiLeaks, NDLR] mais votre égo l’a tuée. Suivent plusieurs tweets critiquant le nouveau mode de diffusion des fuites par WikiLeaks : “Fuck votre diffusion au compte-gouttes (…)”, “Honnêtement @WikiLeaks, diffusez TOUS les mails syriens. Avec de faux airs de représailles, AnonymousIRC diffuse en suivant l’adresse d’une autre plateforme de whistleblowing – le lancement d’alerte. La liste des griefs Là s’arrête le parallèle avec WikiLeaks. “On n’est pas en compétition avec WL, plutôt une alternative” avance l’un des fondateurs de la plateforme. Innodata

The Pirate Bay : extradé en Suède, Gottfrid Svartholm Warg fait face à de nouvelles accusations Interpellé il y a un peu plus de 10 jours à Phnom Penh au Cambodge, Gottfrid Svartholm Warg, a été expulsé en Thaïlande d’où il a été extradé vers la Suède à la demande des autorités policières. L’un des 4 cofondateurs de The Pirate Bay est arrivé hier matin à Stockholm où il a immédiatement été arrêté et placé en détention. Contrairement à ce qui a d’abord été imaginé, cette procédure n’est pas liée à l’affaire The Pirate Bay pour laquelle Warg a écopé d’un an de prison ferme. Victime de problèmes de santé, Gottfrid Svartholm Warg n’avait pas participé aux audiences, mais c’est une autre affaire qui lui vaut cette arrestation. Il est soupçonné d’être impliqué dans le piratage en 2010 de l’entreprise Logica qui était sous contrat avec les services fiscaux suédois. Les données fiscales de 9 000 contribuables avaient été dérobées et diffusées sur la Toile.

Colères d’Arabie : le logiciel espion Cruel paradoxe de ce printemps arabe : les défenseurs des droits de l'homme bahreïnis utilisent les réseaux sociaux occidentaux pour manifester ; leurs tortionnaires, des systèmes de surveillance occidentaux pour les espionner. Au printemps dernier, un Bahreïni exilé à Londres, une économiste britannique résidant à Bahreïn et le propriétaire d’une station service en Alabama, naturalisé Américain, recevaient un e-mail émanant apparemment d’une journaliste d’Al-Jazeera. Il y était question d’un rapport rédigé par Zainab Al-Khawaja, sur les tortures infligées à Nabeel Rajab, deux des défenseurs des droits de l’homme incarcérés (et probablement torturés) à Bahreïn, suivi de cette précision : “Merci de vérifier le rapport détaillé en pièces jointe, avec des images de torture. FinSpy, à en croire cette proposition de contrat trouvée en mars 2011 dans l’un des bâtiments de la sécurité égyptienne après la chute du régime Moubharak, est vendu près de 300 000 euros.

Peering : France Télécom autorisé à facturer Cogent pour du trafic vers les abonnés Orange Saisie en 2011 par l’opérateur de transit Cogent d’une plainte contre France Télécom pour abus de position dominante, l’Autorité de la concurrence a rendu sa décision. Et celle-ci dédouane l’opérateur français, qui avait réclamé à Cogent un paiement en échange de l’ouverture de capacités de peering supplémentaires. Sur quoi se fonde cette décision ? Notamment sur un contrat de peering conclu en 2005 entre France Télécom et Cogent. L'interconnexion gratuite n'est pas une obligation Au-delà de ce ratio, une facturation serait en principe de mise. Avec comme client MegaUpload, Cogent n'appliquait plus ce ratio. « Dans la mesure où une telle rémunération n'est pas une pratique inhabituelle dans le monde de l'Internet en cas de déséquilibre important des flux entrant et sortant entre deux réseaux et correspond à la politique générale de "peering" adoptée par France Télécom et connue de Cogent », cette pratique apparaît légale justifie donc l’Autorité de la concurrence.

MP3, ebooks... on a vérifié, ils ne vous appartiennent pas | Rue89 Culture Rue89 a mis son nez dans les conditions d’utilisation des grandes plateformes de vente de culture numérisée. Prêter un ebook ou un album à un ami ? N’y pensez pas. Un livre en papier ou un CD en plastique, c’est pratique. On peut le prêter, le brûler, le donner, le vendre, le lire en France ou à l’étranger. Quand vous achetez des livres et de la musique numérique (mais également des films, des jeux vidéo ou des séries), que ce soit sur Google Play, Amazon ou l’iTunes Store d’Apple (et sur bien d’autres sites), vous avez simplement le droit de lire le livre ou de regarder votre vidéo. Nous avons épluché les conditions générales de vente et d’utilisation (le texte qui définit les conditions auxquelles vous pouvez utiliser une plateforme ou un service) des grandes plateformes de vente de biens culturels numériques (l’iTunes Store d’Apple, Google Play, Amazon, la Fnac...) pour en dénicher les dispositions surprenantes. Les contenus ne vous appartiennent pas Chez Google, par exemple :

Neutralité sans foi ni loi C'est la semaine de la neutralité du Net ! Objet d'une proposition de loi, le concept se retrouve ce soir devant le Parlement et le gouvernement. Cette fois, c'est le régulateur des télécoms (Arcep) qui s'y colle. Décidément, c’est un peu sa fête ! Sur le fond, le document de 134 pages diffère peu de la version présentée au public en mai dernier (lire notre analyse sur le sujet : “Le régulateur se remet à la neutralité du Net”). L’Arcep se garde bien néanmoins de se prononcer explicitement en faveur d’une loi protégeant la neutralité du Net. Pédagogie S’il ne se démarque pas par son engagement, le rapport de l’Arcep a néanmoins le mérite d’être pédagogique. Ce débat porte essentiellement sur la question de savoir quel contrôle les acteurs de l’internet ont le droit d’exercer sur le trafic acheminé. FAI égratignés Guerre de cyber-tranchées dans laquelle l’autorité des télécoms s’abstient de trancher. Rien de plus ! J’ai pas touché ! Une position qui a de quoi agacer.

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