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1914-1918 : retrouver la controverse

1914-1918 : retrouver la controverse
Jean-Yves Le Naour a proposé dans La Vie des Idées une étonnante lecture de la controverse qui agite, depuis quelques années, le champ des études historiques sur la guerre de 1914-1918. Étonnante parce que, plutôt que de restituer les enjeux intellectuels de la discussion, il préfère, après d’autres, les résumer à une construction banalement binaire (consentement versus contrainte) qui ne ferait que masquer des « querelles propres au milieu universitaire », chacun des deux camps défendant son pré carré dans une opposition « artificielle ». Il est vrai que décrire un débat « embourbé » permet de valoriser les positions qui apparaissent au-dessus de la mêlée : l’auteur formule en conclusion le souhait d’une « paix de compromis » dont on ne sait évidemment pas – les enjeux en présence n’étant guère identifiables – de quoi elle pourrait bien être faite. L’« intendance des idées » Commençons d’abord par rappeler quelques éléments pour bien faire comprendre ce projet. 1. 2. 3.

http://www.laviedesidees.fr/1914-1918-retrouver-la-controverse.html

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La Grande Guerre, toujours présente Quatre-vingt-dix ans après, la Grande Guerre continue de hanter la mémoire des sociétés européennes et de nourrir les interrogations des historiens et des sciences sociales. À ceux qui craignaient que la mort du dernier poilu entraîne un oubli des sacrifices consentis par les combattants et les sociétés en guerre entre 1914 et 1918, la commémoration du quatre-vingt-dixième anniversaire de l’armistice du 11 novembre 1918 apporte un singulier démenti. De nombreuses parutions, des expositions, une cérémonie réunissant plusieurs chefs d’État à l’ossuaire de Douaumont, des documentaires, etc. : la profusion des formes d’expression historiques et mémorielles témoigne, s’il en était besoin, que l’intérêt pour la Grande Guerre est bien vivant.

La concurrence mémorielle Après l'excellent ouvrage précurseur et collectif dirigé par Jean-Michel CHAUMONT en 1997 (La concurrence des victimes : génocide, identité, reconnaissance) et après l'indispensable Guerres de mémoires (que nous avions recensé dans les premiers articles de ce blog) dirigé en 2008 par Pascal BLANCHARD et Isabelle VEYRAT-MASSON, une nouvelle référence semble émerger chez nos voisins belges. Au gré des navigations dans le cadre de l'actualisation de ce site Internet, j'ai découvert un peu par hasard qu'un ouvrage venait d'être édité assez discrètement chez Armand Colin en novembre 2011. Je précise "assez discrètement" car je suis assez surpris du peu d'information et de promotion qui entoure le livre pour l'instant. A défaut d'avoir pu avoir l'objet entre les mains, je relaie aux lecteurs de ce blog les renseignements que je suis parvenu à glaner sur Internet : Les coordinateurs sont Geoffroy GRANDJEAN et Jérôme JAMIN. Préface

De retour des tranchées Recensé : Christophe Prochasson, 14-18. Retours d’expériences, Paris, Tallandier, 2008. Quatre-vingt-dix ans après l’armistice de 1918, l’actualité éditoriale témoigne de l’engouement du public français pour l’histoire de la Première Guerre mondiale. Devant les piles d’ouvrages, livres d’art et témoignages en tous genres proposés par les libraires et éditeurs, le lecteur même attentif pourrait aisément manquer ce petit volume publié par les éditions Tallandier. Historiens et amateurs éclairés seraient pourtant bien inspirés de l’extraire de ce foisonnement éditorial.

Le champ de bataille des historiens Au cours d’un colloque tenu à Lyon en 2001, le professeur Antoine Prost confessait avec ironie avoir cru, à la fin des années 1970, que l’on savait tout ce qu’il fallait savoir sur la Grande Guerre et que le champ des découvertes historiques en ce domaine touchait à sa fin. Une dizaine d’années plus tard seulement, l’approche de la Première Guerre mondiale est profondément bouleversée et même carrément révolutionnée par l’irruption de l’histoire culturelle après le long primat de l’histoire militaire et diplomatique puis de l’histoire sociale. Toutefois, même âprement disputées, les thèses autour desquelles s’organise le profond renouvellement historiographique doivent composer avec les logiques propres d’une mémoire « victimisante » qui se moque pas mal des conclusions scientifiques.

Les nouveaux chantiers de l'histoire Nouveaux thèmes de recherche, nouvelles démarches, nouvelles interrogations liées à l’évolution des sociétés… Le territoire des historiens a connu de profondes transformations depuis une vingtaine d’années. La façon d’écrire l’histoire a changé depuis vingt ans. Elle a évolué pour s’adapter aux nouveaux objets qui se présentent à elle, aux nouvelles interrogations et aux nouvelles méthodes qui en découlent.

Histoires 14-18 : Les centres d'internement - France 3 Franche-Comté FRANCE 3 FRANCHE-COMTÉ  Parmi les histoires sordides et peu étudiées de la première guerre mondiale, il y a celles des centres d'internements pour étrangers, aussi appelés camps de concentration. Ils ont abrité aux quatre coins du pays des ressortissants de pays ennemis ou des Alsaciens de nationalité étrangère. Une histoire de la mémoire, de l’Antiquité à nos jours J. Assman, La mémoire culturelle. Écriture, souvenir et imaginaire politique dans les civilisations antiques, Aubier, 372 p., 30 €. Agenda politique oblige, les thèmes de l’identité et de la mémoire sont plus que jamais sous les feux de l’actualité, plaçant au cœur des débats la question des supposées « racines » de notre civilisation. Un ouvrage récemment traduit, La mémoire culturelle.

la contrainte ou le consentement 1914-1918, guerre de tranchées entre historiens par Jean Birnbaum, Le Monde, 10 mars 2006 Parmi les historiens français, la guerre de 1914-1918 n’en finit pas de recommencer. Quatre-vingt-dix ans après la bataille de Verdun (février-décembre 1916), ce domaine d’études ressemble à un véritable champ de bataille. Sans cesse sur le qui-vive, deux troupes s’y font face, défendant pied à pied leurs positions, bien décidées à conquérir, d’un seul et même élan, les places fortes de l’université comme les larges espaces de l’opinion. Pas plus que les autres, cette guerre-là ne se mène avec des gants blancs.

Qu’est-ce que l’histoire ? Entre [...] = indications hors textes Voir les méthodes de Thucydide sur Cliotexte Lucien, Comment il faut écrire l’histoire, ~160 ap. J.C. La couleur des larmes - Le champ de bataille Le champ de bataille C'est le sujet par excellence. Depuis la Renaissance, la peinture de batailles s'est développée, intégrant un à un les changements de matériel et de tactique. Aux charges de cavalerie d'Uccello ont succédé les escarmouches dans la campagne, les sièges, les panoramas didactiques. La guerre franco-prussienne, après les campagnes des Premier et Second Empires, a suscité une production abondante, fondée sur l'emploi de la méthode réaliste étendue à des formats de plus en plus vastes, alors que les tableaux à anecdotes patriotiques ne périclitent pas, destinés à des amateurs et aux musées de province. Après 1870 encore, la peinture demeure le principal mode de représentation du combat.

Le rapport Quelle mémoire pour les fusillés de 1914-1918 ? Au mois de juin dernier, M. Kader Arif, ministre délégué auprès du ministre de la Défense, chargé des Anciens combattants, a demandé à M. Antoine Prost, président du conseil scientifique de la Mission du centenaire de la Première Guerre mondiale, un rapport sur la question des fusillés de la Grande Guerre. Antoine Prost s’est entouré de cinq historiens, pour la plupart membres du conseil scientifique de la Mission du Centenaire, ainsi que du directeur général de la Mission du Centenaire et d’une doctorante en histoire1. Ce groupe de travail a rencontré l'ensemble des associations et des personnalités réclamant la réhabilitation des fusillés, ou susceptibles d'offrir un avis éclairé ou expert sur la question2.

ATLAS HISTORIQUE - Cartographie de 1914 à 1945 Gavrilo Princip en tirant sur l'Archiduc François-Ferdinand, héritier du trône d'Autriche-Hongrie, ne pensait sûrement pas que son geste allait conduire l'Europe puis le monde dans un conflit généralisé de quatre ans. Un conflit qui de plus allait marquer la fin d'un monde et entraîner l'Europe et le monde dans les 31 années les plus noires de l'histoire mondiale. En effet, si le siècle précédent avait vu les idées de nations et de liberté cohabiter harmonieusement, on était souvent nationaliste et libéral en réaction aux partisans de l'ordre ancien et conservateurs, ce début de XXe siècle marque l'appropriation des idées nationales par les franges les plus extrêmes. L'affrontement des antagonismes nationaux durant le premier conflit mondial a largement contribué à radicaliser le discours nationaliste. Ce changement s'est cristallisé autour d'un changement de sémantique.

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