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Les interrupteurs neuronaux de l'éveil et du sommeil

Les interrupteurs neuronaux de l'éveil et du sommeil
Être éveillé n’est pas le fruit du travail d’un « centre de l’éveil » dans le cerveau. mais bien le résultat de l’activation d'un réseau complexe et redondant d'une dizaine de groupes de neurones répartis de l’hypothalamus au bulbe rachidien. Ces neurones communiquent entre eux grâce à différents neurotransmetteurs mais ont tous en commun de diminuer ou d’arrêter complètement leur activité pendant le sommeil. Un premier groupe de neurones activateurs de l’éveil utilise comme neurotransmetteur. Situés à la jonction de la protubérance et du mésencéphale, ces neurones projettent leurs axones sur les cellules thalamocorticales du thalamus qu’elles excitent grâce à l’acétylcholine. Des neurones produisant de participent aussi à l’éveil. Les des noyaux du raphé jouent également un rôle important dans l’éveil en bloquant par exemple . Dans l’hypothalamus postérieur, certains neurones à histamine sont actifs dès le réveil, mais sont complètement silencieux durant le sommeil paradoxal. Related:  Sommeil, insomnies, narcolepsie & ciesommeildodoabo

Le sommeil du foetus Le sommeil du foetus On savait depuis longtemps que le foetus présente des périodes d'immobilité et des périodes d'agitation, périodes complètement indépendantes du rythme de sa mère. Il n'est pas possible de trouver une corrélation entre les phases d'éveil de la mère et les mouvements de l'enfant non-né. Deux méthodes nous permettent d'étudier le bébé foetal et ses états de vigilance: L'enregistrement du rythme cardiaque foetal par monitorage obstétrical, bien connu dans les maternités françaises depuis 1970 environ. L'étude échographique des mouvements f&brkbar;taux, réalisée par de nombreuses équipes obstétricales européen nes permet de dater l'apparition des différentes activités de façon extrêmement précise: Tous les mouvements corporels sont donc présents dès la 20e semaine de gestation, même les mouvements délicats de succion, d'ouverture et de fermeture des yeux. Le bébé foetal est un gros dormeur.

LE CERVEAU À TOUS LES NIVEAUX! L’activité rythmique observée sur le tracé d’un électroencéphalogramme (ou EEG) est une mesure globale de la sommation des courants générés par l’activité des neurones corticaux (voir encadré). Chacun de nos différents états de vigilance (veille, sommeil lent, sommeil paradoxal) a . Cette rythmicité est le fruit des interactions entre le thalamus et le cortex, qui elles-mêmes dépendent des modulations du tronc cérébral et de l’hypothalamus. Il est important de remarquer que l’acétylcholine n’excite pas directement les neurones thalamiques sensoriels, se contentant plutôt de les sensibiliser en les dépolarisant légèrement. Puis, durant les minutes où se déroule l’endormissement, on observe une baisse dans la fréquence de décharge des neurones à noradrénaline, à acétylcholine et à sérotonine du système activateur du tronc cérébral. Avec la phase II du sommeil lent, l’activité corticale devient sous l'influence d'une activité automatique d'origine thalamique caractérisée par .

LE CERVEAU À TOUS LES NIVEAUX! Les noyaux suprachiasmatiques ne sont plus considérés comme une entité uniforme, mais à l'instar d'autres noyaux plutôt comme un ensemble d’unités fonctionnelles distinctes et interconnectées. En s’appuyant sur les neuropeptides produits par les différents neurones des NSC ainsi que sur l’organisation fonctionnelle des afférences et des efférences de cette structure, on distingue maintenant le NSC ventral et le NSC dorsal. Il semble que les neurones du NSC ventral seraient moins des horloges mais plutôt l'endroit du NSC qui reçoit les afférences tandis que ceux du NSC dorsal constitueraient la véritable horloge endogène robuste du NSC. De plus, certains travaux ont démontré chez le rat que, dans une situation de décalage horaire, l’entraînement lumineux qui permet de resynchroniser l’horloge se ferait beaucoup plus rapidement dans le NSC ventral que dans le NSC dorsal. Or on a découvert que le neurotransmetteur GABA excite les cellules du NSC dorsal mais inhibe celles du NSC ventral.

HYPNOSE Notre cerveau est constitué de plusieurs milliards de cellules qui échangent en permanance des informations. Ces échanges provoquent l'émission de courants électriques faibles -les ondes cérébrales- que l'on peut capter grâce à l'électro-encéphalogramme. Le rythme de ces ondes (mesuré en cycles par secondes) varie selon notre activité : éveil, apprentissage, repos, relaxation, sommeil léger, sommeil profond... Chaque type d'onde est représenté par une lettre de l'alphabet grec : alpha, beta, thêta, delta. Les ondes émises par le cerveau Les explications qui suivent nous ont été fournies par Philippe Perruchon (Natura-Clairvi) , praticien en sophrologie. Le rythme BETA C'est le cycle de plein éveil, celui auquel nous fonctionnons lorsque nous avons les yeux ouverts, que nous sommes dans l'action, que nous réfléchissons, que nous étudions, que nous apprenons, etc... Le rythme DELTA Le dernier des quatre cycles de fonctionnement de notre cerveau. Apprentissage, stress et émotions

Le cycle éveil - sommeil - rêve Depuis les années 1970, des laboratoires de recherche sur le sommeil ont émergé un peu partout dans le monde. Grâce à eux, on a découvert que les problèmes de santé causés par le manque de sommeil sont bien plus nombreux qu’on l’avait imaginé. Ces laboratoires ont aussi identifié plus de 100 dérèglements qui peuvent affecter notre sommeil. Outre les insomnies et les problèmes liés au rythme circadien, les hypersomnies et les parasomnies constituent les deux autres grandes catégories des pathologies du sommeil. La narcolepsie, autrefois appelée « maladie du sommeil », est une hypersomnie qui se caractérise par une somnolence excessive durant la journée pouvant aller jusqu’à des attaques de sommeil brutales et irrépressibles plusieurs fois par jour. La personne tombe donc littéralement endormie à toute heure du jour. De plus en plus d’études chez l’animal et chez l’humain (voir encadré à gauche) convergent vers une implication des hypocrétines dans la narcolepsie.

important pour expliquer temre thalamo-corticaux Le système thalamo-réticulaire est responsable de ces fuseaux (le cortex intervient également comme nous le verrons plus loin) Fonctionnement du système réticulo thalamique pendant l'éveil Pendant l'éveil, les neurones réticulaires sont maintenus dans leur état tonique par les centres de l'éveil (leur activité oscillatoire caractérisée par des bouffées de PA est empêchée sous l'effet des dépolarisations par le système de l'éveil). Ils déchargent donc de façon tonique et inhibent faiblement les neurones thalamo-corticaux. Ces derniers sont, en même temps, excités par les centres de l'éveil. Figure 6. Fonctionnement du système réticulo-thalamique lors del'endormissement Lors de l'endormissement, les centres de l'éveil sont inhibés et leur action sur les cellules réticulaires est réduite. Un neurone thalamo-cortical a une tendance naturelle à l'oscillation (on parle "d'oscillateur endogène"). Figure 7. Lien avec la perception sensorielle

LE CERVEAU À TOUS LES NIVEAUX! L’hormone sécrétée par la glande pinéale, la mélatonine, ne fut découverte que vers la fin des années 1950. Le rôle de cette hormone dans les rythmes biologiques se dévoila ensuite progressivement. Reste que la glande pinéale fut la dernière des glandes endocrines dont la fonction fut identifiée. Pendant des siècles, le rôle de la glande pinéale a donné lieu à de nombreuses spéculations, tant physiologiques que métaphysiques. La plus célèbre de ces théories est sans doute celle du philosophe français René Descartes qui fit de la glande pinéale le "siège" de l'âme. Pour Descartes, prendre conscience de la présence d’une flèche par exemple nécessitait dans un premier temps une action mécanique sur la rétine, signal qui était ensuite retransmis mécaniquement par un autre médium jusqu’à la pinéale où le signal devenait finalement immatériel pour atteindre notre champ de conscience.

HYPNOSE Les scientifiques ont identifié différents types d’ondes cérébrales. Plusieurs chercheurs ont également observé des corrélations entre les niveaux de conscience favorisant le développement de l’intuition et les ondes cérébral. L’intensité de l’activité cérébrale se manifeste par la fréquence de ces ondes. On les calcule en hertz (Hz) – un hertz égalant une ondulation par seconde. Si le graphique enregistré par un électroencéphalogramme est plat, c’est qu’il n’y a pas d’activité cérébrale. Les ondes gamma [de 25 à 65 Hertz] Les sens, l’intellect, l’intuition, ou encore la mémoire sont mis harmonieusement et synchroniquement à l’œuvre. Les ondes bêta [de 12 à 25 Hertz] Ce sont celles des activités courantes. Les ondes alpha [de 7 à 12 Hertz] Ce sont celles de la relaxation légère et de l’éveil calme. Les ondes thêta et hypnose [de 4 à 7 Hertz] Ce sont celles de la relaxation profonde, en plein éveil, L’activité cérébrale se ralentit, et oscille désormais entre 4 et 7 cycles/secondes. 5.

L’organisation du sommeil Contenu publié le : 13 février 2009 et modifié le: 4 janvier 2018 Néanmoins, le sommeil doit s’adapter aux obligations que nous avons tous à subir : horaires de travail contraignants, rythme des enfants, du conjoint. Il arrive également, bien que nos horloges biologiques nous indiquent qu’il est temps d’aller se coucher, que nous restions éveillés car nous sommes avec des amis et la soirée est sympathique… Chacun trouve ainsi un compromis entre son rythme de sommeil et l’organisation de sa vie. Mais il est très important de bien se connaître pour ne pas malmener son sommeil. Lorsqu’on s’endort le sommeil débute par du sommeil léger (stade N1 puis stade N2) qui conduit rapidement (chez un bon dormeur !) Enregistrer A lire dans la rubrique : Le sommeil normal

La génétique du sommeil et du rêve Chacun sait qu'il existe des différences notables entre individus en ce qui concerne la durée du sommeil quotidien: six heures de sommeil ou même moins suffisent à certains pour juger qu'ils ont passé une bonne nuit; de "gros dormeurs" estiment au contraire ne pas avoir suffisamment dormi s'ils n'ont pas eu dix heures ou plus de sommeil. Actuellement des recherches sur le sommeil de la souris montrent que le caractère "gros dormeur" ou "petit dormeur" dépend vraisemblablement de l'hérédité, de même que la durée du rêve au cours du sommeil. La durée des phases du sommeil Le sommeil est constitué de la succession périodique de deux états : le sommeil calme au cours duquel l'activité électrique cérébrale se manifeste par des ondes lentes sur l'électroencéphalogramme; le sommeil paradoxal, au cours duquel survient le rêve est caractérisé par l'activité électrique cérébrale s emblable à celle de l'éveil, tandis que le corps du dormeur est paralysé, sourd et aveugle. Le sommeil des hybrides

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