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Environnement : Les OGM ont perdu la guerre contre les mauvaises herbes

Environnement : Les OGM ont perdu la guerre contre les mauvaises herbes
L'Académie américaine des sciences organisait le 10 mai un sommet sur les plantes génétiquement modifiées résistantes aux herbicides. Une réunion de crise. Les agriculteurs américains ont l'impression d'avoir été floués par les semenciers qui leur avaient dit qu'avec les OGM résistants aux herbicides ils n'auraient plus jamais de problèmes avec les mauvaises herbes. Il leur suffisait de pulvériser du glyphosate - une molécule créée par Monsanto aujourd'hui dans le domaine public - pour être tranquilles. Un seul passage était nécessaire pour tout détruire sauf les cultures dotées d'un gène de résistance. Les agriculteurs ont bénéficié de ce système au début: les rendements étaient meilleurs, le temps de travail et les coûts réduits. Les mauvaises herbes deviennent résistantes elles aussi au Roundup, elles se multiplient très vite et envahissent les champs de soja, de maïs, de coton et de colza. Chaque année, de nouvelles plantes sauvages développent des résistances. Graves conséquences

Combat Monsanto - Pour que le monde de Monsanto ne devienne jamais le nôtre En moins d’un an, des groupements d’entreprises de biotechnologies agricoles ont mis au point deux bandes dessinées et dessins animés pour vendre leurs produits aux enfants américains et indiens. Des méthodes qui relèvent d’une confusion volontaire entre éducation aux sciences et promotion d’une science-fiction de laborantins. « En travaillant sur les puzzles contenus dans ce livre, vous apprendrez tout sur la biotechnologie et ses merveilleuses solutions pour aider les gens à vivre une vie meilleure dans un monde plus sain. » C’est sur cet avant propos quelque peu sirupeux que s’ouvre le « livret d’activité sur les biotechnologies », un cahier d’exercices pour enfant diffusé aux Etats-Unis depuis la fin du mois de mars 2012. « planter des bananiers pour se procurer des médicaments » Les enfants, décideurs ou consommateurs de demain ?

Brésil : nouvelle défaite pour Monsanto Après avoir été condamné le 13 février en France, pour Intoxication à l’herbicide dun agriculteur. Monsanto vient d’être condamné le 4 avril dernier au Brésil, à rembourser les frais de licence payés depuis la campagne culturale de 2003 ainsi qu’à stopper la collecte des Royalties. Soyons franc, le fait que Monsanto s’en prenne plein la gueule, nous fait bien plaisir… Le 4 avril 2012, le juge Giovanni Conti, du tribunal de l’Etat du Rio Grande do Sul, a ordonné de suspendre la collecte des redevances (royalties) sur les semences génétiquement modifiées de soja pour Monsanto . La décision prévoit également le remboursement des frais de licence payés depuis la campagne culturale de 2003/2004, en soulignant que les pratiques commerciales des entreprises transnationales semencières comme Monsanto ont violé la loi brésilienne sur les variétés . Le recours collectif avait été initié par les associations d’agriculteurs de Passo Fundo, Santiago et Sertão en 2009. Source : GLOBAL RELAY

Disparition des abeilles : confirmation de la nocivité du Cruiser et Gaucho Abeilles et bourdons : les insecticides tueraient à faibles doses Des insecticides comme le Gaucho et le Cruiser ont des effets délétères à faibles doses sur les abeilles domestiques et les bourdons sauvages, selon deux études. L’utilisation de ces produits, les plus employés au monde sur les cultures, doit être revue d’urgence, selon les auteurs. C’est une bombe à fragmentation qu’ont lâchée hier des chercheurs français et britanniques. Selon leurs études, publiées aujourd’hui par la revue américaine Science, les néonicotinoïdes, ces insecticides systémiques introduits dans les années 90, devenus les plus courants pour les cultures du monde entier, ont à faibles doses des effets puissamment délétères sur les abeilles domestiques et les bourdons sauvages. Elles éclairent d’un jour cruel la disparition des pollinisateurs et le syndrome d’effondrement des colonies qui menacent à terme de nombreuses cultures, sans parler de la production de miel. Moins de reines chez les bourdons Résultat ?

Le Conseil d’État ratiboise Monsanto Dans les semaines à venir, le Conseil d'État devrait remettre en cause le RoundUp Express, le pesticide vedette du groupe Monsanto. Largement vendu aux particuliers, depuis plusieurs années, les effets secondaires de l'un de ses adjuvants n'ont jamais été testés, comme l'exige pourtant le droit. Ce 13 février, un agriculteur a obtenu gain de cause au Tribunal de grande instance de Lyon dans son combat contre la firme américaine Monsanto. Au même moment Monsanto est la cible de plusieurs requêtes devant le Conseil d’État, demandant l’abrogation de l’autorisation de mise sur le marché (AMM) de trois de ses produits. Le rapporteur a ainsi suivi les demandes de Jacques Maret, un agriculteur charentais anti-OGM et du Mouvement pour les droits et le respect des générations futures (MDRGF) concernant l’un des trois produits “phytopharmaceutiques” de la gamme RoundUp. Acceptables Étiquette Le principe actif du RoundUp Express est une molécule : le glyphosate.

L'Office européen des brevets admet la brevetabilité des variétés végétales Mots-clés : brevet, Europe, Semence Semences paysannes La décision était attendue depuis longtemps : suffit-il de découvrir un lien entre une séquence génétique existant naturellement dans une plante cultivée et un caractère particulier de cette plante pour devenir propriétaire de toutes les plantes qui expriment ce caractère ? Les brevets de deux sociétés anglaise et israélienne sur les procédés permettant de sélectionner des choux brocoli contenant une certaine quantité d’une substance amère décrite comme anticarcinogène et des tomates dites « ridées » car contenant peu d’eau avaient pourtant été annulés précédemment : il ne s’agit en effet que de croisements naturels. Les sociétés multinationales disposant des moyens technologiques de décoder les séquences génétiques des plantes cultivées et des animaux d’élevage vont ainsi pouvoir s’approprier tout ce que nous mangeons. Nos lois nationales doivent interdire immédiatement ces brevets sur les « traits natifs ».

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