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Colères d’Arabie : le logiciel espion

Colères d’Arabie : le logiciel espion
Cruel paradoxe de ce printemps arabe : les défenseurs des droits de l'homme bahreïnis utilisent les réseaux sociaux occidentaux pour manifester ; leurs tortionnaires, des systèmes de surveillance occidentaux pour les espionner. Au printemps dernier, un Bahreïni exilé à Londres, une économiste britannique résidant à Bahreïn et le propriétaire d’une station service en Alabama, naturalisé Américain, recevaient un e-mail émanant apparemment d’une journaliste d’Al-Jazeera. Il y était question d’un rapport rédigé par Zainab Al-Khawaja, sur les tortures infligées à Nabeel Rajab, deux des défenseurs des droits de l’homme incarcérés (et probablement torturés) à Bahreïn, suivi de cette précision : “Merci de vérifier le rapport détaillé en pièces jointe, avec des images de torture FinSpy, à en croire cette proposition de contrat trouvée en mars 2011 dans l’un des bâtiments de la sécurité égyptienne après la chute du régime Moubharak, est vendu près de 300 000 euros. Related:  Régression des libertés

Anonymous dans le pré de WikiLeaks Des collectifs d'Anonymous aussi ont leur propre plateforme de diffusion d'informations confidentielles, leur WikiLeaks sauce masque de Guy Fawkes. De vifs échanges sur Twitter entre l'organisation de Julian Assange et un groupe d'Anonymous ont fait ressurgir l'un de ces sites, ouvert en mars dernier : Par:anoia. De premières fuites commencent à être diffusées. Le torchon brûle. Réplique d’AnonymousIRC : Nous avons toujours admirer l’idée [de WikiLeaks, NDLR] mais votre égo l’a tuée. Suivent plusieurs tweets critiquant le nouveau mode de diffusion des fuites par WikiLeaks : “Fuck votre diffusion au compte-gouttes (…)”, “Honnêtement @WikiLeaks, diffusez TOUS les mails syriens. Avec de faux airs de représailles, AnonymousIRC diffuse en suivant l’adresse d’une autre plateforme de whistleblowing – le lancement d’alerte. La liste des griefs Là s’arrête le parallèle avec WikiLeaks. “On n’est pas en compétition avec WL, plutôt une alternative” avance l’un des fondateurs de la plateforme. Innodata

iOS: un vol massif de données ? Voilà une affaire qui va faire grand bruit dans le monde Apple et très au-dela. Un pirate de la mouvance Anonymous, du groupe Antisec, annonce avoir en sa possession un fichier contenant les informations personnelles de 12 millions de propriétaires d'appareils iOS.Ce fichier contiendrait l'UDID de chaque appareil et associée à elle les nom, prénom, adresse, numéro de téléphone et pour finir leur APNS tokens, le code permettant d'envoyer des notifications push aux mobiles. Afin de prouver ses propos il a posté une liste purgée contenant 1000001 UDID avec les noms sous lesquels ils ont été enregistrés. Le pirate annonce tranquillement avoir dérobé ce fichier depuis l'ordinateur portable d'un dirigeant d'antenne locale du FBI. Il semble en tout cas clair qu'il va y avoir le feu chez Apple ce matin et plus généralement au niveau de l'administration américaine ! Pour en savoir plus: Pour les utilisateurs et clients Apple: Pour le FBI: Pour Apple:

Colères d’Arabie : la passionnaria Le Bahreïn vient de condamner le principal défenseur des droits de l'homme bahreïni à la prison à perpétuité, après l'avoir torturé. Sa fille et son successeur sont eux aussi incarcérés, pour avoir protesté dans la rue, et sur Twitter. @angryarabiya n’a plus rien tweeté depuis fin juillet : le 2 août, elle a été interpellée parce qu’elle manifestait une fois de plus, seule, sur un rond point, la jambe plâtrée. Fin juin, la police avait en effet tiré une grenade lacrymogène dans sa jambe. Devant son refus de coopérer avec les policiers venus l’embarquer, une policière demanda à son chef ce qu’elle devait faire si la jeune femme refusait de donner un échantillon de son sang : “Plantez l’aiguille dans le cou.” @angryarabiya, Zainab Al-Khawaja de son vrai nom, a 29 ans, et une petite fille de deux ans. Si mon père meurt, je veux mourir aussi. Zainab a grandi, en exil, dans ce qu’elle qualifie de “famille d’activistes“, et porte une admiration sans borne à son père.

FinSpy : le spyware britannique vendu à des régimes autoritaires ? L'an dernier, nous avions relayé un article d'Owni qui détaillait les redoutables promesses de la suite d'outils britannique FinFisher, présentée comme un mouchard mis à disposition des services de police. FinSpy "peut espionner en 'live' le ou les utilisateurs de l'ordinateur infecté (en activant, à leur insu, webcam et microphone), mais également le géolocaliser, en extraire toutes les données, intercepter les échanges de mail et autres conversations, et notamment les appels et transferts de fichiers effectués avec Skype", écrivait Owni. Aujourd'hui, des indices extrêmement sérieux permettent de penser que Gamma, l'éditeur de FinSpy, a vendu son logiciel à des régimes autoritaires qui l'ont utilisé pour espionner des dissidents et faciliter la répression. En plus des ordinateurs sous Mac, Windows ou Linux, le spyware peut infecter quasiment tous les mobiles du marché, avec des versions destinées aux iPhone, Android, BlackBerry, Symbian (Nokia), ou encore Windows Phone.

Internet en fusion En lançant une réflexion sur le "rapprochement" de l'Arcep et du CSA, le gouvernement ressuscite un serpent de mer qui risque de faire des dégâts. Retour sur un projet dont les motivations politiques, culturelles et fiscales sont susceptibles d'engendrer un monstre de la régulation sur Internet. C’est le gros dossier de la rentrée. Ou merdier, c’est selon les versions : le rapprochement envisagé du CSA et de l’Arcep. Deux autorités, deux “gendarmes”, le premier de l’audiovisuel, le second des télécommunications, unies (ou presque) par les liens sacrés de l’Internet. Pour le meilleur et pour le pire. [Voir notre infographie sur "Les autorités du Net"] Olé, lé, télé connectée ! Officiellement, l’affaire est technique. “A l’heure où les contenus audiovisuels sont de plus en plus diffusés par l’Internet fixe et mobile”, poursuit le chef du gouvernement, il semble indispensable de “s’interroger sur l’efficacité des modes de régulation des communications électroniques et de l’audiovisuel”.

Bahreïn : Le Grand Prix de Formule 1, indifférent aux violences A Bahreïn s'est déroulé aujourd'hui 22 avril le Grand Prix de Formule 1, malgré les manifestations massives [en anglais, comme les liens suivants] qui ont précédé la compétition. Les protestataires voulaient attirer l’attention étrangère sur la situation des droits de l'homme [pdf] à Bahreïn, et l'aggravation de l'état de santé du militant incarcéré Abdulhadi Alkhawaja, en grève de la faim depuis le 8 février 2012. Le Grand Prix avait été annulé en 2011 à cause des troubles politiques dans le pays. La vidéo ci-après de Al Wefaq Society montre une marche géante de l'opposition le 20 avril : La tension est forte, avec une présence policière massive dans tout le pays. @ianparkesf1: Dernier jour du jeu ‘compter les véhicules de police’ qui se dirigent vers le circuit, le total final d'aujourd'hui est 86 ! Le 21 avril l'activiste Nabeel Rajab décrivait la situation à certains endroits de Bahreïn : Boycotter la F1 à Bahrain. La blogueuse Emily L. Le journaliste Javier Espinosa écrit :

Why passwords have never been weaker—and crackers have never been stronger In late 2010, Sean Brooks received three e-mails over a span of 30 hours warning that his accounts on LinkedIn, Battle.net, and other popular websites were at risk. He was tempted to dismiss them as hoaxes—until he noticed they included specifics that weren't typical of mass-produced phishing scams. The e-mails said that his login credentials for various Gawker websites had been exposed by hackers who rooted the sites' servers, then bragged about it online; if Brooks used the same e-mail and password for other accounts, they would be compromised too. The warnings Brooks and millions of other people received that December weren't fabrications. "The danger of weak password habits is becoming increasingly well-recognized," said Brooks, who at the time blogged about the warnings as the Program Associate for the Center for Democracy and Technology. The ancient art of password cracking has advanced further in the past five years than it did in the previous several decades combined.

The Pirate Bay : extradé en Suède, Gottfrid Svartholm Warg fait face à de nouvelles accusations Interpellé il y a un peu plus de 10 jours à Phnom Penh au Cambodge, Gottfrid Svartholm Warg, a été expulsé en Thaïlande d’où il a été extradé vers la Suède à la demande des autorités policières. L’un des 4 cofondateurs de The Pirate Bay est arrivé hier matin à Stockholm où il a immédiatement été arrêté et placé en détention. Contrairement à ce qui a d’abord été imaginé, cette procédure n’est pas liée à l’affaire The Pirate Bay pour laquelle Warg a écopé d’un an de prison ferme. Victime de problèmes de santé, Gottfrid Svartholm Warg n’avait pas participé aux audiences, mais c’est une autre affaire qui lui vaut cette arrestation. Il est soupçonné d’être impliqué dans le piratage en 2010 de l’entreprise Logica qui était sous contrat avec les services fiscaux suédois.

Violente manifestation à Bahreïn en marge du Grand Prix MANAMA (Reuters) - Plus de 10.000 personnes ont manifesté contre le régime de Bahreïn, vendredi, au premier jour des essais du Grand Prix de Formule Un du royaume du Golfe centre d'une agitation politique depuis un an. Les manifestants issus de la majorité chiite qui réclame des réformes démocratiques à la famille royale sunnite se sont rassemblés dans le quartier de Budaya, dans la banlieue de la capitale. Des centaines d'opposants sont sortis du cortège pour se diriger vers la route principale et la place de la Perle qui avait été le centre des premières manifestations en février 2011. Des affrontements ont alors éclaté. "La police tire des gaz lacrymogènes et des bombes assourdissantes", a déclaré un opposant, Sayed Yousif al Mouhafda par téléphone. Des dizaines de personnes se sont précipitées dans un centre commercial pour échapper aux gaz. Warda al Jawahiry; Jean-Paul Couret pour le service français, édité par Gilles Trequesser

The Spy files WikiLeaks: The Spy Files Mass interception of entire populations is not only a reality, it is a secret new industry spanning 25 countries It sounds like something out of Hollywood, but as of today, mass interception systems, built by Western intelligence contractors, including for ’political opponents’ are a reality. Today WikiLeaks began releasing a database of hundreds of documents from as many as 160 intelligence contractors in the mass surveillance industry. International surveillance companies are based in the more technologically sophisticated countries, and they sell their technology on to every country of the world. But the WikiLeaks Spy Files are more than just about ’good Western countries’ exporting to ’bad developing world countries’. Selling Surveillance to Dictators Trovicor, previously a subsidiary of Nokia Siemens Networks, supplied the Bahraini government with interception technologies that tracked human rights activist Abdul Ghani Al Khanjar. Orwell’s World

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