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La fausse solution des eurobonds

La fausse solution des eurobonds
Au point où le destin de la zone euro, et en fait de l’Union tout entière, se trouve rendu à l’alternative radicale de l’explosion ou du fédéralisme complet, il semble bien que vae victis soit la réponse, malheur aux vaincus, aux demi-habiles et aux faux visionnaires, architectes prétendus d’une grandiose construction politique mais sans la moindre culture politique, ou du moins persuadés que l’ingénierie des pactes fiscaux pouvait leur en tenir lieu. Il est à craindre en effet que les ouvriers paniqués de la onzième heure ne puissent accomplir ce qui aurait dû être entrepris depuis très longtemps, mais à quoi en fait ils se sont toujours refusés, et que le temps compté d’une crise aigüe ne leur laissera pas accomplir : la construction d’une souveraineté démocratique européenne. Les eurobonds (façon Capitaine Haddock) Mais cette solution en est-elle vraiment une ? Les marchés, le tout et les parties Ne pas perdre la normalisation des « partenaires » par les marchés…

Euro, terminus ? La science économique n’existe pas. Il n’y a que de l’économie politique. Il faut pourtant toujours des événements extrêmes pour dessiller ceux qui feignent de croire, ou pire, croient de bonne foi, que l’administration des choses pourrait remplacer la délibération des hommes. Mais politiques plus encore les mouvements réactionnels des corps sociaux qui finissent toujours par passer le point où l’étranglement de l’austérité combiné à la dépossession de souveraineté deviennent intolérables et, très légitimement, cherchent à toute force une voie de sortie, pour le meilleur — Syriza qui pourrait être le germe d’une réaffirmation des peuples contre les orthodoxies financières (celles des marchés et des gouvernements mêlées) — ou pour le pire — cette sinistre Aube Dorée, reproche vivant fait à l’Europe libérale, supposément justifiée pour que « plus jamais ça » et dont tous les actes concourent inexorablement à faire revenir « ça ». Némésis politique Sortie, mode d’emploi — Dévaluation.

Un mouvement des indignés prend forme au Maroc: Grande mobilisation syndicale contre le gouvernement La Confédération démocratique du travail (CDT), renoue des liens étroits avec la Fédération démocratique du Travail, (FDT), les deux centrales syndicales appelant de concert, à une marche pour la dignité, le 27 mai prochain à Casablanca. Selon les organisateurs, le Maroc fait face à des insuffisances structurelles multiples, qui touchent tous les secteurs, et en particulier les secteurs sociaux. Le pays a besoin de décisions nationales importantes courageuses, loin des petites mesures superficielles, ont-ils expliqué. Ces centrales syndicales constatent une détérioration des équilibres sociaux, du coût de la vie, de l’emploi et de l’incapacité du gouvernement de gérer les services de l’enseignement, de la santé et de l’habitat et de la sécurité. Revendications principales de ce grand rassemblement Une grande majorité des mouvements et partis politiques de l’opposition soutiennent cette marche de protestation.

Frederic Lordon à 75 % les riches partiront ? J’ai déjà indiqué que j’aimais beaucoup Frédéric Lordon. Cet économiste talentueux à une analyse acérée et souvent très juste, enrobée d’un don oratoire exceptionnel. J’ai fait miennes plusieurs de ses propositions, comme le SLAM.Parfois, je ne suis pas tout à fait en phase avec certaines tonalités un peu agressives ou outrancières de la forme du discours, comme ici – même si je partage assez le fond. Mais diable, que cela fait du bien à entendre, pour mettre à l’épreuve son esprit critique… Vendredi 16 mars 2012, par Frédéric Lordon. Mais qu’ils partent donc, ils ne nous manqueront pas. Les faux-semblants de la gauche serpillière Précisément, on reconnaît la gauche serpillière, la gauche pleurnicheuse, la gauche qui ne veut pas être de gauche, aux chaudes larmes qu’elle verse sur la souffrance sociale sans jamais vouloir interroger, et encore moins modifier, les structures qui ne cessent de la recréer. Les « impossibilités » du mauvais vouloir À négligeable, négligeable et demi…

Québec : le "printemps érable" souffle sur Paris Alors que le “Printemps érable” dure depuis cent jours, les Parisiens se sont rassemblés dans le centre de la capitale, mardi soir, pour exprimer leur soutien aux étudiants québécois. L’Humanité.fr donne la parole à ces Canadiens qui suivent les évènements depuis la France. Vendredi dernier, le gouvernement du Québec de Jean Charest faisait voter par le Parlement une loi d’exception pour casser le droit de manifester et repousser les jeunes dans leurs derniers retranchements. Depuis le début, ils luttent contre la mise en place d’une hausse de 82 % des frais d’inscription à l’université. Face au mépris du pouvoir en place, le mouvement ne cesse de croître et finit par mobiliser tout un pan de la société québécoise. Une politique indigne d’un pays démocratique Claude Nadeau, animatrice à Radio France.

A 75 % les riches partiront ? Mais qu’ils partent donc, ils ne nous manqueront pas. Ils sont très remplaçables, leur fortune est inutile à l’économie, et elle est un trouble à l’ordre public. Ah oui : en partant, qu’ils n’oublient pas de déposer leur passeport à la porte. Avant de la prendre. Les faux-semblants de la gauche serpillière Il y a suffisamment de raisons d’être affligé de la campagne du candidat « socialiste » — qui ne trouve mot à redire au traité MES [1] institutionnalisant les principes de l’« ajustement structurel », promet de renégocier le TSCG [2] avec la franchise d’un trafiquant de voitures d’occasion, fait des moulinets contre la finance avant de se rendre à Londres jurer l’innocuité de ses intentions réelles — il y a, donc, suffisamment de raisons d’affliction pour ne pas noter le moindre tressaillement du gauchomètre, dont tous les tracés étaient restés jusqu’ici absolument plats. Les « impossibilités » du mauvais vouloir À négligeable, négligeable et demi...

Empreintes » Saviez-vous que ? » Chavez, un bilan méconnu 12 ans après le début de la Révolution Bolivarienne, donnons quelques chiffres qui nous renseignent sur l’angoissante orientation que celle-ci a prise. Précision importante : les données qui suivent ne sont pas révélations de Wikileaks. Économie et finances publiques 1. Le pays a rompu avec le Fonds Monétaire International. 2. Pétrole 6. Agriculture et production 9. Santé. 11. Femmes 18. Éducation 22. Pauvreté, travail et habitat 33. Services 39. Communication 42. Environnement 45. Sécurité 47. Forces armées 51. Intégration 53. Politique 55. José Steinsleger est écrivain et journaliste. Source : Notes : Ø PETROSUR : Petrosur es un organisme politique et commercial promu par la République Bolivarienne du Venezuela pour établir des mécanismes de coopération et d’intégration sur la base de la complémentarité et en faisant un usage juste et démocratique des ressources énergétiques pour le développement socio-économique de ses peuples.

Conspirationnisme : la paille et la poutre Le peuple est bête et méchant, le peuple est obtus. Au mieux il pense mal, le plus souvent il délire. Son délire le plus caractéristique a un nom : conspirationnisme. Le conspirationnisme est une malédiction. Pour une pensée non complotiste des complots (quand ils existent) Il faudrait sans doute commencer par dire des complots eux-mêmes qu’ils requièrent d’éviter deux écueils symétriques, aussi faux l’un que l’autre : 1) en voir partout ; 2) n’en voir nulle part. Sans doute ne livre-t-il pas à lui seul l’intégralité de l’analyse qu’appelle la crise financière, et c’est peut-être là l’une des faiblesses notoires du conspirationnisme, même quand il pointe des faits avérés : son monoïdéisme, la chose unique qui va tout expliquer, l’idée exclusive qui rend compte intégralement, la réunion cachée qui a décidé de tout. Le conspirationnisme comme symptôme politique de la dépossession L’apprentissage de la majorité (à propos de la « loi de 1973 ») À conspirationniste, conspirationniste et demi !

L’acte fondateur de l’âge barbare Je publie cette lettre ouverte de deux enseignants québécois révoltés par la "loi 78", une loi d'exception visant à bloquer le mouvement étudiant et, au-delà, permettant de criminaliser les démonstrations de protestation et les actions revendicatives. Un témoignage particulièrement éloquent sur l'a-démocratie néolibérale. L’acte fondateur de l’âge barbare Par Gordon Lefebvre, enseignant à la retraite et Eric Martin, Professeur de philosophie, Collège Édouard-Montpetit Pour une première fois, nous prenons la plume au Québec en craignant que cela ne puisse entraîner des représailles à notre endroit. En effet, dans son discours de présentation de la loi d’exception, Jean Charest a qualifié la réforme du financement universitaire « d’acte fondateur » : « le gouvernement a posé un acte fondateur, il s’agit de l’avenir de nos universités et de nos collèges, il s’agit donc de l’avenir de nos enfants, du financement d’institutions qui sont névralgiques pour l’avenir de notre peuple ».

Frédéric Lordon : leur dette, notre démocratie - transcription : J'ai dû louper un épisode... Vous vous souvenez peut-être de l'intervention très forte de Frédéric Lordon lors du colloque co-organisé par Attac et Médiapart... Eh bien Saadia m'en a envoyé la transcription ( merci à elle !) et elle est en-dessous ( et là en PDF) "Leur dette, notre démocratie" : Frédéric Lordon Frédéric LORDON Leur dette, notre démocratie Conférence du 15 Janvier 2012 organisée par ATTAC et Médiapart Puisque les questions de cette table ronde sont posées carrément, j'ai pris le parti d'y répondre de même, c'est-à-dire sans circonlocutions inutiles. La démocratie représentative est morte...vive l'oligarchie autistique ? Ce sera l'un des deux en tout cas ; car la chose que par charité, nous persistons à appeler « démocratie représentative » est morte et bien morte, et ça fait un moment déjà : souvenez-vous de l’époque gratinée du Traite Constitutionnel Européen... Le tiers intrus au contrat social Le problème donc n’est pas dans ces points focaux. La question de la souveraineté

Grève étudiante québécoise de 2012 Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Grève étudiante québécoise de 2012 Manifestation nationale du 22 juillet 2012 (à gauche), du 22 mai 2012 (haut), du 14 avril 2012 (centre) et émeute de Victoriaville du 4 mai 2012 (bas). La grève étudiante québécoise de 2012 désigne l'ensemble des événements, mouvement sociaux et perturbations induits par une grève étudiante générale et illimitée dans certains établissements d'enseignement supérieur québécois du 13 février au . Dénomination[modifier | modifier le code] Plusieurs expressions furent utilisées pour nommer ce mouvement social québécois de contestation en 2012, dont surtout, dans les journaux québécois et internationaux : « grève étudiante », « conflit étudiant », « crise étudiante », « printemps 2012 », « printemps étudiant » et, de façon poétique, « Printemps québécois »[8] ainsi que « Printemps érable »[9] ,[10], évoquant le Printemps arabe et la montée printanière de la sève d'érable, un symbole culturel québécois. TaCEQ

L'austérité, mais dans le calme Le « jeu de la mauviette » (chicken game) est un jeu de con : deux voitures se précipitent l’une vers l’autre, le premier conducteur qui dévie de la ligne pour éviter la collision est la « mauviette ». Il existe cependant une version « Fureur de vivre » plus stupide encore : les deux voitures parallèles fonçant vers un précipice, le dernier qui s’éjecte de la voiture pour ne pas faire le grand saut a gagné. On notera que dans cette version-là, les deux voitures sont perdues à coup sûr et le cas échéant un conducteur (ou deux) avec – death without a cause. C’est à cette merveille d’intelligence que la zone euro semble avoir décidé de s’adonner depuis trois ans – en tout cas jusqu’à la réunion de la Banque centrale européenne (BCE) du 6 septembre. Les pays en détresse n’ont même pas à appuyer sur l’accélérateur, ils roulent tout seuls vers l’abîme et à tombeau ouvert. L’aléa moral ou le symptôme de la Désunion européenne La BCE : survivre aussi Et qui lui donne à penser.

Face aux étudiants, le gouvernement québécois sort sa "loi matraque" - Monde Voilà trois mois que le mouvement étudiant dure, et les autorités québécoises semblent résolues à le briser coûte que coûte. Vendredi, à l'initiative du gouvernement de Jean Charest, le Parlement a adopté une "loi spéciale" qui restreint le droit de manifester et prévoit de lourdes amendes pour les contrevenants. Un vote aussitôt dénoncé dans la rue par des milliers de personnes - les estimations de témoins allaient de trois à dix mille - qui ont manifesté vendredi soir à Montréal contre la nouvelle loi, baptisée "loi matraque". Leur marche a été émaillée de quelques incidents et des cocktails Molotov ont été lancés dans le centre-ville, ce qui a poussé la police à déclarer la manifestation illégale, mais ensuite celle-ci s'est poursuivie dans le calme. Le conflit a été déclenché début février par l'annonce d'une hausse progressive des droits de scolarité, apparemment acceptée par une partie de la société québécoise, mais refusée par les organisations étudiantes.

Economistes, institutions, pouvoirs Je prends ici le risque de mettre en ligne la communication que j’ai faite à la table ronde « Economistes et pouvoir » du Congrès de l’AFEP (Association française d’économie politique) qui s’est tenu à Paris du 5 au 8 juillet 2012, risque puisque les textes universitaires ne vivent pas très bien hors de leur biotope universitaire. Je le fais cependant à l’occasion du supposé renouvellement du Conseil d’analyse économique (CAE) et accessoirement comme une pièce à verser au débat qui a fait suite à la parution du livre de Laurent Mauduit, Les Imposteurs de l’économie. Mais non sans avertir que ce texte a le style de son caractère et de ses circonstances : académique (quoique…), comme il sied à un colloque… académique, avec quinze minutes de temps de parole strictement comptées. Ceci dit pour signaler que lui reprocher ce à quoi sa nécessité de forme le vouait ne fera pas partie des commentaires les plus malins possibles. A part quoi, on peut discuter de tout — au fond. Intérêts à penser

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