
Les utopies réelles de Michel Foucault : "On ne vit pas dans un espace neutre et blanc" Qu'est-ce qu'un cimetière, une salle de cinéma, un jardin, un asile psychiatrique, une maison close ou encore une prison peuvent-ils bien avoir de commun ? En 1966, le philosophe Michel Foucault tentait de répondre à cette question. En 1966, Robert Valette consacrait une série d'émissions aux rapports entre l'utopie et la littérature. Dans ce cadre, il invitait des écrivains à proposer une réflexion sur le sujet. Le 7 décembre, Michel Foucault s'y collait, et consacrait son intervention à ces lieux qu’il nommait "hétérotopies". Ce texte fut repris pour une conférence donnée par le philosophe l'année suivante à l’invitation du Cercle d’études architecturales de Paris. Mais rien ne vaut l'écoute de Foucault le prononçant lui-même sur les ondes, avec l’extraordinaire talent de conteur qui était le sien.
Foucault et le néolibéralisme : aux origines de la controverse Les leçons de Michel Foucault au Collège de France, prononcées entre 1971 et 1984, constituent une somme théorique indépassable qui a profondément renouvelé la connaissance et la réception d’un des plus importants penseurs du XXe siècle. Cours de l'année 1978-1979 : Naissance de la biopolitique : contextes, lectures, réceptions, disputes Le cours de l’année 78-79 est l’un des plus lus, et aussi l’un des plus controversés de Foucault. Il sert d’appui à tous ceux qui, pour des raisons variées, entendent faire de Michel Foucault, sinon un théoricien néolibéral avoué, du moins un sympathisant plus ou moins honteux du néolibéralisme. Montrer que le double contexte de production de ce cours, son actualité politique et sa place dans la recherche de Foucault, permet de faire un sort à ces imputations, et faire voir que le cours, aussi zigzaguant soit-il, donne du néolibéralisme comme art de gouverner une cohérence originale qui sera largement validée par son extension ultérieure. Écouter 53 min
Thomas Hobbes Signature En 1628, il devient de nouveau travelling tutor (que l'on peut traduire en français par « précepteur itinérant ») du fils du comte de Clifton (en) et retourne sur le continent durant deux ans (1629-1631). Il passe dix-huit mois à Paris, et se rend à Venise. De retour en Angleterre en 1631, il se voit confier le jeune comte de Cavendish. C'est vers cette époque (1629 – 1631) qu'il découvre Euclide et se prend de passion pour la géométrie[2]. À partir de 1640, l’Angleterre connaît une opposition de plus en plus violente entre le Roi et le Parlement. Vers cette époque, René Descartes, alors en Hollande, charge Marin Mersenne de communiquer les Méditations sur la philosophie première pour recueillir des commentaires des meilleurs esprits. « je crois que le meilleur est que je n'aie point du tout de commerce avec lui, et pour cette fin, que je m'abstienne de lui répondre ; car, s'il est de l'humeur que je le juge, nous ne saurions guère conférer ensemble sans devenir ennemis. »
Joseph de Maistre Joseph de Maistre était membre du souverain Sénat de Savoie, avant d'émigrer en 1792 quand les forces armées françaises occupent la Savoie. Il passe ensuite quelques années en Russie, avant de retourner à Turin. Biographie[modifier | modifier le code] Naissance[modifier | modifier le code] Joseph de Maistre est né le Ier avril 1753 à Chambéry, (Duché de Savoie), à l'hôtel de Salins, place de Lans, et aussitôt baptisé dans l'église Saint-Léger[1]. Avec son frère Xavier, il a participé au premier lancement d'une montgolfière en Savoie en 1784. Appartenance à la Franc-maçonnerie[modifier | modifier le code] Joseph de Maistre est en 1774 membre de la loge maçonnique[5] Trois Mortiers en Chambéry. Avec quelques frères de Chambéry, il fonde en 1778, la loge réformée écossaise de « La Sincérité », qui dépend du directoire écossais dont l'âme est Jean-Baptiste Willermoz (1730-1824), disciple de Joachim Martinès de Pasqually. Le tournant de la Révolution française[modifier | modifier le code]
actu philosophia Philosophie : méthode de la dissertation Christianisme et philosophie dans l’Antiquité Le christianisme s’oppose-t-il à la raison philosophique ? Ce questionnement d’ordre général peut trouver une première réponse dans l’étude historique de la confrontation entre christianisme et philosophie dans l’Antiquité. Cette confrontation a joué un rôle très important dans la constitution de la doctrine chrétienne. Elle prend la forme d’une polémique entre les chrétiens et les philosophes, mais également d’un rapprochement, les chrétiens reprenant à la philosophie un grand nombre de concepts et de modes de raisonnement pour penser, exprimer et défendre leur foi. On verra ce qui oppose le christianisme et la philosophie comme deux voies d’accès concurrentes à la vérité, avant d’envisager différents aspects de la dette du christianisme à l’égard de la philosophie antique. Ce cours constitue une introduction au christianisme des origines ainsi qu’au monde intellectuel de l’Empire romain.
« L'Homme révolté » de Camus éclaire les révolutions arabes Albert Camus, 1957 (Robert Edwards/Wikimedia Commons). Si l’auteur de « L’Homme révolté », publié il y a soixante ans, était toujours vivant, il dirait que les événements qui se déroulent aujourd’hui dans son Afrique du Nord natale nous rappellent que la Méditerranée a une rive sud dont la jeunesse incarne les principes de son essai : « La plus orgueilleuse des races, nous autres Méditerranéens », déclarait-il, « vivons toujours de la même lumière ». Alors que le monde plongeait dans les profondeurs glaciales de la guerre froide au début des années 50, Albert Camus ne pouvait trouver de chaleur intellectuelle ni à l’Est, ni même à l’Ouest. Son regard était fixé sur la Méditerranée, où « la jeunesse du monde se trouve toujours autour des mêmes rivages ». C’est tout sauf cela. Dans « L’Homme révolté », Camus nous donne les mots pour comprendre les événements qui bousculent notre monde. Ils ne sont pas prêts pour la démocratie ? Facebook, Twitter... je me révolte, donc nous sommes
Camus par Sartre Il y a six mois, hier encore, on se demandait: «Que va-t-il faire?» Provisoirement, déchiré par des contradictions qu'il faut respecter, il avait choisi le silence. Mais il était de ces hommes rares, qu'on peut bien attendre parce qu'ils choisissent lentement et restent fidèles à leur choix. Un jour, il parlerait. Nous n'aurions pas même osé risquer une conjecture sur ce qu'il dirait. Nous étions brouillés, lui et moi: une brouille, ce n'est rien - dût-on ne jamais se revoir -, tout juste une autre manière de vivre ensemble et sans se perdre de vue dans le petit monde étroit qui nous est donné. Son silence que, selon les événements et mon humeur, je jugeais parfois trop prudent et parfois douloureux, c'était une qualité de chaque journée, comme la chaleur ou la lumière, mais humaine. Il représentait en ce siècle, et contre l'Histoire, l'héritier actuel de cette longue lignée de moralistes dont les oeuvres constituent peut-être ce qu'il y a de plus original dans les lettres françaises.
La beste transformée en machine : divisée en deux dissertations prononcées à Amsterdam / par J. Darmanson... Aller au contenu Hyper-Spinoza - Traité de la réforme de l’entendement (et plan) Avertissement au lecteur Ce Traité de la Réforme de l’Entendement que nous te donnons ici, lecteur bienveillant, dans son état d’inachèvement, a été composé il y a bien des années, par l’auteur. Il eut toujours dans l’esprit de le terminer ; d’autres soins l’en ont empêché, et la mort finit par l’enlever avant qu’il eût pu, comme il l’eût désiré, mener son oeuvre jusqu’au bout. Comme elle contient toutefois un grand nombre de choses remarquables et utiles, qui seront, nous n’en saurions douter, d’un grand prix pour le poursuivant sincère de la vérité, nous n’avons pas voulu que tu en fusses privé ; d’autre part, pour te faire paraître plus aisément pardonnables les obscurités, la rudesse et les imperfections qui s’y rencontrent çà et là, nous avons tenu à te prévenir et avons rédigé à cet effet le présent avertissement. (1)Cet Avertissement au lecteur apparaît en latin dans les Opera posthuma, en 1677, puis en hollandais dans les Nagelate Schriften en 1677.