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Je veux comprendre... la culture du viol

Nous vous avions parlé il y a quelques temps du slut-shaming ; continuons sur ce thème avec la culture du viol. La culture du viol décrit un environnement social et médiatique dans lequel les violences sexuelles trouvent des justifications, des excuses, sont simplement banalisées, voire acceptées. C’est par exemple un environnement qui culpabilise les femmes quant à leurs tenues et leur apparence. Dire (ou penser) qu’une femme victime de viol qui se balade seule le soir en talons et en mini-jupe “l’a bien cherché”, c’est faire peser sur la victime la responsabilité du crime – car le viol est un crime, n’est-ce pas (ce petit rappel est important pour la suite). Remarquez l’omniprésence, dans notre société, d’éléments appartenant à la culture du viol. Le slut-shaming donc, pratiqué par les hommes et les femmes, en est un composant. L’univers des jeux vidéos est également un vecteur de la culture du viol. Et les hommes ? Vous me direz – peut être ne l’avouerez-vous pas ! Bien.

http://www.madmoizelle.com/je-veux-comprendre-culture-du-viol-123377

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Avis sur la BD Projet Crocodiles (2013) par Myroie Les femmes sont victimes de violence sexiste tous les jours. L'auteur de ce projet a un jour décidé d'illustrer des témoignages de femmes frappées par l'injustice qu'est la haine du féminin au jour le jour, prouvant ainsi qu'il y a encore énormément de travail à faire, encore aujourd'hui, ici même, en France. J'apprécie énormément ce projet pour le moment sous forme de blog ( qui deviendra une BD papier dans peu de temps (je crois et je l'espère) parce que non seulement son auteur dénonce une réalité qui frappe énormément de femmes, mais en plus, il est à l'écoute des féministes quand ces dernières lui font remarquer qu'il y a tel ou tel problème dans ses BD. Rares sont les personnes capables de se remettre en question comme il le fait, et je pense que c'est important de le souligner.

Ces pauvres garçons qui violent à l’insu de leur plein gré Un garçon bien sous tout rapport. Une fille en mini-jupe. Forcément en mini-jupe. Le consentement masculin La question du consentement des hommes au sexe se pose assez peu puisqu'il est admis par tous et toutes qu'un homme est toujours partant pour du sexe. Et si par hasard, il ne l'était pas, il aurait un sacré problème. Si l'on comprend à peu près - sans vraiment le respecter d'ailleurs - qu'il faut avoir le consentement d'une femme dans un acte sexuel, la question ne se pose pas pour un homme. Aucune fille ou femme n'aura jamais entendu "mais assure toi qu'il veut bien et ne va pas insister" parce qu'il est bien clair qu'il veut toujours. La question de la sexualité masculine est souvent naturalisée, ramenée à une basse histoire d'hormones : l'homme est tout entier mu par la testostérone qui le pousserait à avoir des besoins vitaux en matière de sexe.

Ai-je tort de me taire quand on m'appelle «salope» ? A Paris, il semble si dangereux de sortir dans une tenue sexy que les filles et les travestis, escamotant leurs talons-aiguilles, se muent en ombres discrètes. Le métro, le soir, est fréquenté en moyenne par deux femmes pour huit hommes (1). Il vaut mieux raser les murs. A Bordeaux, d’après une étude menée en 2011, plus de 56% des étudiantes qui sortent en boîte rentrent chez elles avant deux heures du matin : pas question de rater le dernier tramway… Dans le quartier nocturne de Bordeaux (Paludate), les femmes qui sont de sortie, d’une manière générale, circulent mais ne stationnent pas dans la rue : «elles se dirigent vers les discothèques, bars ou vers les transports», alors que les hommes «à deux ou en groupe stationnent ou circulent lentement sur la voie publique, assurant une présence permanente fixe d’hommes sur l’espace public.» Paranoïa De quoi les femmes ont-elles peur ?

Je veux comprendre... le slut-shaming Le slut-shaming est un concept assez connu aux États-Unis, mais dont on parle encore peu en France. Il existe pourtant, et vous l'avez probablement déjà rencontré. Publié initialement le 16 juillet 2012 Le slut-shaming, que l’on pourrait traduire par « stigmatisation des salopes », consiste à rabaisser ou culpabiliser une femme à cause de son comportement sexuel (pratiques, nombre de partenaires, vêtements « provocants »…).

Culture du viol : quand "le Point" conseille aux femmes d'"accepter la brutalité" La parade nuptiale des tortues d'Hermann comprend des morsures et des chocs de carapace ("Le Point"/capture) La "rape culture" ("culture du viol"), terme utilisé pour la première fois par les féministes dans les années 1970, semble décidément plus que jamais au goût du jour, tant le concept apparaît omniprésent dans nos médias. Si par "culture du viol", on entend tout un appareil de pensée, de représentation, de pratiques et de discours qui excusent, banalisent, érotisent voire encouragent la violence sexuelle, alors c’est bien le magazine "Le Point" qui, sur son site, nous offre cette semaine, le plus beau cas d’école. Traitement médiatique inapproprié de la violence sexuelle

A 20 ans, j’ai commis un viol. Méritais-je d’être abattu ? Quand je lis ce que certains peuvent écrire sur une personne qui a commis un braquage, ce qui est tout de même (à mon sens) bien moins grave que mes propres actes, je n’ose même pas imaginer ce qu’ils penseraient si ma victime ou un de ses proches m’avait abattu de la même manière. Making of Nous avons reçu beaucoup de tribunes d’opinions suite au succès de la page Facebook « Soutien au bijoutier de Nice », des témoignages de personnes ayant « liké » ou refusé de liker cette page qui compte ce jeudi 1,6 millions mentions « J’aime ». Anthony D. Tu seras violée ma fille - Crêpe Georgette Je republie ce texte, un peu modifié, qui me semble toujours utile. Quand on est une femme/fille, très vite on t’explique comment les choses vont se passer. Si tu sors tard/avec ces mecs/en boite, il va t’arriver "quelque chose". (et tu l’auras un peu cherché puisqu’on t’avait prévenu). Ce quelque chose est assez simple ; un inconnu va violemment t’écarter les cuisses et te rentrer son pénis dans le vagin.

Tu seras violée ma fille 8 mars ; journée internationale des droits des femmes. Fleurissent les communiqués de presse débiles pour nous honorer, nous la femme, et les réflexions de type "trop débile cette journée, c'est tous les jours les droits de femmes" (sorties de la bouche de celles et ceux qui n'en parlent évidemment jamais). Quand on naît avec un vagin, très vite on t'explique comment les choses vont se passer. Je veux comprendre... le mansplaining Retour sur le mansplaining, un concept très ancien (et très relou) pour un terme relativement récent. Le mansplaining n’a absolument rien de nouveau. C’est un concept tout bête dont nous sommes probablement nombreuses à être témoins au quotidien. Le mansplaining, c’est quand un homme explique à une femme d’un ton condescendant, sur un sujet qui la concerne elle, qu’elle a tort de penser ce qu’elle pense, de dire ce qu’elle dit. Le mansplaining : une illustration du patriarcat

Les cultures enclines au viol et les cultures sans viol. Les études interculturelles Partie 2 : le cas de la culture occidentale Partie 3 : Alcool, fêtes & viol – les fraternités étudiantes aux États-Unis Je vais commencer une petite série sur les cultures enclines au viol. Je débuterai par le résumé des études d’anthropologie, notamment celles qu’a menées Peggy Reeves Sanday, et qui l’ont conduit à penser qu’il existait des cultures sans viol et des cultures enclines au viol. Femmes Minangkabau L’anthropologue Peggy Reeves Sanday a étudié plusieurs sociétés préindustrielles afin d’établir leur vision du viol, mais aussi de la sexualité et des rapports entre les hommes et les femmes.

"Elle m'a souri donc elle était d'accord" : reconnaître le désir de l'autre, ça s'apprend Certains jeunes adolescents associent les pupilles dilatées de leur petite copine au désir sexuel (SIPA). Que cette enquête menée sur 1058 jeunes révèle que près de 10% d’entre eux ont déjà eu un comportement à caractère sexuel violent n’est en soi pas étonnant. Les adolescents et jeunes adultes ont souvent une vision nébuleuse de la définition du viol, des agressions sexuelles, notamment parce que les adultes (parmi lesquels leurs parents) sont confus à ce propos.

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