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Dans le secret des écoutes

Dans le secret des écoutes
Une plateforme pour centraliser les écoutes, scruter le trafic Internet... Ce projet entouré de secret verra bientôt le jour. Non sans susciter des craintes sur les failles du système et l'utilisation de DPI. Les documents confidentiels-défense que nous publions lèvent le voile sur ce Big Brother à la française. Le projet est secret. “Confidentiel-Défense” s’affiche sur les en-têtes des documents. Son fonctionnement est décrit très précisément par l’appel d’offre, et en particulier dans le “Programme Fonctionnel Détaillé” du projet, daté de juin 2009 et classé confidentiel-défense, que nous avons obtenu [PDF]. Pnij-Owni_ L’objectif, comme le résume notre infographie au bas de cet article : concentrer en un même endroit, tenu (évidemment) secret, toutes les demandes de policiers, gendarmes et douaniers visant à surveiller ou consulter les communications téléphoniques ou électroniques d’un individu. “La plateforme” en détails Mieux qu’un bouquet satellite. DPI comme en Libye ? Ecoutes-taxis

Hadopi s’enfonce dans le ridicule La Hadopi ne sanctionne pas le téléchargement de fichiers, mais le « défaut de sécurisation » de sa connexion, et donc le fait de ne pas avoir réussi à être un bon Big Brother de son ordinateur. Cerise sur le gâteau : une fois suspecté, c’est à l’accusé d’apporter les preuves de son innocence, et de démontrer qu’il avait tout fait pour empêcher le partage de fichier... Une forme de présomption de culpabilité qui mêle Orwell et Kafka, et qui fait de la Hadopi le digne rejeton de notre société de surveillance. Il n'est donc guère étonnant de découvrir que le premier internaute sanctionné dans toute l'histoire de la loi Hadopi n’avait rien téléchargé. Olivier Henrard est le « père » de la Hadopi. Un argument qu’Olivier Henrard avait balayé d’un revers de manche, avec une réponse toute trouvée : la loi du marché, de l’offre et de la demande. « Depuis, l'on entend plus parler de l'avancée des travaux. Le "pirate" n'avait rien téléchargé « J’ai eu un premier avertissement puis un deuxième.

Une députée veut unifier le blocage et consacrer la neutralité du net La députée Laure de la Raudière (UMP) a déposé hier une proposition de loi sur la neutralité du net. Pourquoi un tel dépôt ? Selon la députée, compte tenu des opportunités d’internet, il est important « que l’on crée certaines règles pour préserver l’internet universel, immense bien collectif, qui ne doit pas être transformé au gré des intérêts de ses différents acteurs... C’est un objectif politique, économique et de société ». Ce dépôt reprend en fait plusieurs propositions d’un rapport d’information que la députée a cosigné avec Corinne Erhel (PS) en date du 13 avril 2011. « Neuf propositions ont été émises dans ce rapport, et la présente proposition de loi en reprend la majorité, les autres ne pouvant être traduites en termes législatifs ». Un texte non partisan La députée note qu’en mars 2011, l’Assemblée nationale (sous majorité UMP) avait rejeté la proposition de loi sur la neutralité de l’internet de Christian Paul (PS). La neutralité, un objectif Des exigences minimales

Un membre d’Anonymous arrêté en plein chat par le FBI Barrett Brown, un membre du collectif Anonymous a été arrêté mercredi au Texas alors qu’il participait à une conversation en ligne. Le groupe de hackers a diffusé sur internet une vidéo (disponible ci-dessous) qui montre l’interruption de la conversation en ligne par ce qui semble s’apparenter à un raid du FBI. Le membre du collectif était connu pour avoir menacé de divulguer les noms de 75 membres de l’organisation mexicaine Los Zetas qui avait enlevé un membre d’Anonymous l’année dernière. L’arrestation de Barrett Brown a eu lieu peu de temps après sa publication sur YouTube d’une vidéo du nom de « Why I’m Going to Destroy FBI Agent Robert Smith » (Pourquoi je vais détruire l’agent du FBI Robert Smith) dans laquelle il accuse de harcèlement l’agent Robert Smith du FBI et explique que sa mère fait l’objet d’une surveillance. Vous avez aimé cet article ? Inactif Partager vos lectures sur Facebook exemple : Benjamin a lu : Un membre d’Anonymous arrêté en plein chat par le FBI sur Begeek.fr

The Pirate Bay : extradé en Suède, Gottfrid Svartholm Warg fait face à de nouvelles accusations Interpellé il y a un peu plus de 10 jours à Phnom Penh au Cambodge, Gottfrid Svartholm Warg, a été expulsé en Thaïlande d’où il a été extradé vers la Suède à la demande des autorités policières. L’un des 4 cofondateurs de The Pirate Bay est arrivé hier matin à Stockholm où il a immédiatement été arrêté et placé en détention. Contrairement à ce qui a d’abord été imaginé, cette procédure n’est pas liée à l’affaire The Pirate Bay pour laquelle Warg a écopé d’un an de prison ferme. Victime de problèmes de santé, Gottfrid Svartholm Warg n’avait pas participé aux audiences, mais c’est une autre affaire qui lui vaut cette arrestation. Il est soupçonné d’être impliqué dans le piratage en 2010 de l’entreprise Logica qui était sous contrat avec les services fiscaux suédois. Les données fiscales de 9 000 contribuables avaient été dérobées et diffusées sur la Toile.

Peering : France Télécom autorisé à facturer Cogent pour du trafic vers les abonnés Orange Saisie en 2011 par l’opérateur de transit Cogent d’une plainte contre France Télécom pour abus de position dominante, l’Autorité de la concurrence a rendu sa décision. Et celle-ci dédouane l’opérateur français, qui avait réclamé à Cogent un paiement en échange de l’ouverture de capacités de peering supplémentaires. Sur quoi se fonde cette décision ? Notamment sur un contrat de peering conclu en 2005 entre France Télécom et Cogent. L'interconnexion gratuite n'est pas une obligation Au-delà de ce ratio, une facturation serait en principe de mise. Avec comme client MegaUpload, Cogent n'appliquait plus ce ratio. « Dans la mesure où une telle rémunération n'est pas une pratique inhabituelle dans le monde de l'Internet en cas de déséquilibre important des flux entrant et sortant entre deux réseaux et correspond à la politique générale de "peering" adoptée par France Télécom et connue de Cogent », cette pratique apparaît légale justifie donc l’Autorité de la concurrence.

Colères d’Arabie : le logiciel espion Cruel paradoxe de ce printemps arabe : les défenseurs des droits de l'homme bahreïnis utilisent les réseaux sociaux occidentaux pour manifester ; leurs tortionnaires, des systèmes de surveillance occidentaux pour les espionner. Au printemps dernier, un Bahreïni exilé à Londres, une économiste britannique résidant à Bahreïn et le propriétaire d’une station service en Alabama, naturalisé Américain, recevaient un e-mail émanant apparemment d’une journaliste d’Al-Jazeera. Il y était question d’un rapport rédigé par Zainab Al-Khawaja, sur les tortures infligées à Nabeel Rajab, deux des défenseurs des droits de l’homme incarcérés (et probablement torturés) à Bahreïn, suivi de cette précision : “Merci de vérifier le rapport détaillé en pièces jointe, avec des images de torture. FinSpy, à en croire cette proposition de contrat trouvée en mars 2011 dans l’un des bâtiments de la sécurité égyptienne après la chute du régime Moubharak, est vendu près de 300 000 euros.

Neutralité sans foi ni loi C'est la semaine de la neutralité du Net ! Objet d'une proposition de loi, le concept se retrouve ce soir devant le Parlement et le gouvernement. Cette fois, c'est le régulateur des télécoms (Arcep) qui s'y colle. Décidément, c’est un peu sa fête ! Sur le fond, le document de 134 pages diffère peu de la version présentée au public en mai dernier (lire notre analyse sur le sujet : “Le régulateur se remet à la neutralité du Net”). L’Arcep se garde bien néanmoins de se prononcer explicitement en faveur d’une loi protégeant la neutralité du Net. Pédagogie S’il ne se démarque pas par son engagement, le rapport de l’Arcep a néanmoins le mérite d’être pédagogique. Ce débat porte essentiellement sur la question de savoir quel contrôle les acteurs de l’internet ont le droit d’exercer sur le trafic acheminé. FAI égratignés Guerre de cyber-tranchées dans laquelle l’autorité des télécoms s’abstient de trancher. Rien de plus ! J’ai pas touché ! Une position qui a de quoi agacer.

iOS: un vol massif de données ? Voilà une affaire qui va faire grand bruit dans le monde Apple et très au-dela. Un pirate de la mouvance Anonymous, du groupe Antisec, annonce avoir en sa possession un fichier contenant les informations personnelles de 12 millions de propriétaires d'appareils iOS.Ce fichier contiendrait l'UDID de chaque appareil et associée à elle les nom, prénom, adresse, numéro de téléphone et pour finir leur APNS tokens, le code permettant d'envoyer des notifications push aux mobiles. Afin de prouver ses propos il a posté une liste purgée contenant 1000001 UDID avec les noms sous lesquels ils ont été enregistrés. En voici un court extrait: Le pirate annonce tranquillement avoir dérobé ce fichier depuis l'ordinateur portable d'un dirigeant d'antenne locale du FBI. Il semble en tout cas clair qu'il va y avoir le feu chez Apple ce matin et plus généralement au niveau de l'administration américaine ! Pour en savoir plus: Pour les utilisateurs et clients Apple: Pour le FBI:

Copie privée : le coup de bambou s'annonce traître - MacPlus - Toute l'actu Mac, iPod, iPad, iPhone Attention au coup de bambou : les ayants droits veulent faire voter une augmentation conséquente de la taxe copie privée sur les tablettes tactiles, nous apprennent Les Echos, en espérant que le coup de force passera la rampe du vote de la commission idoine. En l’état, le tarif de la taxe passerait à 12,80 euros (contre 8 euros actuellement) sur les tablettes de 16 Go, à 25,60 euros (contre 10 euros aujourd’hui) sur les versions 32 Go, et attention les yeux et les portefeuilles, à 51 euros (hors taxe…) sur les ardoises de 64 Go, au lieu de 12 euros en ce moment ! Une véritable manne dont on comprendrait mal qu’elle soit votée telle quelle, même si les ayants droits sont en position de force au sein de la commission Copie privée : 12 voix, contre 6 pour les consommateurs et 6 pour les industriels. Avec un tel barème, l’iPad 64 Go passerait par exemple de 694 euros à plus de 745 euros si on prend en compte la TVA. Dur en période de crise… Source - Contenu anglais

LEAD 1-En Iran, un réseau intranet national séparé d'internet (Actualisé avec filtrage de Google et Gmail) DUBAI, 23 septembre (Reuters) - L'Iran a fini dimanche de connecter toutes ses administrations à un réseau intranet national, séparé de l'internet mondial, et projette de l'ouvrir bientôt à l'ensemble de ses habitants, a confirmé le ministre délégué aux Communications et aux Technologies de l'information. "Lors des derniers jours, toutes les administrations (...) ont été connectées au réseau national d'information", a déclaré Ali Hakim-Javadi, cité par l'agence de presse Mehr. Cette annonce intervient le jour où la télévision d'Etat a annoncé que le moteur de recherche et le service email de Google allaient être bloqués "d'ici quelques heures". "Google et Gmail vont être filtrés sur l'ensemble du pays jusqu'à nouvel ordre", a indiqué un responsable identifié par son nom de famille, Khoramabadi, sans donner d'autres détails.

Internet en fusion En lançant une réflexion sur le "rapprochement" de l'Arcep et du CSA, le gouvernement ressuscite un serpent de mer qui risque de faire des dégâts. Retour sur un projet dont les motivations politiques, culturelles et fiscales sont susceptibles d'engendrer un monstre de la régulation sur Internet. C’est le gros dossier de la rentrée. [Voir notre infographie sur "Les autorités du Net"] Olé, lé, télé connectée ! Officiellement, l’affaire est technique. “A l’heure où les contenus audiovisuels sont de plus en plus diffusés par l’Internet fixe et mobile”, poursuit le chef du gouvernement, il semble indispensable de “s’interroger sur l’efficacité des modes de régulation des communications électroniques et de l’audiovisuel”. C’est Arnaud Montebourg (redressement productif), Aurélie Filippetti (Culture) et Fleur Pellerin (économie numérique) qui seront chargés de formuler les propositions d’ici novembre prochain. “Une question à l’intérêt mineur” C’est une question à l’intérêt mineur.

Megaupload spying case brings New Zealand apology 27 September 2012Last updated at 04:23 ET Megaupload was shut down following raids co-ordinated by the FBI The New Zealand prime minister has issued an apology to Megaupload boss Kim Dotcom. He said sorry because a New Zealand law enforcement agency was judged to have illegally spied on Mr Dotcom. The investigation was illegal because the agency can only spy on those with no right to reside in New Zealand. The spying was carried out just before police raids that shut down file-storing service Megaupload. Protection failure Mr Dotcom's home and the offices of Megaupload were raided in January as part of an FBI investigation. In June, a New Zealand court ruled that the search warrant used in the raids was illegal. Prime Minister John Key apologised after an official report into the Government Communications Security Bureau (GCSB) surveillance of Mr Dotcom and his involvement with Megaupload. The GCSB was asked to spy on Mr Dotcom by New Zealand police prior to the January raids.

Gouvernance de l'Internet mondial : Etats-Unis et associations, même combat ? Qui gouvernera demain l'Internet mondial ? Alors que des autorités basées aux Etats-Unis ont aujourd'hui la plupart des clés du réseau, un nombre croissant de pays veulent les confier à une agence internationale sous l'égide de l'Organisation des nations unies. La question sera peut-être dénouée en décembre à Dubaï pour les 193 pays membres de l'ITU (Union internationale des télécoms), une émanation de l'ONU qui fixe les règles en terme de gouvernance mondiale des réseaux. Différenciation des types de trafic A cette date, opérateurs, régulateurs et décideurs de ces pays se réuniront pour une Conférence mondiale des télécommunications internationales (WCIT en anglais). Adressage, routage IP ou coopération internationale sur les crimes informatiques seront au cœur du débat… Ainsi que la neutralité de l'Internet. A priori, difficile de s'opposer à une volonté de décentralisation de la gouvernance de l'Internet en dehors des Etats-Unis. Fin de la gratuité du peering Le risque semble réel.

CNNum version 2 : plus de membres, mais moins d’indépendance politique ? Depuis la nomination d’un membre du cabinet de la ministre Fleur Pellerin au poste de secrétaire général du Conseil national du numérique, cette organisation voulue par Nicolas Sarkozy, est en sommeil. Les membres du CNN avaient en effet remis en bloc leur mandat en juillet dernier, déclarant, diplomatiquement, être soucieux de faciliter la réflexion du gouvernement sur la gouvernance du numérique. Et cette réflexion semble désormais bien avancée selon des informations de La tribune. Une composition largement remaniée Fleur Pellerin devrait en effet profiter du Conseil des ministres du 10 octobre pour faire des propositions dans ce secteur de l’économie. Ainsi, le Conseil national du numérique nouvelle génération devrait comporter plus de membres, une trentaine, contre dix-huit sous l’ère Sarkozy. Le CNN v1 se composait presque exclusivement d’entrepreneurs et de dirigeants. Le CNN v1 déjà critiqué et piloté par l'Elysée En outre, budgétairement, le CNN dépendait déjà de Matignon.

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