background preloader

MOYEN AGE Paysans

MOYEN AGE Paysans
« Ils traînent tant de peine et de douleur. Ils endurent de grands tourments : la neige, la pluie et le vent, travaillant la terre de leurs mains. » Benoît de Sainte-Maure, Estoire des ducs de Normandie, XIIè siècle. In Bordas, Terres d’Histoire. Les taxes et les corvées « Les paysans doivent faucher les foins. D’après la Complainte des vilains de Versons. In Hatier, Histoire. Les charges de paysans lorrains au XIIè siècle « Le manse paye vingt deniers en deux termes, dix à Pâques, à la Saint-Martin dix et un poulet. (…) Au printemps, (le détenteur du lot) labourera deux arpents (des terres du seigneur) et les sèmera avec la semence du (seigneur). Si un homme (du seigneur) épouse une femme d’ailleurs, après sa mort, ses biens seront confisqués par (le seigneur), et le tiers seulement sera remis à ses enfants et à sa femme. » Origine du texte non précisée. In Bordas, Terres d’Histoire. La protection du seigneur contre la corvée Georges Duby, Histoire de France. In Hachette, A monde ouvert.

MOYEN AGE Ville « Il regarde la ville entière, peuplée de gens nombreux et beaux, et les tables des changeurs d’or et d’argent, toutes couvertes de monnaies. Il voit les places et les rues qui sont toutes pleines d’ouvriers faisant tous les métiers possibles (…). Les uns font des draps et les autres les tissent (…), d’autres fondent l’or et l’argent. (La ville) regorge de richesses, de cire, de poivre et d’épices et de fourrures et de toutes marchandises. » Chrétien de Troyes, Perceval, vers 1180. In Bordas, Terres d’Histoire. La puanteur des rues de Paris « Il advint que les charrettes que l’on conduisait parmi les rues soulevèrent et remuèrent tant la boue et l’ordure dont elles étaient pleines qu’une puanteur si forte que nul ne pouvait la supporter monter jusqu’à la fenêtre où était le roi. » Chroniques de Saint-Denis, XIIIè siècle. In Bordas, Terres d’Histoire. Le métier de tisserand de laine « Nul ne peut être tisserand de laine s’il n’achète le métier du roi. Charte de la ville de Rue (Somme) (1210)

Les épidémies et les pestes au Moyen Âge. Le fléau des fléaux La liste des épidémies au Moyen âge est impressionnante. L'Angleterre paye son tribut; on cite les pestes de 1198, 1315; 1366, 1407. Les armées ne restent pas indemnes. La dysenterie épidémique décime les Croisés assiégeant Antioche (1098); des affections contagieuses atteignent les troupes de Frédéric Barberousse, marchant sur Rome (1167). La peste disperse les soldats de Henri VI devant Naples (1193) et ceux de Beaudourn en Syrie (1202). (1384), de Charles VIII (1496) éprouvent de ce fait de grandes pertes. Saint Louis et les pestiférés de Carthage, par Lethière. On le voit, toutes ces maladies épidémiques, contagieuses et infectieuses ne correspondent pas toujours à la peste proprement dite. Le feu sacré.En 945, 983, 1039, 1041 et à d'autres périodes du XIe siècle, une maladie terrible, dont les contemporains retracent l'effrayant tableau, visite la Lorraine, la France, l'Italie. Sous une peau , Tartarie , la Turquie, l'Égypte , la Grèce, l'Illyrie . , la Provence

MOYEN AGE Pouvoir royal « Au temps fixé, les grands de la Gaule qui s’étaient liés par serment se réunirent à Senlis […]. L’archevêque de Reims leur parla ainsi : « Donnez-vous donc pour chef le duc Hugues, recommandable par ses actions, sa noblesse et par ses troupes, le duc en qui vous trouverez un défenseur non seulement de la chose publique mais de vos intérêts privés. » Cette opinion proclamée et accueillie, le duc fut, d’un consentement unanime, porté au trône et couronné à Noyon le 1er juin par l’archevêque et les autres évêques. » D’après le récit du moine Richer, écrit vers 995. In Hachette, A monde ouvert. Histoire. Le sacre du roi de France « Le roi de France est oint d’une huile envoyée des cieux. Devant tous les pairs de France, autour, l’archevêque prend la couronne royale et la met sur la tête du roi. Extrait du Livre des rois de France, XIIIè siècle. In Nathan, Gulliver. « Thomas de Marle (sire de Coucy), un homme de la pire espèce, avait dévasté, dévoré le pays comme un loup furieux. Les baillis

Les usuriers au Moyen âge Les usuriers au Moyen âge. Si le profit acquis par le travail est tout à fait louable, le prêt à intérêt s'apparente au vol. A la fin du XII et au XIII siècle, la chrétienté atteignait l'apogée d'un essor qui avait commencé aux environs de l'an mil et emportait tous les domaines : l'agriculture, les techniques, les circuits commerciaux, l'art (architecture et littérature), la politique (l’état moderne se dessinait). Le contexte religieux se modifiait aussi, on abordait différemment la question du péché. Le plus souvent, l'emprunteur allait le trouver dans sa demeure. Contrairement à ce que l'on imagine, l'usurier est toujours un gagne-petit, principalement lorsqu'il est juif, mais ce constat vaut également pour les chrétiens, et ce jusqu'à une époque très récente (gardons-nous de considérer l'usurier comme un personnage typiquement médiéval. Le pouvoir politique n'intervenait pas. Du vivant du personnage, nous l'avons vu, personne n'avait prise sur son activité.

MOYEN AGE Chevaliers et seigneurs L’hommage vassalique « Le comte demanda au futur vassal s’il voulait devenir son homme sans réserve. Celui-ci répondit : « Je le veux ». Ses mains étant jointes dans celles du comte, ils s’allièrent par un baiser. Puis le vassal dit : « Je promets en ma foi d’être fidèle à partir de cet instant au comte Guillaume et de lui garder contre tous et entièrement mon hommage, de bonne foi et sans tromperie. » Il jura cela sur la relique des saints. Ensuite, le comte lui donna l’investiture. » D’après Galbert de Bruges, XIIè siècle. In Hatier, Histoire. L’hommage vassalique « Je fais hommage et foi des mains et de la bouche à toi mon seigneur. in Istra, Multilivre CM1, 1996. « Guillaume, comte de Flandres, demanda au futur vassal s’il voulait devenir son homme sans réserve et celui-ci répondit « je le veux », puis ses mains étant jointes dans celles du comte qui les étreignit, ils s’allièrent par un baiser. Récit du moine Galbert de Bruges, vers 1127. In Hachette, A monde ouvert.

La banque au Moyen âge La banque au Moyen âge. C'est entre les XIème et XVème siècles que se sont mises au point en Europe occidentale nombre de méthodes de la banque telles qu'elles subsistent jusqu'au tournant du XXème siècle. La France n'est pas leur lieu d'invention, puisqu'elles proviennent d'Italie, mais elle accueille une communauté bancaire nationale ou Européenne active et souvent ouverte aux innovations. "Pecunia pecuniam non parit". "L'argent ne fait pas d'argent". Cette formule illustre bien pourquoi au moyen âge un puissant obstacle se dresse devant l'épanouissement des banquiers français : l'église tient pour suspect l'enrichissement trop vif dû au maniement de l'argent. Ainsi, le concile de Trèves de 1227 interdit tout dépôt rémunéré chez les banquiers, et le concile de Lyon de 1274 prive de sépulture chrétienne les usuriers qui ne répareraient pas leurs tords. Pour désigner les banquiers au moyen-âge, on emploie le terme de "Lombards" car les italiens sont la clé de voûte du métier.

MOYEN AGE Guerre de Cent Ans Et les femmes ? « Selon les règles de succession en France, le pouvoir ne pouvait pas être transmis par les femmes. En Angleterre, en revanche, les femmes pouvaient succéder à leur père. A la mort du roi Charles IV, toute la question était de savoir à qui devait être confiée la garde du royaume, en raison du principe que dans le royaume de France, la femme n’a pas accès au pouvoir royal. De leur côté, les Anglais déclaraient que le jeune roi Edouard était le plus proche parent en tant que fils d’Isabelle, petit-fils de Philippe le Bel et, par conséquent, neveu de Charles IV. Mais les Français n’admettaient pas l’idée d’être dominés par l’Angleterre. » D’après Jean de Venette, XIVè siècle In Hatier, Histoire. Les Bourgeois de Calais « … Edouard les regarda d’un air très irrité, et quand il parla, il commanda qu’on leur coupât la tête sur-le-champ. Alors, la noble reine d’Angleterre se jeta à genoux devant le roi, son Seigneur, et lui dit : - Ah ! - Ah ! Froissart, Chroniques. Jeanne d’Arc

La prostitution au Moyen-Age Introduction Depuis le début des temps, la prostitution n'a cessé d'exister. Déjà à l'époque du paléolithique, les hommes étaient prêts à livrer le produit de leur chasse aux femmes qu'ils désiraient pour obtenir leurs faveurs sexuelles. La prostitution existait donc pendant la période du Moyen Age, soit de 500 à 1500, mais comment était-elle perçue par le clergé, les rois et le peuple? L'étude débutera donc avec l'époque du Ve au XIe siècle, où nous aborderons les différentes conceptions du phénomène en passant par les mesures prises par l'Empereur Justinien et son épouse Théodora afin de diminuer le proxénétisme, puis celles de Théodoric 1er, le "Code Alaric", et pour finir la période, celles de Charlemagne. VIème au XIème siècle : Différentes perceptions Justinien et Théodora De 527 à 565, c'est l'empereur Justinien 1er qui règne avec son épouse Théodora (morte en 548) sur l'empire byzantin. Théodoric et le "Code Alaric" Charlemagne XIIème au XIIIème siècle : Le temps de l'acceptation A.

MOYEN AGE Châteaux-forts Une motte fortifiée au début du XIIè siècle « C’est l’habitude des hommes les plus riches et les plus nobles de la région (…) de faire en amoncelant de la terre, une motte aussi élevée qu’ils en sont capables ; de creuser tout autour une fosse (…) ; de fortifier cette motte (…) par une palissade de planches très solidement assemblées en guise de murailles ; de garnir le pourtour (…) de tours ; (…) au centre, d’édifier une maison ou plutôt une forteresse qui domine l’ensemble, et (dont la porte d’entrée) ne soit accessible que par un mont (qui enjambe le fossé). » Gauthier, Vie de Jean, évêque de Thérouanne (Pas-de-Calais), XIIè siècle. In Bordas, Terres d’Histoire. Histoire. La construction des châteaux forts « Dans ce pays, les hommes les plus riches et les plus nobles ont coutume de consacrer la plus grande partie de leur temps à provoquer des conflits et à commettre des meurtres. D’après Fautier de Thérouanne, XIIè siècle. In Hatier, Histoire.

Le Moyen Âge : la vie quotidienne Succédant à l'Antiquité, le Moyen Age est une longue période. On considère généralement qu'il a débuté en 476, avec la chute de l'Empire romain d'Occident, et a pris fin en 1492, date de la découverte de l'Amérique par Christophe Colomb . On ne peut donc porter un regard unique sur mille ans de vie quotidienne médiévale. La division de la société en « trois ordres » les Bellatores (ceux qui combattent), les Oratores (ceux qui prient), les Laboratores (ceux qui travaillent) se rompt à la fin du XIIIe siècle. Repas des noces d'Arus et de la fille d'Olivier, enluminure de Loyset Liédet, dans Histoire d'Olivier de Castille. ?

MOYEN AGE Carolingiens Titulature de Charlemagne « Charles Auguste, couronné par Dieu, grand et pacifique empereur, gouvernant l’Empire romain et par la grâce de Dieu, roi des Francs et des Lombards. » Portrait de Charlemagne « De larges et robustes épaules, Charles était d’une taille élevée, mais pas trop grande, car il mesurait sept pieds de haut. Il avait le sommet de la tête arrondi, de grands yeux vifs, le nez un peu plus long que la moyenne, de beaux cheveux blancs, le visage gai et heureux. On ne remarquait pas que son cou était gras et qu’il avait un gros ventre. » Portrait écrit vers l’an 800. In Istra, Multilivre CE2, 1994. Charlemagne vu par Eginhard « D’une large et robuste carrure, Charlemagne était d’une taille élevée, sans rien d’excessif (…). Eginhard, Vie de Charlemagne, IXè siècle. In Bordas, Terres d’Histoire. Charlemagne vu par Eginhard « D’une large et robuste carrure, il était d’une taille élevée […]. Eginhard, Vie de Charlemagne, vers 830. In Hachette, A monde ouvert. Le sacre de Charlemagne

Related: