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« Jusqu'à quand ? » (Frédéric Lordon)

« Jusqu'à quand ? » (Frédéric Lordon)
Face à cette réalité, Frédéric Lordon nous livre ses trois thèses qui apparaissent fondamentales. Tout d'abord, il démontre que la concurrence, alliée à la cupidité, est la force par excellence de l'aveuglement du risque et de l'emballement collectif. Les acteurs des marchés financiers recherchent le profit à tout prix quel que soit le niveau de risque. Pour ne pas se faire distancer et atteindre le même niveau de rentabilité que la concurrence, les institutions financières prennent les mêmes risques les concurrents ayant atteint la meilleure rentabilité. En réalité, la concurrence tend à produire de l'homogénéité au détriment de la diversité. Le problème est que ce phénomène de panurgisme provoque une montée globale du risque qui destabilise notre système économique. Dans la même veine, l'auteur montre que « l'innovation » financière, bien loin d'apporter un quelconque progrès, correspond en réalité à un déni des risques qui favorise leur accumulation. Related:  spiruvieFrédéric Lordon

« La croissance n’est pas la solution, c’est le problème » Jean Gadrey est économiste et membre en 2008-2009 de la « Commission Stiglitz ». On nous dit que, sans croissance, c’est la régression sociale, on ne peut pas réduire les dettes, ni le chômage, ni la pauvreté, et l’on n’aura pas les moyens d’engager la transition écologique. Pourtant, je propose de dire « Adieu à la croissance », qui est le titre de mon livre (voir les bonnes feuilles sur le site d’Alternatives économiques). Il serait temps que les économistes, s’ils veulent être « responsables », prennent en compte les risques écologiques et qu’ils se posent les questions suivantes : et si ce culte de la croissance relevait d’un aveuglement des élites économiques et politiques ? Ces hypothèses sont de plus en plus crédibles. Les causes du plongeon Bien des raisons expliquent cette baisse spectaculaire. Mais la raison qui va devenir la plus importante est écologique. Et le chômage dans tout ça ? 5% du PIB part en dividendes

Parti Pour La Décroissance : : La Décroissance, un projet sociétal bien trop souvent victime de préjugés Encore une fois, la Décroissance a été victime d’un jugement hâtif et réducteur à travers l’article « La décroissance, une théorie économique bien trop sage. » diffusé sur Le Grand Soir. Nous souhaitons rétablir quelques vérités et lever certains malentendus qui continuent de nuire à l’émergence de nos idées. D’abord, il ne faut pas confondre la simplicité volontaire et la Décroissance. Tout en étant liées, ces deux notions ne doivent pas être confondues. La Décroissance porte un projet politique qui se construit petit à petit et collectivement. Tandis que la simplicité volontaire se vit au niveau individuel, tout en pouvant s’insérer dans les alternatives concrètes. En outre, la Décroissance ne peut pas être ramenée à la seule idée de se restreindre et de frustrer les désirs de chacun. - Le bonheur est-il dans la consommation, le toujours plus et l’individualisme ? Ensuite, nous sommes accusés d’obscurantisme car nous serions de fervents opposants aux progrès. Notes

Les marchés financiers et le politique : l’anthropologie néolibérale contre la Grèce et l’Europe (Claude Calame) « Les marchés, brièvement rassurés, restent inquiets » — à l’annonce d’un prêt de 100 milliards d’euros prévu par l’Eurogroupe pour recapitaliser les banques espagnoles. « Les marchés, inquiets pour l’Espagne, lui font payer le prix fort » — quand, devant les difficultés à accorder le prêt promis, l’intérêt fluctuant pour les obligations à dix ans de la dette souveraine espagnole dépasse 7 %. « Les brèches béantes qui alimentent la défiance des marchés » – dès lors qu’à un premier prêt limité à trente milliards s’ajoutent le retard pris par la mise en place du « Mécanisme européen de stabilité » et les difficultés budgétaires renouvelées connues par le Grèce, le Portugal et l’Italie. Et finalement, « seuls les marchés financiers se sont félicités du nouveau plan d’austérité espagnol », annoncé par le gouvernement ultra conservateur dirigé par Mariano Rajoy . Ceci pour juin et juillet 2012. 1. La focalisation sur dettes et déficits publics 2. 3. 4. 5.

Syriza cernée On savait que l’expérience Syriza serait une leçon de choses en politique, la mise à nu, toutes technicités juridico-financières envolées, des ressorts fondamentaux de la puissance et de la souveraineté. De ses confiscations dans des institutions aussi. Nous y sommes – et encore plus vite que prévu. Comme on pouvait s’y attendre également, le lieu névralgique du rapport de force se trouve à Francfort, à la Banque centrale européenne (BCE). Lire aussi Serge Halimi, « La gauche grecque peut-elle changer l’Europe ? Il doit être assez clair maintenant que la leçon de choses a à voir avec deux conceptions radicalement différentes de la démocratie : la démocratie comme asservissement aux traités, contre la démocratie comme souveraineté populaire. Le chantage de la BCE, ou la nudité du rapport de force Dans une stratégie soigneusement graduée de la constriction, la BCE fait connaître sa force et ne met pas (encore) le système bancaire grec entièrement à genoux. Syriza abandonnée de tous

Stages et délocalisation : la mort annoncée du community management ? Disclaimer : les cas et exemples évoqués ci-dessous sont véridiques et issus de discussions à caractère privées. De ce fait, les personnes et les entreprises concernées ont été anonymisées. Celles et ceux qui sont à la recherche d’un emploi en tant que community manager en France ont très certainement remarqué la pénurie d’emploi réel en la matière. Il suffit de se rendre sur n’importe quel site d’emploi dédié au recrutement dans le domaine des nouvelles technologies pour se rendre compte que les stagiaires sont majoritairement recherchés, avec des offres parfois fantaisistes. Lorsque l’on interroge les entreprises qui n’ont plus aucun complexe à recruter des stagiaires, elles invoquent toutes le manque de moyens financiers – y compris certaines sociétés qui ont pignon sur rue – et essaient tant bien que mal, de justifier leur démarche par la possible embauche en CDI du stagiaire. C’est peut-être le moment de procéder à une sorte de rappel. Like this: J'aime chargement…

Avant d'acheter... Petit guide à l'usage des acheteurs compulsifs et des autres. Sans jamais avoir versé dans la compulsion, il m'est arrivé et il m'arrive sans doute encore d'acheter des objets ou des services dont je n'ai pas bien mesuré ni les avantages et les inconvénients, ni l'intérêt global prenant en compte tous les aspects de la fabrication au recyclage du produit en passant par son utilisation. Il y a donc quelques questions à se poser avant TOUT acte d'achat. Du plus trivial au plus complexe, de l'utra-nécessaire répondant à un besoin physiologique, jusqu'au facultatif répondant à une envie. Question n°1 : Est-ce que je peux m'en passer ? Oui, c'est idiot, mais c'est malheureusement utile. Question n°2 : Est-ce que je n'ai pas déjà un truc qui fait la même chose ? Que celui qui n'a jamais acheté un truc en double me jette la première pierre. Question n°3 : Est-ce que je mesure toutes les conséquences écologiques, sociales et économiques de mon achat ? Question n°8 : Où acheter ? Sur internet ?

Chatterley Epaminondas LE DEVENIR GREC DE L’EUROPE NÉOLIBÉRALE - Revue Lignes n°39 La crise qui sévit en Europe, qu’on appelle communément « crise de la dette », est l’occasion d’instaurer un nouveau modèle – ultralibéral – de société, où le marché dictera sa loi dans tous les domaines de la société. La Grèce en est devenue le laboratoire (Numéro en partenariat avec la revue grecque αληthεια) La crise qui sévit en Europe, qu’on appelle communément « crise de la dette », est l’occasion d’instaurer un nouveau modèle – ultralibéral – de société, où le marché dictera sa loi dans tous les domaines de la société. De quelques thèmes propres constituer autant d’axes de la réflexion rendue nécessaire par la situation présente : 1. Présentation suivi de l’appel « Sauvons la Grèce de ses sauveurs » Claude Calame, Les marchés financiers et le politique : l’anthropologie néolibérale contre la Grèce et l’Europe Alain Badiou, La Grèce, les nouvelles pratiques impériales et la ré-invention de la politique Étienne Balibar, De la crise grecque à la refondation de l’Europe ?

L’alternative de Syriza : passer sous la table ou la renverser Il y a maintenant longtemps que l’Europe s’est enfermée elle-même dans la nasse constitutionnelle des traités libéraux, d’où elle n’a plus laissé que deux voies de sortie, et deux seulement : 1) l’effondrement financier de la construction sous le poids de ses contradictions internes, ou bien 2) un accident politique qui renverse la table. La première issue ayant été – temporairement – enrayée par l’annonce du programme OMT de la Banque centrale européenne (BCE) [1], il ne reste que la seconde, raison qui conduit le grand parti institutionnel-européiste à regarder la démocratie, non comme un état normal de la vie politique, mais comme une source permanente de menaces, dont l’étouffement justifie tous les moyens. Sans questionner davantage la solidité réelle du verrou tiré à la voie 1 (l’OMT), se peut-il que le degré de confiscation des institutions politiques dans à peu près tous les pays laisse la moindre chance à la voie 2 – hors bien sûr d’un soulèvement en bonne et due forme ?

Quatre ans après, l'Islande nargue l'Europe Voici quatre ans, le 6 octobre 2008, le premier ministre islandais d'alors, Geir Haarde, provoque une onde de choc sur ce petit pays de 320.000 habitants. Trois semaines après la faillite de Lehman Brothers, il annonce que les trois grandes banques du pays, Kaupthing, Glitnir et Landsbanki, sont désormais incapables de faire face à leurs engagements. L'île nordique entre alors dans une des crises économiques les plus sévères de son histoire. Un pays redressé Quatre ans plus tard, l'économie islandaise affiche de nouveau une santé des plus robustes. Pas de pitié pour les banques et les créanciers Comment l'Islande a-t-elle réalisée ce «miracle»? Une dévaluation réussie Mais la vraie raison du succès islandais, c'est la dévaluation de la couronne qui a atteint jusqu'à 70%. Mécontentement L'histoire du redressement islandais n'est certes pas un conte de fées. Un modèle? L'Islande peut-elle être un modèle?

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