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"Le consumérisme a atteint ses limites"

"Le consumérisme a atteint ses limites"
Comment percevez-vous la crise actuelle ? La crise que nous connaissons aujourd'hui est beaucoup plus grave qu'une crise économique: c'est la crise d'un modèle, celui du consumérisme, qui atteint aujourd'hui ses limites. Il y a donc rupture. Mais c'est une rupture lente dont les premiers signes remontent à 1968 avec le malaise de la première génération de consommateurs. Quels sont les ressorts de notre modèle qui ont été distendus, voire brisés ? Le consumérisme est une forme de capitalisme née de la rencontre du fordisme avec le keynésianisme de Roosevelt, et qui a donné naissance à l'"american way of life". D'autres facteurs peuvent-ils expliquer cette défiance ? Il s'est effectivement passé beaucoup de choses depuis les années 1970. Un nouveau capitalisme peut-il émerger de cette crise ? Selon moi, ce qui est en train de disparaître, c'est un monde où il existe d'un côté des producteurs et de l'autre, des consommateurs. Ce discours exprime une pensée au service d'un combat.

Ah les petites françaises... Le taux de fécondité a passé le seuil de deux enfants par femme en 2008, selon le dernier recensement de l'Insee publié mardi. Un record en Europe. En 2008, 834.000 enfants sont nés en France, un record depuis 1981: c'est l'enseignement le plus marquant du dernier recensement de l'Insee publié mardi. Avec une fécondité de plus de deux enfants par femme, les Françaises sont les championnes d'Europe des naissances. Entre 2004 et 2008, l'Insee a effectué cinq enquêtes annuelles de recensement. • Un nombre de naissances record : En 2008, 801.000 enfants sont nés en France métropolitaine, un chiffre jamais atteint depuis près de trente ans. 33.000 naissances ont également eu lieu dans les DOM. • Le plus fort taux de fécondité d'Europe : Alors que le nombre de femmes en âge de procréer diminue depuis 25 ans, le nombre de naissances progresse grâce à l'augmentation du taux de fécondité , qui s'est élevé à 2,02 enfants par femme en France en 2008 contre 1,98 en 2007 et 2 en 2006.

La jetabilité au sein de la société, Bernard Stiegler Le 25 octobre, dans l’émission Le Temps de le dire sur Europe 1, le journaliste Pierre Louis-Basse a dialogué avec « Un philosophe, un homme rare et précieux, Bernard Stiegler qui donne les clés du passage à la philosophie. Il nous donne le désir d'aimer ce monde pourtant si violent, de le comprendre aussi, de l'affronter et c’est passionnant. » Voici un large extrait de ce mini-entretien : Pierre-Louis Basse : Le métier de philosophe, c'est vivre avec les idées, la pensée et la société. C'est un acte compliqué de contraintes, un grand effort, le fait d'aller vers la philosophie ? Bernard Stiegler : Il y a deux façons d'aller vers la philosophie. La philosophie telle que la connaissent la plupart des gens, c'est un cours qui se passe en dernière année du lycée, ce qu’on appelle la terminale et c'est une activité scolaire. Bernard Stiegler : Surtout en ce moment. Ceci est une situation dont maintenant nous sentons qu'elle ne peut pas durer.

la révolution éducative des charter schools VOYAGE DANS L'AMERIQUE D'OBAMA (10) - À Washington, prenons le temps de visiter les écoles. Savoir comment sont formés les petits Américains est le meilleur moyen de comprendre les États-Unis. Au moment où Barack Obama fait du redressement de l'enseignement public une priorité de son mandat, une révolution pédagogique se prépare dans certains établissements. » Retrouvez toutes les articles de François Hauter sur l'Amérique d'Obama » Précédent article : «Dans les arcanes secrètes de Washington» Je me suis souvent demandé, au cours de ce voyage, ce qui rendait les Américains aussi optimistes, polis, et respectueux les uns envers les autres, même en période de récession économique. J'ai visité de nombreux établissements scolaires aux États-Unis. Au Pakistan et au Bangladesh, j'ai passé un mois dans les madrasas où l'enseignement n'a pas évolué depuis trois siècles. Marginaliser les enseignants démotivés Le mouvement n'a ni leader charismatique ni réelle structure. Un enthousiasme communicatif

Michael Jackson, une vie à se débarrasser de son corps Marc Dugain, auteur de La Malédiction d'Edgar, voit dans la fin de la star l'aboutissement d'une forme d'autodestruction entreprise de longue date. Voilà plus de vingt-cinq ans que Michael Jackson avait entrepris de se débarrasser de son corps. Il y est enfin parvenu, volontairement ou non, ces jours-ci. Il est mort aussi inexorablement que deux droites non parallèles finissent par se couper sur un plan. Sa disparition semblait planifiée, longue dégénérescence d'un être meurtri définitivement de ne pas avoir été aimé par son père. Pourtant celui-ci l'avait construit par la force et la violence pour devenir une star comme seule l'Amérique sait en produire, étouffée sous les dollars, malheureuse, destructrice mais incapable de se passer de la plus dure des drogues, la célébrité. Marc Dugain.Crédits photo : Le Figaro Les neuroleptiques ont sans doute achevé ce physique frêle et gracile qui s'était imposé comme l'unique successeur de Fred Astaire. » DOSSIER SPECIAL - Le roi de la pop est mort

LES RENCONTRES DU CIEM INTERVENTION : Bernard STIEGLER (14 MAI 2008) - CIEM - Collectif Interassociatif Enfance et Média Bernard STIEGLER Merci de l’invitation qui m’honore et me fait très plaisir. Je suis à l’origine de la création d’une association qui s’appelle Ars Industrialis, elle existe depuis maintenant 3 ans. Nous développons l’idée que les technologies peuvent produire parfois ce qu’on pourrait appeler du populisme industriel, c’est-à-dire une évolution des médias qui s’est mise en place au XXe s. et qui a complètement dérapé vers l’exploitation des pulsions des individus. On fonctionne de manière pulsionnelle, partout, dans le monde entier et pratiquement dans tous les médias (audiovisuel, presse, etc..) Avec Ars Industrialis, nous pensons que cela est un état de fait évident et malheureusement massif mais que c’est avec les technologies qui existent et qui produisent cela que l’on peut renverser la situation, et non pas du tout en s’opposant aux nouvelles technologies, parce que de toute façon les nouvelles technologies vont se développer, massivement, encore plus vite. Qu’est-ce que la libido ?

"Le modèle néolibéral a tourné court" La crise va-t-elle déboucher sur un monde différent du précédent ? Quelles pourraient en être les nouvelles caractéristiques ? Nous sommes à la croisée des chemins. Soit nous n'aurons qu'un rebond, comme cela avait été le cas lors de la relance Bush du printemps 2008, soit l'économie privée embrayera sur la relance publique. Dans ce dernier cas, à mon avis, le modèle de la mondialisation libérale sera tout simplement reconduit. Et si c'est l'autre cas de figure ? Si c'est l'autre cas de figure et que les plans de relance publics s'épuisent sans qu'il y ait relève de la part du privé, le tableau change complètement: c'est d'une profonde dépression qu'il s'agit. Que donnerait alors selon vous une véritable remise à plat du système ? Nous allons de toute façon vers un monde aux marges de man? Quelles sont les leçons qui n'ont pas été tirées ? De façon assez incroyable, malgré l'ampleur de la crise, la pensée unique occupe toujours l'espace.

Ni brute ni soumis Lutter contre le tabassage des femmes par leurs maris (ou vice versa), c’est bien mais c’est classique. Le secrétariat d’Etat à la Solidarité a dans sa ligne de mire un ennemi autrement plus perfide : la violence invisible. Vous serez donc bientôt soumis à une rafale de spots télé dénonçant la violence psychologique dans le couple. A priori, il est difficile d’être contre cette belle cause – personne ne soutient la violence conjugale ni même le harcèlement psychologique. Le message, c’est le casting : la femme est la victime et l’homme le bourreau. Autant dire que cette campagne et la logique qui la guide desservent complètement la cause qu’elles prétendent défendre. Article en accès libre. envoyer More Sharing Services

Une rétention tertiaire… « Abracadabibliothesque 3 décembre 2009 at 1 h 33 mi Compte-rendu annoté de la conférence de Bernard Stiegler sur les grammatisations du lecteur à la Cité du livre d’Aix-en-Provence lors du colloque Les métamorphoses du livre numérique les 30 novembre et 1er décembre 2009. L"intervention de Bernard Stiegler a lieu en clôture du colloque pour amener une perspective philosophique aux débats entre économistes, chercheurs et professionnels du livre qui ont eu lieu depuis la veille dans une verrière bouillonnante d’idées, de sueur, d’hormones et de débats. 14h 24, Bernard Stiegler Commence sa conférence devant environ cent-cinquante personnes. Les banquettes sont légèrement (certains diraient un poil) clairsemées. Il met tout de suite en avant l’intérêt très ancien qu’il porte pour la lecture et notamment pour la lecture numérique. A quoi servent les métiers du livre à l’heure d’internet et de Google ? Il s’agit de définir quelles réflexions préalables on doit tenir avant de discuter avec Google. Quelques liens :

Mr Begich va à Washington VOYAGE DANS L'AMÉRIQUE D'OBAMA (9) - Après Chicago, la ville de Barack Obama, nous voici au cœur du pouvoir. La capitale fédérale apprend à vivre au rythme du premier président noir des États-Unis. À moins que ce ne soit Obama qui doive se plier aux règles du kabuki washingtonien… » Article précédent : Richard Daley, le faiseur de roi de Chicago «C'est étonnant d'être ici en ce moment», dit-il avec un ­sourire désarmant. Dans les couloirs, des meutes de caméramans passent devant nous, ils nous piétinent presque, ils suivent la nouvelle juge de la Cour suprême, Sonia Sotomayor, qui fait ses visites de courtoisie aux sénateurs influents, avant de passer un «grand oral» formel devant eux. Après vingt ans d'absence, je retrouve Washington DC comme je l'avais laissée. Si vous souhaitez suivre cette visite guidée de la capitale fédérale, mieux vaut changer de lunettes. Ne croyez pas que j'exagère. Mark Begich, devant le Capitole à Washington.Crédits photo : Stephen Voss

Neuf mois et cinq jours (Causeur) D’abord, j’ai été outrée. Comme tout le monde. Indignée par l’affront fait aux femmes qui bossent, elles, bordel. Parce que quand tu pointes à Carrefour ou à l’usine, t’y retournes pas, pimpante et perchée sur tes talons de douze cinq jours après ton accouchement. Plutôt branchée sur Gaza, j’ai prêté une oreille distraite aux premiers éditos furibards et clameurs. Et puis, la vie de Rachida est devenue une affaire d’Etat. Enfin, j’ai entendu au vol l’irracontable Bernadette Chirac affirmant que l’essentiel était sauf, parce que, a-t-elle déclaré sans la moindre ironie, Rachida Dati allaite sa petite fille. Tout cela finit par sentir un peu trop l’odeur de la mère. Ras-le-bol de cette maternitude dégoulinante, triomphante et terrifiante ! Dans le fond, que reproche-t-on à Dati ? Bon, d’accord, Rachida est un peu trop nana et pas assez maman. Vous, je ne sais pas, mais moi, j’ai choisi mon camp. Article en accès libre. envoyer More Sharing Services

Bernard Stiegler - lecture de "Prendre soin" | skhole.fr Prendre soin, de la jeunesse et des générations, de Bernard Stiegler, Flammarion (2008). L’un des derniers livres publiés par Bernard Stiegler, et qui s’intitule Prendre soin, de la jeunesse et des générations, a pour thème central la question de l’éducation et plus particulièrement l’école. Je voudrais tenter d’en présenter ici quelques idées directrices, car il me semble qu’il y a là de quoi mieux comprendre ce que l’on pourrait appeler le « malaise » voire la « dépression » scolaire. Depuis déjà plusieurs années et parutions, ainsi qu’à travers l’Association Ars Industrialis, Bernard Stiegler théorise, œuvre et plaide en faveur de ce qu’il appelle lui-même une « écologie de l’esprit » : de même qu’il faut se soucier de la qualité des milieux naturels, afin d’assurer leur fécondité future, de même il faut se soucier de la nature des milieux « psychiques » dans lesquels naissent et se développent de futurs « esprits ». Mais tout ceci n’est vrai qu’en termes de tendances. Et plus loin :

Rachat de Merrill Lynch par BoA : Paulson avoue des pressions L'ancien secrétaire américain a dû justifier jeudi sa gestion de la crise devant un Congrès peu convaincu par ses propos. Paulson estime pourtant avoir «sauvé la nation d'un grand péril». Un interrogatoire en bonne et due forme. C'est ce qu'a dû subir jeudi l'ancien Secrétaire américain au Trésor Henry Paulson devant le Comité de supervision et investigations de la Chambre des Représentants, qui ne l'a pas ménagé. Face à des législateurs pas vraiment acquis à sa cause, Paulson a défendu l'intervention du gouvernement de George W. Bush visant à «pousser» Bank of America à racheter la banque d'affaires fragilisée Merrill Lynch. Visiblement nerveux devant le micro et ayant du mal à présenter ses propos, Paulson a cependant fortement démenti avoir demandé à Lewis de cacher aux actionnaires (avant le vote de la transaction) les pertes colossales affichées par la banque d'affaires Merrill au 4ème trimestre 2008. Voir une partie du témoignage de Paulson devant les législateurs :

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