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Pourquoi je défends le livre électronique (ThCrouzet)

Pourquoi je défends le livre électronique (ThCrouzet)
Je ne suis pas technophile. Je me fiche du dernier gadget d’Apple ou de Sony. Je ne m’intéresse qu’aux changements qui pourraient survenir dans ma vie et dans la société. Si nous n’étions pas dans une impasse, je me satisferais des livres papier qui encombrent par millier ma maison et que je continue à lire avec plaisir. Alors, j’ai l’espoir qu’une nouvelle technologie redistribue les cartes. Aujourd’hui, via le Kindle d’Amazon, les lecteurs achètent les mêmes titres que dans les rayons traditionnels. Dans l’édition aujourd’hui, publier un livre implique d’investir, au minimum l’impression de plusieurs centaines d’ouvrages. La liberté de diffuser doit se doubler d’une liberté d’accès. Vous allez dire que les liseuses seront payantes. Voilà pourquoi le livre électronique mérite qu’on s’y intéresse (je dis bien le livre, les liseuses on s’en fiche). J’ai envie de voir le champ où je m’active depuis des années vivre sa transition. Tags: édition, eBook, Dialogue

Ce que les auteurs gagneront (Th Crouzet) Les auteurs de BD pour commencer, puis tous les auteurs derrière, entendent prévenir les dérives pour leurs droits que le passage au tout numérique risque d’entraîner. Ils ont raison, bien sûr, mais leur appel, peut-être surtout par sa formulation et ses sous-entendus conservateurs, me dérange. Les auteurs déplorent que les initiatives éditoriales partent dans tous les sens -imposent leur cadre- sans plus aucun cadre légal adapté et protecteur des auteurs. Comment pourrait-il en être autrement puisque personne ne sait où nous allons ? Comment l’éditeur va-t-il adapter au numérique les usages établis de l’exploitation permanente et suivie qui sont au cœur de son métier : vente active, promotion, disponibilité permanente du « produit » ? Cette phrase en particulier et presque tout le texte m’ont fait tiquer. Revenons un peu en arrière. Les auteurs doivent dorénavant négocier leurs droits de manière étroite. Apple ponctionne 30 % des revenus. Retour à la réalité. Je pense tout haut.

Le livre : son passé, son avenir - La vie des idées Entretien également disponible aux formats audio (mp3) et texte (pdf). Les mutations de l’objet livre La Vie des idées : Je voudrais évoquer avec vous la manière dont l’objet livre se métamorphose aujourd’hui sous l’influence des technologies liées à Internet (les e-books, le print on demand, etc.). Roger Chartier : Le premier problème, c’est : qu’est-ce qu’un livre ? Tous les problèmes de la réflexion tiennent à cette relation complexe entre le livre comme objet matériel et le livre comme œuvre intellectuelle ou esthétique, parce que, jusqu’à aujourd’hui, la relation s’est toujours établie entre ces deux catégories, entre ces deux définitions – d’un côté, des œuvres qui ont une logique, une cohérence, une complétude et, de l’autre, les formes matérielles de leur inscription, qui pouvait être, dans l’Antiquité et jusqu’au premier siècle de notre ère, le rouleau. Roger Chartier : Oui. Mais cette distinction productrice peut aussi masquer deux éléments. Qu’est-ce que lire ? Note technique :

je n'ai pas envie du livre numérique Ce titre est bien sûr aussi une provocation, même si les questions sont sérieuses. En tout cas, pour moi le germe de ce qui m’a mené à publie.net. L’apparition de tablettes liées à la presse magazine d’une part, l’émergence de téléphones à contenus réseaux et multimedia d’autre part, permet d’envisager que le texte numérique ne soit pas une simple transposition de l’écriture traditionnelle, mais autorise à la littérature de s’installer nativement dans les nouveaux usages, avec les conséquences narratives et formelles qui en découlent. Il se peut que les liseuses si longtemps attendues pour la transposition du livre n’aient plus même la place où surgir. Dans les interrogations qui en résultent, est-ce que le lieu d’intervention et de pratique de la littérature peut devenir à terme indépendant du livre, de plus en plus soumis à son rôle utilitaire ? 1 _ du Loch Ness et des liseusesC’est comme un genre de monstre du Loch Ness reparaissant depuis quelques années.

Philippe Vasset jeu de quilles AVERTISSEMENT […] À l’origine du projet, l’écart sans cesse grandissant entre les fictions dont on nous abreuve ad nauseam et un réel presque invisible, comme relégué à la périphérie du champ de vision. Faits de la même matière molle, douceâtre, envahissante, les romans, les sitcoms et les blockbusters ne suscitent plus qu’un désir réflexe, presque inconscient… En arrière-plan de ces histoires prémâchées s’agite un réel globalisé dont ne sait rien ou presque : échanges confus, soubresauts incompréhensibles, violence irraisonnée... Chaque épisode se propose de décrire le fonctionnement d’un pan de l’économie mondialisée habituellement soustrait aux regards. Rien n’y sera inventé : les événements relatés dans chaque épisode auront effectivement eu lieu, les noms seront vrais, tout comme les dates. Après, pourquoi ça marche. Il fait peur, le Vasset. Je le dis gravement : on ne va pas là exprès. La question Jules Verne, c’est celle de l’imaginaire. C’est dangereux. extrait, p 95-98

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