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Voyage dans l’innovation sociale scandinave (2/3) : Réinventer l

Voyage dans l’innovation sociale scandinave (2/3) : Réinventer l
Suite de notre voyage dans l’innovation sociale européenne (voir la première partie) à l’invitation de la 27e Région, laboratoire d’innovation publique. Avec un regard particulier sur la façon dont la conception de services peut aider au développement de nouvelles formes d’entreprises. MindLab : changer l’esprit de l’innovation publique Le MindLab (blog) est un laboratoire fondé par les ministères danois de l’économie, des finances et de l’emploi. Etabli depuis 9 ans et composé d’une équipe de 15 personnes, son objectif a pris une toute autre actualité à l’heure de la crise financière et écologique : penser l’innovation dans le gouvernement et les services publics. « Nous devons dépenser l’argent public d’une manière plus intelligente », explique son directeur Christian Bason, auteur d’un livre à paraître sur ces questions. Image : Les méthodes du MindLab danois, issues de leur Guide pour l’innovation (en danois). L’entrepreneuriat en résidence Soutenir l’esprit d’entreprendre Related:  Développement local

Pour un design des politiques publiques Design et politique : voilà deux mots qui ressemblent à la rencontre d’un parapluie et d’une machine à coudre sur une table de dissection. C’est pourtant ces deux termes qui fondent la 27e Région, ce laboratoire d’innovation publique lancé début 2008, avec le soutien de l’Association des régions de France, la Caisse des Dépôts, la Commission européenne, et incubée à la Fing. Ce sont aussi les deux termes qui composent le titre du livre que ce laboratoire vient de publier à la Documentation Française : Design des politiques publiques, ce qui consiste, comme l’explique le designer Romain Thévenet, chargé de mission dans ce laboratoire en avant-propos de l’ouvrage, à appliquer une démarche créative méthodique à la façon de faire de la politique. Que se passe t-il lorsque l’on crée un cadre expérimental au sein de l’action publique, un espace dans lequel il est permis d’essayer des choses différentes, sans que cela ne vous le soit reproché ? La crise du management public L’individu en otage

Voyage dans l’innovation sociale scandinave (1/3) : Construire l A l’invitation de la 27e Région pour son second voyage d’étude dans l’innovation sociale européenne (après la Grande-Bretagne l’année dernière), nous nous sommes intéressés cette année à l’innovation sociale scandinave, avec un voyage d’études à Copenhague et Malmö. Malmö, laboratoire scandinave Malmö est la porte d’entrée de la Suède. C’est la ville opposée à Copenhague, qui se trouve de l’autre côté du détroit de l’Øresund qui relie la mer baltique à la mer du Nord, reliée depuis 10 ans par un pont qui a transformé l’économie de la 3e ville de Suède qui compte désormais quelque 300 000 habitants. Passés les charmes de son centre ancien, Malmö est une ville en explosion démographique, économique et urbaine, notamment via l’écoquartier modèle Bo01, un ancien chantier naval conquis sur la mer. Image : Turning Torso, la plus haute tour d’habitation d’Europe, emblème du nouveau quartier de Malmö, Bo01, par Olof S. Image : Le Medea Lab à Malmö, par la 27e Région. Impliquer les habitants

Voyage dans l’innovation sociale scandinave (3/3) : De la micro- Suite et fin de notre voyage dans l’innovation sociale en compagnie de la 27e Région. L’occasion de revenir sur les limites de la méthode pour voir si elle peut dépasser « le local, le micro, le proto » et avoir une action d’envergure, générale, globale, systémique… Innovation sociale : Comment passer à l’échelle ? L’innovation sociale se présente souvent comme un ensemble de micro-projets isolés, comme autant d’actions concrètes sur un territoire donné dans un temps limité ayant une action circonscrite. Elle pose la question, comme nous le signalions l’année dernière en énumérant les limites de l’innovation sociale, du passage à l’échelle, de la pérennisation des actions et de leur généralisation pour dépasser les projets de proximité… Image : François Jégou au Medea Lab de Malmö, photographié par la 27e Région. « Les communautés créatives résolvent les problèmes qui concernent les classes moyennes émergentes ou les classes les plus pauvres de la société. Politique ou Design ?

La richesse des villes, ce n’est pas la même histoi Laurent Davezies, La République et ses territoires. La circulation invisible des richesses, 2008. Emre Korsu Vilfredo Pareto disait que « l’histoire des sciences est le cimetière des idées fausses en lesquelles l’humanité a cru sur la foi des hommes de science » (Boudon, 2007, p. 93). La grande tragédie de la science, remarquait Thomas Huxley, c’est la mise à mort d’une belle théorie par un vilain fait. La théorie productiviste est démentie par les faits et pourtant, beaucoup de personnes parmi les responsables politiques, technocrates et experts sont convaincus qu’elle est toujours pertinente. Que la réalité ne corresponde plus à ce qu’expose la théorie productiviste est plutôt une bonne nouvelle. Chronique d’un divorce : la géographie des revenus quitte la géographie de la production ! Puisqu’on a affaire au meurtre d’une belle théorie par de vilains faits, une autopsie s’impose. Le premier, c’est la « main invisible »… de l’Etat-providence. Est-ce une bonne ou une mauvaise chose ?

TERRITOIRE ET CONSTRUCTION DU POUVOIR COLLECTIF INTERCOMMUNAL – 1 Notamment depuis le début des années 90 en raison de l’adoption des lois ATR (1992), LOADT (1995), (...) 2 Voir notamment le dossier n° 1 de la revue Développement Durable et Territoires : (...) 1Les territorialités politiques urbaines sont en pleine évolution en France, sous le double effet du processus continu de territorialisation de l’action publique et de la complexification des pratiques spatiales et des territorialités des acteurs (Gerbaux, 1999). L’intercommunalisation1 joue un rôle essentiel dans ce processus qui vise à moderniser l’action publique locale – de l’intercommunalité de gestion à l’intercommunalité de projet – dans une perspective de développement durable – ouverture de la décision publique vers la société civile, changement d’échelle des problèmes publics, transversalité des solutions2. 3 Schéma de COhérence Territoriale : document de planification fixant les orientations fondamentales (...) Présentation du terrain d’étude et méthode d’enquête

Réseau Aldea Le développement du local, de la contrainte économique au projet politique 1À l’automne 2001, lors de discussions réalisées dans le cadre de travaux menés au sein de l’Alliance de recherche universités-communautésenéconomie sociale (ARUC-ÉS), Yvon Leclerc, président de l’Association des Centres locaux de développement du Québec (ACLD), présentait un projet de mise à jour des trois rapports produits à la fin des années 1980 par le Conseil des affaires sociales sous le titre « Deux Québec dans un ». La mise à jour a donné lieu à une publication qui situe les avancées et les nouveaux défis du développement régional et du développement local dans une perspective de renouvellement du modèle québécois (Leclerc et Béland, 2003). 2Le projet de resituer l’action des développeurs régionaux et locaux a soulevé, parmi les chercheurs présents à la rencontre, la question suivante : devrait-on aussi se pencher sur l’état de situation de l’analyse théorique face aux pratiques post 1990 de développement régional et de développement local ?

Trois essais sur le rôle de l'innovation sociale dans le développement territorial 4.1 - Philosophie de l’innovation sociale Comme Moulaert (2000 : 70) le montre, le principal problème des zones défavorisées est la « désintégration et la fragmentation entre et dans les divers sous-systèmes de la société locale ». Une telle fragmentation a des conséquences sur l’activité économique et sociale, de même que sur la vie politique et culturelle. En situation de fragmentation, les logiques d’action sont contradictoires, les actions et objectifs politiques sont souvent divergents dispersées et ad hoc, et le potentiel de réalisation et d’émancipation des individus est sous-estimé (Moulaert, Delvainquière et Delladetsima, 1997). Nous avons identifié plusieurs capitaux dans la ligne de Bourdieu (1979, 1980, 1997, 2000) et montré l’importance des stratégies fondées sur l’identification locale des besoins et sur le développement des capacités. Ainsi, nous allons bien plus loin que l’analyse économique dominante. 4.2 - Le Développement territorialement intégré

Innovation et société : pour élargir l'analyse des effets territoriaux de l'innovation Comme nous venons de le voir, les travaux de Schumpeter et de Veblen constituent des antécédents importants pour l’élaboration d’une analyse qui enchâsse l’innovation dans le social. Mais ce sont les économistes dits « évolutionnistes » qui complètent leur œuvre en proposant une vision globale de l’innovation. Pour ce courant, l’innovation est un processus (Freeman et al., 1982), un « processus qui transmet des impulsions, en reçoit, raccorde les idées techniques nouvelles et les marchés » (Le Bas, 1995), un processus de résolution de problèmes, un processus d’apprentissage qui met en jeu des connaissances, des savoirs, des compétences, des savoir-faire, des capacités et des aptitudes (Winter, 1987). 2.1 - L’effet cyclique de l’innovation Selon les économistes évolutionnistes, le processus d’innovation est situé dans une organisation, une entreprise, ce qui les rapproche de la vision schumpeterienne (Dosi, 1988). Le potentiel dynamisant d’une innovation n’est donc pas éternel.

Laurent Devisme • Souverainetés contrastées. Laurent Devisme La manière dont se définissent aujourd’hui les différents pouvoirs publics, dont se répartissent leurs prérogatives, entre blocs de compétences et clause de compétence générale, dont sont orchestrées les politiques publiques, de plus en plus nombreuses : voilà trois sujets qui aujourd’hui occupent une bonne partie de l’actualité politique française et européenne. Qu’il soit question de modernisation territoriale, avec les suites attendues du rapport du Comité pour la réforme des collectivités locales (couramment appelé « rapport Balladur »), qui commence par cette exergue : « Il est temps de décider » ; ou bien qu’il soit question de la suppression de la taxe professionnelle souhaitée par le gouvernement français, l’actualité est vive et il n’est pas toujours aisé d’y voir clair dans les propositions et solutions esquissées. Le point de départ est une réflexion sur les prises du gouvernement au niveau local. Philippe Estèbe, Gouverner la ville mobile. Bibliographie Note

Elaboration des politiques publiques : processus complexes et ou Cet article a été publié il y a 4 ans 4 mois 9 jours, il est donc possible qu’il ne soit plus à jour. Les informations proposées sont donc peut-être expirées. J’aime beaucoup ce schéma cité par Thierry Giappiconi qui montre ce que sont les politiques publiques : des actions publiques incarnées dans des dispositifs répondant à des enjeux/problèmes identifiés comme devant recevoir une réponse qui relève de l’intérêt général, dans l’espoir de produire des résultats, des impacts voire des effets sur le champ social. On perçoit ici la nécessité d’une évaluation qui n’est pas si souvent bien comprise/menée… Les bibliothèques font partie, comme les autres services publics, de tous ces dispositifs. Questions : comment identifier les enjeux publics et les problèmes qui doivent faire l’objet de décisions politiques ? Si les élus gardent tout leur légitimité pour décider, c’est devenu un cliché : les citoyens sont appelés à participer, à débattre pour le meilleur comme pour le pire.

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