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L’âge de la prédation

L’âge de la prédation
Dominique Boullier, professeur de sociologie à Sciences Po et coordinateur scientifique du MediaLab nous propose une lecture du livre de Nicolas Colin et Henri Verdier, L’âge de la multitude, Entreprendre et gouverner après la révolution numérique, paru au printemps 2012 chez Armand Colin. Il en livre une critique sans concession, mais qui permet d’analyser et de prendre du recul sur la façon dont l’innovation est trop souvent célébrée. Prenez cette note de lecture foisonnante comme une occasion de débattre sur ce qu’est l’économie numérique aujourd’hui… et ce qu’elle n’est pas. L’âge de la multitude est un livre étrange qui brouille les attentes générées par ce titre spinozien, qu’on retrouve chez Toni Negri et chez Yann Moulier-Boutang. Cette fascination pour Apple illustre seulement une confusion conceptuelle que nous allons documenter dans cinq domaines : 1. Les auteurs ont cependant raison d’observer l’état d’innovation continue et jamais achevé qui domine actuellement. 2. 3. 4. 5.

http://www.internetactu.net/2012/09/07/l%e2%80%99age-de-la-predation/

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Sommes-nous encore autonomes A l’heure où l’électronique s’intègre dans presque n’importe quel objet (des voitures aux appareils électroménagers, aux vêtements que nous portons…) et se connectent sans fil sur le web, nous entrons dans l’ère de l’internet des objets, explique l’éditorialiste Christine Rosen pour The New Republic. Un monde où nos interactions quotidiennes avec les objets du quotidien laissent une trace de données, de la même manière que le font déjà nos activités en ligne. « Avec l’internet des objets, nous sommes toujours (et souvent sans le savoir) connectés à l’internet, ce qui apporte des avantages évidents en terme d’efficacité et de personnalisation. Mais cela accorde également aux technologies de nouveaux pouvoirs, pour nous persuader ou nous obliger à nous comporter de certaines façons. » A qui devons-nous attribuer la responsabilité de nos actions ?

Pour une autre innovation Comme le dit Bluetouff, le scandale Prism c’est effectivement comme si on se réveillait d’une gueule de bois qui a duré 12 ans, comme si il nous avait fallu tout ce temps pour digérer l’amère poussière de l’effondrement des tours du World Trade Center. Les scandales Prism et Verizon ne posent pas seulement la question de la surveillance d’Etat, mais de la surveillance tout court, celle dont nous sommes l’objet à l’heure des très grandes masses de données, des Big Data, des algorithmes et des traitements. Ce n’est pas seulement la confiance dans nos Etats qui est en cause, mais également la confiance dans les grands opérateurs de l’internet et dans nos fournisseurs d’accès. C’est la confiance dans une société organisée par et pour la surveillance. Nous avions déjà du mal à accepter que ces entreprises utilisent nos données par devers nous, qu’ils analysent nos e-mails et nos requêtes pour nous proposer de la publicité, sans même qu’on puisse s’en extraire.

L’avenir de la programmation (3/6) : programmer le langage naturel Il existe deux types de programmation du langage naturel ; celle qui est effectuée par les grosses compagnies comme IBM et Apple, sur laquelle on ne possède bien souvent que quelques indications, et celle élaborée par les milliers de créateurs, souvent amateurs, de « chatbots » (programmes conversationnels). Celle-ci peut susciter l’intérêt du non-programmeur désireux de s’initier à cette discipline, car les outils sont disponibles et les procédés bien balisés. Les connaissances structurées : une tâche complexe et couteuse en ressources Comment fonctionnent les « gros » programmes de reconnaissance du langage naturel ? Deux mondes qui s’ignorent Mais je n’ai pas lu Dominique Boullier. Je devine la raison de ce rendez-vous manqué à la lecture de sa relation de L’Âge de la multitude : nous appartenons à deux dimensions parallèles, deux mondes qui s’ignorent. La révolution numérique est survenue dans un monde, celui des entrepreneurs, des innovateurs, des financiers, des geeks et surtout des gens comme vous et moi : les milliards d’utilisateurs de millions applications numériques.

Le Laboratoire des Usages en Technologies d'Information Numérique - Lutin Userlab Actualités Workshop Conscience, Droit, Psychologie et Science Cognitives Le colloque Conscience, Droit, Psychologie et Science Cognitives se tiendra le 6 juin 2017 de 10h à 18h au LUTIN et à l’Amphithéâtre Painlevé à la Cité des Sciences et de l’Industrie, Niveau – 2, 30 avenue Corentin Cariou, 75019 Paris (Métro Porte de La Villette). L’entrée est libre. Pour consulter le programme de la journée, cliquez-ici.

Collecter et monétiser les données de la maison connectée: pourquoi, comment Avec l'émergence de la maison connectée de nouvelles sources de données personnelles apparaissent: comment les agréger et les monétiser ? Comment garantir la sécurité des données personnelles ? Les CNIL européennes ont rappelé à l'ordre Google la semaine dernière concernant son utilisation des données privées sur le Web. En cause notamment la "simplification" de sa gestion des données personnelles, qui permet en fait à Google d'agréger les données personnelles d'un utilisateur sur ses multiples services. Le géant de la recherche est aujourd'hui à même de cibler un utilisateur quel que soit le service visité, en fonction de son historique de recherche, des vidéos visionnées sur Youtube ou de ses informations Google+. De même Facebook pourra à terme effectuer un tel ciblage contextuel grâce aux données de profil, au graphe social mais aussi à l'historique web grâce aux millions de boutons "Like" et autres plugins sociaux.

Prévisions Gartner : Impression 3D et Byod au sommet des technologies émergentes La HP DesignJet 3D vendue 10 000 euros HT environ permet de fabriquer des objets 3D à la demande Le Byod et l'impression 3D se placent cette année au faîte du Hype Cycle des technologies émergentes, présenté par le cabinet Gartner. Les thèmes du Bring-your-own-Device (Byod), de l'impression 3D et du «traitement d'événements complexes (Complex-Event Processing)» occupent le sommet de la courbe du Hype Cycle 2012 publié par Gartner.

L'économie du don <i>high tech</i> Notes Cet article [traduit par Jean-Marc Mandosio] est un extrait remixé du livre Holy fools : a critique of the avant-garde in the age of the Net, Verso, Londres, 1999. James Wallace, Overdrive : Bill Gates and the race to control cyberspace, J. Wiley, New York, 1997, p. 266. Pour une critique de la politique néolibérale de Wired, voir Richard Barbrook et Andy Cameron, « The Californian ideology », Science as culture, XXVI (1996), 6, 1, p. 44-72 (également sur Guy Debord, « Rapport sur la construction des situations et sur les conditions de l’organisation et de l’action de la tendance situationniste internationale » (1957), dans Documents relatifs à la fondation de l’Internationale situationniste, Allia, Paris, 1985, p. 618.

Tous éditeurs ? Les promesses incertaines de la « curation » Les acteurs du monde numérique aiment les « buzzwords ». Ils consomment un nouveau concept tous les six mois. Cet inusable cycle de la hype et de sa ringardisation met en lumière un thème avant, impitoyablement, de rebondir vers une autre thématique intégrant plus ou moins ce qui a su résister de la précédente. La nouvelle mode déjà démodée s’appelle curation. Empruntée au monde de l’art contemporain, la figure du « conservateur » devenu « commissaire d’exposition » puis « curateur » (curator) est donc désormais appelée à qualifier le fait que les internautes font des choix, éditent des liens, les ordonnent et les diffusent.

Manifeste du Web indépendant Le Web indépendant, ce sont ces millions de sites offrant des millions de pages faites de passion, d’opinion, d’information, mises en place par des utilisateurs conscients de leur rôle de citoyens. Le Web indépendant, c’est un lien nouveau entre les individus, une bourse du savoir gratuite, offerte, ouverte ; sans prétention. Face aux sites commerciaux aux messages publicitaires agressifs, destinés à ficher et cibler les utilisateurs, le Web indépendant propose une vision respectueuse des individus et de leurs libertés, il invite à la réflexion et au dialogue. Pourtant le Web indépendant et contributif est menacé ; menacé par la fuite en avant technologique qui rend la création de sites de plus en plus complexe et chère, par l’écrasante puissance publicitaire du Web marchand, et bientôt par les accès dissymétriques, les Network Computers, les réseaux privés, le broadcasting, destinés à cantonner le citoyen au seul rôle de consommateur.

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