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« Jusqu'à quand ? » (Frédéric Lordon)

« Jusqu'à quand ? » (Frédéric Lordon)
Face à cette réalité, Frédéric Lordon nous livre ses trois thèses qui apparaissent fondamentales. Tout d'abord, il démontre que la concurrence, alliée à la cupidité, est la force par excellence de l'aveuglement du risque et de l'emballement collectif. Les acteurs des marchés financiers recherchent le profit à tout prix quel que soit le niveau de risque. Pour ne pas se faire distancer et atteindre le même niveau de rentabilité que la concurrence, les institutions financières prennent les mêmes risques les concurrents ayant atteint la meilleure rentabilité. En réalité, la concurrence tend à produire de l'homogénéité au détriment de la diversité. Le problème est que ce phénomène de panurgisme provoque une montée globale du risque qui destabilise notre système économique. Dans la même veine, l'auteur montre que « l'innovation » financière, bien loin d'apporter un quelconque progrès, correspond en réalité à un déni des risques qui favorise leur accumulation.

http://lespoir.jimdo.com/2012/07/17/jusqu-%C3%A0-quand-fr%C3%A9d%C3%A9ric-lordon/

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De l'eau découverte au Canada pourrait abriter une forme de vie antédiluvienne ENVIRONNEMENT - Des scientifiques ont trouvé au fond d'une mine canadienne des poches d'eau vieille d'au moins 1,5 milliard d'années, qui pourrait selon eux contenir des microbes préhistoriques mais dont les descendants sont toujours bien vivants. D'après leur étude, publiée mercredi, une telle trouvaille ravive l'espoir que de l'eau propice à la vie puisse avoir été préservée également sous la surface de Mars. C'est par 2,4 km de fond, dans la mine de Timmins (Ontario), que des chercheurs britanniques et canadiens ont découvert cette eau, restée totalement isolée du monde extérieur depuis le Précambrien (période qui court de la formation de la Terre, voici 4,5 milliards d'années, à 540 millions d'années environ). Après l'avoir analysée, ils se sont rendus compte qu'elle était riche en gaz dissous, comme l'hydrogène, le méthane et différentes formes atomiques (isotopes) de gaz rares tel l'hélium, le néon, l'argon ou le xénon.

Syriza cernée On savait que l’expérience Syriza serait une leçon de choses en politique, la mise à nu, toutes technicités juridico-financières envolées, des ressorts fondamentaux de la puissance et de la souveraineté. De ses confiscations dans des institutions aussi. Nous y sommes – et encore plus vite que prévu. « La croissance n’est pas la solution, c’est le problème » Jean Gadrey est économiste et membre en 2008-2009 de la « Commission Stiglitz ». On nous dit que, sans croissance, c’est la régression sociale, on ne peut pas réduire les dettes, ni le chômage, ni la pauvreté, et l’on n’aura pas les moyens d’engager la transition écologique. Pourtant, je propose de dire « Adieu à la croissance », qui est le titre de mon livre (voir les bonnes feuilles sur le site d’Alternatives économiques). Il serait temps que les économistes, s’ils veulent être « responsables », prennent en compte les risques écologiques et qu’ils se posent les questions suivantes : et si ce culte de la croissance relevait d’un aveuglement des élites économiques et politiques ?

Aménagement & développement Dès sa prise de fonction, la nouvelle ministre du Logement, Cécile Duflot, a insisté sur le fait que l'encadrement des loyers « sera au [...] le 17/05/2012, 22 h 00 min Qui est François Lamy, le nouveau ministre délégué à la Ville ? L’alternative de Syriza : passer sous la table ou la renverser Il y a maintenant longtemps que l’Europe s’est enfermée elle-même dans la nasse constitutionnelle des traités libéraux, d’où elle n’a plus laissé que deux voies de sortie, et deux seulement : 1) l’effondrement financier de la construction sous le poids de ses contradictions internes, ou bien 2) un accident politique qui renverse la table. La première issue ayant été – temporairement – enrayée par l’annonce du programme OMT de la Banque centrale européenne (BCE) [1], il ne reste que la seconde, raison qui conduit le grand parti institutionnel-européiste à regarder la démocratie, non comme un état normal de la vie politique, mais comme une source permanente de menaces, dont l’étouffement justifie tous les moyens. Sans questionner davantage la solidité réelle du verrou tiré à la voie 1 (l’OMT), se peut-il que le degré de confiscation des institutions politiques dans à peu près tous les pays laisse la moindre chance à la voie 2 – hors bien sûr d’un soulèvement en bonne et due forme ?

Avant d'acheter... Petit guide à l'usage des acheteurs compulsifs et des autres. Sans jamais avoir versé dans la compulsion, il m'est arrivé et il m'arrive sans doute encore d'acheter des objets ou des services dont je n'ai pas bien mesuré ni les avantages et les inconvénients, ni l'intérêt global prenant en compte tous les aspects de la fabrication au recyclage du produit en passant par son utilisation. Il y a donc quelques questions à se poser avant TOUT acte d'achat. Du plus trivial au plus complexe, de l'utra-nécessaire répondant à un besoin physiologique, jusqu'au facultatif répondant à une envie. Question n°1 : Est-ce que je peux m'en passer ? Oui, c'est idiot, mais c'est malheureusement utile.

Leçons de Grèce à l’usage d’un internationalisme imaginaire (et en vue d’un internationalisme réel) Le texte qui suit est une version à peine modifiée de l’intervention au débat organisé par le collectif Penser l’émancipation [1] à l’EHESS, le 2 avril, sur le thème « L’Etat, le capital, l’internationalisme. Leçons de Grèce », en présence de Panagiotis Sotiris, dirigeant d’Antarsya. Cher Panagiotis, si tu n’étais pas déjà parfaitement au courant de ce qui se passe dans la vie politique française, tu pourrais, tel un Montesquieu contemporain, rentrer chez toi et écrire de nouvelles Lettres Persanes – ou tout simplement des Lettres Hellènes. Tu y raconterais une étrange contrée, la France, où, pour une large part de la gauche se disant radicale, vouloir sortir de l’euro c’est être un fasciste en puissance, réaffirmer le principe de souveraineté démocratique contre les institutions européennes qui nous en infligent le dernier degré de dépossession, c’est être le fourrier du Front National. Misère du posturalisme

Paul Ariès : « en finir avec la société du toujours plus » Je connaissais finalement assez peu le concept de décroissance. Il faut dire que lors de mes cours d’économie de terminale, la théorie de la décroissance avait été balayée en environ 3 minutes, tout juste le temps de montrer l’absurdité du truc… J’ai été donc plutôt agréablement surpris d’entendre dans propos de Paul Ariès une vision plus positif de la décroissance que ne le laisse entendre le terme de prime abord. Les entreprises ne créent pas l'emploi Il faut avoir sérieusement forcé sur les boissons fermentées, et se trouver victime de leur propension à faire paraître toutes les routes sinueuses, pour voir, comme s’y emploie le commentariat quasi-unanime, un tournant néolibéral dans les annonces récentes de François Hollande (1). Sans porter trop hauts les standards de la sobriété, la vérité appelle plutôt une de ces formulations dont Jean-Pierre Raffarin nous avait enchantés en son temps : la route est droite et la pente est forte — mais très descendante (et les freins viennent de lâcher). Entreprise, mon amour ? En effet, droit, c’est droit ! Et depuis l’origine. Evidemment, pour s’en apercevoir, il aurait fallu prêter un peu plus attention aux six premiers mois de la présidence Hollande, où tout a été posé pour cinq ans, et les actes et la logique des actes.

Parti Pour La Décroissance : : La Décroissance, un projet sociétal bien trop souvent victime de préjugés Encore une fois, la Décroissance a été victime d’un jugement hâtif et réducteur à travers l’article « La décroissance, une théorie économique bien trop sage. » diffusé sur Le Grand Soir. Nous souhaitons rétablir quelques vérités et lever certains malentendus qui continuent de nuire à l’émergence de nos idées. D’abord, il ne faut pas confondre la simplicité volontaire et la Décroissance. Tout en étant liées, ces deux notions ne doivent pas être confondues. La Décroissance porte un projet politique qui se construit petit à petit et collectivement. Tandis que la simplicité volontaire se vit au niveau individuel, tout en pouvant s’insérer dans les alternatives concrètes.

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