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Q.I. or not Q.I. ? Là est la question... (1 /12)

Q.I. or not Q.I. ? Là est la question... (1 /12)
Ah ce fichu test d’intelligence, ce fichu Q.I… On est mal à l’idée d’aller le passer; on finit par prendre son courage à deux mains pour enfin savoir… et là… Un certain nombre de lecteurs ou de chatteurs m’ont fait part de ce qu’il se sont retrouvés confrontés à cette situation particulièrement embarassante, et parfois, surtout, désespérante, de ne pas être classés dans la catégorie surdoué, parce que leur test ne valide pas le fameux « 130 de QI ». J’ai reçu des témoignages poignants de personnes particulièrement malheureuses de ce résultat. Ce n’est pas en soi le fait d’être classé « surdoué » qui les intéresse. Je ne peux que les comprendre : je suis passée par là aussi. Stéphanie Aubertin est neuropsychologue. Les psychologues s’alarment de ce que l’on prête autant de « pouvoirs » à un test de QI. J’ai donc décidé de laisser la parole à Stéphanie pour les prochains billets de Talentdifferent. La suite à dans quelques jours !

Q.I. or not Q.I. ? L’identification du surdon (2 / 12) - Les théories de l’intelligence Par Stéphanie Aubertin (neuropsychologue chez I-Cog, structure aixoise qui s’occupe du handicap cognitif). Avant tout, il faut savoir qu’il n’existe pas de consensus sur ce qu’est l’intelligence, et par conséquent, pas de consensus sur la mesure de celle-ci. Il en résulte qu’il existe plusieurs théories de l’intelligence. 1. 1.1 Une seule intelligence : le facteur g Les tests d’intelligence ont été créés en France par Binet en 1904 à la demande du ministère de l’Education qui souhaitait dépister les enfants déficients afin de les prendre en charge. « g » est le facteur g, « v » les variables observées dans les tâches, et « s » le facteur spécifique à chaque variable. Chaque variable est donc influencée par « g » et par « s ». Modèle de l’évaluation de l’intelligence (facteur g) de Spearman. (source : Grégoire, 2009) 1.2 L’intelligence est composée de facteurs multiples indépendants Le modèle des aptitudes primaires mentales de Thurstone : (source : Lautrey, 2006) (source : Lautrey (2006) 2. 3.

Q.I. or not Q.I. ? L’identification du surdon ( 3 / 12 ) - La diversité des caractéristiques des personnes à Haut Potentiel (HP) Par Stéphanie Aubertin – Neuropsychologue chez I-Cog, structure aixoise spécialisée dans le handicap cognitif. Dans le précédent billet, j’ai exposé les différentes théories de l’intelligence. A la lumière de ce que l’on sait sur l’intelligence – c’est-à-dire pas grand-chose, au vu du débat qui court toujours – ce billet tente de cerner les caractéristiques des personnes à HP, que l’on dit intelligentes. 1. Multiplicité des termes Il existe de nombreux termes pour évoquer notre sujet. Il est rare que dans une langue donnée une notion soit représentée par une telle diversité de termes. Voyons maintenant quelles sont les caractéristiques des surdoués. 2. De manière générale, ce qui caractérise les HP est un traitement de l’information sur-efficient. 3. Lorsque l’on possède de telles capacités cognitives, rien ne nous échappe, notre regard est pointu et lucide sur le monde. Il y a donc une succession de remises en cause internes et externes qui finissent par ternir la confiance en soi.

Q.I. or not Q.I. ? L’identification du surdon (6 / 12 ) – Les échelles de Wechsler : des qualités psychométriques non valables pour les HP Par Stéphanie Aubertin – Neuropsychologue chez I-Cog, structure aixoise spécialisée dans le handicap cognitif. Le précédent billet traitait de la psychométrie des échelles de Wechsler. Nous avons vu que de nombreux « arrangements » (selon le terme de Lautrey, 2007) ont été réalisés lors de la construction du test et de son étalonnage de manière à ce que les performances de la population obéissent à la loi normale, et en accord avec l’existence d’un facteur g. 1. La sensibilité d’un test est sa qualité à bien différencier les individus entre eux. 1.1 Effet plafond Il est fréquent de constater que les personnes à HP « réussissent » tous les items d’un ou de plusieurs subtests. 1.2 Effet Flynn Cet effet désigne une augmentation régulière du QI à travers les générations. 2. Pour toute mesure psychologique, le score obtenu est constitué d’un score vrai ET d’une erreur de mesure. 3. 4. Bibliographie Caroff X., Guignard J-H., & Jilinska M. (2006) in Lubart T. Ellsey J.T. & Karnes F.A. (1990). M.

Surdoués, douance, précocité : 8 idées reçues On les croit sûrs d’eux, forcément heureux, supérieurs… Pourtant la réalité des adultes surdoués est toute autre. En cause ? Une incompréhension et surtout, une méconnaissance de ces personnes différentes, hors normes. Le point, avec Monique de Kermadec, psychanalyste et spécialiste des surdoués, sur huit fausses croyances. Margaux Rambert Sommaire Etre surdoué, c’est avoir un QI supérieur à 130 La réponse de Monique de Kermadec : « En France, on considère effectivement qu’une personne est surdouée si elle a un QI supérieur à 130. La douance disparaît avec l’âge La réponse de Monique de Kermadec : « C’est faux. Les personnes surdouées sont heureuses A découvrir A lire "Les adultes surdoués souffrent d'un sentiment de décalage" Etre surdoué : un atout ou une faiblesse ? La réponse de Monique de Kermadec : « En réalité, beaucoup souffrent de leur différence, mal vécue ou mal comprise par leur entourage, et se sentent marginalisées. Les personnes surdouées se sentent supérieures

QI or not QI ? L’identification du surdon (5 / 12 ) – Psychométrie des échelles de Wechsler Par Stéphanie Aubertin – Neuropsychologue chez I-Cog, structure aixoise spécialisée dans le handicap cognitif. Après avoir entrevu la diversité des approches diagnostiques des personnes à HP, ce billet a pour objectif de vous présenter la psychométrie (science des techniques de mesures en psychologie) des échelles de Wechsler, qui sont utilisées de manière unique dans l’identification du surdon. 1. Reflet d’une certaine conception de l’intelligence Ainsi que je l’ai plusieurs fois mentionné, il ne faut pas oublier que les échelles de Wechsler, à partir desquelles on mesure l’intelligence, ne sont que le reflet d’une certaine conception de l’intelligence : le modèle de Carroll (qui a servi de base au modèle CHC). En fait, les échelles de Wechsler ont évolué au fil des versions en fonction du modèle de l’intelligence dominant à chaque époque. 2. De manière générale, un score à un test est composé de 3 parties : Composantes du QIT et des indices(Source : Grégoire, 2009) 3. 4. Bibliographie

Q.I. or not Q.I. ? L’identification du surdon (4 / 12 ) – Les techniques d’identification Par Stéphanie Aubertin – Neuropsychologue chez I-Cog, structure aixoise spécialisée dans le handicap cognitif. Ce billet aborde précisément le cœur même de l’identification des personnes à HP. J’ai parlé dans un précédent billet des caractéristiques des personnes à HP (Haut Potentiel). Même si cette liste n’est pas exhaustive, il apparaît évident qu’on ne peut réduire ces personnes au simple qualificatif de “personne très intelligente”, et rechercher uniquement des marques d’intelligence qui en émanent. Ceci revient à nous interroger sur 3 points : 1/ la nature de ce que l’on cherche à identifier; 2/ avec quelle(s) technique(s) ; 3/ et sur quel(s) critère(s). 1. Ziegler et Raul (2000), dans une revue de la littérature, ont relevé 5 domaines d’identification utilisés par les recherches aux Etats-Unis : l’intelligence, les performances extrêmes, la créativité, la personnalité et les intérêts. – En premier lieu, on peut identifier bien évidemment l’intelligence. 2. 3. Bibliographie

Q.I. or not Q.I. ? L’identification du surdon (11 / 12) – Du don au talent : l’expression du potentiel Par Stéphanie Aubertin – Neuropsychologue chez I-Cog, structure aixoise spécialisée dans le handicap cognitif. Dans les précédents billets, j’ai exposé les dessous des échelles de Wechsler ainsi que les variables susceptibles d’influencer les performances. Je termine ma série de billets sur l’identification du surdouement et le (més)usage du QI, par les modèles explicatifs du passage du Don au Talent, soit de l’expression du potentiel, car les tests de QI mesurent bien une expression d’un potentiel, et précisément l’expression d’une aptitude. Avant d’exposer les modèles théoriques en vigueur, je ferai le point sur quelques notions importantes qu’il est primordial de clarifier. 1. – Aptitude / potentialité Selon Piéron (cité par Morin), l’aptitude et le « le substrat constitutionnel d’une capacité, préexistant à celle-ci ». – Capacité / habileté Une capacité représente l’utilisation d’une ou plusieurs aptitudes. – Compétence – Talent Le talent implique une reconnaissance sociale. 2. 3. 4.

Wyatt, 25 ans, surdoué : "Comment j’ai raté ma vie" Wyatt est surdoué. Vous ne le comprenez pas. Vous le trouvez weird. En apparence, la vie de Wyatt semble être une réussite. Enfoncé dans un mal-être profond, Wyatt quitte son boulot et consulte un psychiatre. un enfant possédant un rythme de développement intellectuel très supérieur à celui normal de son âge, alors que son développement affectif et relationnel correspondent aux normes de son âge. Et le médecin confirme. "Je suis handicapé et on ne fait rien pour m’aider" Je suis handicapé et on ne fait rien pour m’aider. Comme environ 2 % de la population, je suis né avec un cerveau surefficient. Oui, j’ai eu beaucoup de chance à la grande loterie de la vie : santé, famille, amis, grandes études, Paris, France… Tout pour être heureux. Si la plupart des adultes à haut potentiel vont très bien, environ 30 pour cent d’entre nous sombrent dans la partie handicapante de la chose. Si nous sommes dans un bar, je suis capable de vous dire de quoi parlent la plupart des gens autour de nous.

Q.I. or not Q.I. ? L’identification du surdon (10 / 12) – Les autres variables qui peuvent influencer le QI Par Stéphanie Aubertin – Neuropsychologue chez I-Cog, structure aixoise spécialisée dans le handicap cognitif. Dans les précédents billets, nous avons analysé en détail le test de QI utilisé en France et ses limites pour l’identification des personnes à Haut Potentiel. Ce billet traite de manière plus générale les différentes variables qui peuvent influer sur les performances à tout type de tâche. 1. Le système cognitif, comment ça marche ? 1.1. Savoir : donnée, concept, méthode théorisés à partir du réel ; il existe en dehors du sujet. 1.2. La notion d’interaction avec l’environnement est très importante car elle est à la base de tout processus d’adaptation. Dans un premier temps, nous percevons des stimuli par nos sens. Dans les tâches quotidiennes et a fortiori lorsque nous passons un test de QI, il faut bien comprendre que toutes ces étapes sont importantes, et que la performance n’est pas une copie exacte de la qualité des fonctions cognitives. 1.3. 2. 2.1 L’émotion Source : A. Sources

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