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Etre féministe avec une bite

La twittosphère s’est emballée hier autour d’un article publié sur le blog Genre !et du concept très controversé qu’il introduisait : le mansplaining, ou « mecsplication ». Le mansplaining (définition originelle ici) désigne, en gros, l’attitude paternaliste et condescendante par laquelle un mec t’explique qu’il « sait », mieux que toi quelque chose que pourtant de toute évidence tu maîtrises un milliard de fois mieux que lui. Ce concept s’applique avec un bonheur tout particulier à ces mecs qui t’expliquent sans ciller qu’ils savent mieux que toi ce qui est sexiste et ce qui ne l’est pas. D’autant qu’elle est généralement suivie d’une exhortation à recentrer le combat féministe sur sa dimension la plus étroitement juridique, outrageusement consensuelle et terriblement artificielle : celle d’un simple mouvement pour l’égalité des droits, qui laisserait gentiment tranquille les structures symboliques de la domination. Féminisme « victimaire » (et ta mère ?) Désolée. Une méfiance légitime Related:  Hommes féministesInégalité Hommes / Femmes

Aux gars, par un gars : ce que la non-mixité femmes a changé pour moi Si vous emmerdez les luttes féministes, alors vous êtes des ennemis politiques, dites-le clairement. Dans ce cas-là, merci de laisser ce site internet aux personnes qui se battent pour leur libération, et écrivez ailleurs. Si les luttes féministes vous emmerdent, alors fermez-la et ne vous battez pas contre elles. Si vous croyez faire partie des luttes féministes, ça montre une certaine bienveillance et on pourra peut-être discuter, mais alors il va falloir être sincères, vraiment. On va commencer par le début : j’suis un gars aussi, hétéro, et pendant longtemps j’ai pensé être féministe, connaître cette lutte. C’est pas moi qui me fait siffler dans la rue. C’est pas moi qui me fait violer ; si ça arrive, y’a très peu de chances que ce soit une meuf qui passe à l’acte sur mon corps. C’est pas à moi qu’on coupe la parole, ou alors ce sont des gars. C’est pas moi qu’on ignore quand je parle. C’est pas moi qui lave les chiottes (aujourd’hui, dernier exemple en date). En revanche,

La non-mixité : une nécessité politique La ségrégation, c’est-à-dire la séparation imposée, l’accès réservé à certaines places ou certains espaces sociaux, est une des principales formes que prend la domination – que ce soit la domination des riches sur les pauvres, celle des hommes sur les femmes ou celle des blancs sur les non-blancs. Mais ce n’est pas la seule : de nombreux mécanismes de domination perdurent au sein même des espaces sociaux mixtes, malgré la mixité, voire parfois grâce à elle. C’est ce que montre Christine Delphy dans le texte qui suit : la mixité n’est pas en elle-même un bien qu’il faudrait opposer sans discernement à une non-mixité forcément « enfermante » et « étouffante » ; la non-mixité n’est en fait oppressante que lorsqu’elle est subie, au même titre que peut être oppressante une mixité ou une proximité subie. Je voudrais parler ici des différents sens de la mixité, en particulier mais pas exclusivement de la mixité entre les sexes, et de la non-mixité. La non-mixité subie La mixité sans l’égalité

Genre à la française ? 1 . Débat réalisé le 12 janvier 2012 à Paris, par Isabelle Clair et Sandrine Rui. 2 . Plusieurs auteur·e·s y avaient contribué : les références des différentes tribunes relatives à ce (...) 1En interrogeant la possibilité d’un « genre à la française1 », la revue Sociologie souhaitait prendre le temps de la réflexivité en s’inscrivant dans une démarche qui relève tout autant de l’histoire que de la sociologie des sciences. Ce titre fait écho à une controverse qui, au printemps 2011, au moment de « l’affaire DSK », a opposé par presse interposée des chercheur·e·s et intellectuel·le·s autour de l’existence ou non d’un « féminisme à la française2 ». 2Partant d’une controverse aux accents nationaux, ce débat s’inscrit dans une tradition de pensée qui juge bon de s’intéresser aux contextes dans lesquels émergent et se forgent les théories, les concepts et leurs usages. 5Pascale Molinier en témoigne au cours du débat. 14Mais chaque terme a ses avantages et ses inconvénients. 4 . 6 . 7 . 9 .

pornfreeculture : Feminist men, THIS is what... Hommes et féminisme 2 [le texte évoque uniquement le couple hétéro ; c'est un partie pris qui ne veut absolument pas laisser entendre que le couple est par essence hétérosexuel). Je voudrais donc ré-aborder ici la relation des hommes au féminisme et de ce qu'ils peuvent faire pour collaborer à l'avancée des droits. Le sexisme ne fonctionne pas de la même façon que les deux autres grands systèmes inégalitaires que sont le racisme et le capitalisme ; ces deux derniers fonctionnement sur la subordination des uns aux autres. Dans le racisme, le ou les groupes racialisés sont subordonnés au groupe qui racialise. Dans l'Amérique esclavagiste, les noirs sont subordonnés aux blancs face à qui ils ont des devoirs et des obligations. Dans le capitalisme, les prolétaires sont subordonnés à ceux détenant les moyens de production. Dans ses premières phases, le féminisme a lutté contre des inégalités de faits légales comme le droit de vote par exemple pour ensuite s'intéresser aux rôles sociaux des uns et des autres.

La Domination masculine Tout au long de son oeuvre, Pierre Bourdieu s'est attaché à décrire les rapports de domination qui s'exercent entre les individus dans tous les domaines de la société. Selon sa théorie, les dominants (groupes sociaux, ethnies, sexes) imposent leurs valeurs aux dominés qui, en les intériorisant, deviennent les artisans de leur propre domination. C'est à partir de cette grille de lecture qu'il analyse les ressorts de la domination masculine. Comment expliquer la pérennité de la « vision androcentrique » qui continue de régir les rapports entre les sexes dans nos sociétés ? C'est, pour P. Chez les Berbères de Kabylie, tout l'ordre social fonctionne « comme une immense machine symbolique tendant à ratifier la domination masculine sur laquelle il est fondé » : la division sexuelle du travail (aux hommes les labours, les moissons, la guerre, aux femmes le ramassage des olives et des brindilles de bois), la structuration de l'espace (public p [ lire la suite... ] Article de 2015 mots.

Hommes et féminisme • Une heure de peine light Les luttes féministes peuvent-elles se passer des hommes ? Il va falloir se mettre en tête - que je me mette en tête - que le féminisme ne se passera pas des hommes. Je peux bien écrire 500 textes expliquant ce qu'est le viol, tant que le groupe "hommes" ne sera pas bien convaincu qu'il ne faut pas violer, on n'arrivera à rien. Tant qu'il n'y aura pas une prise en compte nette qu'il y a un léger problème dans la construction du masculin, qui entraîne le viol (et rien que de déjà poser cela est une sorte de révolution totale qui me vaut la glorieuse réputation de haïr les hommes, on ne se demande jamais si les hommes haïssent les femmes pour autant leur faire du mal. Enfin on arrive à démontrer qu'un type qui éclate la tête d'une femme contre un radiateur commet un crime passionnel alors bon...). Les choses sont simples. Néanmoins, comme l'a démontré Gaëlle-Marie, on continue à emmerder les femmes. Le féminisme a connu différentes phases ; à l'heure actuelle on cherche à faire évoluer les mentalités et à repenser les rôles sociaux de genre.

Cartographie du féminisme Recensé : Nancy Fraser, Le Féminisme en mouvements. Des années 1960 à l’ère néo-libérale, traduit de l’anglais par E. Ferrarese, Paris, La Découverte, 2012, 331 p., 24 €. Célèbre en France pour son dialogue critique avec Axel Honneth [1], Nancy Fraser l’est moins pour sa cartographie des tendances récentes du féminisme. Les trois actes du féminisme Quoique composé d’articles hétéroclites, Le féminisme en mouvements est doté d’une introduction substantielle, qui permet à N. Le second moment de l‘ouvrage (« Le féminisme dompté ») se cristallise autour du binôme redistribution/reconnaissance. Refusant la version « standard » de l’histoire du féminisme qui invoque le passage d’un mouvement exclusif, bourgeois, hétérosexuel et blanc, à une lutte inclusive, menée par les ouvrières, les femmes de couleur et les partisanes de la cause lesbienne ou trans, N. Que répondre alors à l’accusation de Judith Butler selon laquelle N. La troisième partie de l’ouvrage (« Le féminisme renaissant ?

Hommes et féminisme J'étais en train d'écouter une émission sur le "féminisme au masculin" et d'un coup cela m'a profondément gonflée. Les hommes sont une classe dominante. Qu'ils le veuillent ou non. Ils en font partie qu'ils le souhaitent ou pas. Si vous êtes embauché au même poste qu'une femme à compétences et diplômes égaux, vous serez probablement mieux payé. Vous n'y êtes pour rien mais c'est ainsi. C'est la même chose pour le racisme. Revenons donc à nos hommes féministes. Non les hommes féministes préfèrent "défendre les droits des femmes". J'ai toujours été frappée par le fait que le bouquin qui fait référence sur le féminisme est un livre de Bourdieu, La domination masculine. C'est à dire que Bourdieu place sur le même place la classe "hommes" et la classe "femmes" en niant les rapports de pouvoir qui existent entre eux . Même en étant féministe - ce que n'est pas Bourdieu ne vous en déplaise - un homme continue d'appartenir à une classe dominante et à en avoir les privilèges.

Pourquoi refuser d’être des « vrais hommes » | FRUSTRATION Les conservateurs comme Éric Zemmour, Alain Soral et les membres de la Manif pour tous nous racontent que la société s’est dévirilisée, et qu’il faudrait restaurer le règne des vrais bonshommes pour résister à la crise morale et économique. Rien n’est plus faux : parents, médias et institutions apprennent toujours aux hommes à vouloir devenir des « vrais hommes », et cela nous nuit à tous, hommes ou femmes, homosexuels, bisexuels ou hétérosexuels, en tant qu’individus et en tant que collectif. Cet hiver, l’essayiste Éric Zemmour a sorti un pavé intitulé Le Suicide français. À travers une chronique des 40 dernières années de notre histoire, il explique au lecteur que tous les malheurs qui arrivent au peuple, en terme de perte de souveraineté, de paupérisation et d’effondrement des solidarités, seraient dus à un renoncement à l’autorité du père, à la puissance virile. À quoi sert le virilisme ? Oui, les hommes ont un pénis, les femmes un vagin. Il en va de même de l’enfantement. 1. 2. 3.

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