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Nous ne serons plus jamais déconnectés…

Nous ne serons plus jamais déconnectés…
Jenna Wortham (@jennydeluxe) pour le New York Times a commis un de ces papiers faciles sur les vertus de la déconnexion à l’heure d’un monde toujours plus connecté. Alors qu’elle se rendait à la piscine, elle a été invitée à déposer son téléphone et a pu profiter pleinement de sa journée, sans avoir à consulter avec anxiété ses comptes Facebook et Twitter pour regarder ce que ses amis faisaient. La peur de manquer quelque chose (Fomo, pour Fear of Missing Out) que décrivait Caterina Fake, cofondatrice de Flickr, s’évaporait quelques instants. Notre connexion permanente aux médias sociaux nous rend plus attentifs à ce que l’on rate et vous donne le faux sentiment de participer à ce que font les autres par leur intermédiaire, estime Caterina. Mais ce n’est pas une peur, c’est un plaisir, lui répondait l’entrepreneur Anil Dash en évoquant la joie de manquer quelque chose (Jomo pour Joy of Missing Out). Image : cc Staying Social par Leon Fishman. A quoi sommes-nous vraiment « accros » ? Related:  Technologies

rue89.nouvelobs Tristan Harris a été le « philosophe produit » de Google pendant trois ans. Ça vous laisse perplexe ? Nous aussi, au début. On a découvert cet ingénieur informatique américain formé à Stanford via un post de Medium passionnant titré « Comment la technologie pirate l’esprit des gens ». Concrètement, Facebook a intérêt à ce qu’on scrolle son fil d’actu toute la journée, et pour ça, il nous détourne de notre intention initiale. Tristan Harris a créé un label, Time Well Spent, pour faire en sorte que les technologies nous redonnent du pouvoir au lieu de nous transformer en zombies boulimiques de notifications et de flux d’infos. Merci, votre inscription a bien été prise en compte. Tristan Harris à TedX Bruxelles - TedX Rue89 : En tant que jeunes urbains connectés, on a quelquefois cette sensation d’étouffer de technologie, au point de vouloir parfois jeter nos smartphones par la fenêtre. Mais est-ce que c’est si grave, pour toi ? Ça nous rend vraiment fou, en fait (rire). C’est vrai. Un peu.

Comment répondre au design de nos vulnérabilités Sur Medium, Tristan Harris (@tristanharris) qui se présente comme ex-designer de l’éthique chez Google, a livré un long et passionnant article sur la manière dont le design aujourd’hui exploite nos vulnérabilités. De plus en plus, la technologie exploite les faiblesses psychologiques, sociales et cognitives des gens, à la manière des magiciens qui cherchent à exploiter les vulnérabilités de la perception de leur public. Les concepteurs font la même chose : ils jouent de nos vulnérabilités psychologiques pour attirer et retenir notre attention, sans rencontrer beaucoup d’autres contraintes que les limites du public à les accepter. Si l’idéal de la liberté individuelle défend bec et ongle notre capacité à faire des choix libres de toutes contraintes, il continue à ignorer (ou à faire semblant d’ignorer) combien ceux-ci peuvent être manipulés et manipulables, sans en être conscients. Image : page d’accueil de l’initiative de Tristan Harris, concevoir pour bien dépenser son temps.

Féodalisme 2.0, par Evgeny Morozov (Les blogs du Diplo, 27 avril 2016) Sommes-nous en train d’assister à la formation d’une nouvelle bulle technologique ? Ou, pour le dire dans la langue de la Silicon Valley, les licornes sont-elles des zombies ? Votre réponse à cette question dépendra en grande partie de la position que vous occupez sur l’échelle de l’économie mondialisée. Les mieux placés, comme la vedette du capital risque Peter Thiel, considèrent que tout ou presque — des entreprises cotées en Bourse au marché de l’immobilier en passant par les obligations d’Etat — est déjà largement surévalué. Selon eux, la seule solution consisterait à investir dans des produits financiers liquides (faciles à revendre) mais à très faible rendement, comme les devises, ou, au contraire, à privilégier les placements difficiles à liquider mais extrêmement lucratifs, comme ceux proposés par les start-ups des nouvelles technologies. Comment cela ? Ces services étant proposés à des prix artificiellement bas, il est difficile d’estimer leur coût réel. Songez-y.

Le numérique doit-il demeurer à « l’échelle de nos possibilités d’action » A l’heure où, sur internet, l’important semble n’être plus que de devenir une licorne – c’est-à-dire une chimère, un animal qui n’existe pas – et d’imposer un monopole de fait par l’importance du nombre d’utilisateurs de son service, force est de constater qu’on ne regarde pas beaucoup les implications des effets de seuils et de taille… A l’heure des réseaux sociaux mondiaux, des méthodes d’analyse de données sans limites (Big Data), permettant, au moins théoriquement, de calculer ou de mettre en relation des centaines de millions voir des milliards de personnes… on ne s’intéresse pas beaucoup aux limites des effets de masse. Comme si ce gigantisme, l’organisation de ce gigantisme, ses effets et impacts étaient un impensé de la réflexion sur le numérique. Or, comme le soulignait le célèbre anthropologue Robin Dunbar dans son dernier article de recherche : même outillés par le numérique, les réseaux sociaux ont des limites cognitives. Numérique : la taille, cet impensé Hubert Guillaud

e-Skin : bientôt nous serons connectés à fleur de peau La technologie peut se révéler fâcheuse. Nos poches s’alourdissent de smartphones de plus en plus gros au point de devenir difficiles à extirper lorsque nous sommes pressés. Et jusqu’à présent, les tentatives de rendre nos appareils plus facilement accessibles avec des montres connectées ont échoué. Un jour, la peau artificielle électronique (e-skin) pourrait rendre cela possible. La version la plus simple de cette technologie, c’est le tatouage électronique. La e-skin classique est une matrice de divers composants électroniques – transistors flexibles, LED organiques, capteurs, cellules photovoltaïques (solaires) organiques – reliés les uns aux autres par des fils conducteurs étirables ou flexibles. Durant ces dernières années, bien des efforts entrepris pour créer cette technologie ont été rendus possibles par la robotique et le désir de donner aux machines des capacités sensorielles analogues à celles des humains. Luca Santarelli, Chercheur UCL (University College London)

Une intelligence artificielle de Google a accès aux données des patients londoniens Le magazine New Scientist a révélé qu’un programme de santé de Google, baptisé « patient rescue », analysait les données médicales de l’ensemble des patients soignés par les hôpitaux londoniens du Royal Free NHS Trust, soit environ 1,6 million de patients. Patient rescue se présente comme un système d’alerte pour les malades du foie. Il fonctionne grâce à Deep Mind, le système d’intelligence artificielle conçu par Google qui est capable d’apprendre « à la manière d’un être humain » – et qui a été rendu célèbre par sa victoire contre l’un des meilleurs joueurs mondiaux de go, au début de mars. Mais selon un document rendu public par New Scientist, l’accord de partage des données des patients montre que Google a eu accès à l’ensemble des données de santé des patients. Lire aussi : Le meilleur joueur mondial de go battu par une intelligence artificielle dans un match symbolique

Future - Facebook is a growing and unstoppable digital graveyard The day after my Aunt’s passing, I discovered she’d written me a lovely note on the front page of the Shakespeare collection she’d given me. “I know how important the written word is to you,” it read, “this then is my gift to you.” With all of my love, as always, Aunt Jackie Deeply moved, I opened my laptop and found my way over to her Facebook page. I scrolled back up. Lives? She doesn’t live anywhere. But if you happened to come across her profile on Facebook and didn’t scroll down to the obituary, then you wouldn’t know that. She would still be, in some sense, alive. I thought back to the night my family and I stood around Aunt Jackie, hooked to wires and machines, and watched her pass. How is our continuing presence in digital space changing the way we die? Observing that phenomenon is a strange thing. Another machine, meanwhile, was keeping her alive: some distant computer server that holds her thoughts, memories and relationships. The numbers of the dead on Facebook are growing fast.

Les hackers du cerveau jouent-ils avec le feu ? Le corps est devenu un terrain de jeu. On connaît des artistes comme l’australien Stelarc qui s’est fait greffer une oreille sur le bras gauche ou des scientifiques comme Kevin Warwick qui s’est doté d’implants électroniques. Ces cas isolés deviennent légion avec l’engouement pour la biologie de garage et des équipements désormais très bon marché. Le californien Dave Asprey est un fan des expériences cérébrales : fondateur de Bulletproof, il a passé quinze ans et a investi plus de 300.000 $ pour pirater sa propre biologie. Il affirme avoir gagné plus de vingt points de QI. Mais il y a aussi les tribus de biohackers qui pratiquent sans tabou la stimulation cognitive. Biohacker mental, Vincent Corlay est un fan : « J’ai mené à titre personnel des tests avec la tDCS (transcranial direct current stimulation. Body Hacking Zapping the brain at home Des scientifiques s’inquiètent de ces usages « sauvages » de neurotechniques qu’on testait déjà dans les années 1950. Pourquoi se faire cobaye ?

Pouvons-nous devenir une civilisation extra-planétaire Les miroirs solaires restent des dispositifs orientés exclusivement vers la Terre. Peut-on aller plus loin, envisager le passage à une véritable industrie spatiale, un changement de civilisation qui laisserait loin derrière lui toutes les craintes sur notre futur déclin ? La ruée vers les astéroïdes Le plus avancé de ces projets concerne l'exploitation des astéroïdes. Il en existe à peu près 10 000 à orbiter dans la région de la terre (et 150 millions dans tout le système solaire). Question ressources minérales, Gizmodo nous informe par exemple que l'ensemble du platine (métal qu'on retrouve dans une grande quantité d'équipement électronique et informatique) jamais extrait de notre planète tiendrait dans un petit appartement de Manhattan. L'agence spatiale japonaise a déjà réussi à rapatrier sur terre des échantillons d’astéroïde, grâce à sa mission Hayabusa. Planetary Resources est déjà à pied d'oeuvre. Le retour de la Lune Et la Lune ? Ascenseur pour les étoiles Arthur C. Rémi Sussan

L’autocensure des idées minoritaires, conséquence de la surveillance de masse Une étude américaine montre que la surveillance gouvernementale incite les internautes à taire leurs opinions quand ils les considèrent minoritaires. LE MONDE | • Mis à jour le | Par Morgane Tual « Je n’ai rien à cacher. » Cet argument, défendu par de nombreux partisans de la surveillance gouvernementale, semble bien mis à mal par une nouvelle étude. Pour étudier ce phénomène, la chercheuse Elizabeth Stoycheff, de l’université de Wayne State, à Détroit, dans le Michigan, a mené une expérience sur 255 personnes, à qui elle a fait remplir un questionnaire. Tous les participants devaient répondre à des questions sur leur personnalité, puis étaient confrontés à une publication Facebook reprenant un article de presse sur la poursuite des frappes américaines contre l’organisation Etat islamique en Irak. Les idées minoritaires « menacées » « Ces individus ont indiqué que la surveillance était nécessaire pour la sécurité publique et qu’ils n’avaient rien à cacher.

Ces objets connectés proposent de nous mener vers le transhumanisme Vous n’avez plus besoin de vous tourner vers la science-fiction pour trouver des cyborgs. Nous en sommes tous, maintenant. Les téléphones mobiles, les capteurs d’activité, les stimulateurs cardiaques, les implants mammaires et même les patchs d’aspirines, tous sont comme des extensions biologiques, cognitives ou sociales de notre corps, et tendent à l’augmenter. Certains ont même prédit que les humains tels que nous les connaissons aujourd’hui seront remplacés par des êtres techniquement améliorés, des cyborgs à l’image de dieux immortels. La prochaine génération des technologies nomades et portables est conçue pour nous amener un pas plus loin dans cet avenir prédit. La société Athos prévoit de lancer des vêtements sportifs qui mesurent l’activité musculaire, le rythme cardiaque et la respiration en temps réel. En coopération avec le fabricant de jeans Levi Strauss & Co, Google développe des vêtements qui interagissent avec vos appareils. Toujours allumé, toujours sur moi

Jacques Ellul Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Jacques Ellul dans sa maison à Pessac, en 1990. Jacques Ellul (né le à Bordeaux et mort le à Pessac) est un professeur d'histoire du droit, sociologue, théologien protestant et libertaire[1] français. Surtout connu comme penseur de la technique et de l'aliénation au XXe siècle, il est l’auteur d’une soixantaine de livres (la plupart traduits à l’étranger, notamment aux États-Unis et en Corée du Sud) et de plusieurs centaines d’articles. Ayant adopté comme devise « exister, c’est résister »[4], il disait lui-même de son œuvre qu'elle est entièrement centrée sur la notion de liberté[5] : « plus le pouvoir de l'État et de la bureaucratie augmente, plus l'affirmation de l'anarchie est nécessaire, seule et dernière défense de l'individu, c'est-à-dire de l'homme »[6]. Biographie[modifier | modifier le code] Origines familiales et jeunesse[modifier | modifier le code] Il réussit le concours d’agrégation de droit romain et d’histoire du droit en 1943.

Trop de robots, trop d’écrans : où sont passés les casseurs de machines ? C’était il y a quelques mois. En sortant du film « Ex Machina », dans lequel un robot humanoïde (attention spoiler) met une raclée à deux humains, Pierre Haski a énoncé cette question profonde, les yeux dans le vague : « Je me demande quand émergera un vrai mouvement néo-luddite. » Le luddisme. Associé à une peur irrationnelle des technologies ou au dernier soupir des perdants de l’histoire, le terme a été utilisé ces derniers mois pour qualifier la lutte des taxis contre l’application Uber. François Jarrige est historien à l’université de Bourgogne. François Jarrige, à Paris, le 10 mars 2016 - Audrey Cerdan/Rue89 Rue89 : Comme pour les ouvriers luddites de 1811, notre monde est transformé par les machines. François Jarrige : Personne n’aime se faire traiter de « réactionnaire » et être à contre-courant de son temps. On martèle que la technique est la réponse aux « défis qui nous attendent » – que ce soit le terrorisme, le chômage ou l’environnement. Plein de gens essayent de bricoler.

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