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La croissance verte : oxymore ou voie royale vers l’avenir radieux de l’humanité

La croissance verte : oxymore ou voie royale vers l’avenir radieux de l’humanité
Voici le temps des anniversaires : 40 ans pour le rapport Meadows au club de Rome sur les limites à la croissance[1], 35 ans pour le rapport Bruntland (notre avenir à tous) qui lançait le concept de développement durable, 20 ans pour le sommet de Rio. C’est le moment de faire un point sur les avancées dans le domaine de l’économie verte. Au plan théorique, les débats entre experts, économistes, journalistes et blogueurs font rage. Certains, comme Dennis Meadows, affirment que développement durable ou croissance verte sont des oxymores. La croissance ne peut que buter sur les limites d’un monde fini. Elle ne peut être verte ni durable ; la décroissance nous sera imposée de gré ou de force. D’autres au contraire se disent que le « verdissement » des modèles économiques permettra de régler la question des raretés, en découplant croissance économique et consommation de ressources. S’il y a des débats au plan théorique, il n’y en a malheureusement guère au plan pratique. Related:  Business models

Pourquoi le changement climatique ne ruinera pas notre PIB L’économiste Stéphane Hallegatte a participé au chapitre « économie de l’adaptation » du deuxième volet du nouveau rapport du Giec (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) diffusé ce lundi. Terra eco : Selon votre texte, un réchauffement à 2,5°C n’entraînerait qu’une perte de 0,2% à 2% du PIB. C’est peu, non ? Stéphane Hallegatte : Ce sont des chiffres qui ont fait couler beaucoup d’encre pendant cette semaine au Japon. Ce sont effectivement des estimations très faibles. On est très loin des chiffres du rapport Stern, qui estimait que le changement climatique pourrait coûter jusqu’à 20 % du PIB ? Oui mais ce n’est pas comparable : le rapport Stern évaluait le coût du changement climatique si rien n’était mis en place du point de vue politique. Mais pourquoi avoir pris ce chiffre de 2,5°C, alors que les scénarios du Giec évoquent un réchauffement plus important ? Pourquoi les avoir conservés néanmoins ? Le rapport ne chiffre pas en revanche le coût de l’adaptation ?

«Le scénario de l’effondrement l’emporte» En 1972, quatre jeunes scientifiques du Massachusetts Institute of Technologie (MIT) rédigent à la demande du Club de Rome un rapport intitulé The Limits to Growth (les Limites à la croissance). Celui-ci va choquer le monde. Leur analyse établit clairement les conséquences dramatiques d’une croissance économique et démographique exponentielle dans un monde fini. Nous sommes avant la première crise pétrolière de 1973, et pour tout le monde, la croissance économique ne se discute pas. Le sommet de la Terre démarre mercredi à Rio. Comme environnementaliste, je trouve stupide l’idée même que des dizaines de milliers de personnes sautent dans un avion pour rejoindre la capitale brésilienne, histoire de discuter de soutenabilité. Regardez les grandes conférences onusiennes sur le climat, chaque délégation s’évertue à éviter un accord qui leur poserait plus de problèmes que rien du tout. Vous n’y croyez plus ? L’un des thèmes centraux de la conférence concerne l’économie verte. Pourquoi ?

Le réseau BALLE BALLE : 30 000 entrepreneurs indépendants lancent la révolution tranquille des économies locales durables Depuis des années, la société et l’économie nord-américaines sont malmenées. Cette crise n’est pas seulement économique, c’est aussi une crise du fonctionnement démocratique et, plus profondément, une crise des valeurs partagées : le « rêve américain » bat de l’aile. Dans ce contexte, de multiples initiatives voient le jour pour changer la donne. Le réseau BALLE en est une, particulièrement dynamique et novatrice. « L’Alliance d’entreprises pour des économies locales vivantes » (Business Alliance for Living Local Economies, ou BALLE) a été montée il y a 10 ans par Judy Wicks, fondatrice du White Dog Café, un restaurant bio et locavore de Philadelphie, et Laury Hammel, créateur à Boston des clubs de sport Longfellow et pionnier de la Responsabilité Sociale des Entreprises. Acquérir le réflexe local Dès ses débuts, BALLE a mis en valeur les idées de réciprocité et de solidarité locale.

UE : consultation sur l'harmonisation du calcul de l'empreinte carbone La Commission européenne a lancé une consultation relative à l'élaboration de mesures harmonisées de calcul de l'empreinte carbonique pour les services de transport de marchandises et de passagers en Europe. Les parties intéressées peuvent émettre leurs contributions du 21 mars au 13 juin 2014. L'empreinte carbone constitue un indicateur permettant d'évaluer les émissions de GES induites par les opérations de transport. Bien que cette notion soit déjà utilisée à différents niveaux (européen et international), il n'existe pas encore de définition universellement admise de l'empreinte carbonique. Cette absence de définition universelle rejaillit sur les méthodes de calcul de l'empreinte carbonique. Pour la Commission européenne, la possibilité de disposer d'empreintes carbones réalisées selon la même méthodologie ainsi que l'usage accru de cet indicateur, devraient améliorer les performances environnementale des secteurs du fret et du transport de personnes.

Le mot « décroissance », un « suicide politique » pour Dennis Meadows | Rue89 Planète A l’heure où la planète a rendez-vous à Rio pour parler d’« économie verte », la voix de Dennis Meadows mérite d’être écoutée. Environnementaliste américain, il était chercheur au MIT (Massachusetts Institute of Technology) et âgé de seulement 30 ans lorsqu’il a publié, avec ses collègues, en 1972, le rapport sur « Les Limites de la croissance », à la demande du Club de Rome. Modèle complexe L’équipe du MIT a modélisé un système très complexe, à savoir l’humanité. Ils définissent ainsi l’empreinte écologique de l’humanité par rapport à la capacité de charge de la Terre. Au beau milieu des Trente Glorieuses, ce texte devenu un best-seller créa un choc dans le monde développé. Sa réédition augmentée en français, quarante ans après (éditions Rue de l’Echiquier), est saisissante car on s’aperçoit de la capacité de prédiction de ces modèles. Une croissance soutenue ne peut être l’horizon de l’humanité, affirme-t-il encore aujourd’hui. Vous conseillez aux gens de ne pas aller à Rio ?

Comment l'impression 3D va révolutionner les marchés industriels Alors qu'il existe déjà des modèles d'imprimante 3D accessibles à moins de 1.000 euros, il n'est pas difficile d'anticiper l'explosion, à moyen terme, des modèles et la disponibilité de gammes de plus en plus larges, pour des usages des plus basiques jusqu'aux plus complexes. Sans volonté d'exhaustivité, que peut-on entrevoir comme usages nouveaux et, surtout, comme conséquences sur le monde industriel ? De la transformation plus ou moins profonde de certains secteurs d'activité à la naissance de nouveaux marchés à part entière, l'impression 3D va créer des opportunités immenses. Mais également de nouveaux risques et enjeux à gérer. Vers le consommateur assembleur Si l'on tente de porter notre regard à moyen terme, deux temps peuvent se dessiner. Dans un second temps, l'impression 3D sera adaptée à la production de grandes séries, qu'il s'agisse de produits simples ou complexes, exigeant des procédés de fabrication avancés et/ou l'emploi de matières et composants complexes.

Resource efficiency work must start now, not in 10 years This spring the European Commission will publish a package on resource efficiency and the circular economy. This must include strong indicators on the EU’s use of resources and set a clear path to reduce the overconsumption of water, land, raw materials and carbon, writes Magda Stoczkiewicz. Magda Stoczkiewicz is director of Friends of the Earth Europe, an environmental pressure group. Europe’s current modus operandi is not sustainable and this is creating environmental, economic and social problems. As explained during a conference we hosted in Brussels this week, we believe that the best way to achieve this would be to include “four footprints” in the package to enable the resource use of the 28 EU member states to be measured. Using these footprints together is clearly the best way we currently have of measuring resource use. And leading EU companies are just as supportive. Without clear targets these results would never have been achieved.

1972-2012 : le Club de Rome confirme la date de la catastrophe Il y a quelques semaines, le Club de Rome célébrait le quarantième anniversaire de son célèbre rapport (surnommé «Halte à la croissance?»), dit aussi Rapport Meadows, du nom de son principal rédacteur. Ce rapport avait été présenté au public le 1er mars 1972, à partir d’une commande faite par le même Club de Rome (créé en 1968) au Massachusetts Institute of Technology (MIT) en 1970. Cette célébration a donné lieu à un symposium le 1er mars 2012, dont les conclusions sont présentées sur le site du Club de Rome. Le point essentiel, que tous les gouvernements, que toutes les entreprises, tout les média auraient du noter, est que le rapport de 2012 confirme celui de 1972. Le désastre n'est donc plus loin de nous, mais tout proche. 2020 est d'ailleurs considéré par certains experts comme une date plus probable. Rien ne sera fait Vains espoirs. 1) Sauf, marginalement, par le Front de Gauche. Sources Nouveau rapport du Club de Rome Rapport du Club de Rome 1972.

Au-delà de l’optimisation, les Big Data créatrices de nouveaux business models Vues au départ comme un moyen de booster les stratégies analytiques des entreprises, les Big Data se transforment peu à peu en moyen de faire évoluer – plus ou moins radicalement – leur business model. Depuis leur apparition fracassante sur la scène publique, les Big Data laissent entrevoir progressivement les bénéfices qu'elles peuvent apporter aux entreprises. Au départ, cantonnées à des problématiques de stockage et d'accès rapide à des volumes massifs de données, les Big Data étaient le Graal des spécialistes du marketing. Au-delà du marketing, les professionnels de la donnée se sont vite rendus compte que les Big Data pouvaient profiter à l'ensemble des secteurs : santé, banque, finances, télécoms, etc. Les big data alimentent désormais l'opérationnel... Cette opérationnalisation des données a ouvert la voie à des stratégies innovantes, visant à la création de nouvelles sources de valeur. ...et contribuent à l'évolution, parfois radicale, des business models

Avis d'Expert - ROI et durée de vie du produit : et si les indicateurs économiques n'étaient pas utilisés à bon escient ? Eric Fromant, fondateur de SEFIOR (Stratégie d'Economie de Fonctionnalité Intégrée aux Organisations) revient sur le rapport « durée de vie/retour sur investissement » qui constitue la véritable clé de la rentabilité. Un ratio, qui plus est, favorable à l'environnement. Eric Fromantfondateur de SEFIOR.Eric Fromant a travaillé 10 ans au Comité européen de normalisation (CEN) et a dirigé durant 20 ans des entreprises de la biologie et de la chimie. Il a crée en 2006, la société Periculum Minimum spécialisée en gestion des risques industriels et monté le département SEFIOR pour intégrer l'économie de fonctionnalité dans la stratégie des entreprises. Des indicateurs ont été créés pour que les dirigeants d'entreprise disposent d'un tableau de bord. Il en est ainsi du retour sur investissement (return on investment, RoI) que l'on considère souvent pour lui-même, sachant qu'il est déjà la conséquence du profit réalisé et des capitaux investis. Les tableaux ci-dessous résument les faits.

La Dotation Inconditionnelle d’Autonomie (DIA), un outil pour l’égalité et la dignité » Parti Pour La Décroissance La Dotation Inconditionnelle d’Autonomie (DIA), un outil pour l’égalité et la dignité. Promouvoir une transition démocratique et sereine vers des sociétés soutenables et surtout souhaitables de Décroissance. « L’homme ne désire pas par nature gagner de plus en plus d’argent, mais il désire tout simplement vivre selon son habitude et gagner autant d’argent qu’il lui en faut pour cela ». Max Weber Version de mars 2012 à télécharger en pdf La première des Décroissances[1] doit être la décroissance des inégalités. Sans être une fin en soi, la DIA pourrait être un outil économique et social formidable pour initier une transition démocratique[3] et sereine vers une sortie de l’asservissement au travail, une sortie du capitalisme, une relocalisation de l’économie, une repolitisation de la société grâce à la réappropriation de nos choix de vie et permettre ainsi à toutes et tous de participer à la construction de sociétés de Décroissance soutenables, souhaitables et conviviales. Santé Education

Toyota remplace les robots par... des hommes Voilà de quoi faire sourire Charlie Chaplin, le célèbre auteur et acteur du film Les Temps Modernes. Le numéro un mondial de l'automobile, Toyota, a décidé d'inverser le sens du progrès en se passant en partie des machines pour les remplacer par... des hommes. C'est ce que raconte l'agence Bloomberg sous un titre évocateur : "Les Dieux sont de retour chez Toyota, des Humains volent leurs emplois à des robots". "On ne peut simplement dépendre des machines" La méthode peut surprendre. "On ne peut pas simplement dépendre des machines qui répètent inlassablement les mêmes gestes, encore et encore", justifiait l'homme à Bloomberg. Toyotisme revisité Derrière cette explication philosophique, s'en cache en réalité une autre. Aujourd'hui, l'idée des dirigeants de la firme japonaise est double. Expérience concluante En fait, plutôt que d'avoir une horde de travailleurs moyens, les robots, Toyota veut voir émerger des talents parmi les hommes.

UP Magazine La troisième édition du LHFORUM – Positive Economy Forum au Havre a proposé du 24 au 26 septembre 2014 trois jours de conférences, de débats, d’ateliers professionnels et d’événements d’exception avec près de 450 dirigeants d’entreprise et d’ONG, responsables politiques, universitaires, entrepreneurs sociaux, citoyens engagés venus présenter leurs idées et projets innovants autour de 22 thématiques centrales de l’économie positive (Economie circulaire, Gouvernance mondiale, Economie circulaire, Transformer les modèles, Les villes de demain…). Objectif : débattre de nouvelles formes d'économies prenant en compte le développement à long terme, en respectant l'environnement et les relations humaines. Selon Jacques Attali, l'initiateur de ce LH Forum, il s'agit de favoriser "l’émulation entre experts lors de sessions de réflexion sur des enjeux mondiaux" à partir d'une conviction : "la nécessité de restaurer la priorité du long-terme dans nos décisions et actions. Pourquoi ?

Patrick Viveret « Inventer la frugalité » » Source : Le Monde du 30.05.2013 Sobriété, frugalité, bien-vivre : ces mots sont au cœur de la critique des sociétés industrielles. Pour lutter contre un modèle jugé aliénant, de plus en plus de citoyens inventent de nouvelles manières de vivre ensemble – transports alternatifs, énergies douces, partage de savoirs. Philosophe et écrivain, créateur d’un cabinet de « conseil en imaginaire », Patrick Viveret a rédigé des rapports sur les politiques publiques et les indicateurs de richesse. « Décroissance », « simplicité volontaire », « sobriété heureuse »… Ces notions évoquent-elles la même posture ? Leur point commun est la critique du modèle dominant, c’est-à-dire d’une forme de croissance insoutenable sur les plans écologique, social et, ce qui est nouveau, financier, puisque le terrain même où le système se prétendait le plus fort – le capitalisme financier – est devenu son terrain de fragilité par excellence. Quels sont l’origine et les fondements théoriques de ce mouvement ? Pas du tout.

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