
Google applique sa loi anti-piratage à tous, sauf à lui-même ? Ce matin, nous rapportions que Google a décidé de prendre en compte le nombre de demandes de suppressions de contenus pour classer les sites dans les résultats de son moteur de recherche. Plus un site fait l'objet de demandes de suppressions d'URL par les ayants droit, pour violation de droits d'auteur, plus il est déclassé pour disparaître au fin fond des pages de résultats. Mécaniquement, la sanction permet aux sites les plus "légitimes" de remonter en prenant la place des sites pirates, ou préjugés comme tels. En tant que premier site au monde de vidéos, souvent utilisé pour reproduire des contenus sans autorisation, YouTube devrait être parmi les premiers à subir à foudre de sa maison mère Google, et à se retrouver déclassé. La raison est simple. " Veuillez ne pas utiliser cet outil pour signaler des problèmes relatifs à YouTube ", demande Google, en rouge dans le texte.
YouTube et Dailymotion privés de Jeux Olympiques Envie de voir ou de revoir le combat de boxe du Français Alexis Vastine, dont on dit la victoire volée au bénéfice de l'Ukrainien Taras Shelestiuk (qui affrontera en demi-finale un boxeur britannique à la victoire elle-même contestée) ? N'espérez pas la trouver sur YouTube, pas même sur la chaîne officielle des Jeux Olympiques qui choisit ses rediffusions (et quand elles sont disponibles, l'embed est interdit). Mise sous pression par le Comité International Olympique (CIO), la filiale de Google exerce un contrôle très étroit sur les vidéos publiées par les internautes, et supprime automatiquement toute diffusion des épreuves des JO. Même les extraits de quelques secondes sont purgés. Idem pour regarder la course d'Usain Bolt, impossible à voir sur YouTube dans une qualité normale. Sur la plateforme française Dailymotion, le constat est le même. Médaille d'or de la privation de libertés Et elle sera peut-être à Paris en 2024. (Illustration : Olympic Street Art)
La NASA censurée sur YouTube pour piratage de sa propre vidéo Nous avons souvent critiqué la façon dont YouTube sanctionne d'abord et vérifie ensuite, lorsqu'un tiers prétend détenir des droits sur une vidéo qu'il héberge. En voici un nouvel exemple, spectaculaire, qui démontre à quel point d'absurdité en est arrivée la protection automatisée des droits d'auteur sur des plateformes qui font confiance à des logiciels pour déterminer s'il y a contrefaçon. Dimanche, la NASA a publié sur sa chaîne officielle YouTube une vidéo montrant l'atterrissage de Curiosity sur la planète Mars, tel que vécu par ses équipes. Mais dix minutes plus tard, la vidéo était supprimée par YouTube, au motif que "cette vidéo contient des contenus de Scripps Local News, qui l'a bloquée pour motifs de droits d'auteur". Le groupe Scripps possède de nombreux quotidiens régionaux et 19 chaînes de télévision aux Etats-Unis. La vidéo a été mise hors ligne plusieurs heures, avant que Scripps ne réagisse pour retirer sa demande auprès de YouTube.
Sur YouTube, les chants d'oiseaux sont protégés par le droit d'auteur Peut-on revendiquer des droits d'auteur sur des chants d'oiseaux ? La réponse est évidemment non, et pourtant c'est ce qu'a fait la société Rumblefish, spécialisée dans la vente de licences de bandes musicales. Sur Slashdot, Eeplox explique qu'il a l'habitude de publier sur YouTube des vidéos prises dans la nature, et qu'il n'y ajoute jamais de piste musicale. Plutôt que de bloquer les vidéos qui utilisent son contenu, Rumblefish propose aux utilisateurs de YouTube d'afficher des publicités. L'auteur de la vidéo a donc contesté les prétentions de Rumblefish, qui a été invité par YouTube à vérifier ses allégations. Sur les forums d'entraide de YouTube, un internaute très actif sur la plateforme de vidéos de Google assure que "c'est une erreur bien connue", et même qu'une "personne a dû déposé plus de 100 recours pour des sons d'oiseaux erronés".
Un pirate attaque la France devant la CEDH C'est une première : un Français condamné à deux reprises pour téléchargement illégal a finalement saisi la Cour Européenne des Droits de l'Homme. La juridiction internationale, habilitée à statuer sur les requêtes touchant aux violations des droits individuels et politiques, constituera inévitablement le dernier recours judiciaire pour le Gardois James Climent. Une histoire de pirate, à faire froid dans le dos des auteurs et autres éditeurs. L'intéressé, prénommé par ses parents en hommage à James Dean, défraye la chronique par son combat judiciaire autant que politique, qu'il mène avec le même acharnement que ses adversaires depuis plus de 5 années. Il est reproché au pirate d'avoir téléchargé illégalement plus de 10 000 chansons sur son disque dur, depuis qu'au mois d'Octobre 2005 les gendarmes ont visité sans crier gare le domicile de ses parents en région nîmoise. Sources : France 24 , Midi Libre Pour approfondir
Droits d'auteur : Google trouve un accord avec des éditeurs américains Google a annoncé jeudi avoir trouvé un accord amiable avec l'Association Américaine des Editeurs (AAP), mettant fin à la plainte déposée il y a sept ans contre le service de numérisation de livres du géant de Mountain View. Celle déposée par la Guilde des Auteurs, en revanche, reste ouverte. Selon les termes de l'accord amiable, dont l'essentiel reste confidentiel, Google pourra continuer à numériser les livres encore couverts par le droit d'auteur, publiés par les cinq éditeurs américains qui avaient porté plainte en octobre 2005. Il s'agit de McGraw-Hill, Pearson Education, Penguin, John Wiley & Sons, et Simon & Schuster. Google précise que les autres éditeurs pourront signer des accords individuels pour bénéficier de conditions similaires. Aux termes de l'accord, les éditeurs auront la possibilité de choisir de rendre les ouvrages numérisés disponibles sur Google Livres, ou d'en interdire la mise à disposition.
Plusieurs ministres présents au gala de l'Union des Artistes Catherine Deneuve perchée sur un trapèze à 15 m de haut, Gérard Jugnot en Monsieur Loyal, Marie Gillain défiant les airs, Armelle et ses poules savantes, Kad et Olivier prestidigitateurs... : une quarantaine de comédiens, chanteurs et humoristes se sont mobilisés, lundi soir, pour le 51e Gala de l'Union des Artistes. En présence de Valérie Trierweiler, des ministres de l'Intérieur, de la Culture et de la Francophonie, Manuel Valls, Aurélie Filippetti et Yamina Benguigui, parmi de nombreuses personnalités du spectacle et des médias, cette grande soirée de solidarité avec les artistes démunis, était mise en scène et présentée par Gérard Jugnot, sous le chapiteau du cirque national Gruss, a constaté un journaliste de l'AFP. France 2 la diffusera pendant les fêtes de fin d'année. "Jean-Paul Belmondo et Jean Marais ont participé au gala des artistes. Il faut retrouver cet élan de fraternité et de solidarité qui se perd un petit peu...", a déclaré à l'AFP Marie Gillain.
Le droit d’auteur prolongé de 20 ans pour les oeuvres musicales Ça y est, cela avait été annoncé il y a quelques jours, c’est fait. L’Union européenne a voté ce lundi 12 septembre, un prolongement des droits voisins concernant les œuvres musicales. En repoussant le passage au domaine public de 50 à 70 ans après l’enregistrement de l’œuvre, le conseil des États membres confirme son attachement à faire plaisir aux majors du disque. Une réforme pour les artistes? C’est comme cela que l’on essaie de nous faire avaler la pilule. On arrive en fait à un moment où tous les enregistrements des années soixante (période d’explosion des ventes), arrivent au terme de leurs 50 ans. L’IFPI (International Federation of the Phonographic Industry), qui est chargée de défendre les intérêts des majors, applaudit bien sûr cette réforme. Autre fait troublant (soyons candides!) On n’est plus à ça près! Entre Hadopi et le e-G8 , les majors du disque ont donc le vent en poupe, en France aussi, ces derniers temps. Certes, les majors vendent moins de disques.
Pour les Nuls piratés sur BitTorrent : 7000 $ d'amende Et 7000 $ de plus, pourrait-on dire, alors qu'un homme et une femme viennent d'être condamnés, à New York, à payer ce montant en dommages-intérêts, pour le téléchargement d'un ebook For Dummies [NdR : Pour les Nuls, publié en France chez First], en ayant recours au réseau Torrent. Laura Taylor Swain, juge fédéral qui a tranché l'affaire, a reconnu que l'éditeur John Wiley and Sons était bien lésé dans cette affaire. John Wiley and Sons, c'est outre-Atlantique le premier éditeur à avoir décidé de saisir la justice pour lutter contre le partage des ebooks For Dummies, et de s'attaquer aux utilisateurs du réseau BitTorrent. Tous les titres y sont passés : depuis Wordpress Pour les Nuls, en passant par Le piratage Pour les Nuls ou encore Bittorent Pour les Nuls, les avocats s'en sont donné à coeur joie, tout en soulignant que certaines des affaires avaient été réglées à l'amiable, par un accord financier non divulgué. Ce qui n'a pas été le cas de tout le monde. Pour approfondir