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Etre féministe avec une bite

La twittosphère s’est emballée hier autour d’un article publié sur le blog Genre !et du concept très controversé qu’il introduisait : le mansplaining, ou « mecsplication ». Le mansplaining (définition originelle ici) désigne, en gros, l’attitude paternaliste et condescendante par laquelle un mec t’explique qu’il « sait », mieux que toi quelque chose que pourtant de toute évidence tu maîtrises un milliard de fois mieux que lui. Ce concept s’applique avec un bonheur tout particulier à ces mecs qui t’expliquent sans ciller qu’ils savent mieux que toi ce qui est sexiste et ce qui ne l’est pas. D’autant qu’elle est généralement suivie d’une exhortation à recentrer le combat féministe sur sa dimension la plus étroitement juridique, outrageusement consensuelle et terriblement artificielle : celle d’un simple mouvement pour l’égalité des droits, qui laisserait gentiment tranquille les structures symboliques de la domination. Féminisme « victimaire » (et ta mère ?) Désolée. Une méfiance légitime

Aux gars, par un gars : ce que la non-mixité femmes a changé pour moi Si vous emmerdez les luttes féministes, alors vous êtes des ennemis politiques, dites-le clairement. Dans ce cas-là, merci de laisser ce site internet aux personnes qui se battent pour leur libération, et écrivez ailleurs. Si les luttes féministes vous emmerdent, alors fermez-la et ne vous battez pas contre elles. Si vous croyez faire partie des luttes féministes, ça montre une certaine bienveillance et on pourra peut-être discuter, mais alors il va falloir être sincères, vraiment. On va commencer par le début : j’suis un gars aussi, hétéro, et pendant longtemps j’ai pensé être féministe, connaître cette lutte. C’est pas moi qui me fait siffler dans la rue. C’est pas moi qui me fait violer ; si ça arrive, y’a très peu de chances que ce soit une meuf qui passe à l’acte sur mon corps. C’est pas à moi qu’on coupe la parole, ou alors ce sont des gars. C’est pas moi qu’on ignore quand je parle. C’est pas moi qui lave les chiottes (aujourd’hui, dernier exemple en date). En revanche,

Genre à la française ? 1 . Débat réalisé le 12 janvier 2012 à Paris, par Isabelle Clair et Sandrine Rui. 2 . Plusieurs auteur·e·s y avaient contribué : les références des différentes tribunes relatives à ce (...) 1En interrogeant la possibilité d’un « genre à la française1 », la revue Sociologie souhaitait prendre le temps de la réflexivité en s’inscrivant dans une démarche qui relève tout autant de l’histoire que de la sociologie des sciences. Ce titre fait écho à une controverse qui, au printemps 2011, au moment de « l’affaire DSK », a opposé par presse interposée des chercheur·e·s et intellectuel·le·s autour de l’existence ou non d’un « féminisme à la française2 ». 2Partant d’une controverse aux accents nationaux, ce débat s’inscrit dans une tradition de pensée qui juge bon de s’intéresser aux contextes dans lesquels émergent et se forgent les théories, les concepts et leurs usages. 5Pascale Molinier en témoigne au cours du débat. 14Mais chaque terme a ses avantages et ses inconvénients. 4 . 6 . 7 . 9 .

pornfreeculture : Feminist men, THIS is what... La Domination masculine Tout au long de son oeuvre, Pierre Bourdieu s'est attaché à décrire les rapports de domination qui s'exercent entre les individus dans tous les domaines de la société. Selon sa théorie, les dominants (groupes sociaux, ethnies, sexes) imposent leurs valeurs aux dominés qui, en les intériorisant, deviennent les artisans de leur propre domination. C'est à partir de cette grille de lecture qu'il analyse les ressorts de la domination masculine. Comment expliquer la pérennité de la « vision androcentrique » qui continue de régir les rapports entre les sexes dans nos sociétés ? C'est, pour P. Chez les Berbères de Kabylie, tout l'ordre social fonctionne « comme une immense machine symbolique tendant à ratifier la domination masculine sur laquelle il est fondé » : la division sexuelle du travail (aux hommes les labours, les moissons, la guerre, aux femmes le ramassage des olives et des brindilles de bois), la structuration de l'espace (public p [ lire la suite... ] Article de 2015 mots.

Hommes et féminisme • Une heure de peine light Cartographie du féminisme Recensé : Nancy Fraser, Le Féminisme en mouvements. Des années 1960 à l’ère néo-libérale, traduit de l’anglais par E. Ferrarese, Paris, La Découverte, 2012, 331 p., 24 €. Célèbre en France pour son dialogue critique avec Axel Honneth [1], Nancy Fraser l’est moins pour sa cartographie des tendances récentes du féminisme. Les trois actes du féminisme Quoique composé d’articles hétéroclites, Le féminisme en mouvements est doté d’une introduction substantielle, qui permet à N. Le second moment de l‘ouvrage (« Le féminisme dompté ») se cristallise autour du binôme redistribution/reconnaissance. Refusant la version « standard » de l’histoire du féminisme qui invoque le passage d’un mouvement exclusif, bourgeois, hétérosexuel et blanc, à une lutte inclusive, menée par les ouvrières, les femmes de couleur et les partisanes de la cause lesbienne ou trans, N. Que répondre alors à l’accusation de Judith Butler selon laquelle N. La troisième partie de l’ouvrage (« Le féminisme renaissant ?

Hommes et féminisme J'étais en train d'écouter une émission sur le "féminisme au masculin" et d'un coup cela m'a profondément gonflée. Les hommes sont une classe dominante. Qu'ils le veuillent ou non. Ils en font partie qu'ils le souhaitent ou pas. Si vous êtes embauché au même poste qu'une femme à compétences et diplômes égaux, vous serez probablement mieux payé. Vous n'y êtes pour rien mais c'est ainsi. C'est la même chose pour le racisme. Revenons donc à nos hommes féministes. Non les hommes féministes préfèrent "défendre les droits des femmes". J'ai toujours été frappée par le fait que le bouquin qui fait référence sur le féminisme est un livre de Bourdieu, La domination masculine. C'est à dire que Bourdieu place sur le même place la classe "hommes" et la classe "femmes" en niant les rapports de pouvoir qui existent entre eux . Même en étant féministe - ce que n'est pas Bourdieu ne vous en déplaise - un homme continue d'appartenir à une classe dominante et à en avoir les privilèges.

Judith Butler, meilleure alliée du néo-libéralisme? L’article de cette semaine a été écrit par Cyril, qui a déjà publié sur ce blog « Christine and the Queens: une pop queer » et « ‘AdopteUnMec’: inversion ne rime pas avec subversion ». Il revient sur une accusation récurrente à l’égard de la philosophe Judith Butler, tête de turc favorite des polémistes anti-études de genre, et fournit des éléments pour comprendre une pensée pour le moins complexe. Si vous voulez contribuer à ce blog, vous pouvez m’envoyer une proposition d’article à l’adresse cafaitgenre[at]gmail.com. Le débat suscité par la loi sur‭ « ‬le mariage pour tous‭ » ‬ne se réduit pas,‭ ‬du côté des opposants,‭ ‬aux propos effarants d’un cardinal Barbarin ou d’un Serge Dassault.‭ ‬ D’autres‭ ‬pourfendeurs du mariage pour tous,‭ ‬plus subtils,‭ ‬s’attaquent plus spécifiquement à la pensée du genre,‭ ‬la considérant avec quelque raison comme l’une des assises intellectuelles et philosophiques des revendications LGBT.‭ ‬ Cyril Barde J'aime : J'aime chargement…

La non-mixité : une nécessité politique La ségrégation, c’est-à-dire la séparation imposée, l’accès réservé à certaines places ou certains espaces sociaux, est une des principales formes que prend la domination – que ce soit la domination des riches sur les pauvres, celle des hommes sur les femmes ou celle des blancs sur les non-blancs. Mais ce n’est pas la seule : de nombreux mécanismes de domination perdurent au sein même des espaces sociaux mixtes, malgré la mixité, voire parfois grâce à elle. C’est ce que montre Christine Delphy dans le texte qui suit : la mixité n’est pas en elle-même un bien qu’il faudrait opposer sans discernement à une non-mixité forcément « enfermante » et « étouffante » ; la non-mixité n’est en fait oppressante que lorsqu’elle est subie, au même titre que peut être oppressante une mixité ou une proximité subie. Je voudrais parler ici des différents sens de la mixité, en particulier mais pas exclusivement de la mixité entre les sexes, et de la non-mixité. La non-mixité subie La mixité sans l’égalité

Marie Duru-Bellat » Blog Archive » Genre 2 : et le biologique dans tout ça ? C’était prévisible tant sont sensibles les propos qui concernent le sexe, les rapports hommes/femmes, la famille… Mon dernier billet a suscité des réactions fortes auxquelles je me devais de réagir, même si je n’ai guère d’espoir de convaincre ceux qui considèrent mes propos comme tout autant idéologiques que ceux que j’entendais dénoncer comme tels. Pour faire écho à une remarque, l’idéologie consiste précisément à refuser les résultats de la science ; or écrire comme je l’ai fait que « faire découler de la nature les rôles féminins et masculins est scientifiquement intenable » s’appuie sur une liste de références, dont je me contente certes, c’est une limite de l’exercice, d’évoquer les contours (mais que le lecteur ouvert lise les ouvrages cités et on en reparle). Que les résultats de la science soient toujours partiels et provisoires, on peut l’admettre, mais cela ne veut pas dire que tout se vaut et que sur certaines questions on ne puisse départager le vrai du faux.

Refuser d'être un homme : Pour en finir avec la virilité de John Stoltenberg Je vais donc vous résumer le livre Refuser d'être un homme : Pour en finir avec la virilité de John Stoltenberg. Je tiens à souligner que Martin Dufresne n'a, comme d'habitude pas réussi à taire sa transphobie dans l'introduction avec la phrase "confisquer les rares ressources encore concédées aux femmes quitte à se prétendre vaguement transgenre". Que vous ne soyez pas d'accord avec le queer est un choix idéologique. Que vous en profitiez pour étaler votre transphobie n'est pas un choix, ni une opinion. On ne se prétend pas transgenre. je croyais que les tenants du "on saute d'une identité de genre à l'autre au gré de ses envies" étaient les tarés affiliés à la manif pour tous. Je constate une fois de plus qu'il y en a au sein même des mouvements féministes. Dans le brillant chapitre L'éthique du violeur, il démontre le sens politique de l'identité sexuelle. On en arrive donc au fait suivant ; l'homme viole et la femme en est blâmée.

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