
Consultation de sites terroristes : Manuel Valls s'inspire directement de Sarkozy [ Mise à jour le 19 septembre : cet article a été rédigé le 18 septembre sur la foi d'informations rapportées dans une dépêche d'agence relatant le déplacement de Manuel Valls à Nîmes. Selon le cabinet du ministère de l'intérieur, la pénalisation de la consultation de sites terroristes ne figure en réalité pas dans le projet de loi antiterroriste. Le texte contient cependant un volet réprimant les voyages à l'étranger à des fins d'endoctrinement ou d'entraînement au terrorisme. ] C'est, quasiment mot pour mot, la proposition qu'avait faite Nicolas Sarkozy le 22 mars, quelques heures à peine après la mort de Mohamed Merah, lors de l'assaut du Raid : créer un nouveau délit réprimant la consultation "habituelle, et sans aucun motif légitime, des sites Internet qui provoquent au terrorisme ou qui en font l'apologie lorsqu'ils diffusent à cette fin des images d'actes de terrorismes d'atteinte à la vie" . Le projet de loi antiterroriste que prépare le gouvernement ne s'arrêtera pas là.
Des Anonymous et des soutiens des Pussy Riot verbalisés en France, pour anonymat Lorsque le gouvernement de François Fillon a fait publier le "décret anti-cagoule" du 19 juin 2009, et que le dispositif a commencé à inspirer d'autres initiatives réglementaires, nous avions demandé si une telle législation était compatible avec la protection de la vie privée. Nous aurions dû demander si elle était compatible avec la liberté d'expression, tant il semble clair que ça n'est pas le cas. En 2009, le décret anti-cagoule prévoyait de punir de 1500 euros d'amende"le fait pour une personne, au sein ou aux abords immédiats d'une manifestation sur la voie publique, de dissimuler volontairement son visage afin de ne pas être identifiée dans des circonstances faisant craindre des atteintes à l'ordre public". Par la suite, le gouvernement a radicalisé le dispositif par une loi du 11 octobre 2010 qui dispose que "nul ne peut, dans l'espace public, porter une tenue destinée à dissimuler son visage". Acte isolé d'un groupe de policiers trop zélés ?
Pierre Lescure, des intérêts en question À Écrans.fr, on avait râlé (au bas mot) lorsque Denis Olivennes, alors PDG de la Fnac après avoir été directeur général de Canal+ France, avait été nommé à la tête de la commission qui a préconisé la riposte graduée. On avait aussi déploré le choix de Patrick Zelnick, patron de la maison de disques Naïve, pour mener le rapport «Création et Internet» . Ces deux hommes venaient du sérail pour discuter avec le sérail, avec toutes les questions associées sur leur indépendance d'esprit et leur perméabilité aux discours des lobbys du secteur. Cette situation risque bien de se reproduire à nouveau, mais cette fois du côté de la gauche, si la nomination de Pierre Lescure est confirmée à la tête de la commission qui doit mener la concertation sur le fameux «Acte II de l'exception culturelle». Car Pierre Lescure est lui aussi un homme du sérail, proche des milieux du cinéma et de la télévision, et des questions se posent en fouillant la liste de ses mandats en cours. Lagardère. Havas.
@aymeril nommé conseiller innovation et économie numérique de Fleur Pellerin... Telex combat la censure Telex combat la censure Les solutions de filtrage par DPI sont déjà là, et nous sommes à 2 doigts à ce qu'elles soient utilisées en France pour traquer les vilains téléchargeurs (et les autres). Mais le salut viendra peut être du DPI lui même grâce aux travaux d'un scientifique de l'Université du Michigan. En gros, l'internaute installe le client Telex sur son ordinateur, et lorsque ce dernier veut visiter un site qui est blacklisté par un gouvernement ou une entreprise, ce client établi une connexion HTTPS chiffrée avec un serveur non bloqué à l'extérieur du réseau censeur (à l'étranger ou hors de la société donc) qui a l'apparence d'un site normal mais qui n'est qu'une diversion, car le paquet ainsi envoyé est marqué comme un paquet Telex grâce à l'insertion d'un tag cryptographique dans les entêtes du paquet. Apparement, les performances et la stabilité de Telex sont au rendez-vous. Reste à voir si les FAI et autres acteurs du réseau joueront le jeu en adoptant les "routeurs" Telex.
Pourquoi nous ne participerons pas à la mission Lescure Paris, 25 septembre 2012 - Alors que s'achève la conférence de presse du lancement de la mission Culture-Acte2, présidée par Pierre Lescure sous la tutelle de la Ministre de la culture Aurélie Filippetti, La Quadrature du Net, UFC-Que choisir et le Samup (Syndicat des artistes, musiciens, chanteurs, danseurs et enseignants) publient les raisons de leur boycott. TRIBUNE - Par Philippe AIGRAIN Cofondateur de La Quadrature du Net, Alain BAZOT Président de l’UFC-Que choisir et François NOWAK du Syndicat des artistes, musiciens, chanteurs, danseurs et enseignants (Samup)1. Pour plus de détails, voir le billet de Philippe Aigrain. Le numérique révolutionne la culture. Pour la troisième fois en cinq ans, la mission de définir les orientations des politiques portant sur la culture et Internet est confiée à une personne fortement impliquée dans les intérêts privés de la production, distribution et promotion des médias. L’organisation même de la mission ne vaut pas mieux.
Le délit de visite régulière de sites terroristes réintroduit via un amendement Écartée du projet de loi de lutte contre le terrorisme par les services du ministère de l'intérieur, la pénalisation de la consultation de sites web à visée terroriste fait son retour par le biais d'un amendement déposé par le sénateur UMP Jean-Jacques Hyest. Repérée par Alexandre Archambault sur Twitter, la rectification proposée par le parlementaire est accompagnée d'autres propositions pour renforcer la lutte antiterroriste. Le délit de consultation régulière de sites terroristes fait son retour Sans surprise, l'amendement déposé par Jean-Jacques Hyest reprend la même échelle de sanctions que celle inscrite dans le projet de loi présenté en avril dernier par le ministre de la justice de l'époque, Michel Mercier. Il punit la consultation "habituelle" tout site web à 2 ans de prison et 30 000 euros d’amende le fait de mettre à disposition des contenus faisant l'apologie d'actes de terrorisme ou incitant à en commettre. Mobilisation de la Loppsi 2 pour bloquer les sites terroristes
Tous les français sont-ils espionnés par le gouvernement ? Par Korben Vous vous souvenez de mon article d'hier dans lequel j'expliquais que le gouvernement français vendait du DPI (Deep Packet Inspection) à des dictatures ? Et bien un nouvel article très fouillé de l'ami Jean Marc Manach annonce la couleur et ça ne va pas vous plaire ! La France a acheté exactement le même matos à Amesys . Pour vous faire le résumé, voici les points essentiels à retenir : 2007 : Amesys et la Direction du Renseignement Militaire (DRM) concluent un contrat de 100 000 € pour du matos permettant d'intercepter des communications satellites DVB (DVB, c'est la norme de diffusion utilisée pour transmettre des données par satellite.) 2008 : Elexo, une autre filiale d'Amesys remporte un marché similaire proposé par la DRM de 897 000 € afin d'acheter du matériel de réception satellite. Tout ce matériel n'est pas inoffensif. La vraie question maintenant, c'est comment ces technologies de surveillance massive des populations sont employées sur le sol français ? À suivre...
Hadopi, la mort lui va si bien L'Hadopi a prouvé qu'elle n'était pas morte. Encore. Et a fait son troll. Encore. À force d'assister à ce drôle de manège qui dure depuis un an, on a l'impression bizarre de tourner en rond. Ça ressemble à une lente agonie. La mort vous va si bien À l’occasion de la remise de son rapport d’activité ce matin, l’Hadopi a une nouvelle fois tenté de prouver aux observateurs qu’elle était toujours belle et bien présente. Il n’est pas possible de faire table rase de l’expérience acquise surtout au moment où une nouvelle réflexion est entamée dans la mission de Pierre Lescure. Poussée vers la tombe, l’Hadopi n’a donc de cesse d’agiter les bras pour ne pas y tomber. À l’occasion de la publication du rapport d’activité 2011, Owni remarquait “le trac électoral de l’Hadopi”, dont la présidente prenait déjà un air de défi, lançant aux fossoyeurs de l’institution un subtil : “rendez-vous en juin 2012″. C’est, peut-être facétieusement mais avec sérénité, que je vous donne rendez-vous en 2013.
Google, commerce électronique: le grand retour des taxes Taxe Google, saison II. Sans attendre les conclusions du rapport sur la fiscalité du numérique sue lequel planchent Nicolas Colin et Pierre Collin, quatre députés socialistes de la Commission des finances de l'Assemblée nationale ont déposé des amendements visant le numérique, dans le cadre du projet de loi de finances 2013. Ironie de l'histoire, ces textes reprennent quasiment au mot près les différentes propositions faites ces deux dernières années par le sénateur UMP Philippe Marini, que la gauche avait pourtant combattues. Taxe Google Le premier amendement instaure une taxe sur la publicité en ligne, et vise en clair à fiscaliser Google. Les députés socialistes ne chiffrent pas les recettes prévisionnelles. La taxe sur l'e-commerce Autre idée copiée sur celle du sénateur, les quatre membres de la Commission des finances ont proposé une taxe sur les transactions électroniques pour tous les sites qui réalisent au moins 460.000 euros de recettes. Financer la fibre, non pas la culture
Orange: Le premier FAI français à vous espionner officiellement Voilà, c'est fait. Je ne suis absolument pas surpris que ça vienne d'Orange qui a toujours été à la pointe pour marcher sur la gueule de ses clients. Si vous êtes client ADSL Orange, désormais Orange espionnera systématiquement tout votre trafic internet (protocoles utilisés, pages visitées, etc.) en utilisant bien sûr la technologie DPI (oui, la même technologie utilisée en Chine, en Syrie, en Lybie et dans toutes les dictatures pour espionner les dissidents). Pour gagner plus de fric, bien sûr, en monétisant votre vie privée. Ah non, pardon, je n'ai pas le droit de dire "espionner", puisque le client aura signé l'autorisation, car c'est enrobé dans un beau discours commercial qui fait que Mme.Michu - qui n'a jamais entendu parler de DPI - n'aura pas la moindre idée de ce qui lui arrive mais aura quand même donné son accord. Dans la vie non-numérique (vous savez, celle qui n'est pas sur internet), même les députés les plus conservateurs hurleraient au fascisme.
Open Data : 20 questions qui se posent au gouvernement français | ITACTU Un article très intéressant que je découvre ce matin sur LiberTIC concernant l’OpenData et les dernière élection législatives du 17 Juin 2012. Pour la première fois en France des responsables au pouvoir non seulement conscient de l’OpenData mais ayant pratiqué ce concept. L’article en intégralité est assez intéressant à lire et relève des questions très pertinente en relation avec l’OpenData, TIC, OpenGov, Stratégie politique d’ouverture des données. Suite aux élections législatives du 17 juin 2012, le gouvernement possède désormais la majorité parlementaire nécessaire à la mise en œuvre de sa politique, notamment en matière d’ouverture des données publiques. Plusieurs éléments semblent propices au développement d’une politique nationale ambitieuse sur le sujet : Or malgré ces expériences et notes d’intention, aucune stratégie gouvernementale n’a encore été dévoilée. Faut-il définir juridiquement le terme « donnée ouverte »? Faut-il imposer l’usage de certaines licences ?
Universal invoque le DMCA pour demander le retrait d'une note négative d'une musique Fleur Pellerin Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Fleur Pellerin est la première personnalité politique d'origine asiatique à être membre d'un gouvernement français[3]. Biographie[modifier | modifier le code] Enfance[modifier | modifier le code] Kim Jong-suk (김종숙) naît le à Séoul, en Corée du Sud[1]. Études[modifier | modifier le code] Fleur Pellerin maîtrise l’anglais, l’allemand, et des éléments de japonais[12]. Vie privée[modifier | modifier le code] Magistrate à la Cour des Comptes[modifier | modifier le code] Elle est alors affectée à la troisième chambre, chargée notamment de l'éducation, de la culture et de la recherche, ainsi que de l'audiovisuel[21]. Parallèlement, de 2001 à 2006, elle a été auditeur externe pour l'ONU en Irak, à New York et à Genève. Engagement politique[modifier | modifier le code] Elle rejoint l'équipe de campagne de Lionel Jospin en 2002, sous l'autorité de Pierre Moscovici, dans l'équipe des « plumes »[23]. Engagements associatifs[modifier | modifier le code]