
Grève étudiante: la 27e manif tourne à l'affrontement à Montréal, le SPVM procède à 300 arrestations MONTRÉAL - Une autre manifestation fort agitée a eu lieu dimanche soir au centre-ville de Montréal. La police a fait état de plus de 300 arrestations mais n'a signalé aucune blessure grave. Pour une 27e soirée consécutive, plus d'un millier de citoyens ont marché dans les rues du centre-ville pour dénoncer à la fois la hausse des droits de scolarité et l'adoption de la loi 78. Le rassemblement a été déclaré illégal dès le début, soit vers 21 h, après que certains manifestants aient lancé des objets en direction des policiers, selon ce qu'a expliqué l'agent Ian Lafrenière, relationniste du Service de police de la Ville de Montréal, dimanche soir. Également, tout comme samedi, les organisateurs n'avaient pas fourni leur itinéraire, ce qui contrevient à la nouvelle et controversée loi 78, adoptée vendredi par l'Assemblée nationale. Le relationniste Daniel Fortier a expliqué que des manifestants avaient ouvert des bornes-fontaines et endommagé des véhicules.
Grève étudiante: Québec fait bande à part | Pascale Breton Quelque 4700 étudiants de l'Université Laval sont actuellement en grève, mais ils sont minoritaires sur le campus. Les étudiants des cycles supérieurs ont d'ailleurs choisi de retourner en classe cette semaine. Au collégial, aucun cégep n'a emboîté le pas du mouvement de grève. Même les élèves du cégep de Limoilou, traditionnellement plus contestataires, se sont prononcés contre la grève générale. Ils avaient toutefois approuvé la levée des cours pour participer à la manifestation nationale du 22 mars. «C'est vrai qu'on n'est pas en grève, mais la mobilisation est là», soutient d'ailleurs le coordonnateur de l'Association générale des étudiants du cégep de Limoilou, campus de Québec, François St-Laurent. «Si la région de Québec sort, c'est comme si un député conservateur se prononçait pour l'avortement. Il reste du travail à faire du côté de Québec, reconnaît le président de la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ), Léo Bureau-Blouin. À contre-courant
Des professeurs du cégep s’opposent à la marchandisation de l’éducation Des enseignants du cégep de Saint-Jérôme ont lancé la semaine dernière une pétition demandant au gouvernement du Québec un moratoire sur la hausse des frais de scolarité et la tenue d'États généraux sur l'éducation supérieure. Depuis sa mise en ligne, près de 10 000 personnes l'ont signée. Nathalie Prud'homme et Alexis Vaillancourt sont les professeurs à l'origine de cette pétition. « À la suite du manifeste publié par les professeurs contre la hausse, nous nous sommes dits qu'il fallait poursuivre en provoquant autres choses, en allant au-delà de la hausse des frais de scolarité, soutient M. « Les donateurs ne financent que certains programmes qu'ils disent utiles à la société. Dans les mains du député Le député de Prévost, Gilles Robert, a récemment reçu à ses bureaux une délégation de professeurs du cégep de Saint-Jérôme, dont Mme Prud'homme et M.
#GGI « Tu m'en diras tant… Depuis le début de la grève étudiante, je suis restée silencieuse sur les internets, mis à part une montée de lait ponctuelle. Je fais partie d’une de ces associations étudiantes "radicales" : une parmi les premières à déclencher la grève générale illimitée, une où les votes de grève se prennent à main levée en assemblée et une où l’on a choisi de reconduire la grève jusqu’à ce que la ministre annonce le gel des frais de scolarité au niveau de 2012. Comme diraient certains, on est jusqu’au-boutistes. Si je sors de mon mutisme aujourd’hui, c’est pour parler de ce que je nommerai le syndrome de la peur dans le contexte de grève. Il faut noter d’emblée que tous peuvent en être atteint, étudiant ou non. D’entrée de jeu, je dois spécifier que ce syndrome touche les deux côtés du camp étudiant : les rouges et les verts. L’apparition du syndrome de la peur est plus précoce chez certains que d’autres. Maintenant, on peut adopter plusieurs positions.
UdeS : la prolongation du trimestre semble inévitable | Isabelle Pion | Sherbrooke À l'heure actuelle, les étudiants des facultés d'éducation physique, d'éducation et de lettres et sciences humaines boycottent toujours leurs cours pour protester contre la hausse des droits de scolarité. Sans connaître la date du retour en classe, L'UdeS doit donc encore jongler avec beaucoup d'inconnu. D'autres assemblées générales sont prévues cette semaine. Mardi, les quelque 2000 étudiants de la faculté des lettres et sciences humaines ont reconduit la grève, tout comme les étudiants de maîtrise et de doctorat en lettres et communications, qui sont environ 280. Quelques centaines d'étudiants rentrent cependant au bercail : outre la faculté de théologie et d'études religieuses, des étudiants en environnement ont aussi opté pour la reprise des cours. Texte complet dans La Tribune de jeudi.
Radio Canada Mobile Mouvement étudiant La journée de mardi a été marquée par d'autres manifestations et coups d'éclat des étudiants opposés à la hausse des droits de scolarité, notamment à Montréal, où le port et les bureaux du ministère de l'Éducation ont été pris pour cibles. Une centaine d'étudiants en grève membres de la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ) et de la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ) ont occupé symboliquement le terrain devant les bureaux du ministère de l'Éducation, rue Fullum. Par ce geste, les étudiants ont dit vouloir inciter la ministre de l'Éducation, Line Beauchamp, à négocier avec eux. Des professeurs ont rejoint le groupe d'étudiants en milieu d'après-midi. Plus tôt, quelques dizaines d'étudiants ont bloqué deux entrées du port de Montréal pendant plus d'une heure, dans une nouvelle action de perturbation économique pour dénoncer la hausse des droits de scolarité. Retour en classe pour certains, poursuite de la grève pour d'autres M. Session compromise?
Une manifestation nocturne à Montréal se termine par 400 arrestations - Monde La manifestation, festive mais déclarée illégale par les autorités, a été tolérée pendant plus de trois heures. Mais la police est finalement intervenue, après quelques débordements. Quelque 518 personnes ont été interpellées à Montréal, et 170 à Québec. C'était la 30e manifestation nocturne quotidienne à Montréal, et le 101e jour de la grève étudiante. Les policiers expliquent qu'ils ont rappelé la loi aux étudiants... Aucune résistance de la part des étudiants À ce moment, la manifestation se trouve prise en souricière par la police, alors qu'elle se dirigeait vers un secteur plus peuplé de la ville. 170 arrestations sont également signalées à Québec. Les étudiants québécois sont engagés depuis plus de trois mois dans un bras de fer avec le gouvernement du Premier ministre Jean Charest, pour protester contre une hausse des droits universitaires.
Manifs: le recours croissant au Code de la sécurité routière est dénoncé | Justice et faits divers Au cours des dernières semaines, les policiers d'un peu partout au Québec ont invoqué l'article 500.1 du Code de la sécurité routière pour contenir les manifestations des étudiants qui s'opposent à la hausse des droits de scolarité. Des dizaines de personnes ont été arrêtées lors de vastes opérations et ont écopé d'une amende de près de 500 $ pour une première infraction. L'Association canadienne des libertés civiles (ACLC) estime que le recours à l'article 500.1 - qui interdit d'entraver la circulation des véhicules sur un chemin public - constitue un danger pour la démocratie, et dénonce ce qu'elle appelle «la judiciarisation et la criminalisation des actions politiques». Car en invoquant le Code de la sécurité routière, les policiers espèrent essentiellement faire peur aux manifestants, a plaidé Nathalie Desrosiers, de l'ALCL, lors d'une conférence de presse qui s'est tenue mercredi devant le palais de justice de Montréal.
Les droits de scolarité ne sont pas un enjeu électoral, dit Charest | Alexandre Robillard | Politique québécoise M. Charest a dit regretter que d'autres, qu'il n'a pas identifiés, considèrent que cette question pourrait être débattue dans le cadre d'une campagne électorale. «On l'a jamais, nous, abordé de cette façon-là et on ne l'aborde pas de cette façon-là», a-t-il dit lors d'un point de presse. En marge d'une annonce au Brésil, où il amorce une mission, M. «Les décisions sur les droits de scolarité ont été annoncées non pas dans le budget de cette année (en mars) mais dans celui de 2011, a-t-il dit. La présidente de la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ), Martine Desjardins, a déclaré lundi que le dossier de la hausse des droits de scolarité n'était «plus juste une question économique; c'est une question électorale». La semaine dernière, lors des débats à l'Assemblée nationale, M. Le gouvernement de M. Fraîchement débarqué dans la capitale économique du Brésil, M. «Le mouvement étudiant n'est pas monolithique, a-t-il dit. «Ce n'est pas une grève, a-t-il dit.
Grand tintamarre contre la loi 78 - Les casseroles s’en mêlent «Ting ! Ting ! Ting ! » L’invitation à se joindre au mouvement « Nos casseroles contre la loi spéciale ! » s’est répandue au cours des derniers jours comme une traînée de poudre dans les réseaux sociaux, si bien que des dizaines de milliers d’indignés ont sorti hier soir leurs ustensiles, puis ont tapé… fort. Des personnes de tous âges - des tout-petits en pyjama enfreignant leur couvre-feu sous l’oeil complice de leurs parents aux mamies en bigoudis - s’en donnaient à coeur joie sur leur balcon ou dans la rue. « On ne le prend pas, ce n’est pas compliqué ! À 20 h tapantes, des milliers de personnes, comme Linda Jolicoeur, sont sorties à l’extérieur tenant fermement une casserole et une cuiller n’attendant qu’un voisin fasse résonner les premières notes pour à leur tour entrechoquer leurs ustensiles. « Tapez dessus avec toute la rage que cette loi spéciale fait naître en vous ! M. « Cacerolazos » Manifestation nocturne Site complet
Grève étudiante: perturbations au centre-ville de Montréal | Philippe Teisceira-Lessard, David Santerre et Vincent Larouche > En photos: perturbations au centre-ville de Montréal Les manifestants se sont d'abord postés aux différentes entrées des édifices sur l'avenue Viger, rue De La Gauchetière et dans la côte du Beaver Hall. De nombreux employés désireux d'entrer au travail s'étaient d'ailleurs mêlés à la foule étudiante, ce qui a donné lieu à quelques altercations. Vers 8 h 25, munis d'un avis d'éviction, les policiers ont avisé les manifestants qu'ils étaient désormais dans l'illégalité et qu'ils devaient se disperser, faute de quoi on les y obligerait. Vers 8 h 45, les agents du poste de quartier et du groupe d'intervention ont entrepris de dégager les entrées des deux édifices. Il leur a fallu plus d'une tentative, mais, peu avant 9 h, les policiers avaient repoussé les manifestants à la Banque Nationale. Un manifestant a été arrêté pour voies de fait sur un policier. Douze marches en douze heures Pas moins de 12 marches étaient prévues dans ce secteur aujourd'hui.
Des étudiants ont bloqué deux entrées du Port de Montréal | David Santerre | Les patrouilleurs Environ 200 étudiants se sont réunis au métro Préfontaine pour se diriger vers la station Langelier, où ils sont arrivés vers 10h. Ils ont ensuite pris le boulevard Langelier à contresens vers le sud, puis la rue Haig, où ils ont fait un court jogging. Arrivé à la rue Notre-Dame, le groupe s'est scindé. Une partie des manifestants sont allés bloquer l'entrée de la rue Bossuet, côté ouest, et l'autre groupe, plus important, a empêché l'accès de la rue de Boucherville. Des dizaines de camionneurs ont donc été empêchés de pénétrer dans la zone portuaire. Certains, payés au voyage et non à l'heure, appuyaient les étudiants même si cette action leur faisait perdre de l'argent. Un pilote qui devait se rendre au port pour prendre les commandes d'un navire a déploré le retard que prendrait le bateau. Les manifestants ont décidé de reprendre leur marche vers l'ouest, à la rencontre de leurs confrères postés à l'entrée Bossuet, où ils sont restés jusqu'à 11h45 environ. Plus de détails à venir...