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François Hollande rouvre le débat sur l'euthanasie

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La leçon belge : 10 ans de dépénalisation de l’euthanasie et bien des dérives... A lire également : 10 ans d’euthanasie en Belgique : pas vraiment un heureux anniversaire Atlantico : La loi pour la dépénalisation de l'euthanasie, adoptée par le gouvernement belge en mai 2002, fête son dixième anniversaire cette année. Quelles motivations avaient conduit au vote de cette loi ? Carine Brochier : Il s’agissait d’une dépénalisation, c’est-à-dire que - dans un certain cadre et certaines conditions que l’on voulait strictes - le législateur tolère que l’euthanasie soit pratiquée à la demande d’un patient conscient de ce qu’il veut. Cette loi a été votée car il y avait une volonté de faire prendre en compte l’ultime liberté de l’humain à disposer de sa mort, s’il estime qu’il n’est plus digne de vivre. Dans la tribune co-signée par de nombreux médecins belges sur le site internet d’information Lalibre.be et dans le rapport auquel vous avez participé pour l’institut européen de bioéthique, vous pointez du doigt l’incapacité de la commission Euthanasie à gérer les demandes.

Euthanasie : Que dit précisément la loi Leonetti ? | Santé publique | Social La loi Leonetti établit les points suivants : « L’obstination déraisonnable » du corps médical et la « prolongation artificielle de la vie » du patient (articles 1 et 9) sont proscrites, y compris lorsque ce dernier est hors d’état d’exprimer sa volonté. Le médecin peut prendre le risque d’abréger la vie du patient en lui administrant une dose de soins palliatifs qu’il juge nécessaire à son confort, à condition d’en informer le patient, éventuellement la personne de confiance ou un proche (article 2).La décision de cesser l’administration d’un traitement, lorsque le prolonger semble relever de « l'obstination déraisonnable » doit être collégiale et ne peut être prise qu’après consultation de la « personne de confiance », de la famille, ou à défaut d’un de ses proches et des « directives anticipées » du patient (articles 1 à 9).La volonté du patient de limiter ou de cesser un traitement doit être respectée (articles 5 à 9).

Historique des lois de la bioéthique - Lois de bioéthique : la révision 2010-2011 L'historique des lois liées à la bioéthique en France comporte deux dates importantes à ce jour, 1994 et 2004. En 1994, trois lois ont été promulguées Dolly, le premier mammifère cloné de l'histoire, en 1997, à sept mois. Les lois de bioéthique de 1994 recouvraient "à la fois l'affirmation des principes généraux de protection de la personne humaine qui ont été introduits notamment dans le Code civil, les règles d'organisation de secteurs d'activités médicales en plein développement tels que ceux de l'assistance médicale à la procréation ou de greffes ainsi que des dispositions relevant du domaine de la santé publique ou de la protection des personnes se prêtant à des recherches médicales". Source : Conseil d'État, Les lois de bioéthique cinq ans après, La Documentation française, 1999 La loi de bioéthique de 2004 Amandine, 1er bébé éprouvette français, né à l'hopital Antoine Béclère de Clamart, 1982. Agrandir l'image Les principales dispositions de la loi 2004 sont les suivantes :

Hollande s'engage sur la fin de vie - Actualité La maison Notre Dame du Lac, à Rueil-Malmaison(Hauts de Seine), un havre de paix baigné par le soleil, ce mardi 17 juillet, à l‘écart de l’affairement de la ville. La sérénité du lieu est à l’égal de la délicatesse de la mission qui y est accomplie : accueillir les malades en fin de vie, sans espoir de guérison mais dans un compagnonnage qui donne sens à leurs jours et prenne en charge leur souffrances. C’est depuis ce centre d’excellence en soins palliatifs (qui relève de la Fondation protestante des Diaconesses de Reuilly), le deuxième en France pour sa capacité d’accueil (48 personnes), que le Président de la République François Hollande a choisi de mettre la question de la fin de vie au cœur de l’actualité, et de l’afficher comme l’une de ses priorités, en y orchestrant sa visite au cœur de l’été. Sur ces deux points, il fait ainsi écho aux revendications portées par les défenseurs du secteur. Pour aller plus loin :

Lettre ouverte à François Hollande sur «le droit de vivre dans la dignité». | René Poujol : journaliste, citoyen et « catho en liberté Monsieur, Vous avez choisi de faire figurer parmi vos soixante propositions de candidat à l’élection présidentielle, une forme de droit à l’euthanasie. C’est une mesure grave parce qu’elle touche à ce qui, pour nous humains, est le plus précieux : la vie. Grave, moins parce qu’elle déciderait de passer outre les croyances religieuses d’une partie des citoyens, que parce qu’elle créerait une rupture définitive avec ce qui représente aujourd’hui une référence commune aux croyants et aux non croyants : cette idée que la vie nous est donnée – par Dieu ou par la nature – et qu’elle transcende nos existences individuelles et collectives. Peut-on retenir comme légitime, une requête de liberté individuelle, dès lors qu’elle ébranle le fondement même d’une société ? Je vous ai entendu, à diverses reprises au cours de ces dernières semaines, vous présenter comme un homme de rassemblement. Sept ans plus tard, vous nous proposez de remettre cet acquis en question. P.S.

«Le débat sur l'euthanasie devrait être public» Jean Leonetti, ancien premier vice-président du groupe UMP, est l'auteur de la loi de 2005 relative aux droits des malades et à la fin de vie, commente le premier discours du chef de l'État sur la fin de vie. LE FIGARO - Que pensez vous de l'annonce de François Hollande sur l'installation d'une commission de réflexion sur la fin de vie? Jean LEONETTI - Je n'ai pas d'objection contre sa création ni contre le lancement d'un débat. Didier Sicard, qui va présider cette commission, était le président du Comité consultatif national d'éthique (CCNE) au moment où ce dernier a proposé d'instaurer une «exception d'euthanasie». Pour Didier Sicard, que j'ai auditionné deux fois au moment de la révision de la loi, l'exception d'euthanasie est une exception pénale et non médicale. Que pensez vous de l'exception médicale d'euthanasie? La mission d'évaluation de la loi sur la fin de vie qui s'était réunie à la suite de l'affaire Sébire a travaillé sur la question.

L'euthanasie et la Religion - L'euthanasie est-elle éthique? Cette page vous présente le rapport euthanasie/religion, montrant ainsi une raison de polémique sur ce sujet. Euthanasie et catholicisme L’église catholique Romaine refuse à la foi l’acharnement thérapeutique, l’euthanasie active et l’euthanasie passive. « Quel qu’en soient les motifs et les moyens, l’euthanasie directe est moralement irrecevable. On peut donc comprendre, grâce à cet extrait du catéchisme, que les catholiques pensent que Dieu donne la vie et donc, que Lui seul peut la reprendre. « Même si la mort est considérée comme imminente, les soins extraordinaires donnés à une personne malade ne peuvent être légitimement interrompus. Les catholiques semblent donc se positionner contre l’euthanasie mais, néanmoins, d’autres témoignages sont plus nuancés. « Je n’hésiterais pas à demander l’abrègement de mes souffrances si je me trouvais, un jour, prisonnier de mon corps. Euthanasie et Islam Euthanasie et Judaïsme « Le respect de la vie humaine est absolu, inconditionnel.

Euthanasie: "Changer le regard sur la mort plutôt que de légiférer" Au terme de cinq mois de rencontres avec des professionnels de la santé, des patients et leurs familles, la commission sur la fin de vie conduite par le Pr Didier Sicard a remis son rapport à François Hollande. Principale préconisation: faire évoluer la loi actuelle en posant toutefois comme garde-fou l'interdiction de l'euthanasie et du suicide assisté. En effet, contrairement à ce qu'espéraient 56% des Français(*) qui s'étaient prononcés pour la mise en place d'une aide médicalisée pour mourir, la commission s'oppose fermement à la légalisation de l'euthanasie, jugeant cette pratique trop brutale. "Je peux concevoir que certaines personnes vivent plus sereinement leurs derniers jours lorsqu'elles connaissent la date de leur mort, mais c'est une solution trop radicale", commente Didier Sicard. Autoriser l'euthanasie reviendrait à "franchir un interdit", estime-t-il. Autre problème que pose l'euthanasie: l'impossibilité d'imposer un cadre précis pour une future loi.

Euthanasie : mort voilà ta victoire ! | tak.fr La mort est une chose trop importante pour la confier à des politiques. Il ne faudrait pas paraphraser ce que Clemenceau disait de la guerre et des militaires, mais il semble assez inopportun qu’on en vienne à débattre et à légiférer sur la question de la mort. Pour une simple et bonne raison : la loi est faite pour les vivants. Pour autant, le président de la République nous dit que la question la plus urgente dans le pays est de s’occuper des moribonds. L’un de ses illustres prédécesseurs, François Mitterrand, avait cru bon d’abolir la peine de mort. Du droit de donner la mort à autrui Or, tout le débat actuel sur l’euthanasie, qui ne fait que commencer mais qui s’empirera – n’ayons nul doute à ce sujet – porte, en réalité, sur une seule question : le législateur a-t-il le droit d’autoriser à ce que l’on donne délibérément la mort en France. À cette question, on peut légitimement répondre non. La seconde raison est déontologique. Quels moyens pour les soins palliatifs ?

L'euthanasie active concerne moins de 1 % des décès en France - Société "On attendait cette étude", se réjouit le professeur Régis Aubry, président de l'Observatoire national de la fin de vie, en soulignant l'importance de pouvoir enfin disposer de données factuelles sur les conditions et les pratiques autour de la fin de vie dans notre pays. "C'est la première fois, poursuit-il, que nous disposons d'une étude aussi rigoureuse en France." Alors que le débat ressurgit régulièrement dans l'opinion publique, et que le rapport de la mission de réflexion confiée par le président de la République au professeur Didier Sicard est attendu pour le 18 décembre prochain, l'enquête cofinancée par l'Institut national d'études démographiques (Ined) et la Direction générale de la santé devrait permettre d'objectiver les débats sur la question, si sensible, de l'euthanasie et des soins palliatifs. L'enquête, réalisée sur un échantillon représentatif de 5000 décès survenus en décembre 2009, porte sur les décisions médicales prises par des médecins, ainsi que leur contexte.

Des parents veulent stopper la réanimation de leur bébé | Actu-Mag.fr Un enfant est né quatre mois trop tôt, c’est un grand prématuré. Il a fait une hémorragie interne, s’il survit à cette épreuve, il sera handicapé. Les parents refusent de voir grandir leur enfant dans cet état, ils dénoncent un acharnement thérapeutique : « Certaines familles sont prêtes à l’accepter mais on ne veut pas d’une vie de handicap pour notre fils ». Depuis une semaine, ce couple de Saintes en Charente-Maritime bataille contre l’équipe soignante du CHU de Poitiers, il demande à ce que le respirateur soit débranché. « Les médecins ne peuvent nous assurer de sa survie. Aux yeux des parents, les médecins qui n’ont pas sollicités leur avis pour le réanimer à la naissance, pratiquent désormais un acharnement thérapeutique. « Je ferai tout pour soulager les souffrances. L’euthanasie est un sujet de débat important en France. « Le pronostic des grands prématurés est difficile, nous ne disposons que d’un outils statistique. l’Article a été lu 39 fois aujourd’hui et lu 39 fois au total.

Droits des patients en fin de vie : La loi leonetti, faisons le point... Introduction « Ne sais-tu pas que la source de toutes les misères pour l’homme ce n’est pas la mort, mais la crainte de la mort ? » Epictète (50 – 125 après J. C.) Entretiens La réflexion contemporaine conduit fréquemment sur l’antagonisme entre le désir individuel de liberté admis comme légitime et les exigences de la collectivité. Il est tout de même incroyable que toutes les fois où un fait de société similaire se présente le débat se limite à une question binaire, « Oui ou non pour la légalisation de l’euthanasie ? Ce débat pour le moins stérile occulte complètement l’ensemble des travaux et rapports d’une grande qualité et richesse remis au ministère au cours des années 2004 à 2005 : Rapport de Marie de Hennezel « Fin de vie et accompagnement » Octobre 2003 ; La Conférences de consensus « L’accompagnement des personnes en fin de vie et de leurs proches » ; janvier 2004 ; Rapport Léonetti « L’accompagnement en fin de vie » Tome I et II juin 2004. Les droits des patients renforcés M.

"Ne pas négliger le coût pour les familles" Notez cet article : le 16/07/2012 à 14:25 | Laurent Bollet Vu 651 fois Stéphane Bernoud milite pour l’interruption volontaire de fin de vie (IVV). Photo L.B. Les responsables de l’association pour le droit à mourir dans la dignité ne baissent pas la garde. Au contraire ! Le Mâconnais Stéphane Bernoud, délégué départemental, recevra à la rentrée (à une date à préciser) le professeur belge Jan Bern Hein. « Ce professeur témoignera de la loi belge telle qu’elle est appliquée et qui fonctionne bien, explique le responsable de Saône-et-Loire. 95 % des personnes sont pour cette possibilité laissée aux patients de choisir une fin de vie digne. Et l’ADMD de ne pas négliger non plus, derrière la dépendance, le coût pour les familles, sujet de plus en plus sensible. L’ADMD poursuit ainsi son combat pour obtenir une loi sur l’interruption volontaire de fin de vie (IVV).

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