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La Bibliothèque idéale des Sciences humaines.

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Démythifier la société polonaise Recensé : Anna Giza, Małgorzata Sikorska, Współczesne społeczeństwo polskie (La société polonaise contemporaine), PWN, 2012, 692 p. Qu’est-ce qu’un Polonais ? Ce genre d’étude, bien évidemment, n’existe pas. Mais je fais le pari que la liste des connotations qu’un Français peut associer à la société polonaise serait principalement constituée des stéréotypes qui suivent. Le Polonais catholique et porté sur la boisson : mythe ou réalité ? Au premier rang de l’analyse, le « polonais-catholique ». Son pontificat a été riche en importants événements de nature politique. S’il est vrai que la grande majorité des Polonais (90 %) se déclarent catholiques, ils sont de plus en plus rares à fréquenter régulièrement les églises. Aux yeux d’un Français « moyen », le Polonais « stéréotypé » est, sans doute aussi, un alcoolique peu éduqué. Le leader européen des « masters » Plus loin, sont décrits les indicateurs et les méthodes d’analyse des questionnements. Le passé et l’avenir

Revue ESPRIT Revue mensuelle indépendante fondée en 1932 par Emmanuel Mounier, Esprit est une revue d'idées engagée dans son temps. Elle s'efforce d'illustrer une approche généraliste de notre présent, entre la culture médiatique et les études savantes. Généraliste et soucieuse de l'intérêt général, elle se consacre à décrypter les évolutions de la politique, de la société et de culture, en France et dans le monde. Sous-titrée depuis sa fondation "revue internationale", Esprit s'est toujours intéressée à ce qui se passe hors de l'hexagone et a tissé de nombreux liens avec des réseaux intellectuels à l'étranger. Son travail n'est donc pas pris de court dans le contexte de mondialisation, qui exige de penser autrement les liens entre l'esprit européen, les valeurs occidentales et le reste du monde. Chaque numéro est construit autour d'un dossier, suivi d'un choix varié d'articles ainsi que d'un "journal" consacré à des textes brefs, plus subjectifs, parfois polémiques.

Michel de Certeau, une reconversion des savoirs Quoiqu’il ait été souvent associé aux penseurs de sa génération, tels que Michel Foucault, Pierre Bourdieu ou Louis Marin, Michel de Certeau (1925-1986) se distingue doublement dans le paysage de la culture française contemporaine. Non content de sortir les études religieuses des cercles ecclésiastiques, Certeau a contribué à renouveler les sciences humaines et sociales grâce à un article sur la « culture populaire [1] » écrit avec Dominique Julia et Jacques Revel qui deviendra le point de départ d’une histoire culturelle à caractère anthropologique, et un essai sur l’historien comme acteur social, la pratique historique comme opération scientifique et la relation entre l’histoire et la psychanalyse [2]. L’anthropologie de la vie quotidienne, aujourd’hui répandue, lui doit beaucoup. De l’académie à l’autonomie À l’origine des travaux de Certeau, on trouve donc un christianisme qui se veut autant historique qu’anthropologique. Un double intellectuel Vers la consécration

Que lisent-ils - Dette, 5000 ans d'histoire, de David Graeber "Voici un livre capital, best-seller aux États-Unis - près de 100 000 exemplaires vendus - écrit par l'un des intellectuels les plus influents selon le New York Times et initiateur d'Occupy Wall Street à New York. Un livre qui, remettant en perspective l'histoire de la dette depuis 5 000 ans, renverse magistralement les théories admises. Il démontre que le système de crédit, apparu dès les premières sociétés agraires, précède de loin l'invention des pièces de monnaie. Quant au troc, il n'a été qu'un pis-aller et ne s'est réellement développé que dans des situations particulières ou de crise. La dette a donc toujours structuré nos économies, nos rapports sociaux et jusqu'à nos représentations du monde. David Graeber montre que le vocabulaire des écrits juridiques et religieux de l'Antiquité (des mots comme « culpabilité », « pardon » ou « rédemption ») est issu en grande partie des affrontements antiques sur la dette.

Le monde selon Ryszard Kapuściński Autour de : Ryszard Kapuściński, Œuvres, traduit du polonais par Véronique Patte, Flammarion, 2014, 35 €. L’œuvre monumentale de Ryszard Kapuściński, grand reporter polonais (1932-2007), a été saluée à la fois par les journalistes, qui en ont fait un modèle du reportage littéraire, et par des écrivains aussi reconnus que John Updike, Salman Rushdie ou Gabriel García Márquez. Ses livres, vendus à plus d’un million d’exemplaires, offrent un témoignage exceptionnel des bouleversements survenus au cours de la seconde moitié du XXe siècle : indépendances africaines, guerres sud-américaines, révolutions en Éthiopie ou en Iran, chute de l’URSS. Le travail de Kapuściński suscite néanmoins de nombreuses polémiques, engageant la nature même du reportage littéraire et les frontières entre le fait et la fiction. Il incite également à s’interroger sur la tension entre les lectures historicistes et culturalistes du monde et à poser la question de la persistance d’un regard colonial.

La vie à pile ou face Recensé : Frédérique Leichter-Flack, Qui vivra qui mourra. Quand on ne peut pas sauver tout le monde, Albin Michel, 2015, 200 p., 16 €. On connaît la comptine, Il était un petit navire autrement appelée La courte paille : « Au bout de cinq à six semaines, les vivres vinrent, vinrent à manquer. On tira à la courte paille pour savoir qui, qui serait mangé… Le sort tomba sur le plus jeune ». Aussi étrange que cela paraisse, on continue de la murmurer, de la chanter dans les maisons, au pied du lit de nos enfants, alors qu’elle parle du choix effroyable d’avoir à en tuer un pour permettre aux autres de survivre. On sait également combien l’expérience de pensée élaborée par la psychologie morale contemporaine (le dilemme du tramway fou nous plaçant devant une alternative terrifiante comme dans un piège moral sans issue) est devenue le nouveau cas d’école de la philosophie morale. Le dilemme du tramway (ou « trolley problem ») Trier, sélectionner, lister pour survivre est-ce moral ?

Du nomadisme des concepts De quoi la multiplication de nouveaux concepts au sein de la sphère publique est-elle le signe ? Font-ils vraiment avancer le débat ? Le tome 2 du "Dictionnaire des concepts nomades en sciences humaines", dirigé par notre invité Olivier Christin, interroge cette langue politique toujours changeante. En 2010 paraissait le tome 1 du Dictionnaire des concepts nomades en Sciences Humaines. Le deuxième tome, paru le 5 mai dernier, met cette fois l’accent sur la sphère politique. Ils passent au crible des concepts à la fois familiers mais aux implications pourtant souvent mal comprises : multiculturalisme, populisme, terrorisme, victime, génération, genre… La démarche, à la fois historique et critique, entend rappeler l’histoire de concepts largement diffusés, ainsi que l’histoire de ceux qui les ont propagés. De quoi la multiplication de nouveaux concepts au sein de la sphère publique est-elle le signe ? Son diffusé : - "Trouble", Lou Reed et John Cale Intervenants Bibliographie

Repères pour un monde numérique (7/7) - Actualité de Hannah Arendt Cours donné à l'Université du Temps Libre d'Orléans le 21 avril 2016. Prologue Dans ce prologue Arendt structure et développe ses réflexions à partir de deux évènements avant de présenter ce qu’elle se propose de faire et ne pas faire dans son ouvrage. Le premier évènement est le lancement dans l’Univers, en 1957, d’un objet terrestre fait de main d'homme[1]. La réaction immédiate, largement partagée, fut le soulagement de voir accompli le premier « pas vers l'évasion des hommes hors de la prison terrestre ». La Terre est la quintessence même de la condition humaine. Les premiers effets boomerang des grandes victoires de la science se sont fait sentir dans une crise survenue au sein des sciences naturelles elles-mêmes. La situation créée par les sciences est d'une grande importance politique. Mais l'époque moderne s'accompagne de la glorification théorique du travail et transforme la société tout entière en une société de travailleurs. Vue globale des six chapitres

Lire Hannah Arendt (présentation aux éditeurs) - Actualité de Hannah Arendt La troisième et dernière partie propose un vocabulaire. Le lecteur voyage, à nouveau, à travers ces sept livres, mais avec, cette fois, pour fil directeur un choix des notions et distinctions qu’ils contiennent. Quelques renseignements complémentaires Sur le livre La première version du manuscrit, terminée, compte, selon Word, 90 000 mots. Cette version a vocation à être réduite. Quelques cartes mentales sont utilisées pour faciliter la navigation et l’orientation des lecteurs à travers ces sept livres. Sur le public visé Tout citoyen curieux de politique, au sens large du terme, et désireux d’en rénover sa vision en s’éloignant des préjugés et des idéologies. Public que j’ai déjà rencontré avec mon premier livre (voir ci-dessous) et lors des cours et conférences données ces dernières années à l’Université du Temps Libre d’Orléans. Public qui visite régulièrement mon dernier blog consacré à mes travaux sur l’œuvre d’Arendt : www.ttoarendt.com Sur l’auteur Âgé de 64 ans.

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