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Harcèlement de rue, cette épuisante banalité

Le harcèlement de rue, ou le fait de se faire aborder, voire verbalement agresser par des inconnus, sort enfin de l’ombre. Point sur la situation et conseils de Jack Parker. Publié initialement le 1er août 2012 Aaaah bah voilà. Enfin, on en parle, grâce au documentaire de Sofia Peeters. Le “harcèlement de rue”. Un truc que je remarque systématiquement quand le sujet est abordé entre femmes : tout le monde est d’accord, on partage nos histoires, on s’énerve, on s’offusque, on tape du poing sur la table, on raconte nos pires histoires, on calme ça avec une bonne dose de second degré – bref, on se comprend. Notons d’abord, parce que c’est important sinon après on va dire que je suis une harpie castratrice, que je comprends TOUT À FAIT cette réaction. Pour information, toi lecteur mâle qui déguste ces mots comme un verre de chianti, sache que ça n’est pas d’ “une remarque flatteuse de temps en temps” dont on parle. Quel genre de remarques ? “Eh madmoiZelle, t’as pas un 06 ?” Pour résumer

http://www.madmoizelle.com/harcelement-de-rue-118018

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« Moi aussi », des avatars contre le harcèlement de rue Avec le projet « Moi aussi », changez votre avatar pour montrer l'ampleur du harcèlement de rue. Au vu des commentaires sur Internet comme dans la vie réelle, tout le monde ne se rend pas compte que le harcèlement de rue est un problème. Les gens ont tendance à croire que les femmes exagèrent, que ce sont des événements isolés, qu’elles en rajoutent… Pour faire comprendre la gravité et l’ampleur de ce phénomène, les habituées de notre merveilleuse Veille Permanente Sexisme ont lancé le projet « Moi aussi ». Une question de point de vue Je voudrais aborder ici la notion de point de vue dans les théories féministes, ou standpoint theory. J’ai déjà présenté sur ce blog plusieurs notions à la frontière entre féminisme militant et « universitaire », comme le male gaze, l’intersectionnalité ou le mansplaining. La question du point de vue permet, elle aussi, de faire le lien entre un corpus théorique féministe très fourni et complexe et des pratiques et débats militants au quotidien.

La stérilisation contraceptive : un choix encore méconnu et parfois incompris « Imaginez si l’un de vos enfants décède. » « Et si vous rencontrez un nouvel homme ? » « D’ailleurs, est-ce que votre mari est au courant ? » Il y a plusieurs mois, Sophie - dont le prénom a été modifié- a décidé de recourir à la contraception définitive. À 34 ans, voici le genre de réactions auxquelles cette mère de famille a dû faire face de la part des divers praticiens qui l’ont, un à un, éconduite. Cam Clash, une caméra cachée sur les discriminations du quotidien Cam Clash est une émission réalisée en caméra cachée pour montrer les réactions des gens face aux situations de discrimination du quotidien. Sexisme, racisme… comment réagissons-nous lorsque nous sommes témoins de ces scènes ? Mise à jour du 28 mai : L’émission Cam Clash est disponible sur internet, sur le Pluzz ! Article initialement publié le 21 mai : Vous attendez le bus, et un homme vient vous importuner.

Le genre est une construction sociale: qu’est-ce que cela veut dire? « Le genre est une construction sociale »: c’est là un élément de base de la définition du genre, sans lequel on ne peut comprendre le concept. Je l’ai mentionné plusieurs fois, et expliqué, sans y consacrer de billet entier; l’idée de ce billet m’est venue suite à un commentaire lu sur la page Facebook de ce blog. Je me suis rendu compte que la notion de construction sociale était loin d’être comprise par tout le monde – et pour cause: ce n’est pas une notion évidente, surtout quand on l’applique à des sujets aussi sensibles que la différence des sexes et les rapports entre les sexes. Je vais donc évoquer quelques-unes des erreurs commises au sujet de cette notion de construction sociale, avant de revenir sur sa définition. Pour le contexte, d’abord, je reviens sur le commentaire outré reçu sur Facebook.

GynePunk, les sorcières cyborg de la gynécologie DiY Située dans les collines à l’Ouest de Barcelone, la communauté Calafou où est né le collectif GynePunk se définit « colonie écoindustrielle postcapitaliste ». Leur environnement ne fait pas rêver : la rivière qui y passe est contaminée, la vieille centrale hydroélectrique génère des champs électriques qui ne sont pas sans effet sur la vie quotidienne. Pourtant, ils ont été nombreux à acheter collectivement ces 28.000 m2 pour y créer 27 appartements. La vie à Calafou se passe en coopérative, avec de nombreux espaces collectifs, un atelier bois, un atelier fonderie et un hackerspace où est installé le biolab Pechblenda. Dildomancie Diglee, les harceleurs et les passagères du métro — Publié le 2 juin 2014 Il y a quelques jours, en traînant sur madmoiZelle, je suis tombée sur deux vidéos issues d’une future émission télé, Cam Clash : des acteurs recréent des situations de harcèlement en caméra cachée, et testent les réactions de témoins inconnus dans des lieux publics. Beaucoup de gens interviennent et remettent les agresseurs à leur place, protégeant les victimes. J’en suis ressortie le pif rougi, les yeux gluants d’espoir et la narine coulante (oui, je suis une chouineuse invétérée) face au courage dont ont fait preuve certaines des personnes piégées. « ENFIN, les gens se bougent ! C’est BEAU », me suis-je dit.

Le "male gaze" (regard masculin) Après l’article de Thomas la semaine dernière sur le « slut-shaming », on continue avec les concepts féministes difficilement traduisibles. To gaze signifie en effet « regarder fixement », « contempler »; on peut le traduire par « regard masculin », que j’emploierai alternativement avec l’expression anglaise. Issu de la critique cinématographique, ce concept est devenu central dans le vocabulaire du féminisme anglophone. Le « male gaze » peut en effet être étudié au cinéma, mais aussi dans d’autres domaines de la culture visuelle (BD, publicité, jeux vidéo…). Selon moi, on peut aussi l’étendre à l’expérience quotidienne, celle d’un regard omniprésent, un regard qui est aussi jugement et auquel on ne peut pas échapper. Origines du concept: Laura Mulvey, « Visual pleasure and Narrative cinema »

La révolution : prise de conscience ou match de foot Première partie On m’accordera que le premier empêchement à lutter contre son oppression, c’est de ne pas se sentir opprimée. Donc le premier moment de la révolte ne peut consister à entamer la lutte mais doit consister au contraire à se découvrir opprimée : à découvrir l’existence de l’oppression. L’oppression est découverte d’abord quelque part. Dès lors son existence est établie, certes, mais non son étendue. Des cartes pour lutter contre le harcèlement de rue Une Américaine propose une réponse originale et bien sentie aux commentaires non sollicités dans la rue : des cartes imprimées avec de la répartie qui claque. La taulière du Tumblr Cards Against Harassment a réalisé des cartes à imprimer et à distribuer aux harceleurs qui vous interpellent dans les espaces publics. Elles sont en anglais, et tournent toutes autour du même message de fond : « Merci de garder vos commentaires non sollicités pour vous »

Pourquoi le mot humanisme ne peut remplacer le mot féminisme Vous allez retrouver, ces prochaines semaines, d'anciens articles que je ré-écris, n'en soyez donc pas étonné-e-s. Vous vous demandez sans doute souvent pourquoi les féministes préfèrent se qualifier comme telles plutôt que d'humanistes comme si nous choisissions de privilégier les femmes aux hommes. Le féminisme est né parce que les femmes avaient à l'époque besoin de faire reconnaître qu'elles souffraient de discriminations légales. Par exemple, elles ne pouvaient pas voter, pas disposer de leur propre argent, pas travailler sans l'autorisation d'un homme et n'avaient pas l'autorité parentale sur leurs enfants. Il était important de pointer qu'elles souffraient de ces discriminations parce qu'elles étaient des femmes et que c'était ce point là et lui seul qui causait les discriminations.

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