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Les vêtements et la police du genre

Il paraît que, dans une dimension parallèle, il y aurait du machisme au Parlement de la République Française. Heureusement, il ne s’agit que d’une fiction colportée par des esprits mal tournés. Une fiction qui a cependant bien alimenté la presse ces derniers jours. Rappelons les faits, d’une importance fondamentale: Cécile Duflot, ministre EELV de l’Egalité des territoires et du Logement (dans cette dimension parallèle, bien sûr), a osé se présenter à l’Assemblée Nationale pour la sessions des questions au gouvernement du 17 juillet vêtue d’une ROBE. Alors évidemment, comment s’étonner que des exclamations et des sifflements se soient élevés des bancs UMP. 1) "Nous n’avons pas hué ni sifflé Cécile Duflot, nous avons admiré." Patrick Balkany, député UMP qu’on ne saurait une seconde accuser d’être malhonnête de mauvaise foi. 2) "Enfin, on peut regarder une femme avec intérêt sans que ce soit du machisme!" Le Même. Balkany, mon idole. Et PAF! Robe déplacée? La police du genre AC Husson Like this: Related:  féminisme et apparenceQuestions de genreTFE

Oxford University changes dress code to meet needs of transgender students Oxford University has rewritten the laws governing its strict academic dress code following concerns that they were unfair towards transgender students. Under the new regulations, students taking exams or attending formal occasions will no longer have to wear ceremonial clothing that is specific to their gender. It will mean men will be able to sit tests in skirts and stockings and women will have the option of wearing suits and bow ties. The laws, which come into force next week, follow a motion put forward by the university's Lesbian, Gay, Bisexual, Trans and Queer society (LGBTQ Soc) was passed by the student union. Jess Pumphrey, LGBTQ Soc's executive officer, said the change would make a number of students' exam experience significantly less stressful. Pumphrey told The Oxford Student newspaper: "In future there will be no need for transgender students to cross-dress to avoid being confronted by invigilators or disciplined during their exam." • This article was amended on 30 July 2012.

MONDE : Comment la beauté devient une tyrannie pour les femmes 02.04.2012Entretien avec Mona Chollet - Par Camille Sarret Qu'est-ce qui vous a poussé à écrire ce livre ? C'est une très vieille préoccupation chez moi. Je me suis intéressée à cet univers de la mode et de la beauté dès mon adolescence - je lisais assidûment la presse féminine. J'ai toujours eu un rapport à la fois fasciné et perplexe. C'est une industrie sophistiquée qui a des moyens énormes et qui joue sur des ressorts assez profonds. La tyrannie de la beauté qui a toujours existé s'avère-t-elle plus violente aujourd'hui ? En effet, je pense qu'il y a une certaine aggravation contemporaine dans la mesure où l'on vit une époque sans horizon. Dans Beauté fatale vous parlez du « complexe mode-beauté ». Cette notion recouvre toutes ces industries qui ont une puissance publicitaire énorme et qui résistent très bien à la crise. C'est un univers qui façonne les imaginaires. Les hommes ne sont-ils pas entrain de devenir, comme les femmes, victimes de cette tyrannie de la beauté ?

Sexisme chez les geeks : Pourquoi notre communauté est malade, et comment y remédier J’aimerais préciser quelque chose. Quand Mar_Lard a publié son article sur Joystick en août dernier sur ce blog, nous avons décidé de publier tous les commentaires afin que tout le monde puisse se rendre compte de la violence des réactions. Je suggère à ceux qui voudraient réitérer ce genre d’exploits (histoire de contribuer à la démonstration de Mar_Lard, merci les mecs) de lire la charte de modération désormais en vigueur sur ce blog au lieu de perdre leur temps. [EDIT] Devant le nombre de confusions, 2ème précision: ce blog appartient à AC Husson mais l’auteure de cette contribution est Mar_Lard. Attention, cet article inclut de nombreux exemples susceptibles de choquer : images d’une grande violence ou sexuellement explicites, insultes et propos à caractère fortement sexiste/homophobe/raciste, menaces de violences sexuelles et autres. Ce paragraphe a suscité des réactions extrêmes. Et d’autre part, la prévisible levée de boucliers. 1. Le problème est dans l’industrie. Ah, les babes.

Le sexe est bien une construction : en discutant nature, culture et féminisme. Pascal Picq, paléoanthropologue de son état, a fait paraître dans le Monde renvoyant dans les cordes les 80 imb... abru... députés qui "pensent" (quand on écrit "théorie du genre sexuel" et qu'on prétend que cela a pour objectif de justifier la pédophilie, c'est que l'on est soit un crétin, soit quelqu'un de très malhonnête, et j'ai trop de respect pour nos représentant pour choisir la seconde option) qu'il ne faut pas dire aux lycéens que les gênes ne déterminent pas tout le comportement sexuel de l'être humain. Pourtant - peut-être du fait d'un certain opportunisme editorial - son texte s'intitule "Le sexe n'est pas que construction". Et de fait, il y critique certaines orientations "antibiologistes" (radicales, ajoute-t-il) des sciences sociales. C'est là qu'une partie des sciences humaines pose problème. On le voit, le ton est sans concessions. Dire que le sexe est une construction sociale, qu'est-ce que cela veut dire ?

Lutte contre la prostitution, lutte contre le capitalisme J'ai longtemps hésité à faire ce billet. En fait, cela fait deux bons mois que j'y réfléchis. Mais la violence des trolls sur le sujet m'avait jusqu'à présent retenu. Et puis, je me suis dit qu'il n'y avait pas de raisons de laisser les trolls gagner. Le premier camp, qui a reçu le soutien récent de la ministre la plus à même de peser sur ces questions, est celui des "abolitionnistes" - le terme est parfois contesté par certains au sein de leurs rangs, je l'utilise donc par facilité. En face d'eux, se trouvent les "réglementaristes" - là encore, l’appellation ne fait pas l'unanimité. Cela n'est pas toujours évident, notamment quand on rentre dans les textes les plus violents des abolitionnistes, mais les deux camps partagent un même souci des prostituées : aucun des deux ne se satisfait de la situation actuelle. On le voit : le débat se situe d'abord au niveau des principes et des valeurs, et sa radicalisation provient sans doute de cette guerre des dieux.

Injonctions, poil au… En écrivant « je le fais pour moi-même » je me doutais qu’il y aurait polémique. Sans revenir sur les accusations de misogynie (parce qu’il n’y a strictement rien de misogyne dans ce que j’ai écrit, bien que je m’attendais à ce que ça puisse être interprété de travers), plusieurs choses ont été dites qui m’ont un peu surprise. Par exemple, que l’article affirmait que toutes les raisons qu’ont les femmes de se préoccuper de leur apparence sont des injonctions patriarcales; ou encore que j’étais contre le fait de porter des jupes ou des soutien-gorges. Dit comme ça, ça peut faire sourire. Je savais, en écrivant l’article, que des gens viendraient dire « oui bon je m’épile mais c’est parce que MOI, je n’aime pas les poils« . Le fait est que quand une femme qui ne montre jamais le moindre poil dit qu’elle fait cela « pour elle » et pas pour les autres, on peut dire qu’elle a en partie raison. Mais, m’a-t-on dit plusieurs fois, tous nos goûts sont socialement construits, non?

Soit brute, soit pute Asa fille venue lui présenter officiellement l’homme qu’elle souhaite épouser, une mère confie, pleurant de stupéfaction et de soulagement : «Connaissant ta passion pour les jeux vidéo, j’ai toujours cru que tu étais lesbienne…» On riait jaune en écoutant cette anecdote, contée la semaine dernière à l’IUFM de Lyon, qui accueillait durant trois jours un grand colloque initié par l’université de Lyon-I sur le genre et les jeux vidéo. Faut-il comprendre qu’en 2012, la manipulation de joysticks est encore perçue comme une activité masculine ? Que la pratique du jeu chez une fille paraît moins naturelle et acceptable que chez un garçon ? Mayonnaise. Ces préjugés à la peau dure sont pourtant en parfaite contradiction avec les résultats d’une étude menée en 2010 pour l’Observatoire du jeu vidéo (géré par le Centre national du cinéma) : les femmes représentent aujourd’hui 52,1% des joueurs réguliers. «Androgyne». Camille GÉVAUDAN

Moi je suis pas féministe, mais… Est-ce que ça t’arrive de commencer une phrase par «Moi je suis pas féministe, mais…»? De rire de ces féministes qui sont extrémistes, insensées, à côté de la plaque? Si on te décrivait comme féministe, tu trouverais ça insultant? En fait il y a un test assez simple. Tu crois que les hommes et les femmes devraient avoir les mêmes droits et les mêmes opportunités dans la vie.Tu comprends qu’on n’y est pas encore vraiment, et que la majorité des inégalités affectent les femmes. C’est aussi simple que ça. Bien sûr je n’ai pas l’intention de te forcer à porter une étiquette. Dans la suite de cet article, je parlerai de ce qu’est le féminisme — à mon sens — et de ce qu’il n’est pas. Le féminisme c’est… Le féminisme c’est un système de valeur qui associe deux choses: une croyance morale dans l’égalité des sexes, et une analyse sociologique qui dit que, dans l’ensemble, il se trouve que les femmes sont désavantagées. C’est un peu large comme définition, mais c’est fait exprès.

Les femmes sont-elles moins fortes que les hommes? Il existe des groupes d'auto-défense qui, au cours de stages réservés aux femmes, parviennent à convaincre celles-ci qu'il leur est tout à fait possible de couper en deux une épaisse planche de bois à l'aide du tranchant de la main. Le stage s'achève sur cette épreuve. Cela pourrait faire rire, et pourtant: quand les participantes qui viennent ici réparer leurs plaies ou simplement prendre confiance en elles se trouvent face au rectangle de pin brut, elles respirent un bon coup, elles frappent et la planche tombe, coupée en deux, sous leur propre regard médusé. «Le problème, soulève Claire Greslé-Favier, docteure en études américaines et spécialiste des questions de genre et de sexualité, c'est que la force physique supérieure des hommes est souvent utilisée comme argument massue quand on parle de différence homme/femme». Bien sûr, il y a des femmes qui sont moins fortes que les hommes. On pourrait parler de ségrégation. Note 3/ «Le Dr.

Le contrôle des femmes par le vêtement Saviez-vous qu’avant le 31 janvier 2013, le port du pantalon par les Parisiennes était passible d’emprisonnement ? Cette ordonnance vieille de 2 siècles interdisait ainsi aux femmes de « se travestir », avec une tolérance pour celles qui devaient « tenir un guidon de bicyclette ou les rênes d’un cheval ». Le ministère des droits des femmes vient seulement de l’abroger. Les hôtesses d’Air France, ont, quant à elles, dû attendre 2005 pour pouvoir porter le pantalon. Le vêtement féminin est, en effet, bien plus qu’un simple bout de chiffon. La jupe, plus particulièrement, constitue un élément premier de distinction de genre. Cette différence sexuée établit une hiérarchie entre les genres : l’une des vocations du vêtement féminin est avant tout d’entraver le mouvement (robe fuselée resserrée dans le bas, harnachement des sous-vêtements, du corset au porte-jarretelle) et donc de maîtriser les femmes. Et l’on n’en finit pas de réglementer le vêtement féminin.

Facebook shocked that a woman runs I F*cking Love Science When the owner of the most popular science page on Facebook revealed her identity the other day, the reaction was sadly predictable. "OMG GIRL," came the crescendo of comments from dumbfounded men (and a few women). It was as if Elise Andrew had infiltrated a 19th century scientific conference and suddenly ripped off a fake mustache in front of the assembled muttering menfolk. Cue pipes falling from open mouths. Indeed, the whole scenario provides a fine case study in the pervasiveness of gender stereotypes in the sciences that still persist well into the 21st century. The reveal was inadvertent. She got a bump in Twitter followers, but also a flood of unwelcome comments about her gender and physical appearance. Here's a sampling: "You're beautiful." And so on. Andrew tweeted this in response: Why does anyone care that Andrew is a woman? Too bad Andrew's fans don't realize it.

De la nécessité d’articuler féminisme et anti-racisme « G.A.R.Ç.E.S Constat historique de l’incapacité des féminismes à articuler leur lutte à celle de l’anti-racisme (voir les articles de Christian Poiret et Elsa Dorlin) Ce sont les militantes du courant Black Feminism, puis du féminisme chicano, qui ont fait émerger cette problématique en remettant en cause la domination blanche sur le mouvement des femmes. En effet, les années 60 aux Etats-Unis ont été le théâtre de mouvements de femmes chicanas et noires, qui ont dénoncé les tendances racistes dans le mouvement féministe et l’invisibilisation de revendications spécifiques des femmes non-blanches. La thématique de l’articulation du racisme et du féminisme a ensuite été théorisée par les féministes de «l’intersectionnalité », dont la figure de proue est Kimberlé Williams Crenshaw, qui a souligné que, faute de capacité à penser l’intersection du racisme et du sexisme, les mouvements féministes et antiracistes tendent à se placer dans une situation de concurrence. (voir les articles d’ E. Bibliographie :

Culture du viol et Lara Croft Dans un de ses articles sur le dernier opus du jeu video Lara Croft, voici ce qu'écrit Joystick Magazine à propos de la tentative de viol de l'héroïne : "faire subir de tels supplices à l'une des figures les plus emblématiques du jeu video, c'est tout simplement génial. Et si j'osais, je dirais même que c'est excitant". Revenons tout d'abord sur l'idée que "violer Lara Craft est une idée géniale". Si géniale que, depuis la Bible, en passant par Angélique marquise des anges, Orelsan et autres, l'idée perdure et est vue et revue. La littérature, le cinéma, la télévision regorgent de femmes qui sont violées et qui sont vengées ou, plus rarement, se vengent. Bien évidemment violer un personnage aussi fort symboliquement parlant que Lara Croft n'a rien d'anodin, le public, encore essentiellement masculin, pourra s'identifier au preux chevalier qui va défendre sa demoiselle. Femme avant un viol (Irreversible, Noé).

As Clemmie Wonders “Non mais qu'ils ne respectent pas les femmes chez eux, c'est leur problème, mais ici, on est en France” “ Je suis pas raciste, mais j'en ai marre de me faire draguer dans la rue! ” “ C'est dans leur culture, ils n'ont pas le même rapport à la séduction”. Ces déclarations n'ont pas particulièrement été tenues par des membres du FN ou même des personnes se disant (se pensant) racistes. Parce que, comme en parlait récemment un article de rue89, c'est un fait : pour beaucoup de personnes, y compris les victimes de harcèlement de rue, les agresseurs de rue ne sont que des mecs de banlieue, de cité, de quartiers populaires. Non, elle me révolte, en fait. Parce qu'en ne parlant que d'un type très spécifique de harcèlement, mes copines Blanches et/ou bourgeoises invisibilisent totalement un autre type de harcèlement que, pourtant, les femmes racisées vivent aussi fréquemment et avec autant de violence. J'habite dans un quartier très bourgeois qui est aussi le quartier des putes de la ville.

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