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Qui rachète l'Afrique ?

Qui rachète l'Afrique ?
Cent hectares par ici, quelques milliers par là. Chaque semaine, des acteurs publics ou privés achètent des parcelles de terres en dehors de leurs frontières. Le plus souvent pour produire de la nourriture sur des sols plus fertiles. Le plus souvent aussi sans consultation, voire au détriment des habitants sur place. Ce phénomène, appelé accaparement des terres, s’est généralisé au début des années 2000 et progresse depuis, contrat par contrat, sans faire de bruit. Un groupe de chercheurs a décidé de rompre le silence, à coup de tableurs Excel. Bien que non exhaustives (voir encadré au bas de cet article), ces données confirment plusieurs tendances inquiétantes sur ce phénomène en marche : 1) Ces contrats sont conclus dans les pays les moins avancés et en manque de nourriture, notamment en Afrique Indonésie, Congo, Zambie, Soudan, Ethiopie, Philippines.. 2) Les terres achetées servent peu ou pas à l’agriculture vivrière 3) Ces ventes se font au détriment des habitants sur place Related:  Situation en AfriqueAccaparement des Terres

Quand la famine fait des heureux... par Sylvie Brunel - Ensemble contre la faim - Jeûne contre la faim le 16 octobre 2011 lors de la journée mondiale de l'alimentation L' Afrique a faim ... [mais], à de rares exceptions près, les pays touchés n'ont aucune raison " naturelle" de souffrir de la faim. Le Zimbabwe était il y a peu le grenier de l'Afrique australe, les deux Congo , très peu peuplés, disposent d'un potentiel alimentaire considérable. Alors ? Comment expliquer ces 38 millions de personnes menacées par la famine ? Certes, l'Afrique est un continent vulnérable, dont plus du tiers de la population souffre de faim chronique. En réalité, les famines "modernes" se sont multipliées depuis l'effondrement du rideau de fer : elles sont la conséquence de la nécessité, pour un certain nombre de mouvements politiques, de chercher de nouvelles rentes. La manipulation de l'aide alimentaire est née en même temps que l'humanitaire d'urgence. de recevoir des moyens financiers et matériels sans rapport avec l'aide chichement octroyée en temps normal; d'asseoir la légitimité politique interne en orchestrant les distributions de nourriture;

Bolloré, Crédit agricole, Louis Dreyfus : ces groupes français, champions de l'accaparement de terres - Pillage ? Au Brésil, le groupe français Louis Dreyfus, spécialisé dans le négoce des matières premières, a pris possession de près de 400 000 hectares de terres : l’équivalent de la moitié de l’Alsace, la région qui a vu naître l’empire Dreyfus, avec le commerce du blé au 19ème siècle. Ces terres sont destinées aux cultures de canne à sucre et de soja. Outre le Brésil, le discret empire commercial s’est accaparé, via ses filiales Calyx Agro ou LDC Bioenergia [1], des terres en Uruguay, en Argentine ou au Paraguay. Si Robert Louis Dreyfus, décédé en 2009, n’avait gagné quasiment aucun titre avec l’Olympique de Marseille, club dont il était propriétaire, il a fait de son groupe le champion français toute catégorie dans l’accaparement des terres. Course effrénée à l’accaparement de terres L’exemple de Louis Dreyfus n’est pas isolé. Trois fois la surface agricole de la France Le phénomène d’accaparement est difficile à quantifier. L’Afrique, cible d’un néocolonialisme agricole ? Qu’importe !

« Les industriels mettent délibérément en danger les ouvriers » Annie Thébaud-Mony, 68 ans, est directrice de recherche honoraire à l’Institut national de la santé et de la recherche médicale. Fin juillet, elle a refusé la Légion d’honneur que Cécile Duflot, ministre de l’Egalité des territoires et du Logement, souhaitait lui accorder. Dans une lettre adressée à la ministre, la chercheuse en santé publique qui s’est spécialisée dans les maladies professionnelles explique que son refus a pour but de dénoncer « l’indifférence » qui touche, selon elle, la santé au travail et l’ « impunité » des « crimes industriels ». Elle nous en dit plus. Terra eco : On vous a proposé la Légion d’honneur pour couronner votre carrière. En tant d’années, il n’y a donc pas eu d’avancées ? Il y a quinze ans, l’amiante a été interdit en France. Avez-vous des exemples ? Le tableau 57 des maladies professionnelles du régime général de la Sécurité sociale liste la plupart des troubles musculosquelettiques (TMS). Non. La directive européenne Reach ne sert-elle donc à rien ? Si.

Planète à vendre | Monde Les crises alimentaire et financière qui ont secoué le monde en 2008 ont eu un effet méconnu du public. Elles ont provoqué une incroyable course pour la mainmise sur les terres cultivables partout dans le monde. En deux ans, plus de cinquante millions d’hectares ont déjà changé de mains. Les acquéreurs : des investisseurs et des industriels des pays riches ou émergents (Japon, Chine, Inde, et de nombreux pays du Golfe), soutenus par leurs gouvernements, qui cherchent à garantir la sécurité alimentaire de leur pays. Résultat : une ruée sans précédent vers les meilleures terres des pays sous-développés. Ce film est une enquête sur trois continents, parce que la question de l'accaparement des terres est globale. Pourquoi la Chine s'intéresse-t-elle tant à l'Afrique ? « C’est véritablement s’enrichir, que de s’ôter ses besoins. » (Proverbe Chinois). « Ce que le vieillard voit assis, l’adolescent ne le voit pas debout. » (Proverbe Africain). Qu’est ce qui pousse à s’investir autant en Afrique ? La Chine, fait décidément les choses en grand et pas comme tout le monde ! Sa démarche découle de sa propre histoire, de son ambition grandissante pour le leadership économique mondial, mais aussi d’une volonté manifeste de contrer celle des puissances occidentales au passé marqué par le combat démocratique et la colonisation, et dont les relations économiques avec les pays en développement en général, et d’Afrique en particulier, supposent souvent une contrepartie politique plus ou moins discutable. L’Empire du Milieu, qui a, à peine, cinquante ans d’histoire diplomatique avec les pays Africains, mise donc sur l’Afrique, plus que toute autre puissance mondiale, et se présente, plus que jamais, comme le champion économique de la coopération Sud-Sud. Ben Khabou

"Land Grabbing" : razzia sur les terres d’Afrique Article issu du magazine Globo n°29 "Quelles solutions à la crise alimentaire ?", mars 2010. Un « nouveau colonialisme agraire » : c’est en ces termes que de nombreux experts et leaders paysans décrivent la tendance actuelle à l’accaparement des terres dans le monde. L’argument avancé pour justifier ce phénomène est très simple : d’un côté, de vastes étendues de terres « inexploitées » dans des pays pauvres en quête d’investissements agricoles ; de l’autre, des États disposant de moyens financiers et désireux de s’autonomiser du marché alimentaire mondial – jugé trop volatile – pour garantir leurs approvisionnements et répondre à une demande en hausse. Razzia sur les terres Selon les Nations Unies, 30 millions d’hectares de terres auraient été achetées ou louées par des capitaux étrangers au cours des trois dernières années. L’Afrique est particulièrement visée par le phénomène. Ceux-ci ne se privent donc pas de faire leurs emplettes sur le continent. Des terres « inexploitées » ?

Ville fantôme africaine cherche habitants - International Nova Cidade de Kilamba (©facebook.com/novaangola) Une ville angolaise, nouvellement construite par une compagnie d’Etat chinoise, s'est retrouvée abandonnée un an après sa construction. L’Angola, dont la capitale est surpeuplée, a payé la société en pétrole ! (LaVieImmo.com) - Après l’Europe et les Etats-Unis, voici que le syndrome de la ville fantôme attaque l’Afrique. Le constructeur payé en pétrole Cette ville a été bâtie par une compagnie d'Etat chinoise – la China International Trust and Investment Corporation (Citic) – pour près de 3,5 milliards de dollars (2,8 milliards d’euros). Seuls les travailleurs Chinois sillonnent les rues Tout porte à croire que Citic n’a pas pris en considération le pouvoir d’achat du peuple angolais au moment d’entamer ce chantier de 12 355 hectares, qui aura duré (seulement) trois ans. La vidéo de la ville fantôme angolaise Estimez votre bien en quelques secondes : cliquez ici.

Accaparement des terres : demain, à qui appartiendra la planète Basta ! : Quelle est l’ampleur du phénomène d’accaparement des terres dans le monde ? Michel Merlet [1] : La Banque mondiale fait état de 56,6 millions d’hectares concernés en 2011 (presque la superficie de la France, ndlr), sur la base de données très partielles. L’observatoire Land Matrix [2], qui répertoriait 80 millions d’hectares en 2012, n’annonce plus aujourd’hui que 35,8 millions. Mathieu Perdriault [3] : L’ampleur exacte de ces phénomènes est sans doute impossible à établir. M. Le terme « accaparement » est contesté par les entreprises concernées… M. Dans nos travaux avec le comité technique « Foncier et Développement » de la Coopération française, nous parlons d’« appropriation » et de « concentration des terres » : ces termes désignent mieux les phénomènes qui posent problème. Les entreprises, elles, parlent « d’investissements »... M. Les profits ne reflètent pas l’efficacité du processus de production, mais bien la capture de « rentes ». M. M. M. M. M. M.

Soutien aux victimes du Groupe Bolloré en Afrique Non à l’intimidation des habitants faisant valoir leurs droits contre l’accaparement de leurs terres ! En Sierra Léone, le groupe Socfin implante des cultures d'huile de palme destinée à l'export. Les habitants s'opposant à la destruction de la nature et à l‘accaparement de leurs terres sont intimidés et emprisonnés. Les entreprises étrangères s’approprient des superficies énormes de terres en Afrique- souvent contre le gré des habitants. Ces terres seront exploitées pour la culture de l'huile de palme, au détriment de l'environnement et des cultures traditionnelles, remplacées par une monoculture destinée à l'export en Europe dans l'industrie agroalimentaire, chimique et des agro-carburants. Les habitants n'ont pas été consultés et sont menacés de ruine. Les 24 villages concernés se sont regroupés dans l’association MALOA afin de défendre leurs droits. Informations supplémentaires L'actionnaire principal de Socfin est le groupe Bolloré, qui détient 38,7 % des parts de la société. • M.

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