background preloader

Pourquoi sommes-nous si impudiques ?

Pourquoi sommes-nous si impudiques ?
Les enquêtes sur les usages d’Internet font systématiquement apparaître deux résultats absolument contradictoires. Les usagers se montrent de plus en plus soucieux des risques de contrôle, de détournement et d’exploitation commerciale des données personnelles qu’ils laissent sur Internet. Mais par ailleurs, ils – et ce sont pourtant souvent les mêmes – se révèlent de plus en plus impudiques dans leurs pratiques d’exposition de soi, notamment sur les sites de réseaux sociaux et les blogs. Cette ambivalence n’est qu’apparente si l’on est attentif au fait qu’elle oppose une pratique à une représentation. La sociologie des usages rencontre souvent de tels désajustements et elle a appris qu’en la matière, il était préférable de se fier aux pratiques. Tout, en effet, laisse à penser que la tendance «expressiviste» qui conduit les personnes à afficher de plus en plus d’éléments de leur identité personnelle sur le web n’est pas prête de s’éteindre. Public par défaut L’utilisateur-régulateur

http://www.arhv.lhivic.org/index.php/2008/10/12/835-pourquoi-sommes-nous-si-impudiques

Le design de la visibilité : un essai de typologie du web 2.0 La manière dont est rendue visible l’identité des personnes sur les sites du web 2.0 constitue l’une des variables les plus pertinentes pour apprécier la diversité des plateformes et des activités relationnelles qui y ont cours. Que montre-t-on de soi aux autres ? Comment sont rendus visibles les liens que l’on a tissés sur les plateformes d’interaction ? Comment ces sites permettent-ils aux visiteurs de retrouver les personnes qu’ils connaissent et d’en découvrir d’autres ? Dominique Cardon, sociologue au laboratoire Sense d’Orange Labs, propose ici une typologie des plateformes relationnelles du web 2.0 qui s’organise autour des différentes dimensions de l’identité numérique et du type de visibilité que chaque plateforme confère au profil de ses membres.

Vertus démocratiques de l’Internet Ce texte est issu d’une présentation à la table ronde « Internet et renouveau démocratique » (avec Daniel Bougnoux et Patrice Flichy), animée par Caroline Broué au forum « Réinventer la démocratie » (organisé par La République des idées à Grenoble le 9 mai 2009). À la question de la place d’Internet dans le renouvellement des figures de la démocratie, beaucoup de réponses très diverses et contradictoires peuvent être apportées. Car, à considérer Internet comme un tout, à la fois objet technique, média, espace public, support ou instrument politique, on prend le risque de fondre ensemble des choses si différentes que toute généralisation glisse sur cet improbable objet, sans parvenir à le spécifier. Je voudrais cependant prendre ce risque en avançant, sans beaucoup de précautions, six propositions relatives à l’expérience de la démocratie sur Internet. Les six vertus politiques d’Internet

Réseaux sociaux de l'Internet Nicole Ellison et danah boyd définissent les sites de réseaux sociaux comme « des services Web qui permettent aux individus de construire un profil public ou semi-public dans le cadre d’un système délimité, d’articuler une liste d’autres utilisateurs avec lesquels ils partagent des relations ainsi que de voir et de croiser leurs listes de relations et celles faites par d’autres à travers la plateforme [2][2] d. boyd et N. Ellison, «?Social Network Sites?: Definition,... ». La nouveauté apportée par les réseaux sociaux de l’Internet tient donc à la mise en place progressive de la liste d’amis comme principal outil de navigation. Les nuages lieux de l’extimité ? Nous avons une sociabilité intime : tous nos actes, même ceux qui nous semblent les plus naturels, comme marcher, manger ou se torcher, sont des actes sociaux. Ils sont construit collectivement, et ne prennent sens que dans une communauté. Nous pouvons verser l’extimité au titre des “techniques de soi” de Michel Foucault au sens qu’il s’agit bien là de techniques par lesquels nous effectuons “seul ou avec d’autres, des opérations sur [notre] corps, [notre] âme, [nos] pensées” (Foucault M.) Les blogues et les réseaux sociaux sont souvent compris comme des dispositifs où cette extimité se donnerait à voir. Le coté “journal intime” de certains blogues, le babillage sur Twitter et sur Facebook, l’exposition de soi que l’on peu y noter que ce soit au travers d’images ou de textes en seraient quelques exemples. La parole, l’écrit et l’écriture électroniques produisent donc des postures différentes.

Erving Goffman Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Biographie[modifier | modifier le code] Après un séjour à l'université Harvard, au Center for International Affairs durant lequel il s'intéresse, en compagnie de Thomas Schelling, à la « théorie des jeux », il occupe une chaire à l'université de Pennsylvanie, où il retrouve Ray Birdwhistell de 1968 à 1982. En 1974, il publie Les Cadres de l'expérience, ouvrage que certains critiques[réf. nécessaire] qualifieront de « structuraliste », cherchant à identifier une incohérence dans l'évolution de son œuvre. S'inspirant de la « métaphore cinématographique », le cours de l'existence est, selon lui, composé de multiples « constructions de la réalité », par différents « cadrages » (« frames ») s'articulant les uns aux autres.

Bien configurer son nouveau profil Facebook en 8 étapes - - Le Nouvel Observateur 1. Définir sa photo de couverture La première chose que l'on voit en arrivant sur le nouveau profil Facebook est cette large photo qui surplombe les informations personnelles. En cliquant sur "Changer la couverture", on peut sélectionner cette image et la recadrer facilement.

Le design de la visibilité Notes Ce texte a bénéficié des travaux entrepris dans AUTOGRAPH (ANR) et dans le groupe de recherche sur le web 2.0 d’Orange Labs. Les multiples discussions du mercredi matin avec N. La forme de l'humaine condition numérique La forme de l’humaine condition numérique Je ne m’exclus pas de ce que je vais écrire, évidemment. Chacun "porte en soi la forme entière de l’humaine condition" (Montaigne, Essais, Livre III, chapitre 2, "Du repentir"). Or je tourne autour de la question du jeu social, et des réseaux sociaux, et de la façon dont il se duplique, se répète sur Internet dont il faut chercher ailleurs la radicale nouveauté. Regarde le quand il t'parle, écoute-le C’est ça que tu veux pour ton fils ?C’est comme ça qu’tu veux qu’il grandisse ?J’ai pas d’conseils à t’donner mais si tu veux pas qu’il glisseregarde-le quand il t’parle, écoute-le…NTM 1998

10 propriétés de la force des coopérations faible Dominique Cardon, Maxime Crepel, Bertil Hatt, Nicolas Pissard, Christophe Prieur du laboratoire Sense d’Orange Labs ont synthétisé les 10 principes de fonctionnement des plateformes relationnelles. Ces caractéristiques génériques, que l’on retrouve dans la plupart des plateformes à succès du web 2.0, ne mettent pas en valeur un esprit communautaire, comme on le croit souvent, mais exploitent “la force des coopérations faibles”, c’est-à-dire favorisent une dynamique de bien commun à partir de logiques d’intérêt personnel. Un schéma pour comprendre les modes de coopérations et le web d’aujourd’hui.

L'exposition en ligne: exhibition ou iconoclasme? Par André Gunthert, dimanche 22 février 2009 à 23:23 (9902 vues, permalink, rss co) :: Notes Labourage et pâturage sont les deux mamelles de la France, disait le bon Sully. Quatre cents ans plus tard, si l'on s'enquiert de savoir quels sont les appas d'internet, on n'entendra qu'un cri: narcissisme et exhibition. L'amour de soi et le désir de se montrer. C'est curieux comme chaque fois que je tombe sur cette paire, je pense à Baudelaire: celui du "public moderne et la photographie", où le poète dénie à la populace tout droit à se voir représenter à sa ressemblance[1].

Les internautes recherchent les promos sur Facebook et dans les newsletters des marques 49 % des consommateurs français déclarent " toujours " ouvrir les e-mails provenant de leurs entreprises préférées. 71 % des utilisateurs Facebook actifs ont attribué une mention "J'aime" à une société sur Facebook. 21 % d'entre eux parce qu'ils achètent déjà régulièrement les produits de la marque. 53 % des internautes actifs sur Twitter y suivent une entreprise et autant déclarent toujours lire les publications de leurs entreprises préférées. 46 % des suiveurs se disent plus enclins à acheter après avoir suivi une marque et 43 % sont plus susceptibles de recommander une société à des amis ou à des proches après l'avoir suivie sur Twitter.

Related: