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Body Hacking : “Je me modifie, donc je suis”

Body Hacking : “Je me modifie, donc je suis”
Cyril Fiévet (@cfievet) ne nous est pas inconnu. Ancien journaliste pour InternetActu de 2003 à 2006, il fut l’un des blogueurs français les plus prolixes du début des années 2000 avec son blog, Pointblog, son livre BlogStory et son magazine, Netizen, qui avaient tout trois l’ambition de montrer au grand public ce qu’était ce phénomène alors naissant. Cyril Fiévet s’intéresse depuis des années aux technologies. Editeur et traducteur pour Fyp éditions, il vient de signer Body Hacking, un livre très documenté sur la démarche volontaire de modifier son propre corps, “notamment en lui adjoignant des composants artificiels, dans le but de transformer son comportement naturel”. En nous amenant à la rencontre de ces premiers pirates d’eux-mêmes, Fiévet ouvre une boîte de pandore, esquissée philosophiquement par les transhumanistes, qui nous fait passer concrètement de la science-fiction à la plus concrète réalité. Qu’est-ce qui change quand les gens se mettent à s’opérer dans leur cuisine ? Related:  concept

Quelques conseils pour se lancer dans la biotechnologie de garage Par Rémi Sussan le 15/09/10 | 9 commentaires | 5,504 lectures | Impression Alors cette do it yourself biotechnology, c’est de la science-fiction ou pas ? En fait, c’est un peu entre les deux. Cathal Garvey, dans son blog Letters détaille toutes les difficultés de la constitution d’un laboratoire personnel. Comment équiper son garage ? L’outil utilisé dans les labos pour aseptiser le matériel se nomme un autoclave, qui opère une stérilisation par l’immersion dans un bain de vapeur. Ensuite, il faut garder l’endroit stérile. Garvey conseille aussi l’usage de lampes à ultraviolet, de filtres à air, et bien sûr de vêtements dédiés. Autre exemple de “bricolage” proposé par Garvey : en théorie, un bon labo devrait aussi disposer d’un “incubateur”, susceptible de maintenir les microorganismes à une température donnée, ce qui n’existe pas en matériel amateur. Vers un marché grand public ? Premier instrument fondamental, un “thermocycleur” pour effectuer la PCR (réaction en chaine par polymérase).

Personne ne sait que vous êtes un drone La lecture de la semaine, il s’agit d’un article paru dans The New Inquiry, sous la plume de Trevor Timm (@trevortimm, @drones) et Parker Higgins (@xor), activistes à l’Electronic Frontier Foundation, l’association américaine qui défend les droits des personnes dans un monde numérique. Il s’intitule “Nobody knows you’re a drone” (“Personne ne sait que vous êtes un drone”), en référence au célèbre dessin paru dans le New Yorker où un chien se tenait derrière un écran avec la légende suivante : “sur Internet, personne ne sait que vous êtes un chien”. Et de fait, c’est d’abord à l’internet que s’intéresse à l’article, cette technologie militaire que se sont appropriés les civils avec toutes les visées utopiques que nous connaissons, utopies bien souvent déçues. “Quarante ans après l’Internet, poursuivent les auteurs, nous avons vu apparaître une nouvelle vague de technologie militaire – les drones. Image : le projet Gorgon Stare de la Darpa expliqué par Wired. Xavier de la Porte

Sommes-nous encore autonomes A l’heure où l’électronique s’intègre dans presque n’importe quel objet (des voitures aux appareils électroménagers, aux vêtements que nous portons…) et se connectent sans fil sur le web, nous entrons dans l’ère de l’internet des objets, explique l’éditorialiste Christine Rosen pour The New Republic. Un monde où nos interactions quotidiennes avec les objets du quotidien laissent une trace de données, de la même manière que le font déjà nos activités en ligne. « Avec l’internet des objets, nous sommes toujours (et souvent sans le savoir) connectés à l’internet, ce qui apporte des avantages évidents en terme d’efficacité et de personnalisation. Mais cela accorde également aux technologies de nouveaux pouvoirs, pour nous persuader ou nous obliger à nous comporter de certaines façons. » A qui devons-nous attribuer la responsabilité de nos actions ? Les technologies peuvent ne pas avoir d’esprit ou de conscience, affirme Verbeek, mais elles sont loin d’être neutres. Hubert Guillaud

Chinese scientists uses 3D printer to print ear | 3D Printer news Jul.9, 2012 In Nanjing Baoyan Automation Co., Ltd. China, Dr. Jiquan Yang of School of Electrical and Automation Engineering at Nanjing Normal University showcased their newest 3D printer. This printer has been used for printing an artificial ear for a hospital in Shanghai. In order to make it look real, Dr. Dr Yang said the printer could one day print human body parts and bone substitutes if more materials could be developed. (Credit: Xu Jing) Home industry entrepreneurs are also interested in their 3D printing services. Source: news365

Mais puisqu'on vous dit que nous sommes en train de changer le monde ! Paradoxe (apparent) de notre temps : on vit en même temps la crise et une époque formidable ! Dans le monde logiciel, il y a la légende du petit étudiant finlandais qui a démarré l’un des plus grands programmes collaboratifs de notre temps. Dans le monde matériel, il y a désormais celle d’Arduino, le petit circuit imprimé qui a déjà essaimé un nombre incroyable de projets autour de lui. Et tout ça parce qu’ils ont fait le choix du Libre. C’est ce que nous raconte l’un de ses créateurs, Massimo Banzi, dans cette conférence TED que nous vous reproduisons ci-dessous en ayant ajouté un certains nombre de liens vers les nombreux et originaux projets évoqués. « Ce serait l’une des plus grandes opportunités manquées de notre époque si le logiciel libre ne libérait rien d’autre que du code… » Avec des projets comme Arduino, le slogan du Framablog passe de la crainte à l’espoir et s’approche chaque jour un peu plus de la réalité. Massimo Banzi : Comment Arduino libère l’imagination Loaded: 0% MB : No.

Flippant et fascinant : des portraits à partir d’ADN trouvé dans la rue Heather Dewey-Hagborg est artiste. Plus précisément, elle prépare un doctorat en arts électroniques à New York. Elle a aussi étudié la biologie moléculaire. Et en quelques années, elle a ramassé toutes sortes d’objets et de résidus humains trouvés dans la rue ou des lieux publics. Ensuite, elle a fait analyser ses trouvailles en laboratoire et à partir de l’ADN trouvé dessus, a pu en savoir plus sur leurs propriétaires : leur origine ; la couleur de leurs yeux ; leur sexe ; leur poids approximatif. On ne sait pas si les intéressés ont apprécié, mais elle a ensuite reconstitué leur portrait grâce à une imprimante 3D – une imprimante qui « lit » un fichier informatique et additionne le plastique couche par couche jusqu’à former un vrai objet. Enfin, pour finir son projet, elle a exposé ces visages en galerie, au-dessus de boîtes dans lesquelles le visiteur pouvait retrouver : Sur son site, elle explique (à propos d’un autre de ses projets) : Technique de « brouillage d’ADN »

L’avenir de la médecine en open source Les raisons économiques qui ont conduit les fabricants d'appareils médicaux à opter pour des logiciels propriétaires peuvent avoir des conséquences dramatiques, comme l'explique un article de The Economist traduit par Framasoft. Certains chercheurs prônent donc les techniques et modèles open source. Quitte à inquiéter quelques industriels. La technologie a fait faire à la santé d’extraordinaires progrès. Vulnérable Les pompes SMART délivrent des médicaments parfaitement dosés pour chaque patient. Alors que ces appareils sont devenus de plus en plus efficients, ils deviennent cependant de plus en plus complexes. Cette dépendance grandissante vis-à-vis du logiciel cause des problèmes bien connus de tous ceux qui ont déjà utilisé un ordinateur : bugs, plantages, et vulnérabilités face aux attaques. Or, le dysfonctionnement du logiciel d’un appareil médical a des conséquences beaucoup plus désastreuses que d’avoir seulement à faire redémarrer votre ordinateur. Plus stables et moins chères

Déconnexion : mode ou nécessité ? Il y un an, j’étais loin du Net pour écrire J’ai débranché. Où en suis-je ? On me pose souvent cette question alors même qu’une épidémie de déconnexion semble se propager. — Je survis sans lampe à pétrole depuis 49 ans, ce n’est pas une raison pour écrire un livre à ce sujet. — Il n’y a pas de bons ou de mauvais sujets pour un livre, il y a de bons et de mauvais livres. Comparer le Net à une lampe à pétrole, une voiture, une tondeuse… n’a aucun sens. On utilise un outil, on habite un territoire. Être habitant, c’est beaucoup plus exigeant qu’être utilisateur. Quand vous entrez dans un nouveau pays, vous en quittez un autre. Mais comme tout émigrant, on peut éprouver le besoin de revenir dans son pays natal. Avec ma déconnexion, j’ai effectué un retour aux sources tout en sachant que je reviendrais à ma nouvelle vie. — Dans le monde numérique, les structures évoluent plus vite que les hommes. — S’il y a un pays où on a été heureux, il ne faut pas oublier d’y retourner de temps en temps.

Themes The project «Cyborg Bodies» takes the fantasies, constellations, and representations of techno-organic, hybrid and synthetic bodies and their metaphorics in a broad sense as its starting point. It is clear, for example, that in the past few years the notion of the machine body has been supplanted by notions of networked, emergent, dynamic and biotic body identities and communicating information streams. This means that the cyborg is not only implicated in the interface between organism and machine but more generally in the fantasies of hybrid, monstrous, synthetic machine-like, cloned, digital, networked, and cellular bodies as well as the networked discursive meanings in Donna Haraway's sense. The project intends to take the artistic reflections and realizations of cyborgs as a starting point to study the specific contribution offered by art to these discourses on «future bodies» and subjects.

3D Printed Meat for Dinner: Peter Thiel Backs Bioprinting Startup Peter Thiel, the entrepreneur-investor turned billionaire who co-founded PayPal and was an early investor in Facebook, is investing in 3D printing again. Last time we covered Thiel, he was backing a 3D printing entrepreneur in his 20 under 20 Thiel Fellows program. This time, Thiel is looking to shake up the food industry through an investment in a startup called Modern Meadow. Modern Meadow is using a technique called bioprinting to produce meat that is more environmentally-friendly than traditional raised livestock. “If you look at the resource intensity of everything that goes into a hamburger, it is an environmental train wreck,” Modern Meadow co-founder Andras Forgacs told CNET. “Modern Meadow is combining regenerative medicine with 3D printing to imagine an economic and compassionate solution to a global problem,” said Lindy Fishburne, executive director of Breakout Labs, a project of the Thiel Foundation. Via CNET. Livestock photo by Mr.

Les salariés menacés d'extinction par les distractions quotidiennes ? Oui je sais, le titre est un peu racoleur, mais la situation est grave, bien plus que vous ne le pensez. La base de mon raisonnement m’a été apportée par le compte rendu d’une conférence : USI 2012, BlackBerry Hill et effet Domino. L’orateur, Yves Morieux, explique ainsi qu’après plusieurs décennies d’améliorations, la productivité est stagnante dans les entreprises (pas plus de 1% d’amélioration annuelle). Les dérives de notre quotidien professionnel (réunionite, infobésité…) sont d’autant plus graves qu’elles sont reconnues et tolérées. Outre ce problème culturel, force est de constater que nous avons petit à petit doté les collaborateurs d’outils (email, smartphones, accès internet…) et encouragé des pratiques (réunions…) qui génèrent de nombreuses distractions au quotidien : We’re creating a culture of distraction et Is Web Surfing Distracting Your Workers?. Ceci étant dit, faut-il interdire le web, les emails, les smartphones et les réunions pour retrouver de la productivité ?

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